Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool

L’Échelle d’auto-efficacité pour l’abstinence alcoolique (AASE), développée par DiClemente et al. (1994), évalue le sentiment d’efficacité personnelle face à 20 situations à haut risque de rechute, réparties en 4 dimensions psychométriques validées.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle d’auto-efficacité pour l’abstinence alcoolique (Alcohol Abstinence Self-Efficacy Scale, ou AASE) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la confiance d’un individu en sa propre capacité à s’abstenir de consommer des boissons alcoolisées lorsqu’il est confronté à diverses situations à haut risque de rechute. Développée initialement par Carlo C. DiClemente, Joseph P. Carbonari et Robert P. G. Montgomery (1994), l’AASE s’enracine directement dans la théorie sociocognitive d’Albert Bandura ainsi que dans le modèle transthéorique du changement (Transtheoretical Model ou TTM) développé par Prochaska et DiClemente. L’instrument évalue le sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy), un déterminant cognitif fondamental de l’initiation et du maintien du changement de comportement face aux conduites addictives.

L’échelle standard comporte 20 items décrivant des contextes déclencheurs répartis de façon équilibrée entre quatre dimensions factorielles distinctes : (1) les Affects négatifs (Negative Affect), (2) les situations Sociales/Positives (Social/Positive), (3) les Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns), et (4) les Envies impérieuses et états de sevrage (Cravings and Urges ou Withdrawal/Urges). Une version abrégée validée de 12 items existe également pour les suivis cliniques répétés. Les participants évaluent leur niveau de confiance face à chaque situation sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout confiant ») à 5 (« Extrêmement confiant »).

Sur le plan métrologique, l’AASE présente des propriétés psychométriques robustes dans des échantillons cliniques diversifiés, notamment chez des personnes souffrant de troubles liés à l’usage de l’alcool (TUA) et au sein d’essais cliniques d’envergure tels que le Project MATCH et le projet DELTA. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,81 et 0,88 pour les sous-échelles dans l’échantillon princeps de DiClemente et al. (1994), et l’instrument démontre une excellente validité prédictive des rechutes à 3, 6 et 12 mois de suivi thérapeutique.

2. Mots-clés

Auto-efficacité, sentiment d’efficacité personnelle, abstinence alcoolique, alcoolodépendance, modèle transthéorique, rechute, craving, évaluation psychométrique, Carlo DiClemente, thérapie cognitive et comportementale, échelle AASE, addictologie.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs pionniers en psychologie clinique et en addictologie :

  • Carlo C. DiClemente, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Maryland, comté de Baltimore (University of Maryland, Baltimore County – UMBC), co-développeur du modèle transthéorique du changement avec James O. Prochaska. Adresse institutionnelle : Department of Psychology, UMBC, 1000 Hilltop Circle, Baltimore, MD 21250, États-Unis.
  • Joseph P. Carbonari, Ed.D. : Professeur émérite associé au département de psychologie de l’Université de Houston (University of Houston, Texas, États-Unis), spécialiste de la méthodologie quantitative et de l’évaluation appliquée aux dépendances.
  • Robert P. G. Montgomery, Ph.D. : Chercheur clinicien affilié aux équipes de recherche en addictologie et au centre de traitement de l’alcoolisme de Houston, Texas, États-Unis.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’auto-efficacité pour l’abstinence alcoolique (AASE) est de mesurer quantitativement la perception subjective qu’a une personne de sa propre capacité à résister à la tentation de boire dans des situations précises reconnues comme propices aux rechutes. Dans le traitement des troubles de l’usage de l’alcool, l’évaluation du sentiment d’efficacité personnelle ne constitue pas seulement une démarche descriptive ; il s’agit d’un puissant indicateur pronostique et d’un levier thérapeutique direct.

En contexte clinique, l’AASE permet au praticien d’identifier les profils de vulnérabilité idiosyncrasiques d’un patient. Plutôt que de considérer l’auto-efficacité comme un trait global ou uniforme, l’instrument met en lumière les contextes spécifiques où le patient se sent désarmé. Par exemple, un patient peut manifester un score d’auto-efficacité très élevé face à des pressions sociales ou festives, tout en affichant un effondrement complet de sa confiance lorsqu’il fait face à des émotions dysphoriques (colère, dépression, frustration) ou à des sensations de sevrage physique. Cette granularité permet aux thérapeutes cognitivo-comportementaux d’adapter sur mesure les programmes de prévention de la rechute (Relapse Prevention selon le modèle de Marlatt et Gordon), en entraînant des stratégies d’adaptation ciblées pour les situations les plus critiques.

En recherche translationnelle et clinique, l’AASE est abondamment utilisée pour monitorer les progrès thérapeutiques au fil des séances, pour évaluer l’impact des pharmacothérapies et des interventions psychosociales, et pour tester les mécanismes de changement au sein d’études longitudinales. L’échelle permet de valider empiriquement le franchissement des stades de changement (de la contemplation vers l’action, puis vers la consolidation et le maintien de l’abstinence). Une hausse significative des scores de l’AASE au cours du traitement constitue l’un des médiateurs les plus constants du succès à long terme.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par l’AASE est l’auto-efficacité situationnelle liée à l’abstinence. Contrairement à un optimisme dispositionnel généralisé, l’auto-efficacité telle que conceptualisée par Albert Bandura est intrinsèquement liée au domaine d’action et dépendante du contexte. L’AASE opérationnalise ce construit à travers quatre dimensions factorielles distinctes, comprenant chacune cinq items dans la version intégrale de 20 items :

1. Affects négatifs (Negative Affect)

Cette dimension examine la capacité perçue à maintenir l’abstinence en réponse à des états émotionnels aversifs ou douloureux d’origine interne. La régulation des émotions négatives est historiquement l’un des déclencheurs majeurs d’utilisation de l’alcool comme automédication cognitive et affective. Les items évaluent la confiance face à la dépression (item 3), à l’inquiétude et à l’anxiété (item 6), à l’envie d’exploser sous le coup de la frustration (item 14), au sentiment d’échec existentiel où tout semble aller de travers (item 16), et à la colère intérieure non exprimée (item 18).

2. Situations sociales et positives (Social/Positive)

Cette sous-échelle évalue la confiance en l’abstinence dans des contextes interpersonnels gratifiants, conviviaux ou festifs où la consommation d’alcool est normalisée et encouragée socialement. Les déclencheurs incluent le fait d’être en vacances et de vouloir se détendre (item 4), de se voir offrir un verre lors d’un événement social (item 8), d’observer d’autres personnes consommer dans un bar ou une fête (item 15), d’être incité à boire par d’anciens compagnons de beuverie (item 17), et de célébrer ou d’éprouver une grande excitation joyeuse avec d’autres (item 20).

3. Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns)

Cette composante explore les stresseurs corporels non liés au sevrage ainsi que les tensions relationnelles ou cognitives diffuses. L’alcool est souvent utilisé comme analgésique ou anesthésiant face à l’inconfort somatique. Les items incluent le mal de tête (item 2), l’inquiétude ou le souci ressenti à propos d’autrui (item 5), les rêves ou cauchemars liés à la consommation d’alcool (item 9), la fatigue physique prononcée (item 12), et l’expérience de douleurs physiques ou de blessures somatiques (item 13).

4. Envies impérieuses et états de sevrage (Cravings and Urges ou Withdrawal/Urges)

Cette dimension mesure la confiance face à des impulsions intenses, au besoin biologique impérieux d’alcool et aux manifestations somatovégétatives du sevrage. Les situations mesurées comprennent la souffrance intense liée à l’arrêt ou au sevrage alcoolique (item 1), le désir curieux de prendre juste un seul verre pour tester les conséquences (item 7), le désir de tester délibérément sa volonté face à la boisson (item 10), la sensation d’un besoin physique direct ou d’un craving violent (item 11), et l’impulsion soudaine et imprévisible qui surprend l’individu sans préparation (item 19).

6. Cadre théorique

L’AASE repose sur la convergence de deux modèles cardinaux de la psychologie contemporaine : la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1977, 1986, 1997) et le modèle transthéorique du changement (Transtheoretical Model ou TTM) formulé par James O. Prochaska et Carlo C. DiClemente (1983, 1992).

Selon Bandura, l’auto-efficacité ne relève ni d’une illusion positive ni d’une simple estime de soi. Elle désigne les croyances individuelles en sa capacité d’organiser et d’exécuter les séquences d’actions nécessaires pour atteindre un niveau de performance donné. Bandura a établi que ces croyances déterminent l’effort déployé, le niveau de persévérance face aux obstacles, et les réactions émotionnelles en cas de revers. Dans le domaine des addictions, un faible sentiment d’efficacité personnelle prédispose à ce que G. Alan Marlatt a nommé « l’effet de violation de l’abstinence » (Abstinence Violation Effect, AVE) : dès le premier faux pas (le slip ou l’entorse à l’abstinence), l’individu attribue sa défaillance à une incompétence interne et permanente, ce qui précipite l’abandon total de ses objectifs et engendre une rechute massive.

Au sein du modèle transthéorique, le sentiment d’efficacité personnelle est intégré comme l’un des médiateurs cruciaux de la progression le long des étapes du changement (Stages of Change) : précontemplation, contemplation, préparation, action et maintien. Dans les phases de précontemplation et de contemplation, la tentation (temptation) l’emporte largement sur l’auto-efficacité. Au cours de la phase de préparation et particulièrement lors de l’action, l’auto-efficacité croît de manière exponentielle, jusqu’à dépasser la tentation lors de la phase de maintien consolidé (Velicer, DiClemente, Rossi, & Prochaska, 1990). L’AASE a été expressément construite pour évaluer cette dynamique d’autonomisation cognitive tout au long du cycle du rétablissement.

7. Validité

Les études de validation de l’AASE ont documenté d’excellentes qualités métrologiques à travers de multiples formes de validité :

Validité de construit

L’étude princeps menée par DiClemente, Carbonari et Montgomery (1994) sur 260 adultes suivis pour des troubles de l’usage de l’alcool a mis en évidence que les scores d’auto-efficacité augmentent de façon linéaire et significative à mesure que les individus progressent des stades précoces du TTM vers les stades d’action et de maintien (F-tests significatifs à p < 0,001). Les individus en phase de maintien rapportent les scores de confiance les plus élevés, ce qui corrobore la structure théorique du modèle.

Validité convergente et divergente

L’AASE démontre une forte corrélation inverse avec les mesures de craving et de tentation situationnelle (évaluées par l’échelle jumelle d’évaluation de la tentation de l’AASE, avec des coefficients r oscillant entre -0,50 et -0,75). Elle montre également une corrélation négative robuste avec les mesures d’anxiété état-trait, de dépression clinique (BDI) et d’impulsivité. À l’inverse, l’AASE est positivement corrélée avec la disposition au changement (SOCRATES, URICA) et les mesures de soutien social perçu.

Validité prédictive

Dans l’essai multicentrique à grande échelle Project MATCH (1997, 1998), l’auto-efficacité mesurée par l’AASE à l’admission et à la fin du traitement s’est révélée être l’un des prédicteurs les plus puissants du pourcentage de jours d’abstinence et du délai avant la première consommation lors des suivis à 3, 9 et 15 mois post-traitement. Les patients maintenant une auto-efficacité élevée en fin de thérapie présentaient un risque de rechute réduit de plus de 50 % comparativement à ceux ayant des scores résiduels faibles, en particulier sur la sous-échelle des Affects négatifs.

8. Fidélité

La fidélité de l’AASE a fait l’objet d’évaluations exhaustives portant sur la cohérence interne et la stabilité temporelle :

Cohérence interne

Dans l’échantillon de validation de DiClemente, Carbonari et Montgomery (1994), les indices d’alpha de Cronbach (échelle de confiance) étaient particulièrement élevés pour les 4 sous-échelles de 5 items :

  • Affects négatifs : α = 0,88
  • Situations sociales/positives : α = 0,82
  • Préoccupations physiques et autres : α = 0,83
  • Envies impérieuses et états de sevrage : α = 0,81

L’alpha global de l’échelle totale de 20 items excède couramment 0,92. Dans des réplications indépendantes, notamment dans l’étude du Projet DELTA, les indices de cohérence interne se sont maintenus à des niveaux satisfaisants (Affects négatifs : 0,64 ; Social/Positif : 0,61 ; Préoccupations physiques : 0,67 ; Sevrage/Envies : 0,63), bien que légèrement plus modestes en raison de variations d’homogénéité de l’échantillon clinique.

Fidélité test-retest

Les coefficients de stabilité test-retest sur un intervalle de 2 à 4 semaines chez des patients en phase de maintien stabilisée varient entre 0,78 et 0,86, indiquant une excellente constance temporelle lorsque le stade de changement demeure constant, tout en restant suffisamment sensible au changement thérapeutique après intervention ciblée.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de l’AASE a été rigoureusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et d’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Structure originale et AFE

Lors du développement initial, DiClemente et al. (1994) ont soumis un pool initial d’items à une analyse factorielle en composantes principales avec rotation oblique (Promax), reflétant l’intercorrélation attendue entre les différentes facettes de l’auto-efficacité. Quatre facteurs clairs avec des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 ont émergé, expliquant ensemble plus de 60 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur leur facteur respectif étaient remarquablement nettes, s’échelonnant majoritairement de 0,55 à 0,84, sans contaminations croisées majeures (saturations secondaires < 0,30).

Analyses confirmatoires (AFC)

Des travaux ultérieurs (notamment Carbonari & DiClemente, 2000 ; Maisto et al., 2000) ont mis à l’épreuve le modèle théorique à 4 facteurs corrélés par rapport à un modèle unifactoriel global. L’AFC a confirmé la supériorité systématique du modèle quadrifactoriel corrélé, attestée par d’excellents indices d’ajustement (CFI > 0,93, TLI > 0,91, RMSEA < 0,06). Ces résultats démontrent formellement que l’auto-efficacité face à l’abstinence alcoolique est une entité multidimensionnelle et qu’un score global ne saurait remplacer l’analyse distincte des quatre composantes situationnelles.

10. Instrument de mesure

  • Type de test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur tablette/ordinateur, ou administration en ligne.
  • Nombre total d’items : 20 items pour la version complète ; 12 items pour la version abrégée.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
    • 1 = Pas du tout confiant (Not at all confident)
    • 2 = Pas très confiant (Not very confident)
    • 3 = Modérément confiant (Moderately confident)
    • 4 = Très confiant (Very confident)
    • 5 = Extrêmement confiant (Extremely confident)
  • Sous-échelles et répartition des items (Version 20 items) :
    • Affects négatifs : Items 3, 6, 14, 16, 18
    • Social/Positif : Items 4, 8, 15, 17, 20
    • Préoccupations physiques et autres : Items 2, 5, 9, 12, 13
    • Envies impérieuses et états de sevrage : Items 1, 7, 10, 11, 19
  • Sous-échelles et répartition des items (Version abrégée 12 items) :
    • Affects négatifs : Items 1, 3, 9
    • Social/Positif : Items 10, 11, 12
    • Préoccupations physiques et autres : Items 2, 7, 8
    • Envies impérieuses et états de sevrage : Items 4, 5, 6
  • Procédure de cotation et de calcul des scores :
    • Un score brut de sous-échelle est obtenu en calculant la somme (ou la moyenne arithmétique) des items rattachés à chaque dimension (score variant de 5 à 25 par sous-échelle pour la version 20 items).
    • Le score global de confiance est la somme de l’ensemble des items (étendue de 20 à 100 pour la version 20 items).
    • Des scores élevés témoignent d’une auto-efficacité robuste et d’un risque perçu plus faible face aux rechutes dans les contextes considérés.
  • Durée moyenne de passation : 5 à 8 minutes pour la version à 20 items ; environ 3 minutes pour la version abrégée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 1994 (DiClemente, Carbonari, & Montgomery).
  • Droits d’auteur et statut légal : L’échelle a été développée dans le cadre de recherches subventionnées par des fonds publics (National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism – NIAAA). Les auteurs mettent l’instrument à la disposition de la communauté scientifique et clinique à des fins de recherche et de pratique thérapeutique sans frais d’acquisition (accès ouvert non commercial).
  • Tarifs : Gratuit (domaine public académique / accès libre pour usage clinique et recherche).
  • Accès et ressources institutionnelles : L’instrument et ses grilles de cotation sont hébergés et consultables sur le site officiel du laboratoire de recherche du Dr Carlo DiClemente (HABITS Lab) à l’Université du Maryland, comté de Baltimore : HABITS Lab – Self-Efficacy Scales.

12. Références

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Carbonari, J. P., & DiClemente, C. C. (2000). Using transtheoretical model profiles to evaluate drug treatment. Addictive Behaviors, 25(4), 541–555. https://doi.org/10.1016/S0306-4603(99)00043-4
  • DiClemente, C. C. (1986). Self-efficacy and the addictive behaviors. Journal of Social and Clinical Psychology, 4(3), 302–315. https://doi.org/10.1521/jscp.1986.4.3.302
  • DiClemente, C. C., Carbonari, J. P., & Montgomery, R. P. G. (1994). The Alcohol Abstinence Self-Efficacy Scale. Journal of Studies on Alcohol, 55(2), 141–148. https://doi.org/10.15288/jsa.1994.55.141
  • DiClemente, C. C., Fairhurst, S. K., & Piotrowski, N. A. (1995). Self-efficacy and addictive behaviors. Dans J. E. Maddux (Éd.), Self-Efficacy, Adaptation, and Adjustment: Theory, Research, and Application (pp. 109–141). Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4419-6868-5_4
  • Maisto, S. A., Connors, G. J., & Zywiak, W. H. (2000). Alcohol abstinence self-efficacy and alcohol coping mechanisms as predictors of alcohol treatment outcome. Addictive Behaviors, 25(3), 441–447. https://doi.org/10.1016/S0306-4603(99)00010-0
  • Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390–395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390
  • Prochaska, J. O., DiClemente, C. C., & Norcross, J. C. (1992). In search of how people change: Applications to addictive behaviors. American Psychologist, 47(9), 1102–1114. https://doi.org/10.1037/0003-066X.47.9.1102
  • Project MATCH Research Group. (1997). Matching alcoholism treatments to client heterogeneity: Project MATCH posttreatment drinking outcomes. Journal of Studies on Alcohol, 58(1), 7–29. https://doi.org/10.15288/jsa.1997.58.7
  • Velicer, W. F., DiClemente, C. C., Rossi, J. S., & Prochaska, J. O. (1990). Relapse situations and self-efficacy: An integrative model. Addictive Behaviors, 15(3), 271–283. https://doi.org/10.1016/0306-4603(90)90070-E

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

When I am in agony because of stopping or withdrawing from alcohol use.
2

When I have a headache.
3

When I am feeling depressed.
4

When I am on vacation and want to relax.
5

When I am concerned about someone.
6

When I am worried.
7

When I have the urge to try just one drink to see what happens.
8

When I am being offered a drink in a social situation.
9

When I dream about taking a drink.
10

When I want to test my will power over drinking.
11

When I am feeling a physical need or craving for alcohol.
12

When I am physically tired.  
13

When I am experiencing some physical pain or injury.
14

When I feel like blowing up because of frustration.
15

When I see others drinking at a bar or a party.
16

When I sense everything is going wrong for me.
17

When people I used to drink with encourage me to drink.
18

When I am feeling angry inside.
19

When I experience an urge or impulse to take a drink that catches me unprepared.
20

When I am excited or celebrating with others.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-d-auto-efficacite-abstinence-d-alcool/
Looti, Mohammed. “Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-d-auto-efficacite-abstinence-d-alcool/.
Looti, Mohammed. “Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-d-auto-efficacite-abstinence-d-alcool/.