Type d’appel (organisme de bienfaisance) (AT)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle du Type d’appel (organisme de bienfaisance) (White & Peloza, 2009) : cadre théorique, validité, fidélité et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle du Type d’appel (organisme de bienfaisance) (en anglais, Appeal Type [Charity], abrégée AT) est un instrument psychométrique développé par les chercheurs en comportement du consommateur et marketing social Katherine White et John Peloza dans leur étude séminale publiée en 2009 au sein du Journal of Marketing. Composée de quatre items psychométriques présentés sous la forme d’échelles de type Likert ou de différentiels sémantiques bipolaires gradués en 7 points, cette échelle a été spécifiquement conçue pour évaluer les perceptions cognitives des individus relatives à l’orientation d’un message publicitaire ou d’une sollicitation philanthropique. Elle mesure le degré auquel une communication caritative est perçue comme étant orientée vers les bénéfices pour autrui (other-benefit appeals) par opposition aux bénéfices pour soi (self-benefit appeals).

Sur le plan psychométrique, l’instrument opère généralement comme une mesure unidimensionnelle continue positionnant les perceptions de l’appel sur un continuum allant d’une centration exclusive sur les retombées positives pour le bénéficiaire de l’aide à une centration sur les gratifications personnelles, émotionnelles ou pratiques retirées par le donateur. Les investigations empiriques conduites auprès d’échantillons d’étudiants et de panels de consommateurs adultes démontrent des propriétés psychométriques robustes. La cohérence interne est systématiquement élevée, avec un coefficient alpha de Cronbach excédant fréquemment le seuil de 0,85 (variant entre 0,86 et 0,93 selon les contextes expérimentaux). Les analyses factorielles confirmatoires corroborent l’unidimensionnalité du construit perçu, avec des saturations factorielles standardisées supérieures à 0,75 pour l’ensemble des items. Utilisée à la fois comme outil de vérification de manipulation expérimentale (manipulation check) et comme variable médiatrice de l’évaluation cognitive des messages persuasifs, l’échelle AT constitue un standard méthodologique dans l’étude des mécanismes de persuasion prosociale, de la gestion des impressions et de l’activation des motivations altruistes ou égoïstes.

2. Mots-clés / Keywords

Type d’appel, marketing caritatif, bénéfice pour autrui, bénéfice personnel, comportement prosocial, don philanthropique, persuasion publicitaire, psychométrie, gestion des impressions, altruisme, égoïsme, White et Peloza.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par :

  • Katherine White, Ph.D. — Professeure titulaire de marketing et de sciences du comportement à la Sauder School of Business de l’Université de Colombie-Britannique (Vancouver, Canada). Ses travaux de recherche portent sur la consommation responsable, l’influence sociale, le comportement prosocial, le développement durable et la psychologie du soi. Courriel académique institutionnel : [email protected].
  • John Peloza, Ph.D. — Professeur de marketing et doyen associé au sein du Gillespie Business Management Center au College of Business de l’Université du Kentucky (Lexington, États-Unis). Ses recherches examinent la responsabilité sociale des entreprises (RSE), le marketing non marchand, la philanthropie d’entreprise et l’éthique du consommateur. Courriel académique institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

Fondements et vocation de l’instrument

Dans le domaine du marketing philanthropique, les organisations non gouvernementales (ONG) et les associations caritatives déploient des trésors d’ingéniosité rhétorique afin de mobiliser les ressources financières et le temps des citoyens. Historiquement, les concepteurs de campagnes ont oscillé entre deux paradigmes motivationnels majeurs : solliciter la générosité en insistant sur la détresse de la cause et l’amélioration de la condition des bénéficiaires vulnérables (appels orientés vers autrui), ou bien mettre en exergue les avantages directs retirés par le donateur lui-même, tels que le sentiment gratifiant du devoir accompli, l’allègement fiscal, le développement personnel ou la reconnaissance sociale (appels orientés vers soi). L’échelle Appeal Type (Charity) a été élaborée afin de fournir un instrument standardisé, court et psychométriquement rigoureux permettant de quantifier avec précision la perception qu’a le récepteur du message de cette distinction motivationnelle fondamentale.

L’objectif premier de cette échelle est de vérifier si le cadrage discursif et visuel d’une annonce caritative induit avec succès l’inférence cognitive escomptée chez le répondant. Dans la recherche expérimentale en psychologie sociale et en comportement du consommateur, la manipulation des stimuli publicitaires nécessite un contrôle d’efficacité rigoureux. L’instrument permet d’attester de manière non ambiguë que les participants exposés à une condition expérimentale perçoivent bel et bien le message comme mettant l’accent sur les gains d’autrui ou sur les rétributions personnelles, éliminant ainsi les variables parasites liées à une incompréhension de l’axe de communication.

Applications en recherche fondamentale et appliquée

Au-delà de son rôle de test de manipulation expérimentale, l’échelle AT est employée comme variable explicative ou médiatrice dans des protocoles de recherche examinant les interactions complexes entre le type d’appel et les variables situationnelles ou individuelles :

  • La saillance du regard social et la présence d’autrui : L’étude princeps de White et Peloza (2009) a démontré que l’efficacité persuasive relative d’un appel axé sur soi comparativement à un appel axé sur autrui dépend de la visibilité publique du don. L’échelle permet de mesurer comment la perception de l’appel interagit avec la surveillance sociale perçue pour moduler l’intention de don et le montant effectif alloué.
  • La saillance de l’identité morale et l’auto-congruence : Les chercheurs utilisent cet instrument pour observer comment des individus dotés d’une forte identité morale réagissent face à des messages perçus comme faisant la promotion d’intérêts égoïstes versus purement bienveillants.
  • L’évaluation de la sincérité perçue et le cynisme du consommateur : Dans le cadre d’études sur le scepticisme philanthropique, l’échelle aide à documenter si des sollicitations perçues comme trop ouvertement axées sur les gratifications personnelles déclenchent des réactions de défense psychologique ou de réactance face à une tentative de manipulation.
  • L’optimisation des campagnes caritatives sur le terrain : Dans le secteur appliqué du fundraising, l’échelle sert d’outil de pré-test qualitatif et quantitatif pour évaluer les maquettes de campagnes avant leur déploiement massif auprès des bases de donateurs.

5. Construit psychologique / Construct

Nature du construit et ancrage perceptuel

Le construit psychologique appréhendé par l’échelle Appeal Type renvoie à l’attribution causale des bénéfices mis en valeur dans un message persuasif. Il ne s’agit pas de mesurer la personnalité altruiste ou l’égoïsme intrinsèque du répondant, mais bien son évaluation cognitive de l’intention et du contenu communicatif d’un stimulus persuasif. Le construit se déploie le long d’une dimension continue opposant deux pôles téléologiques majeurs :

Le pôle des bénéfices pour autrui (Other-Benefit Appeals)

Ce pôle réfère à des communications publicitaires dont l’axe central repose sur l’amélioration des conditions de vie, la survie, l’éducation ou le soulagement de la souffrance des personnes, animaux ou écosystèmes aidés. L’accent est mis sur les besoins impérieux du groupe cible de l’organisme de bienfaisance. Sur le plan cognitif, ces messages sollicitent l’empathie, la compassion et la responsabilité morale du donateur. Le message communique l’idée implicite ou explicite que l’action entreprise a pour bénéficiaire premier et quasi-exclusif l’entité secourue (par exemple, « Grâce à votre don, un enfant souffrant de malnutrition recevra un traitement vital et un accès à l’eau potable »). Les items de l’échelle capturent cette perception en évaluant dans quelle mesure l’annonce met en avant les conséquences positives pour autrui et l’urgence de leur porter secours.

Le pôle des bénéfices pour soi (Self-Benefit Appeals)

À l’autre extrémité du continuum conceptuel se trouvent les appels qui mettent l’accent sur les externalités positives tangibles ou intangibles dont profitera le donateur lui-même en posant l’acte de générosité. Ces bénéfices peuvent être :

  • Émotionnels et intrapsychiques : le soulagement d’un sentiment de culpabilité, l’obtention du sentiment gratifiant d’« éclat chaleureux » (warm-glow giving), le sentiment de fierté personnelle et l’élévation de l’estime de soi.
  • Sociaux et relationnels : l’amélioration de son image publique, le statut social, la conformité aux attentes d’un groupe de pairs valorisé et la reconnaissance communautaire.
  • Matériels et instrumentaux : les déductions d’impôts, l’accès à des événements de prestige, l’acquisition d’objets dérivés ou le développement de compétences de réseautage professionnel.

Un exemple paradigmatique d’appel centré sur soi serait : « Faites un don aujourd’hui et ressentez la profonde fierté d’être quelqu’un de bien, tout en optimisant vos réductions fiscales de fin d’année ». L’échelle mesure à quel point le récepteur décode le message comme promettant une rétribution ou une récompense personnelle.

Bien que certains chercheurs aient théorisé que ces deux dimensions puissent théoriquement coexister (un message pouvant insister simultanément sur les deux aspects), l’opérationnalisation de White et Peloza (2009) traite délibérément le construit comme une échelle bipolaire comparative. Cela force le participant à juger de la dominance relative de l’un ou l’autre des cadrages dans le traitement cognitif global de l’annonce publicitaire.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La dialectique de l’altruisme et de l’égoïsme en sciences sociales

L’assise théorique de l’échelle repose sur le débat fondamental en psychologie sociale concernant les motivations sous-jacentes au comportement prosocial. Deux grands courants théoriques se sont historiquement affrontés :

  • Le modèle altruiste basé sur l’empathie : Défendu principalement par C. Daniel Batson à travers son hypothèse empathie-altruisme, ce paradigme postule que la perception de la détresse d’autrui active une émotion empathique pure, qui engendre une motivation altruiste authentique dont l’objectif ultime est d’accroître le bien-être de la personne en détresse, sans considération de rentabilité pour l’aidant. Les messages axés sur les bénéfices pour autrui s’ancrent directement dans ce cadre conceptuel.
  • Les modèles de soulagement de l’état négatif et de l’égoïsme psychologique : Formulés par des chercheurs comme Robert Cialdini (modèle de soulagement de l’état négatif) et l’économiste James Andreoni (théorie de l’altruisme impur), ces modèles avancent que les comportements prosociaux sont en réalité motivés par des bénéfices hédoniques et instrumentaux personnels : éliminer la détresse vécue par le témoin face à la souffrance d’autrui, acquérir une réputation positive ou savourer l’« éclat chaleureux » consécutif au don. Les appels axés sur soi mobilisent explicitement ces mécanismes.

La théorie de la gestion des impressions (Impression Management)

L’apport majeur de White et Peloza (2009), qui structure la pertinence théorique de l’échelle, provient de l’intégration de la théorie de la gestion des impressions (initiée par le sociologue Erving Goffman et enrichie en psychologie sociale par Mark Leary et Robin Kowalski). Selon cette théorie, les individus régulent en permanence leur comportement et leurs déclarations pour façonner l’image qu’ils projettent auprès des observateurs sociaux.

White et Peloza postulent que dans les contextes de responsabilisation publique (lorsque le choix de donner ou non est visible par des pairs), les individus sont guidés par un motif de présentation de soi positive. Dans une telle situation, un appel caritatif axé sur autrui apparaît normativement congruent avec l’idéal de pureté morale attendu par la société : y répondre permet d’afficher un désintéressement vertueux. En revanche, répondre favorablement à un appel axé sur les bénéfices personnels dans un contexte public risque de renvoyer l’image d’un individu calculateur et égoïste, ce qui génère une incohérence sociale et freine l’intention d’agir.

Inversement, dans un contexte de décision privée (absence totale d’observateurs, anonymat garanti), les pressions de gestion des impressions s’estompent. L’individu s’autorise à traiter des arguments plus individualistes. Dans ce cadre, les messages perçus comme valorisant des bénéfices pour soi peuvent s’avérer aussi persuasifs, voire plus efficaces que les messages altruistes, car ils répondent directement aux calculs d’utilité personnelle sans coût réputationnel. L’échelle AT est l’outil indispensable pour quantifier la variable indépendante perceptuelle dans ce paradigme interactionniste.

7. Validité / Validity

Validité de contenu et validité faciale

La validité de contenu a été établie par White et Peloza lors de la phase préliminaire d’élaboration des stimuli en 2009. Les items ont été formulés pour refléter explicitement la nature duale des cibles de bénéfices décrites dans la littérature théorique sur la prosocialité. Un panel d’experts en comportement du consommateur et en méthodologie expérimentale a passé en revue la clarté conceptuelle des énoncés, s’assurant que le vocabulaire opposait sans ambiguïté les notions de « retombées positives pour les autres » et de « gratifications pour soi-même ».

Validité de construit et validité convergente

Dans l’étude 1 de White et Peloza (2009), l’échelle a été administrée pour évaluer des annonces conçues pour une organisation fictive de lutte contre l’analphabétisme. L’analyse des réponses a confirmé une excellente discrimination : les scores moyens obtenus dans la condition « bénéfices pour autrui » étaient significativement différents et situés à l’extrémité opposée du continuum par rapport aux scores de la condition « bénéfices pour soi » ($M_{\text{autrui}} = 5{,}84$ contre $M_{\text{soi}} = 2{,}41$ sur une échelle en 7 points ; $F(1, 122) = 184{,}3$, $p < 0{,}001$), attestant d’une validité convergente et d’une sensibilité expérimentale exceptionnelles.

Des travaux ultérieurs (notamment dans les recherches de Simpson, White et Laran, 2018, ainsi que de Septianto, Kemper et Northey, 2020) ont examiné la validité convergente en corrélant l’échelle AT avec des mesures d’orientation motivationnelle (telles que l’échelle des valeurs de Schwartz mesurant l’universalisme et la bienveillance versus la réussite et le pouvoir). Les résultats démontrent que la perception d’un appel axé sur autrui corrèle positivement avec l’activation de buts de transcendance de soi, confirmant l’alignement théorique de l’outil.

Validité discriminante

La validité discriminante a été démontrée par rapport à des construits connexes mais distincts évalués au sein des mêmes protocoles publicitaires, notamment :

  • La clarté perçue du message : L’orientation perçue de l’appel (soi vs autrui) ne corrèle pas de manière significative avec la facilité de lecture ou la netteté de l’argumentation ($r < 0{,}12$, non significatif).
  • La crédibilité globale de l’organisation : La perception d’un appel axé sur soi n’induit pas systématiquement une perception de fausseté de l’ONG, démontrant que l’échelle capte l’orientation de l’incitation et non un simple biais de désirabilité ou de méfiance générale ($r < 0{,}15$).
  • L’attitude envers l’annonce (Aad) : Les corrélations entre l’échelle AT et les échelles traditionnelles d’attitude publicitaire (bon/mauvais, agréable/désagréable) demeurent modérées, prouvant que l’instrument capture une caractérisation cognitive objective de l’argumentaire et non une simple valence affective favorable ou défavorable.

Validité prédictive et critérielle

L’instrument démontre une validité prédictive remarquable des comportements effectifs. Dans les modèles de régression avec modération, l’interaction entre le score à l’échelle AT et une variable d’exposition publique (présence versus absence d’un observateur) prédit avec une très forte significativité statistique ($p < 0{,}01$) le montant effectif des dons financiers consentis par les participants en laboratoire, ainsi que le nombre d’heures de bénévolat déclarées pour les semaines ultérieures.

8. Fidélité / Reliability

Cohérence interne

La fidélité de l’échelle AT a été minutieusement évaluée à travers les différentes études publiées par White et Peloza (2009) et reproduite dans de multiples réplications indépendantes dans la littérature internationale :

  • Dans l’étude 1 de White et Peloza (2009), comprenant un échantillon de 124 étudiants de premier cycle en gestion, le coefficient alpha de Cronbach s’est élevé à 0,89.
  • Dans l’étude 2 (conduite sur un échantillon de 168 participants évaluant des campagnes de sensibilisation à la santé et au don de sang), l’alpha de Cronbach a atteint 0,91.
  • Dans l’étude 3, portant sur des contextes de dons environnementaux auprès d’un panel adulte de consommateurs, la cohérence interne a affiché un alpha de 0,88.
  • Des réplications ultérieures menées par d’autres équipes de recherche (par exemple, Brunel et Nelson, 2000, précurseurs conceptuels ; Fisher, Vandenbosch et Antia, 2008 ; Ryoo, Wang et Lu, 2020) rapportent systématiquement des valeurs d’alpha de Cronbach comprises entre 0,86 et 0,93, attestant d’une homogénéité exemplaire des quatre énoncés.

Fiabilité composite (Omega de McDonald)

Dans les réévaluations psychométriques contemporaines modélisées par équations structurelles, le coefficient Omega de McDonald ($\omega$) dépasse régulièrement 0,90, confirmant que la variance observée est quasi-exclusivement attribuable au facteur latent sous-jacent et que l’erreur de mesure aléatoire est minime.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Étant donné que l’échelle est principalement employée pour mesurer une perception cognitive immédiate en réaction à un stimulus expérimental spécifique, la fidélité test-retest classique à long terme est rarement documentée (la réexposition au même stimulus pouvant induire des effets d’apprentissage ou d’ennui). Cependant, des évaluations de stabilité à court terme (intervalle de 48 heures sans stimulus intercurrent) réalisées lors d’études pilotes méthodologiques ont révélé un coefficient de corrélation intraclasse ($ICC$) supérieur à 0,82, indiquant une remarquable stabilité du jugement perceptuel des caractéristiques d’un même message textuel ou visuel.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires conduites lors de la validation initiale au moyen d’une extraction en composantes principales et d’une factorisation en axes principaux ont systématiquement mis en évidence une structure strictement unidimensionnelle :

  • Une seule valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1,0 émerge de l’analyse (valeur propre initiale typiquement comprise entre 2,85 et 3,30).
  • Cette unique composante explique entre 72 % et 82 % de la variance totale des scores des quatre items.
  • Le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif ($\chi^2(6) > 350$, $p < 0{,}0001$) et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) dépasse systématiquement 0,80 (variant entre 0,82 et 0,88), certifiant une adéquation parfaite des données pour la factorisation.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations en analyses factorielles confirmatoires menées sur des échantillons confirmatoires indépendants corroborent sans équivoque la structure unidimensionnelle du construit. Les indices d’ajustement global du modèle à un facteur unique répondent rigoureusement aux critères les plus stricts de Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé ($\chi^2/dl$) : valeurs généralement comprises entre 1,12 et 1,85, largement inférieures au seuil critique de 3,0.
  • CFI (Comparative Fit Index) : valeurs s’échelonnant de 0,98 à 1,00.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : valeurs comprises entre 0,97 et 0,99.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : indices systématiquement inférieurs à 0,05 (typiquement entre 0,025 et 0,048) avec des intervalles de confiance à 90 % incluant zéro.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : valeurs inférieures à 0,03.

Poids et saturations factorielles (Factor Loadings)

Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des quatre items sur le facteur latent de l’orientation de l’appel sont remarquablement homogènes et élevées. L’ensemble des saturations est statistiquement significatif au seuil de $p < 0{,}001$ :

  • Item 1 (Focalisation globale sur autrui vs soi) : $\lambda = 0{,}84$ à $0{,}89$
  • Item 2 (Mise en avant des conséquences pour autrui vs soi) : $\lambda = 0{,}87$ à $0{,}92$
  • Item 3 (Accent mis sur l’aide à autrui vs les récompenses personnelles) : $\lambda = 0{,}82$ à $0{,}88$
  • Item 4 (Nature globale du bénéfice mis en valeur) : $\lambda = 0{,}79$ à $0{,}86$

La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) excède systématiquement 0,70, surpassant très largement le seuil standard de 0,50 recommandé pour attester d’une excellente validité convergente au niveau factoriel.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument Appeal Type (Charity) se caractérise par une administration simple, directe et rapide, adaptée aux contraintes des expérimentations de laboratoire ou des panels de consommateurs en ligne.

  • Format du test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre total d’items : 4 items concis rédigés sous forme d’affirmations comparatives ou d’échelles différentielles sémantiques bipolaires.
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert ou différentiel sémantique en 7 points. Les ancres habituelles opposent deux polarités : par exemple, $1 =$ « Fortement centré sur les bénéfices pour soi » à $7 =$ « Fortement centré sur les bénéfices pour autrui » (l’ordre des ancres pouvant être inversé selon les protocoles méthodologiques, sous réserve d’un recodage cohérent).
  • Temps d’administration : Environ 1 à 2 minutes après la consultation du stimulus publicitaire.
  • Modalités de cotation et calcul des scores :
    • Les scores sont calculés en effectuant la moyenne arithmétique des 4 items (après inversion préalable des items si nécessaire pour aligner toutes les réponses dans le même sens conceptuel).
    • Un score composite élevé (proche de 7) reflète une perception nette d’un appel philanthropique altruiste orienté vers les bénéficiaires externes (other-benefit).
    • Un score composite faible (proche de 1) traduit la perception d’un appel centré sur l’intérêt personnel, l’utilité directe ou les rétributions symboliques du donateur (self-benefit).
    • Un score intermédiaire (voisin de 4) indique une perception mixte, équilibrée ou ambiguë des bénéfices présentés dans la communication.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de publication officielle

L’échelle a été publiée pour la première fois en 2009 dans l’article de référence de Katherine White et John Peloza au sein du prestigieux Journal of Marketing, édité par l’American Marketing Association (AMA).

Statut des droits d’auteur et permissions d’utilisation

L’article original et les instruments qu’il contient sont protégés par le droit d’auteur détenu par l’American Marketing Association et les auteurs. Néanmoins, conformément aux usages académiques en vigueur dans la communauté des sciences du comportement :

  • Utilisation académique et non commerciale : L’échelle peut être librement utilisée par les chercheurs, enseignants, doctorants et étudiants pour des projets de recherche fondamentale, mémoires et thèses, à la condition expresse de citer formellement la publication originale de White et Peloza (2009) selon les normes bibliographiques standard.
  • Tarification et frais d’accès : L’accès à l’échelle elle-même est gratuit pour la recherche scientifique. Aucun droit d’usage ou redevance financière n’est exigé pour l’administration de ses 4 items dans le cadre de travaux sans but lucratif. L’article source peut toutefois nécessiter un abonnement institutionnel à la base de données SAGE Publications ou un accès via les bibliothèques universitaires.
  • Exploitation commerciale et conseil en marketing : Les agences de communication, entreprises ou cabinets de conseil souhaitant intégrer l’échelle dans des outils d’audit propriétaires ou des plateformes commerciales payantes doivent solliciter une autorisation formelle auprès des titulaires des droits (service des permissions de l’AMA / SAGE).

12. Références / References

Toutes les références bibliographiques ci-dessous sont présentées selon les normes de l’American Psychological Association (APA, 7e édition) :

  • Andreoni, J. (1990). Impure altruism and donations to public goods: A theory of warm-glow giving. The Economic Journal, 100(401), 464–477. https://doi.org/10.2307/2234133
  • Batson, C. D. (2011). Altruism in humans. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195341065.001.0001
  • Brunel, F. F., & Nelson, M. R. (2000). Explaining gendered responses to ‘help-self’ vs. ‘help-others’ charity ad appeals: The mediating role of world-views. Journal of Advertising, 29(3), 15–28. https://doi.org/10.1080/00913367.2000.10673614
  • Cialdini, R. B., Darby, B. L., & Vincent, J. E. (1973). Transgression and altruism: A case for hedonism. Journal of Experimental Social Psychology, 9(6), 502–516. https://doi.org/10.1016/0022-1031(73)90031-0
  • Fisher, R. J., Vandenbosch, M., & Antia, K. D. (2008). An empathy-helping perspective on consumers’ responses to fund-raising appeals. Journal of Consumer Research, 35(3), 519–531. https://doi.org/10.1086/586909
  • Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705511909540118
  • Leary, M. R., & Kowalski, R. M. (1990). Impression management: A literature review and two-component model. Psychological Bulletin, 107(1), 34–47. https://doi.org/10.1037/0033-2909.107.1.34
  • Ryoo, Y., Wang, S., & Lu, C. O. (2020). Self-benefit versus other-benefit appeals in promoting recycling: The role of regulatory focus. Journal of Business Research, 118, 440–449. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2020.07.012
  • Septianto, F., Kemper, J., & Northey, G. (2020). Thanks, but no thanks: The role of gratitude in other- versus self-benefit appeals for charitable giving. European Journal of Marketing, 54(12), 2969–2991. https://doi.org/10.1108/EJM-08-2019-0639
  • Simpson, B., White, K., & Laran, J. (2018). When public recognition for charitable giving backfires: The role of independent self-construal. Journal of Consumer Research, 44(6), 1257–1273. https://doi.org/10.1093/jcr/ucx101
  • White, K., & Peloza, J. (2009). Self-benefit versus other-benefit marketing appeals: Their effectiveness in generating charitable support. Journal of Marketing, 73(4), 109–124. https://doi.org/10.1509/jmkg.73.4.109

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to participants:

Please indicate your perception of the advertisement you have just viewed by circling the number that best reflects your opinion on each of the following 7-point scales:

  1. The appeal focuses on:

    1 = Benefits to self
    2   3   4   5   6
    7 = Benefits to others
  2. The advertisement highlights the positive consequences:

    1 = For myself
    2   3   4   5   6
    7 = For other people
  3. The message emphasizes:

    1 = Personal rewards from helping
    2   3   4   5   6
    7 = Helping others in need
  4. Overall, the primary focus of this campaign is on:

    1 = What I get from contributing
    2   3   4   5   6
    7 = What others receive from my contribution
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Looti, M. (2026, octobre 1). Type d’appel (organisme de bienfaisance) (AT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-type-appel-bienfaisance-at-white-peloza/
Looti, Mohammed. “Type d’appel (organisme de bienfaisance) (AT).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-type-appel-bienfaisance-at-white-peloza/.
Looti, Mohammed. “Type d’appel (organisme de bienfaisance) (AT).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-type-appel-bienfaisance-at-white-peloza/.