1. Résumé / Abstract
Les Échelles d’attitudes sociales diverses (en anglais, Various Social Attitude Scales ou VSAS), développées initialement par le psychologue et méthodologue Donald T. Campbell en 1966 et répertoriées dans les recueils de référence de l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan (Robinson & Shaver, 1969), constituent un dispositif psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer un ensemble d’orientations idéologiques, philosophiques et interpersonnelles chez l’adulte et l’étudiant universitaire. L’instrument aborde six domaines distincts de la cognition sociale : la conception de soi et la réflexivité sociale, l’individualité (autonomie versus conformisme sociétal), le matérialisme, les attitudes sociales fondamentales (confiance versus cynisme ou misanthropie), l’orientation cosmopolite-locale (inspirée de la typologie sociologique de Robert K. Merton) et les attitudes à l’égard de la politique étrangère (nationalisme versus internationalisme humanitaire).
Composé de plusieurs sous-échelles comprenant chacune huit paires de propositions antagonistes ou contrastées, le test emploie un format de réponse comparatif gradué à cinq points (« A » = préférence totale pour l’énoncé A ; « a » = préférence modérée pour l’énoncé A ; « ? » = indécision ou neutralité ; « b » = préférence modérée pour l’énoncé B ; « B » = préférence totale pour l’énoncé B). Cette modalité de choix forcé gradué a été spécifiquement conçue par Campbell pour atténuer le biais d’acquiescement et la désirabilité sociale, deux écueils majeurs des échelles de Likert traditionnelles. Les propriétés psychométriques documentées mettent en évidence des coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach et split-half) oscillant entre 0,62 et 0,81 selon les dimensions, ainsi qu’une validité de construit soutenue par des corrélations prédictibles avec des mesures de dogmatisme, d’autoritarisme et d’engagement civique. Cet article propose une analyse épistémologique, structurelle et statistique approfondie de l’instrument.
2. Mots-clés / Keywords
Attitudes sociales, Donald T. Campbell, psychométrie, évaluation indirecte, biais d’acquiescement, individualité, matérialisme, orientation cosmopolite-locale, politique étrangère, confiance interpersonnelle, choix forcé dyadique, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’architecture originelle des Various Social Attitude Scales est l’œuvre de Donald Thomas Campbell (1916–1996), éminent professeur de psychologie à la Northwestern University (Evanston, Illinois, États-Unis), reconnu internationalement pour ses travaux fondamentaux en méthodologie de la recherche, notamment la conception de la matrice multitraite-multiméthode (MTMM), le concept de validité quasi-expérimentale et la théorie de l’épistémologie évolutionniste.
La diffusion, la formalisation psychométrique et la standardisation de ces échelles dans la littérature sociopolitique ont été assurées conjointement par John P. Robinson et Phillip R. Shaver dans le cadre de leurs travaux au Survey Research Center de l’Institute for Social Research (ISR) à l’University of Michigan (Ann Arbor, Michigan, États-Unis). Leurs ouvrages de synthèse ont permis de cataloguer et de valider les instruments de mesure des attitudes politiques et psychologiques auprès de larges échantillons représentatifs de la population américaine.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental des Various Social Attitude Scales est de sonder la structure latente des dispositions axiologiques et attitudinales d’un individu à travers une méthodologie d’évaluation comparative rigoureuse. Contrairement aux inventaires d’attitudes conventionnels qui sollicitent un jugement d’accord direct sur des énoncés isolés, les VSAS visent à forcer le sujet à arbitrer entre deux visions du monde ou deux principes directeurs concurrents. Cette stratégie métrologique répond à des impératifs scientifiques majeurs :
- Neutralisation des artéfacts de réponse : L’un des objectifs prioritaires poursuivis par Campbell était d’éliminer la tendance systématique des participants à acquiescer indépendamment du contenu sémantique (« yea-saying »). En opposant deux énoncés structurés portant sur un même dilemme existentiel, moral ou sociopolitique, l’instrument oblige l’enquêté à pondérer explicitement ses priorités cognitives.
- Différenciation fine des idéologies contemporaines : Les échelles ont été calibrées pour mesurer la manière dont les individus naviguent entre les valeurs d’émancipation personnelle et de conformité institutionnelle, entre l’accumulation matérielle et le détachement ascétique, et entre le repli communautaire local et l’ouverture cosmopolite universelle.
- Exploration sociologique et clinique : Sur le plan clinique et psychosocial, l’échelle permet d’appréhender le degré d’ancrage du soi dans le regard d’autrui (hétéronomie versus autonomie identitaire) et le niveau de paranoïa sociale ou de confiance généralisée envers les pairs, des facteurs déterminants dans l’adaptation interpersonnelle et le bien-être subjectif.
En recherche fondamentale, les VSAS permettent d’étudier comment les attitudes macro-politiques (comme le soutien à l’aide internationale ou le nationalisme économique) s’articulent avec des dispositions psychologiques plus intimes, telles que l’évaluation de son propre succès ou le rapport aux biens de consommation. L’outil fournit ainsi une cartographie intégrée de la personnalité idéologique du participant.
5. Construit psychologique / Construct
Les Various Social Attitude Scales s’articulent autour de plusieurs dimensions conceptuelles interdépendantes mais distinctes, chacune explorant un segment spécifique de l’interface entre l’individu et son environnement socioculturel :
5.1. Conception de soi et réflexivité sociale (Self-Concept & Social Determination)
Cette sous-échelle examine la dynamique d’autorégulation de l’identité et la dépendance du sujet vis-à-vis des retours évaluatifs d’autrui. Les items opposent une vision internalisée et autonome de l’estime de soi à une identité hétéronome façonnée par les attentes, jugements et réactions perçues de l’entourage social. Elle opérationnalise le concept sociologique du « looking-glass self » (le soi en miroir), évaluant dans quelle mesure l’individu est capable d’auto-évaluation indépendante par rapport à la dépendance aux approbations externes.
5.2. Individualité versus Ajustement normatif (Individuality)
Le construit d’individualité capture l’arbitrage fondamental entre l’autonomie morale personnelle et la soumission aux régulations communautaires ou religieuses. D’un côté se trouve la posture individualiste, postulant la bonté intrinsèque de l’être humain, la primauté du jugement personnel dans la définition du bien et du mal, et la finalité émancipatrice de l’éducation. De l’autre se situe une posture sociocentrique ou traditionaliste, postulant la nécessité d’encadrer les pulsions humaines par des contraintes institutionnelles, l’intégration sociale et l’acceptation de normes transcendantes ou collectives.
5.3. Matérialisme (Materialism)
La dimension du matérialisme évalue le degré auquel le sujet associe le bonheur, la réussite personnelle et la satisfaction existentielle à la possession de biens tangibles, au confort physique, à l’apparence extérieure et au statut financier. Les pôles opposent une philosophie hédoniste-consumériste axée sur le luxe, la sécurité financière et le confort matériel, à une posture idéaliste, ascétique ou post-matérialiste selon laquelle les possessions matérielles sont futiles, éphémères, voire aliénantes face aux joies intérieures et relationnelles.
5.4. Attitudes sociales : Confiance versus Cynisme (Social Attitudes / Faith in People)
Cette dimension opérationnalise la confiance interpersonnelle généralisée. Inspirée des travaux précurseurs sur la misanthropie et la foi en l’homme (notamment les échelles de Morris Rosenberg), elle mesure la propension à percevoir la nature humaine comme bienveillante, coopérative et digne de foi, par opposition à une vision cynique du monde social (« dog-eat-dog world »), perçu comme hostile, compétitif et opportuniste, où la prudence et la méfiance constituent des nécessités de survie.
5.5. Mesure Cosmopolite-Locale (Cosmopolitan – Local Measure)
Directement dérivée de la distinction sociologique établie par Robert K. Merton, cette sous-échelle distingue deux orientations socioculturelles fondamentales :
- L’orientation locale : Caractérisée par un enracinement géographique et communautaire fort, une préférence pour les réseaux d’interconnaissance traditionnels, une consommation de nouvelles locales et un attachement strict aux normes établies du groupe d’appartenance.
- L’orientation cosmopolite : Définie par une ouverture intellectuelle envers le monde extérieur, une tolérance aux idées hétérodoxes et scientifiques qui bousculent la tradition, une mobilité géographique et une focalisation sur des compétences universelles plutôt que sur des réseaux paroissiaux.
5.6. Politique étrangère (Foreign Policy: Nationalism vs. Internationalism)
Cette dernière sous-échelle cible les orientations géopolitiques de l’individu, oscillant entre l’unilatéralisme nationaliste axé sur l’intérêt stratégique exclusif de sa propre nation et l’internationalisme coopératif ou humanitaire. Elle met en tension la primauté des gains nationaux (politiques et économiques) et le respect des instances multilatérales (comme les Nations Unies) ou le soutien inconditionnel au développement des pays défavorisés.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel des Various Social Attitude Scales s’inscrit au confluent de l’interactionnisme symbolique, de la psychologie sociale des attitudes de l’après-guerre et de l’épistémologie critique développée par Donald T. Campbell.
Sur le plan sociologique, l’échelle mobilise les théories de George Herbert Mead et de Charles Horton Cooley concernant la genèse sociale du soi. Selon Cooley, la conscience de soi est un reflet direct des attitudes attribuées à autrui. Campbell traduit cette formulation théorique en items opérationnels qui confrontent la dépendance réflexive envers l’évaluation d’autrui à l’autonomie du concept de soi. Parallèlement, la dimension Cosmopolite-Locale matérialise l’analyse structurale de Robert K. Merton (1957) sur les types d’influenceurs au sein des communautés locales, enrichie des concepts de modernisme versus traditionalisme développés par Alex Inkeles.
Sur le plan psychologique, les échelles reflètent l’effort de théorisation des attitudes comme des prédispositions latentes guidant l’action, concept théorisé par Gordon Allport et Theodore Newcomb. Les années 1950 et 1960 ont été marquées par la nécessité de dépasser l’unidimensionnalité des échelles d’autoritarisme (telles que l’échelle F d’Adorno et al., 1950) pour explorer des constellations d’attitudes plus nuancées couvrant l’économie, la morale et les relations internationales.
Enfin, sur le plan méthodologique, l’apport épistémologique majeur de Campbell (1950, 1966) réside dans son insistance sur les méthodes d’évaluation indirecte et la réduction des biais systématiques. Campbell a démontré que les échelles d’attitudes directes souffrent d’une contamination substantielle due aux styles de réponse des participants (tendance centrale, acquiescement, désirabilité). En imposant un format de choix forcé dyadique pondéré, l’instrument force une mise en perspective cognitive et élimine la variance non liée au construit (« construct-irrelevant variance »).
7. Validité / Validity
L’évaluation de la validité des Various Social Attitude Scales a fait l’objet de plusieurs vagues d’analyses empiriques documentées dans les travaux de Campbell à la Northwestern University et compilées par Robinson et Shaver (1969) :
7.1. Validité de contenu et apparente
La validité de contenu a été établie par la dérivation d’énoncés contrastés directement issus des discours philosophiques, des débats politiques américains de l’époque de la guerre froide et des théories sociologiques dominantes. Chaque paire d’items présente une symétrie logique et stylistique rigoureuse afin d’éviter qu’une formulation ne soit perçue comme systématiquement plus sophistiquée ou désirable que l’autre.
7.2. Validité convergente
Les données psychométriques indiquent une convergence substantielle avec plusieurs inventaires établis :
- La sous-échelle Attitudes sociales (Confiance en autrui) montre des corrélations positives significatives ($r = 0,54$ à $0,68$, $p < 0,001$) avec l’échelle de Foi en l’Homme de Rosenberg (Faith in People Scale) et des corrélations négatives modérées avec l’échelle de Machiavélisme de Christie et Geis ($r = -0,42$).
- La sous-échelle Politique étrangère corrèle fortement ($r = 0,61$) avec les mesures d’isolationnisme/internationalisme de Levinson et l’échelle de nationalisme politique de l’ISR.
- La dimension Individualité montre une corrélation inverse avec les mesures de conformisme social et d’autoritarisme conventionnel ($r = -0,48$).
7.3. Validité discriminante et de construit
En conformité avec les postulats de la matrice multitraite-multiméthode (Campbell & Fiske, 1959), les sous-échelles des VSAS démontrent une indépendance empirique satisfaisante. Les corrélations inter-échelles demeurent modérées (généralement comprises entre $r = 0,12$ et $r = 0,38$), confirmant que le matérialisme, l’orientation cosmopolite et l’individualisme constituent des dimensions attitudinales distinctes et non réductibles à un simple facteur général de conservatisme idéologique.
7.4. Validité critériée et groupes connus
Des études sur des groupes contrastés ont mis en relief la capacité de l’instrument à différencier les populations selon leur affiliation partisane, leur niveau d’instruction et leur domaine d’études. Les étudiants en sciences humaines et sociales obtiennent des scores significativement plus élevés sur les dimensions « Cosmopolite » et « Internationalisme en politique étrangère » que les étudiants inscrits en écoles de commerce ou de gestion, qui présentent en contrepartie des scores plus élevés sur l’échelle de « Matérialisme » ($p < 0,01$).
8. Fidélité / Reliability
L’estimation de la fidélité des Various Social Attitude Scales s’est heurtée aux particularités inhérentes aux formats de choix forcé dyadique, mais les analyses empiriques conduites sur des cohortes universitaires et des échantillons d’adultes ont révélé une consistance métrologique adéquate pour des échelles de recherche :
- Cohérence interne : Les coefficients de cohérence interne calculés par la méthode de bissection corrigée par la formule de Spearman-Brown (split-half reliability) s’échelonnent entre 0,65 et 0,82 selon les sous-échelles :
- Conception de soi / Réflexivité : $r_{sb} = 0,71$
- Individualité : $r_{sb} = 0,68$
- Matérialisme : $r_{sb} = 0,74$
- Attitudes sociales (Confiance) : $r_{sb} = 0,81$
- Mesure Cosmopolite-Locale : $r_{sb} = 0,64$
- Politique étrangère : $r_{sb} = 0,79$
Les coefficients alpha de Cronbach calculés ultérieurement corroborent ces valeurs, affichant une moyenne globale de $\alpha = 0,73$.
- Stabilité temporelle (Test-retest) : Administrée à un intervalle de quatre semaines auprès d’un échantillon d’étudiants ($N = 142$), l’échelle a démontré des coefficients de corrélation test-retest variant entre $r_{tt} = 0,70$ et $0,84$, indiquant une stabilité remarquable des attitudes fondamentales mesurées, nonobstant les fluctuations conjoncturelles de l’actualité politique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’exploration de la structure factorielle des VSAS a confirmé la nature pluridimensionnelle du modèle proposé par Campbell. Les analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant des méthodes d’extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) soutiennent l’émergence de six facteurs principaux correspondant étroitement aux sous-échelles théoriques préconçues :
9.1. Structure exploratoire et saturations des items
Les huit items de chaque bloc démontrent des saturations factorielles primaires substantielles sur leur composante cible, oscillant généralement entre 0,40 et 0,76, avec des saturations croisées (cross-loadings) inférieures à 0,25 sur les composantes adjacentes. Par exemple :
- Les items de la dimension Politique étrangère saturent fortement sur un axe bipolaire « Unilatéralisme centré sur les États-Unis versus Multilatéralisme humanitaire », expliquant près de 18 % de la variance commune totale.
- La dimension Attitudes sociales sature sur un facteur unitaire de « Bienveillance perçue de l’environnement humain », avec des saturations particulièrement élevées pour les items opposant l’entraide à la compétition impitoyable (saturations > 0,65).
9.2. Problématiques méthodologiques liées aux données ipsatives
Les modélisations en analyse factorielle confirmatoire (AFC) contemporaines soulignent la complexité mathématique du traitement des formats de choix forcé gradué. En raison de la dépendance partielle induite par la comparaison directe de deux affirmations, les matrices de covariance peuvent présenter des contraintes d’ipsativité relative. Néanmoins, l’incorporation de l’échelon neutre (« ? ») et des intensités graduées (« A » versus « a ») préserve une variance métrique suffisante, permettant aux indices d’ajustement structurels de se situer dans des seuils acceptables ($CFI > 0,90$ ; $RMSEA < 0,06$) lors de modélisations semi-paramétriques.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique à choix forcé dyadique gradué (évaluation indirecte et comparative d’attitudes sociopolitiques et psychologiques).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée auto-administrée.
- Structure : 6 sous-échelles autonomes composées chacune de 8 paires d’items (total de 48 paires d’énoncés comparatifs).
- Durée approximative de passation : 25 à 35 minutes pour l’ensemble du protocole complet ; environ 5 minutes par sous-échelle si elles sont administrées de façon indépendante.
- Format de réponse : Système de cotation bipolaire à 5 modalités d’évaluation comparative :
- A : L’énoncé A est entièrement préféré à l’énoncé B pour exprimer mon opinion.
- a : L’énoncé A est quelque peu préféré à l’énoncé B.
- ? : Je ne peux pas choisir entre A et B (indécision ou équivalence stricte).
- b : L’énoncé B est quelque peu préféré à l’énoncé A.
- B : L’énoncé B est entièrement préféré à l’énoncé A pour exprimer mon opinion.
- Directives de cotation (Scoring) : Les réponses sont généralement codées sur une échelle continue de 1 à 5 (par exemple : A = 1, a = 2, ? = 3, b = 4, B = 5, ou inversement selon la clé de directionnalité du construit ciblé). Pour chaque sous-échelle, les scores sont additionnés après inversion éventuelle des items formulés en sens opposé, générant un score composite variant de 8 à 40 points par dimension. Un score élevé reflète une adhésion marquée au pôle conceptuel de référence (ex. autonomie radicale, cosmopolitisme élevé, altruisme social ou internationalisme humanitaire).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception originale : 1966 (documents de travail départementaux de Donald T. Campbell, Northwestern University).
- Publication et diffusion académique : Publié en 1969 dans le volume méthodologique de référence Measures of Political Attitudes par John P. Robinson et Phillip R. Shaver, sous l’égide du Survey Research Center de l’Institute for Social Research (University of Michigan).
- Statut des droits d’auteur et permissions : Les Various Social Attitude Scales font partie du domaine public de la recherche académique (« academic public domain / fair use »). L’instrument peut être utilisé, reproduit et traduit librement à des fins d’enseignement, d’études sociologiques ou de recherche psychologique fondamentale sans paiement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement les publications matrices de Campbell (1966) ainsi que de Robinson et Shaver (1969).
- Coût d’utilisation : Gratuit (aucun coût d’acquisition de licence commerciale ni frais d’administration par participant).
12. Références / References
Les sources et études de référence associées aux Various Social Attitude Scales et à leurs fondements psychométriques sont les suivantes :
- Campbell, D. T. (1950). The indirect assessment of social attitudes. Psychological Bulletin, 47(1), 15–38. https://doi.org/10.1037/h0054114
- Campbell, D. T. (1966). Various Social Attitude Scales. Unpublished research papers and working instruments, Department of Psychology, Northwestern University, Evanston, Illinois.
- Campbell, D. T., & Fiske, D. W. (1959). Convergent and discriminant validation by the multitrait-multimethod matrix. Psychological Bulletin, 56(2), 81–105. https://doi.org/10.1037/h0046016
- Merton, R. K. (1957). Patterns of influence: Local and cosmopolitan influentials. In R. K. Merton (Ed.), Social Theory and Social Structure (pp. 387–420). Free Press.
- Robinson, J. P., & Shaver, P. R. (1969). Measures of Political Attitudes. Survey Research Center, Institute for Social Research, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan. https://eric.ed.gov/?id=ED044390
- Rosenberg, M. (1956). Misanthropy and political ideology. American Sociological Review, 21(6), 690–695. https://doi.org/10.2307/2088419