1. Résumé
L’évaluation du sentiment d’efficacité personnelle constitue une pierre angulaire dans la compréhension des processus de changement et de réhabilitation au sein des troubles liés à l’usage de substances. Les Échelles d’auto-efficacité – Abstinence aux drogues (connues sous l’acronyme anglophone Drug Abstinence Self-Efficacy Scales, notamment le DASES-20 et sa variante abrégée le DASES-12) représentent des instruments psychométriques de référence développés pour quantifier le degré de confiance qu’un individu accorde à sa propre capacité à s’abstenir de consommer des drogues illicites ou détournées face à des contextes à haut risque de rechute.
Directement enraciné dans la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura et opérationnalisé au sein du Modèle Transthéorique du changement (Transtheoretical Model ou TTM) par Carlo C. DiClemente, James O. Prochaska et leurs collaborateurs, cet outil évalue la résistance psychologique perçue à travers quatre situations critiques :
- Affects négatifs (Negative Affect) : régulation de la détresse émotionnelle, de la colère et de l’anxiété sans recours au produit ;
- Situations sociales et positives (Social/Positive) : gestion des contextes de festivité, de pression par les pairs et d’euphorie partagée ;
- Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns) : confrontation aux douleurs somatiques, à la fatigue physique ou aux tracas quotidiens ;
- Envies irrépressibles et sevrage (Withdrawal and Urges / Cravings) : résistance face aux symptômes physiologiques de manque et aux impulsions soudaines de consommation.
Sur le plan psychométrique, le DASES démontre une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant typiquement de 0,87 à 0,92 pour l’ensemble des sous-échelles dans des populations cliniques variées, allant des personnes sous probation judiciaire aux individus présentant un double diagnostic psychiatrique. Grâce à une échelle de cotation en cinq points (allant de 1 = « Pas du tout confiant » à 5 = « Extrêmement confiant »), cet instrument offre aux praticiens comme aux chercheurs une mesure sensible à la trajectoire thérapeutique, prédictive de l’abstinence soutenue et essentielle à l’individualisation des protocoles de prévention de la récidive.
2. Mots-clés
Auto-efficacité, abstinence, toxicomanie, dépendance aux substances, Modèle Transthéorique, prévention de la rechute, psychométrie, évaluation clinique, craving, comportement addictif.
3. Auteurs
Le développement et la validation des échelles d’auto-efficacité pour l’abstinence aux drogues s’inscrivent dans une lignée de recherches translationnelles menées par plusieurs figures majeures de la psychologie de la santé et de l’addictologie :
- Carlo C. DiClemente, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Maryland, comté de Baltimore (University of Maryland, Baltimore County – UMBC), co-développeur du Modèle Transthéorique du changement, chercheur pionnier sur les processus motivationnels et l’auto-efficacité appliquée aux dépendances.
- Wayne F. Velicer, Ph.D. : Ancien professeur de psychologie et co-directeur du Cancer Prevention Research Center à l’Université de Rhode Island (URI), expert méthodologique en analyse factorielle, modélisation par équations structurelles et mesure des construits de changement comportemental.
- James O. Prochaska, Ph.D. : Professeur de psychologie clinique à l’Université de Rhode Island, co-créateur du Modèle Transthéorique, reconnu internationalement pour ses travaux sur les stades de préparation au changement.
- Michael L. Hiller, Ph.D., Kevin M. Broome, Ph.D., Kevin Knight, Ph.D. et Dwayne D. Simpson, Ph.D. : Chercheurs à l’Institute of Behavioral Research (IBR) de la Texas Christian University (TCU), ayant apporté des validations psychométriques majeures du DASES auprès de populations judiciarisées et sous mandat pénal (drug-involved probationers).
Le laboratoire référent pour l’hébergement et la diffusion de l’instrument est le HABITS Lab (Health and Addictive Behaviors: Investigating Transtheoretical Solutions) au département de psychologie de l’UMBC (Baltimore, Maryland, États-Unis).
4. Objectif
L’objectif fondamental des Échelles d’auto-efficacité pour l’abstinence aux drogues est d’opérationnaliser et de quantifier le jugement qu’un individu porte sur sa capacité à maintenir son abstinence face à un ensemble diversifié de déclencheurs internes et externes. Alors que les questionnaires traditionnels d’évaluation des addictions se focalisent souvent de manière rétrospective sur la fréquence, la quantité ou les conséquences néfastes des consommations, le DASES adopte une perspective prospective et agentique : il évalue la force de la barrière cognitive que le patient peut mobiliser pour inhiber le comportement d’usage lorsqu’il est confronté au risque.
Applications cliniques
En pratique clinique, l’instrument remplit plusieurs fonctions thérapeutiques déterminantes :
- Cartographie des vulnérabilités contextuelles : En décomposant le sentiment d’efficacité à travers des facteurs émotionnels, interpersonnels, somatiques et physiologiques, le clinicien identifie précisément les déclencheurs à haut risque (high-risk situations) pour lesquels le patient possède peu de ressources d’adaptation.
- Personnalisation des plans de traitement : Un score d’auto-efficacité effondré dans la dimension des affects négatifs orientera la thérapie vers l’apprentissage de la régulation émotionnelle, la tolérance à la détresse et les thérapies cognitives et comportementales (TCC), tandis qu’un déficit dans la dimension sociale exigera un entraînement aux compétences d’affirmation de soi et au refus d’offre.
- Mesure de l’alliance et du suivi longitudinal : L’administration répétée au fil des consultations permet de suivre l’évolution de la confiance en soi au fur et à mesure que le sujet consolide son parcours d’abstinence, servant de bio-indicateur psychologique de la réhabilitation.
Applications en recherche
Dans les contextes d’investigation académique et d’essais cliniques randomisés, le DASES constitue :
- Une variable médiatrice clé : L’instrument permet d’élucider les mécanismes d’action par lesquels les interventions psychosociales (telles que l’entretien motivationnel, la gestion des contingences ou les programmes en douze étapes) mènent à la cessation durable de l’usage.
- Un puissant prédicteur de rechute : De nombreuses études longitudinales démontrent qu’une baisse soudaine de l’auto-efficacité précède souvent la reprise effective des consommations, offrant une fenêtre d’alerte précoce pour les interventions d’urgence.
5. Construit psychologique
Le construit ciblé par l’échelle repose sur le concept d’auto-efficacité spécifique au domaine (Bandura, 1977, 1997). L’efficacité personnelle n’est pas un trait de personnalité global ou immuable, mais un système dynamique de croyances cognitives relatives à l’exécution d’un comportement défini dans une situation donnée. Dans le contexte de la toxicomanie, l’auto-efficacité d’abstinence est intrinsèquement liée au concept miroir de la tentation situationnelle (situational temptation) : plus la tentation perçue est intense, plus le niveau d’auto-efficacité requis pour résister doit être robuste.
Le DASES-20 structure ce construit multidimensionnel en quatre domaines situationnels majeurs :
1. Affects négatifs (Negative Affect)
Ce domaine évalue la confiance en sa capacité d’abstinence lorsque l’individu est confronté à des états affectifs aversifs d’origine interne. L’usage de drogues remplit fréquemment une fonction de soulagement ou d’automédication face aux troubles de l’humeur. Les items de cette dimension explorent des états tels que la dépression (item 3), l’inquiétude (item 6), la frustration extrême donnant l’envie d’exploser (item 14), le sentiment que tout va de travers (item 16) et la colère intérieure (item 18). L’abstinence dans ces moments exige la mise en place de stratégies cognitives d’acceptation et de restructuration sans fuite dans le produit.
2. Situations sociales et positives (Social/Positive)
La consommation de substances psychoactives est souvent ancrée dans des rituels de socialisation, d’appartenance à un groupe et d’exaltation émotionnelle. Cette sous-échelle mesure la confiance du sujet à maintenir l’abstinence lors de moments récréatifs ou festifs : être en vacances et chercher à se détendre (item 4), faire face à une offre directe de drogue en contexte social (item 8), observer d’autres personnes consommer dans un bar ou une fête (item 15), subir la pression active d’anciens compagnons de consommation (item 17) ou célébrer un événement joyeux avec autrui (item 20). Le défi psychologique réside ici dans la gestion de la contagion sociale et de la désirabilité d’amplification hédonique.
3. Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns)
Cette dimension examine la résistance face à des perturbations somatiques, des inconforts corporels ou des soucis relationnels périphériques. Elle cible des situations précises : la survenue d’un mal de tête (item 2), l’inquiétude éprouvée pour un proche (item 5), le surgissement de rêves liés à l’usage de drogues (item 9), un état d’épuisement ou de fatigue physique intense (item 12), ou encore la confrontation à une douleur somatique ou une blessure corporelle (item 13). Ces situations sollicitent l’auto-efficacité face à des états d’affaiblissement des ressources d’autorégulation.
4. Envies irrépressibles et sevrage (Cravings and Urges)
Considérée comme la dimension la plus directement liée aux processus neurobiologiques de l’addiction, cette sous-échelle évalue la confiance de l’individu à ne pas céder lorsqu’il est aux prises avec la détresse du sevrage (item 1), le désir impulsif d’essayer pour voir ce qui se passe (item 7), le piège cognitif consistant à vouloir tester sa propre volonté (item 10), la sensation viscérale de besoin physique ou de craving (item 11), et l’apparition inopinée d’une pulsion de consommation qui le prend au dépourvu (item 19).
6. Cadre théorique
Le socle théorique du DASES s’articule autour de l’intégration conceptuelle de deux modèles majeurs de la psychologie contemporaine :
La Théorie Sociale Cognitive d’Albert Bandura
Selon Albert Bandura, les attentes d’efficacité personnelle (self-efficacy expectations) constituent le principal déterminant cognitif de l’initiation, de l’intensité de l’effort et de la persistance d’un comportement d’adaptation face aux obstacles. Bandura distingue :
- Les attentes d’efficacité : la conviction d’être personnellement capable d’exécuter avec succès le comportement requis (par exemple, refuser un joint ou une ligne de cocaïne lors d’une fête) ;
- Les attentes de résultat (outcome expectations) : le jugement selon lequel le comportement produira certaines conséquences (par exemple, s’abstenir permettra de préserver son emploi ou sa santé).
Dans l’addiction, des attentes d’efficacité élevées protègent le sujet en diminuant l’anxiété anticipatoire, en favorisant le déploiement de stratégies de coping actives et en amortissant l’effet de violation de l’abstinence (Abstinence Violation Effect décrit par Marlatt et Gordon).
Le Modèle Transthéorique du Changement (TTM)
Développé par Prochaska et DiClemente, le modèle TTM conceptualise la modification d’un comportement addictif non comme un événement binaire (consommateur vs non-consommateur), mais comme une progression à travers une série de stades de changement :
- Précontemplation : Absence d’intention de modifier le comportement dans un avenir prévisible. L’auto-efficacité d’abstinence y est généralement minimale ou déniée.
- Contemplation : Prise de conscience du problème et ambivalence. L’auto-efficacité commence à émerger mais reste précaire.
- Préparation : Décision d’agir dans un futur immédiat et planification d’étapes concrètes. Les scores d’efficacité augmentent de manière significative.
- Action : Modification explicite des comportements au cours des six derniers mois. L’auto-efficacité est activement mise à l’épreuve par les contingences de l’environnement.
- Maintien : Consolidation des gains et prévention continue de la récidive au-delà de six mois. L’auto-efficacité atteint son niveau maximal, tandis que les scores de tentation déclinent de façon asymptotique.
Au sein de ce cadre, l’auto-efficacité sert de variable d’évaluation intermédiaire cruciale : le passage réussi d’un stade à l’autre est invariablement corrélé à une augmentation linéaire ou quadratique des scores aux échelles d’auto-efficacité telles que le DASES.
7. Validité
Les propriétés psychométriques du DASES ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans de multiples contextes cliniques et auprès de populations hautement diversifiées.
Validité de construit
La validité conceptuelle a été établie par la conformité des données empiriques avec les postulats du modèle TTM. Les études menées par DiClemente (1986), Velicer et al. (1990) ainsi que Nidecker et al. (2008) démontrent que les scores globaux et sous-échelles du DASES progressent de façon statistiquement significative selon le stade de changement dans lequel se trouvent les patients : les participants au stade de l’action ou du maintien affichent des scores d’auto-efficacité significativement plus élevés que ceux situés aux stades de précontemplation ou de contemplation ($p < 0,001$).
Validité convergente
Le DASES démontre de fortes corrélations négatives avec les inventaires de tentation situationnelle (Situational Temptation Inventories), confirmant la relation théorique inverse attendue entre tentation et efficacité personnelle ($r = -0,60$ à $-0,78$). De plus, des corrélations positives modérées à fortes sont systématiquement observées avec :
- L’échelle d’auto-efficacité générale de Schwarzer et Jerusalem ;
- Les sous-échelles de préparation à l’action de l’URICA (University of Rhode Island Change Assessment) ;
- Les scores d’aptitude au coping mesurés par le Coping Strategies Inventory.
Validité discriminante
L’échelle discrimine avec succès les croyances d’auto-efficacité des construits affectifs connexes tels que l’humeur dépressive globale (mesurée par le BDI) ou l’anxiété-trait (STAI), prouvant que le DASES ne capture pas une simple composante de détresse psychologique générale ou de négativisme, mais bien une compétence cognitive focalisée sur la gestion de l’addiction.
Validité prédictive
Dans l’étude de référence menée par Hiller, Broome, Knight et Simpson (2000) auprès de plus de 800 individus sous surveillance judiciaire pour délits liés aux stupéfiants, les scores initiaux et les gains d’auto-efficacité mesurés par le DASES prédisaient de manière robuste :
- La rétention dans les programmes thérapeutiques communautaires ;
- Des taux d’analyses urinaires négatives plus élevés à 6 et 12 mois de suivi ;
- Une probabilité substantiellement réduite de réincarcération ou de révocation de probation consécutive à une rechute.
8. Fidélité
La fidélité de l’instrument a été documentée à travers de nombreux échantillons cliniques indépendants, attestant de son homogénéité et de sa stabilité métrologique.
Consistance interne
Dans les travaux fondamentaux de Hiller et al. (2000) portant sur l’évaluation de toxicomanes judiciarisés, les coefficients alpha de Cronbach obtenus pour la version à 20 items ont mis en évidence une consistance interne remarquable :
- Affects négatifs (Negative Affect) : $\alpha = 0,92$
- Situations sociales et positives (Social/Positive) : $\alpha = 0,92$
- Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns) : $\alpha = 0,87$
- Envies irrépressibles et sevrage (Withdrawal/Urges) : $\alpha = 0,89$
L’échelle totale atteint généralement un coefficient alpha global compris entre 0,94 et 0,97. Concernant la forme abrégée à 12 items (DASES-12), les coefficients alpha de Cronbach pour les quatre dimensions restent compris entre 0,81 et 0,88, démontrant une perte minimale de fidélité malgré une réduction de 40 % du nombre d’items.
Fidélité test-retest
Les études de stabilité temporelle (administrations répétées à un intervalle de deux à trois semaines auprès d’individus maintenus dans un statut d’abstinence stable) rapportent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,82, ce qui témoigne d’une excellente reproductibilité tout en préservant la sensibilité nécessaire pour détecter les changements thérapeutiques réels induits par les prises en charge.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle sous-jacente au DASES a été soumise à de multiples procédures d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).
Structure factorielle exploratoire (AFE)
Les analyses factorielles initiales réalisées par Velicer et DiClemente ont utilisé des méthodes d’extraction en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax ou Oblimin), partant du principe clinique avéré que les dimensions de l’auto-efficacité sont théoriquement corrélées entre elles. Ces analyses ont invariablement extrait quatre facteurs robustes expliquant plus de 62 % à 68 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 : États émotionnels négatifs et réactions de détresse ;
- Facteur 2 : Interactions sociales et incitations positives ;
- Facteur 3 : Manifestations physiques, fatigue et inconfort ;
- Facteur 4 : Urgence compulsive de consommation et sevrage physiologique.
Modélisation confirmatoire (AFC)
Les études d’analyse factorielle confirmatoire (notamment Hiller et al., 2000 ; Nidecker et al., 2008) ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel (un facteur général d’auto-efficacité), un modèle à quatre facteurs orthogonaux, et un modèle à quatre facteurs corrélés de premier ordre chapeautés ou non par un facteur d’ordre supérieur. Le modèle à quatre facteurs corrélés a démontré le meilleur ajustement aux données empiriques, attesté par les indices psychométriques suivants :
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) $> 0,94$ ;
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) $> 0,93$ ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) $< 0,055$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,048 et 0,062) ;
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) $< 0,045$.
Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des items sur leurs facteurs respectifs sont hautement significatives ($p < 0,001$) et dépassent généralement le seuil conventionnel de 0,60, avec des valeurs atteignant 0,75 à 0,88 pour les items centraux de chaque dimension.
10. Instrument de mesure
L’instrument se présente sous un format d’auto-questionnaire structuré, rapide à administrer et adapté aussi bien à la passation sur support papier qu’au recueil numérique informatisé.
- Type d’instrument : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (échelle d’auto-évaluation).
- Versions disponibles :
- Version complète à 20 items (DASES-20) : Évaluation clinique approfondie et profilage précis des situations à risque.
- Version abrégée à 12 items (DASES-12) : Dépistage rapide, évaluations répétées en recherche ou contextes cliniques à temps contraint.
- Durée moyenne de passation : Environ 5 à 7 minutes pour la version à 20 items ; moins de 3 minutes pour la version à 12 items.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points évaluant le degré de confiance subjective face à chaque situation :
- 1 = Not at all confident (Pas du tout confiant)
- 2 = Not very confident (Pas très confiant)
- 3 = Moderately confident (Modérément confiant)
- 4 = Very confident (Très confiant)
- 5 = Extremely confident (Extrêmement confiant)
- Calcul des scores :
- Scores dimensionnels : Calculés en faisant la moyenne (ou la somme brute) des items composant chaque sous-échelle. Une moyenne proche de 1 indique une absence totale d’efficacité dans ce domaine, tandis qu’une moyenne proche de 5 reflète une confiance inébranlable dans le maintien de l’abstinence.
- Score total global : Calculé par la somme ou la moyenne de l’ensemble des 20 (ou 12) items, fournissant un indicateur synthétique du sentiment global d’auto-efficacité d’abstinence.
- Répartition des items (Version 20 items) :
- Negative Affect : Items 3, 6, 14, 16, 18
- Social/Positive : Items 4, 8, 15, 17, 20
- Physical and Other Concerns : Items 2, 5, 9, 12, 13
- Cravings and Urges : Items 1, 7, 10, 11, 19
- Répartition des items (Version 12 items) :
- Negative Affect : Items 1, 3, 9
- Social/Positive : Items 10, 11, 12
- Physical and Other Concerns : Items 2, 7, 8
- Cravings and Urges : Items 4, 5, 6
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement : Les premières formulations dérivées des travaux de DiClemente datent de 1986, suivies des validations formelles de Velicer et al. en 1990, et des adaptations pour les usagers de drogues illicites publiées par Hiller et al. en 2000.
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits fondamentaux relèvent des auteurs originaux (Carlo C. DiClemente, Wayne F. Velicer et les institutions affiliées).
- Tarifs d’utilisation : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, d’évaluation clinique non commerciale et de formation universitaire.
- Conditions d’accès : Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à reproduire et employer l’échelle sous réserve de citer explicitement les publications princeps de DiClemente (1986), Velicer et al. (1990) et Hiller et al. (2000). Le questionnaire et sa documentation peuvent être consultés via les ressources du HABITS Lab de l’UMBC : http://habitslab.umbc.edu/self-efficacy-scales/.
12. Références
Les publications scientifiques suivantes constituent les fondements théoriques, empiriques et psychométriques de l’échelle :
- DiClemente, C. C. (1986). Self-efficacy and the addictive behaviors. Journal of Social and Clinical Psychology, 4(3), 302–315. https://doi.org/10.1521/jscp.1986.4.3.302
- DiClemente, C. C., Nidecker, M., & Bellack, A. S. (2008). Motivation and the stages of change among individuals with severe mental illness and substance abuse disorders. Journal of Substance Abuse Treatment, 34(1), 25–35. https://doi.org/10.1016/j.jsat.2006.12.034
- Hiller, M. L., Broome, K. M., Knight, K., & Simpson, D. D. (2000). Measuring self-efficacy among drug-involved probationers. Psychological Reports, 86(2), 529–538. https://doi.org/10.2466/pr0.2000.86.2.529
- Nidecker, M., DiClemente, C. C., Bennett, M. E., & Bellack, A. S. (2008). Application of the Transtheoretical Model of change: Psychometric properties of leading measures in patients with co-occurring drug abuse and severe mental illness. Addictive Behaviors, 33(8), 1021–1030. https://doi.org/10.1016/j.addbeh.2008.03.011
- Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390–395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390
- Prochaska, J. O., DiClemente, C. C., & Norcross, J. C. (1992). In search of how people change: Applications to addictive behaviors. American Psychologist, 47(9), 1102–1114. https://doi.org/10.1037/0003-066X.47.9.1102
- Velasquez, M. M., Maurer, G., Crouch, C., & DiClemente, C. C. (2001). Group Treatment for Substance Abuse: A Stages-of-Change Therapy Manual. New York, NY: Guilford Press.
- Velicer, W. F., DiClemente, C. C., Rossi, J. S., & Prochaska, J. O. (1990). Relapse situations and self-efficacy: An integrative model. Addictive Behaviors, 15(3), 271–283. https://doi.org/10.1016/0306-4603(90)90070-E
- Werch, C. E., & DiClemente, C. C. (1994). A multi-component stage model for matching drug prevention strategies and messages to youth stage of use. Health Education Research, 9(1), 37–46. https://doi.org/10.1093/her/9.1.37