Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool

Découvrez l’Échelle d’auto-efficacité pour l’abstinence d’alcool (AASES) de DiClemente : fondements théoriques, propriétés psychométriques, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle d’auto-efficacité pour l’abstinence d’alcool (Alcohol Abstinence Self-Efficacy Scale, ou AASES), développée initialement par Carlo C. DiClemente, Joseph P. Carbonari et R. P. G. Montgomery en 1994, constitue l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et largement adoptés pour évaluer le sentiment d’efficacité personnelle d’un individu face au maintien de la sobriété. Enracinée dans la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura ainsi que dans le modèle transthéorique du changement (Transtheoretical Model ou TTM) développé par Prochaska et DiClemente, l’AASES permet d’appréhender avec précision la confiance qu’une personne place dans sa propre capacité à s’abstenir de consommer des boissons alcoolisées lorsqu’elle est confrontée à des contextes à haut risque de rechute.

L’instrument se décline principalement sous deux configurations psychométriques validées : une version intégrale comprenant 20 items et une forme abrégée comptant 12 items. Chaque énoncé correspond à une situation déclenchante spécifique, structurée autour de quatre sous-échelles factorielles distinctes : les Affects négatifs (Negative Affect), les Situations sociales/positives (Social/Positive), les Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns), ainsi que les Envies irrépressibles et sevrage (Cravings and Urges). Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points, échelonnée de 1 (« Not at all confident » / Pas du tout confiant) à 5 (« Extremely confident » / Extrêmement confiant). Dans certaines applications de recherche clinique, une double passation est réalisée en mesurant simultanément la tentation (temptation) et la confiance (confidence).

Sur le plan métrologique, l’AASES présente d’excellentes qualités psychométriques. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,81 et 0,88 pour les différentes sous-échelles dans l’étude princeps de DiClemente et al. (1994), tout en conservant une consistance robuste dans de vastes cohortes cliniques telles que l’essai multicentrique Project MATCH et le projet DELTA. La validité de construit, la validité convergente vis-à-vis des mesures de consommation et la validité prédictive à l’égard des risques de rechute post-traitement en font un outil indispensable tant pour la recherche clinique en addictologie que pour l’élaboration de programmes thérapeutiques personnalisés.

2. Mots-clés

Auto-efficacité, abstinence d’alcool, alcoolisme, modèle transthéorique, Albert Bandura, prévention de la rechute, psychométrie, évaluation clinique, craving, comportement addictif

3. Auteurs

L’échelle a été conçue et standardisée par des figures de proue de la psychologie des addictions et de l’évaluation comportementale :

  • Carlo C. DiClemente, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Maryland, Baltimore County (UMBC), co-développeur du modèle transthéorique du changement, chercheur émérite dans le domaine des addictions et du changement de comportement dirigé.
  • Joseph P. Carbonari, Ed.D. : Statisticien et chercheur en méthodologie psychologique affilié au département de psychologie de l’Université de Houston, spécialiste de l’analyse factorielle et de la modélisation en équations structurelles appliquée aux comportements de santé.
  • R. P. G. Montgomery, M.A. : Chercheur clinicien ayant collaboré aux projets de recherche sur le traitement de l’alcoolisme à l’Université de Houston et au sein de diverses structures de réhabilitation en addictologie.

Contact institutionnel académique historique : Habit Lab, Department of Psychology, University of Maryland, Baltimore County (UMBC), Baltimore, MD, États-Unis.

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’AASES est de quantifier le degré de confiance d’un individu dans sa capacité à ne pas consommer d’alcool lorsqu’il se trouve exposé à des stimuli internes ou environnementaux reconnus comme de puissants vecteurs de récidive. Le diagnostic de l’alcoolodépendance ou du trouble de l’usage de l’alcool (TUA) selon les critères nosographiques internationaux (DSM-5, CIM-11) ne renseigne que partiellement sur les mécanismes d’autorégulation du patient. Ainsi, la mesure spécifique de l’auto-efficacité permet de combler un vide méthodologique crucial en fournissant un profil dynamique des vulnérabilités individuelles face aux déclencheurs de consommation.

Dans la recherche clinique et translationnelle, l’AASES est employée pour analyser l’efficacité comparative d’interventions thérapeutiques telles que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), l’entretien motivationnel, les approches de pleine conscience et les thérapies d’acceptation et d’engagement (ACT). L’outil sert de variable médiatrice privilégiée : il permet de déterminer si l’amélioration clinique globale observée au décours d’un protocole de soin s’explique précisément par le renforcement des croyances d’efficacité personnelle face aux situations d’urgence ou d’angoisse.

Sur le versant de la pratique clinique quotidienne, l’AASES représente un guide d’intervention de premier ordre. Plutôt que de concevoir la rechute comme un phénomène imprévisible ou un manque diffus de « volonté », le clinicien peut cartographier avec finesse les zones d’hyper-vulnérabilité du patient. Par exemple, un patient peut manifester un score de confiance quasi maximal face aux incitations sociales (fêtes, sollicitations de tiers), mais s’effondrer psychologiquement face à la douleur physique, la fatigue ou la rumination dépressive. Une telle granularité permet d’orienter sur mesure les techniques de prévention de la rechute (identification des signaux précurseurs, stratégies de coping cognitif et comportemental, gestion du craving, restructuration cognitive).

5. Construit psychologique

Le construit ciblé par l’AASES est l’auto-efficacité spécifique à l’abstinence alcoolique. Conceptualisé selon les canons de la théorie sociocognitive, il ne s’agit aucunement d’un trait de personnalité immuable ou d’une disposition globale d’optimisme, mais d’une attente d’efficacité situationnelle (situation-specific efficacy expectation). L’échelle opérationnalise ce construit à travers quatre dimensions factorielles corrélées mais conceptuellement distinctes :

1. Affects négatifs (Negative Affect)

Cette sous-échelle évalue la conviction de pouvoir résister à l’alcool en présence d’états émotionnels désagréables ou douloureux sur le plan intrapersonnel. Les émotions ciblées incluent la dépression, l’inquiétude, la colère intérieure, le sentiment que tout va mal et la frustration explosive. Sur le plan psychopathologique, l’alcool est fréquemment utilisé selon un modèle d’automédication pour atténuer la détresse psychologique. Des scores bas dans cette dimension indiquent que le sujet est hautement susceptible de recourir à l’alcool comme mécanisme d’échappement émotionnel dysfonctionnel.

2. Situations sociales / positives (Social/Positive)

Ce domaine explore la capacité perçue à maintenir l’abstinence au cours d’événements caractérisés par une valence émotionnelle positive, des célébrations ou des pressions de conformité sociale. Les situations incluent le fait d’être en vacances pour se détendre, d’être convié à boire un verre, de voir d’autres personnes consommer dans un bar ou une fête, ou d’être directement incité par d’anciens partenaires de boisson. Cette dimension sonde l’exposition aux stimuli conditionnés externes et la résistance à l’influence des pairs.

3. Préoccupations physiques et autres (Physical and Other Concerns)

Cette dimension s’intéresse aux états physiologiques désagréables, aux douleurs somatiques et aux tracas existentiels ou interpersonnels. Les items examinent la confiance du sujet lorsqu’il a mal à la tête, lorsqu’il est fatigué physiquement, lorsqu’il subit une blessure ou une douleur corporelle, ou encore lorsqu’il est soucieux au sujet d’un proche ou troublé par des rêves liés à la prise d’alcool. Elle reflète la propension à utiliser l’alcool comme antalgique, hypnotique ou sédatif face à l’inconfort corporel.

4. Envies irrépressibles et sevrage (Cravings and Urges)

Cette sous-échelle évalue l’auto-efficacité ressentie au moment précis où le sujet fait face à la composante neurobiologique et pulsionnelle de l’addiction : syndrome de sevrage, détresse physiologique liée à l’arrêt, pulsion subite et imprévue de boire, besoin physique impérieux (craving), ou encore situations de défi interne où l’individu ressent l’envie de tester sa propre volonté en ne prenant « qu’un seul verre ». C’est l’indicateur direct de la capacité perçue d’autorégulation exécutive face à la saillance incitative de la substance.

6. Cadre théorique

L’AASES s’inscrit au carrefour de deux édifices théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

En premier lieu, la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura (1977, 1986). Selon Bandura, le comportement humain est régulé par un système triadique d’influences réciproques unissant les facteurs cognitifs/biologiques, les comportements et les influences environnementales. Au cœur de ce système loge le sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy), défini comme le jugement que porte un individu sur ses capacités à organiser et exécuter les séquences d’actions requises pour atteindre des performances fixées. Dans le domaine des conduites addictives, l’abandon d’une substance ne dépend pas uniquement de l’attente de résultats positifs (par exemple, savoir que l’arrêt améliorera la santé), mais surtout de la certitude intime que l’on possède les ressources nécessaires pour ne pas céder face aux déclencheurs de haut niveau.

En second lieu, le modèle transthéorique du changement (TTM) conceptualisé par James O. Prochaska et Carlo C. DiClemente (1983, 1992). Le TTM postule que la modification d’un comportement d’addiction n’est pas un événement binaire (consommation versus arrêt absolu), mais un processus séquentiel dynamique traversant plusieurs stades : précontemplation, contemplation, préparation, action, maintien et parfois rechute. Selon les travaux intégrateurs de Velicer, DiClemente, Rossi et Prochaska (1990), l’auto-efficacité est l’un des moteurs cardinaux de la transition entre les stades :

  • En phase de précontemplation, la tentation de consommer est massive et l’auto-efficacité d’abstinence est quasi inexistante.
  • Au stade de préparation et d’action, le sentiment d’auto-efficacité commence à s’élever parallèlement à la mise en œuvre de processus de changement cognitivo-comportementaux.
  • Au stade de maintien, l’auto-efficacité dépasse largement la tentation, conférant au patient une résilience durable face aux contextes à haut risque.

L’AASES a été spécifiquement conçue pour mesurer cette variable charnière au fil du parcours de soin thérapeutique.

7. Validité

La validité psychométrique de l’AASES a fait l’objet de multiples vérifications empiriques transversales et longitudinales sur des échantillons cliniques diversifiés :

Validité de construit

La validité conceptuelle a été établie par DiClemente et ses collaborateurs (1994) auprès de patients pris en charge pour dépendance à l’alcool. Les analyses ont démontré que les quatre facteurs théoriques capturent adéquatement l’espace sémantique des situations de rechute classifiées initialement par Marlatt et Gordon (1985). De plus, l’AASES discrimine systématiquement les individus selon leur stade de changement : les patients au stade de l’action ou du maintien affichent des scores d’auto-efficacité significativement plus élevés que ceux au stade de la contemplation ou de la précontemplation (p < 0,001).

Validité convergente et discriminante

L’AASES présente des corrélations négatives robustes avec les mesures d’anxiété générale, de dépression (comme l’échelle BDI de Beck) et de sévérité de la dépendance alcoolique mesurée par l’AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test) ou le MAST (Michigan Alcoholism Screening Test). Parallèlement, elle corrèle positivement avec les échelles de stratégies de coping adaptatif (mesurées par exemple par le Ways of Coping Questionnaire) et les indices de soutien social perçu.

Validité prédictive

L’un des atouts les plus remarquables de l’échelle réside dans sa valeur pronostique. Dans le cadre de l’essai clinique de grande envergure Project MATCH (1997, 1998), les scores d’auto-efficacité mesurés par l’AASES à la fin du traitement constituaient l’un des prédicteurs les plus puissants du nombre de jours d’abstinence et du délai avant le premier faux-pas (lapse) ou la première rechute avérée (relapse) à 3, 6, 9 et 12 mois de suivi post-thérapeutique. Les patients dont le score global d’auto-efficacité augmentait substantiellement au fil de la prise en charge présentaient un risque de reprise massive d’alcool réduit de plus de 40 % par rapport à ceux dont les scores stagnaient.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité et de précision métrologique de l’AASES sont systématiquement excellentes à travers les diverses études de validation :

Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps de validation (DiClemente, Carbonari, & Montgomery, 1994), les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) pour la dimension de confiance (Confidence) étaient très élevés pour les 4 sous-échelles :

  • Affects négatifs : α = 0,88
  • Situations sociales / positives : α = 0,82
  • Préoccupations physiques et autres : α = 0,83
  • Envies irrépressibles et sevrage : α = 0,81

Le coefficient alpha pour l’échelle globale de 20 items dépasse couramment 0,92. Dans le cadre du projet DELTA, portant sur des populations ambulatoires hétérogènes, des indices de cohérence tout à fait satisfaisants ont également été enregistrés (α allant de 0,61 à 0,67 pour les sous-domaines, avec une robustesse générale confirmée).

Stabilité temporelle (Test-retest)

La fidélité test-retest a été éprouvée sur des intervalles temporels courts (de 48 heures à une semaine) auprès de patients stabilisés médicalement hors de la phase de désintoxication aiguë. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson sont supérieurs à r = 0,84, témoignant d’une excellente stabilité temporelle de la mesure en l’absence de modifications contextuelles ou d’interventions thérapeutiques ciblées.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle de l’AASES a été minutieusement investiguée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Structure factorielle initiale

Lors de la conception de l’instrument, DiClemente et al. (1994) ont soumis un ensemble initial d’items décrivant des situations d’exposition à une analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax). Les résultats ont révélé une structure stable à quatre facteurs de premier ordre, expliquant conjointement plus de 58 % de la variance totale des scores. Chaque item a présenté une saturation factorielle (factor loading) primaire élevée sur son facteur cible (généralement > 0,55) et des saturations croisées minimes sur les autres dimensions (< 0,30).

Analyses factorielles confirmatoires et modèles hiérarchiques

Des travaux subséquents conduits notamment par Carbonari et DiClemente (2000) ainsi que lors du Project MATCH ont testé plusieurs modèles structurels concurrents. L’AFC a confirmé la supériorité d’un modèle hiérarchique de second ordre, dans lequel un facteur général d’« Auto-efficacité pour l’abstinence » sous-tend les quatre facteurs de premier ordre. Les indices d’ajustement obtenus répondent aux critères psychométriques stricts contemporains :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,93
  • Indice de concordance comparative (CFI) > 0,94
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ 0,058 [IC 90 % : 0,051 – 0,065]
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ 0,049

Cette architecture factorielle est demeurée invariante à travers les genres (hommes versus femmes) et les groupes ethniques, garantissant l’équivalence de mesure de l’instrument dans des cohortes hétérogènes.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (évaluation quantitative de l’auto-efficacité comportementale).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur terminal numérique ou intégration via plateforme web clinique sécurisée.
  • Durée moyenne de passation : Environ 5 à 7 minutes pour la version à 20 items ; environ 3 minutes pour la forme brève à 12 items.
  • Nombre d’items :
    • Version standard intégrale : 20 items.
    • Version abrégée : 12 items.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points de certitude/confiance :
    • 1 = Not at all confident (Pas du tout confiant)
    • 2 = Not very confident (Pas très confiant)
    • 3 = Moderately confident (Moyennement confiant)
    • 4 = Very confident (Très confiant)
    • 5 = Extremely confident (Extrêmement confiant)
  • Répartition factorielle des items (Version 20 items) :
    • Negative Affect (Affects négatifs) : Items 3, 6, 14, 16, 18
    • Social/Positive (Situations sociales/positives) : Items 4, 8, 15, 17, 20
    • Physical and Other Concerns (Préoccupations physiques et autres) : Items 2, 5, 9, 12, 13
    • Cravings and Urges (Envies irrépressibles et sevrage) : Items 1, 7, 10, 11, 19
  • Répartition factorielle des items (Version abrégée 12 items) :
    • Negative Affect : Items 1, 3, 9 de la version courte
    • Social/Positive : Items 10, 11, 12 de la version courte
    • Physical and Other Concerns : Items 2, 7, 8 de la version courte
    • Cravings and Urges : Items 4, 5, 6 de la version courte
  • Procédure de cotation :
    • Calcul des scores sous-échelles : Somme brute ou moyenne arithmétique des items composant chaque facteur (score moyen compris entre 1,0 et 5,0 par sous-échelle).
    • Score global d’auto-efficacité : Somme brute totale (variant de 20 à 100 pour la version intégrale) ou moyenne globale de l’ensemble des 20 items.
    • Interprétation : Des scores élevés indiquent une confiance robuste et un risque d’infraction à l’abstinence plus faible face aux situations déclenchantes ; des scores abaissés désignent des contextes critiques nécessitant un travail de prévention ciblée.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 1994 (fondations théoriques et versions pilotes établies dès 1986 et 1990).
  • Statut du droit d’auteur (Copyright) : Copyright © 1994 détenu par Carlo C. DiClemente et les co-auteurs.
  • Conditions d’accès et tarif : L’AASES relève du domaine des instruments académiques ouverts à la recherche non commerciale et à l’usage clinique sans frais de redevance (open-access for research and clinical practice). Les investigateurs et cliniciens peuvent reproduire et employer l’échelle librement sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de DiClemente et al. (1994).
  • Ressource institutionnelle en ligne : Les protocoles et grilles de test sont hébergés et consultables publiquement sur le site académique officiel de l’équipe de recherche de l’UMBC : Habits Lab – Self-Efficacy Scales.

12. Références

Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191

Carbonari, J. P., & DiClemente, C. C. (2000). Using transtheoretical model profiles to evaluate drug and alcohol treatment outcome. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 68(5), 810–817. https://doi.org/10.1037/0022-006X.68.5.810

DiClemente, C. C. (1986). Self-efficacy and the addictive behaviors. Journal of Social and Clinical Psychology, 4(3), 302–315. https://doi.org/10.1521/jscp.1986.4.3.302

DiClemente, C. C., Carbonari, J. P., & Montgomery, R. P. G. (1994). The Alcohol Abstinence Self-Efficacy Scale. Journal of Studies on Alcohol, 55(2), 141–148. https://doi.org/10.15288/jsa.1994.55.141

DiClemente, C. C., Fairhurst, S. K., & Piotrowski, N. A. (1995). Self-efficacy and addictive behaviors. Dans J. E. Maddux (Éd.), Self-Efficacy, Adaptation, and Adjustment: Theory, Research, and Application (pp. 109–141). Springer US. https://doi.org/10.1007/978-1-4419-6868-5_4

Marlatt, G. A., & Gordon, J. R. (Éds.). (1985). Relapse prevention: Maintenance strategies in the treatment of addictive behaviors. Guilford Press.

Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390–395. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.3.390

Prochaska, J. O., DiClemente, C. C., & Norcross, J. C. (1992). In search of how people change: Applications to addictive behaviors. American Psychologist, 47(9), 1102–1114. https://doi.org/10.1037/0003-066X.47.9.1102

Project MATCH Research Group. (1997). Matching alcoholism treatments to client heterogeneity: Project MATCH posttreatment drinking outcomes. Journal of Studies on Alcohol, 58(1), 7–29. https://doi.org/10.15288/jsa.1997.58.7

Project MATCH Research Group. (1998). Matching alcoholism treatments to client heterogeneity: Project MATCH three-year drinking outcomes. Alcoholism: Clinical and Experimental Research, 22(6), 1300–1311. https://doi.org/10.1111/j.1530-0277.1998.tb03912.x

Velicer, W. F., DiClemente, C. C., Rossi, J. S., & Prochaska, J. O. (1990). Relapse situations and self-efficacy: An integrative model. Addictive Behaviors, 15(3), 271–283. https://doi.org/10.1016/0306-4603(90)90070-e

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale:
1 = Not at all confident
2 = Not very confident
3 = Moderately confident
4 = Very confident
5 = Extremely confident
  1. When I am in agony because of stopping or withdrawing from alcohol use.
  2. When I have a headache.
  3. When I am feeling depressed.
  4. When I am on vacation and want to relax.
  5. When I am concerned about someone.
  6. When I am worried.
  7. When I have the urge to try just one drink to see what happens.
  8. When I am being offered a drink in a social situation.
  9. When I dream about taking a drink.
  10. When I want to test my will power over drinking.
  11. When I am feeling a physical need or craving for alcohol.
  12. When I am physically tired.
  13. When I am experiencing some physical pain or injury.
  14. When I feel like blowing up because of frustration.
  15. When I see others drinking at a bar or a party.
  16. When I sense everything is going wrong for me.
  17. When people I used to drink with encourage me to drink.
  18. When I am feeling angry inside.
  19. When I experience an urge or impulse to take a drink that catches me unprepared.
  20. When I am excited or celebrating with others.
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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-auto-efficacite-abstinence-alcool/
Looti, Mohammed. “Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-auto-efficacite-abstinence-alcool/.
Looti, Mohammed. “Échelles d’auto-efficacité – Abstinence d’alcool.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelles-auto-efficacite-abstinence-alcool/.