Échelle à trois facteurs de contrôle interne-externe de Reid-Ware

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle à trois facteurs de contrôle interne-externe de Reid-Ware : cadre conceptuel, propriétés psychométriques et inventaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle à trois facteurs de contrôle interne-externe de Reid-Ware (Reid-Ware Three-Factor Internal-External Scale) constitue une avancée psychométrique majeure dans l’évaluation du construit de lieu de contrôle (locus of control), initialement formulé par Julian B. Rotter dans le cadre de sa théorie de l’apprentissage social. Conçue par les psychologues canadiens David W. Reid et Edward E. Ware au début des années 1970, cette échelle a été développée afin de surmonter les limitations inhérentes à la conception unidimensionnelle de l’échelle I-E classique de Rotter, souvent critiquée pour son hétérogénéité factorielle et son manque de sensibilité différentielle.

L’instrument se compose d’un inventaire global de 45 items formulés selon un format de choix forcé dyadique (deux énoncés antithétiques, l’un orienté vers l’internalité et l’autre vers l’externalité). Parmi ces items, 32 énoncés sont directement cotés et répartis en trois sous-échelles distinctes et empiriquement validées, tandis que 13 items agissent comme des distracteurs (items de remplissage) destinés à limiter le biais de désirabilité sociale. Les trois dimensions évaluées sont :

  • Le contrôle du système social (Social System Control, 12 items cotés) : mesure le degré auquel l’individu perçoit que les institutions sociopolitiques, les gouvernements et les forces économiques déterminent sa destinée, par opposition à la croyance en l’impact de l’action citoyenne et de la participation civique.
  • Le fatalisme (Fatalism, 12 items cotés) : évalue la croyance selon laquelle les événements de la vie sont gouvernés par la chance, la fortune, le hasard ou le destin, par opposition à l’effort individuel et aux compétences personnelles.
  • L’autocontrôle (Self-Control, 8 items cotés) : constitue l’apport théorique novateur de Reid et Ware, mesurant la capacité perçue de l’individu à réguler ses propres pulsions, désirs, affects et comportements immédiats.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement entre 0,72 et 0,84 selon les sous-échelles et les populations étudiées, ainsi qu’une fidélité test-retest stable sur des intervalles de plusieurs mois. La structure factorielle tripartite a été confirmée à maintes reprises par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, montrant une forte validité convergente et discriminante, notamment dans les recherches sur la dépression, la résilience psychologique, la régulation comportementale des addictions et l’engagement sociopolitique.

2. Mots-clés / Keywords

Lieu de contrôle, Locus of control, Reid-Ware, Autocontrôle, Fatalisme, Système social, Psychométrie, Analyse factorielle, Théorie de l’apprentissage social, Régulation émotionnelle, Croyances de contrôle, Évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été élaboré et standardisé par :

  • David W. Reid, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, Département de psychologie, Faculté de santé, Université York (York University), Toronto, Ontario, Canada. Spécialiste reconnu de la psychologie de la personnalité, des processus d’attribution causale et du vieillissement.
  • Edward E. Ware, Ph.D. : Professeur agrégé de psychologie et de méthodes quantitatives, Département de psychologie, Université McMaster (McMaster University), Hamilton, Ontario, Canada. Expert en modélisation multivariée, analyse factorielle et méthodologie d’évaluation psychométrique.

Les correspondances académiques historiques relatives aux travaux fondateurs de cette échelle sont rattachées au département de psychologie de l’Université York (Toronto, Canada).

4. Objectif / Purpose

Fondements et genèse de l’instrument

L’objectif fondamental de l’Échelle à trois facteurs de Reid-Ware est de décomposer le construit global de lieu de contrôle (locus of control) en dimensions spécifiques et indépendantes afin d’améliorer la prédiction comportementale et l’évaluation clinique. Lorsque Julian Rotter a introduit son échelle I-E en 1966, il envisageait le lieu de contrôle comme un trait de personnalité généralisé et bipolaire, oscillant sur un continuum unique entre la conviction que les renforcements dépendent de ses propres actions (contrôle interne) et la conviction qu’ils dépendent de forces extérieures incontrôlables (contrôle externe).

Néanmoins, les recherches empiriques des années 1970 ont rapidement mis en évidence les faiblesses conceptuelles et méthodologiques de cette vision unidimensionnelle. Dans de nombreuses situations, des individus pouvaient croire fermement que le travail acharné apporte la réussite (rejet du fatalisme), tout en ayant conscience que les structures sociopolitiques ou les discriminations institutionnelles limitent sévèrement leurs opportunités réelles (reconnaissance des contraintes du système social). De plus, l’échelle originale de Rotter omettait une composante intrapersonnelle essentielle : la capacité de l’individu à maîtriser ses propres impulsions et états affectifs internes. Reid et Ware ont donc conçu cet instrument pour distinguer rigoureusement :

  1. Les attributions externes impersonnelles basées sur le hasard et la fatalité.
  2. Les attributions externes sociopolitiques et institutionnelles.
  3. Les capacités internes d’autorégulation et de maîtrise des désirs immédiats.

Applications en recherche et en psychologie clinique

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle de Reid-Ware est largement employée dans plusieurs domaines cardinaux :

  • Psychopathologie et santé mentale : L’instrument a permis d’éclairer les mécanismes sous-jacents aux troubles de l’humeur. Les recherches de Reid et Ware (1974) ont révélé que la dépression clinique n’est pas simplement corrélée à une externalité générale, mais plus particulièrement à un sentiment d’impuissance face au fatalisme et à un déficit perçu d’autocontrôle intrapersonnel, tandis que la perception du système social présente des patrons d’association différents.
  • Addictologie et médecine comportementale : La sous-échelle d’autocontrôle est particulièrement prédictive des comportements compulsifs, de l’abandon du tabagisme, de la gestion du poids et des troubles liés à l’usage de substances. Les patients présentant un score élevé d’autocontrôle réussissent significativement mieux dans les programmes de modification du comportement que ceux attribuant leurs rechutes à une absence totale de volonté personnelle.
  • Psychologie sociale et politique : La sous-échelle de contrôle du système social sert de prédicteur robuste de la participation électorale, de l’activisme communautaire, de l’aliénation politique et des réactions individuelles face à l’injustice systémique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle repose sur une partition tridimensionnelle du lieu de contrôle. Contrairement aux approches réductionnistes, Reid et Ware postulent que les croyances relatives au contrôle ne s’exercent pas dans un vide indifférencié, mais s’articulent selon des registres phénoménologiques bien précis.

1. Le Contrôle du Système Social (Social System Control)

Cette dimension mesure les croyances d’un individu quant à sa capacité à influencer l’environnement sociopolitique, institutionnel et macro-organisationnel. À l’extrémité externe de cette dimension, l’individu perçoit les gouvernements, les lois, les institutions économiques et les figures d’autorité comme des entités monolithiques, impénétrables et impossibles à influencer par l’action individuelle ou collective. L’individu s’estime victime impuissante de forces sociétales complexes qu’il ne maîtrise ni ne comprend.

À l’inverse, à l’extrémité interne, la personne adhère à l’idée que les citoyens informés et organisés peuvent modifier les politiques publiques, éliminer la corruption, juguler l’inflation et infléchir les décisions gouvernementales. Cette sous-échelle sépare ainsi nettement le désengagement civique rationnel d’une croyance magique dans le destin.

2. Le Fatalisme (Fatalism)

Le fatalisme appréhende la dimension métaphysique et stochastique du contrôle externe. Il explore la croyance selon laquelle l’existence humaine est tributaire de la chance pure, de la malchance fortuite, des coïncidences accidentelles et du destin inexorable. Un score externe élevé reflète la conviction que planifier l’avenir est vain, car le succès ou l’échec résulte principalement du fait de « se trouver au bon endroit au bon moment » ou d’avoir une « bonne étoile ».

Un score interne sur cette dimension traduit une vision méritocratique et déterministe où les récompenses, la reconnaissance sociale et les accomplissements personnels découlent directement des compétences, du labeur persistant et des décisions individuelles rationnelles, la chance n’étant considérée que comme un facteur marginal ou inexistant.

3. L’Autocontrôle (Self-Control)

La sous-échelle d’autocontrôle constitue l’innovation paradigmatique la plus marquante de l’échelle de Reid-Ware. Alors que les échelles antérieures cantonnaient le lieu de contrôle aux interactions entre l’individu et son environnement externe (homme contre monde), l’autocontrôle introduit l’arène intrapersonnelle (homme contre lui-même). Il examine le sentiment d’efficacité personnelle et de gouvernance que l’individu exerce sur ses pulsions biologiques, ses tentations immédiates, ses émotions débordantes et ses tendances comportementales involontaires.

Une personne présentant une orientation externe sur cette sous-échelle rapporte fréquemment qu’elle agit contre sa propre volonté (« je fais des choses que je ne voulais pas faire »), qu’elle ne peut maîtriser ses accès émotionnels ou qu’elle cède inexorablement aux sollicitations hédonistes (excès alimentaires, alcool, impulsivité). Une orientation interne dénote une ferme confiance en sa capacité d’autorégulation, d’inhibition comportementale et de discipline personnelle.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La théorie de l’apprentissage social de Rotter

L’échelle s’inscrit au confluent de la théorie de l’apprentissage social développée par Julian Rotter (1954, 1966) et des modèles de l’autorégulation cognitive ultérieurement approfondis par Albert Bandura. Selon la formulation canonique de Rotter, le potentiel de comportement ($BP$) dans une situation donnée est fonction de l’attente ($E$) que ce comportement mène à un renforcement spécifique, et de la valeur de ce renforcement ($RV$) :

BP = f(E, RV)

Rotter a théorisé que lorsque les individus font face à des situations nouvelles ou ambiguës, ils mobilisent des attentes généralisées quant à l’origine du contrôle de leurs renforcements. Ces attentes généralisées se cristallisent le long d’un continuum internalité-externalité. Cependant, l’approche de Rotter amalgamait différentes sources d’externalité au sein d’une métrique indifférenciée.

L’apport structuraliste de Reid et Ware

S’appuyant sur les travaux pionniers de Mirels (1970) — qui avait isolé deux facteurs dans l’échelle de Rotter (l’efficacité personnelle face au monde physique vs le contrôle politique) — Reid et Ware ont démontré que la multidimensionnalité du construit était plus vaste. En intégrant formellement les travaux de la psychologie cognitive naissante et les conceptions de l’autorégulation (Kanfer, Karoly), ils ont postulé que le concept d’internalité devait inclure le contrôle exercé sur le soi intérieur.

Dans ce modèle tripartite, le comportement d’un individu face à une situation complexe (comme une tentative d’arrêt du tabac ou un vote démocratique) n’est pas régulé par un trait monolithique unique, mais par une constellation d’attentes spécifiques réparties sur trois axes orthogonaux ou modérément corrélés :

  • Attribution d’impuissance causée par le hasard cosmique (Fatalisme).
  • Attribution d’impuissance causée par des barrières institutionnelles (Système social).
  • Attribution d’impuissance causée par une faillite de la volonté interne (Déficit d’autocontrôle).

7. Validité / Validity

L’Échelle à trois facteurs de Reid-Ware a fait l’objet de rigoureuses évaluations psychométriques destinées à établir sa validité sous toutes ses facettes.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations substantielles avec les instruments préexistants de contrôle perçu :

  • Les dimensions Fatalisme et Contrôle du système social corrèlent positivement et significativement avec le score global de l’échelle I-E de Rotter ($r = 0,55$ à $0,68$, $p < 0,001$), ce qui confirme leur ancrage dans le construit générique d’externalité.
  • La sous-échelle Autocontrôle présente des corrélations modérées avec l’échelle I-E de Rotter ($r = 0,25$ à $0,35$), démontrant qu’elle capture une variance unique jusqu’alors absente des outils traditionnels.
  • L’autocontrôle corrèle négativement de manière très robuste avec les échelles d’impulsivité (comme l’échelle de Barratt) et positivement avec les inventaires d’auto-efficacité de Bandura ($r = 0,48$).

Validité différentielle et discriminante

La validité discriminante est étayée par l’indépendance statistique relative entre les trois dimensions elles-mêmes. Les intercorrélations entre les trois sous-échelles demeurent modérées (généralement comprises entre $r = 0,18$ et $r = 0,38$), confirmant qu’elles mesurent des construits psychologiquement distincts et non réductibles les uns aux autres.

De surcroît, les corrélations avec les échelles de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) se sont révélées faibles et non significatives (coefficients compris entre $-0,08$ et $-0,14$), attestant que les réponses des participants ne sont pas substantiellement biaisées par la recherche de conformité sociale.

Validité prédictive et clinique

Dans l’étude clinique fondatrice de Reid et Ware (1974), la validité prédictive a été établie auprès d’échantillons universitaires et cliniques évalués pour la dépression au moyen de l’inventaire de dépression de Beck (BDI). Les analyses de régression multiple ont montré que la sous-échelle Fatalisme et la sous-échelle Autocontrôle prédisaient conjointement une part majeure de la variance des scores de dépression ($R^2 = 0,32$, $p < 0,001$). Les individus manifestant une externalité élevée combinée à un faible sentiment d’autocontrôle présentaient le risque le plus aigu de détresse psychologique et de passivité apprise (learned helplessness).

8. Fidélité / Reliability

Les études empiriques menées par Reid et Ware (1973, 1974), ainsi que les réplications ultérieures conduites dans la littérature internationale, attestent d’une fiabilité psychométrique robuste pour l’ensemble des sous-échelles.

Consistance interne

La consistance interne a été mesurée à l’aide du coefficient alpha de Cronbach et de la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20), adaptée aux items dichotomiques à choix forcé :

  • Sous-échelle Fatalisme (12 items) : Présente des coefficients alpha oscillant entre $0,76$ et $0,84$ selon les cohortes, témoignant d’une excellente homogénéité thématique des items relatifs à la chance et au destin.
  • Sous-échelle Contrôle du système social (12 items) : Affiche une consistance interne comprise entre $0,73$ et $0,81$, démontrant la cohérence des perceptions touchant au pouvoir politique et institutionnel.
  • Sous-échelle Autocontrôle (8 items) : Malgré sa brièveté relative (8 items cotés), cette dimension obtient des coefficients alpha stables se situant entre $0,70$ et $0,78$.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été documentée sur divers intervalles :

  • À un intervalle de quatre semaines, les coefficients de corrélation test-retest se situent à $r = 0,78$ pour le Fatalisme, $r = 0,75$ pour le Contrôle du système social, et $r = 0,72$ pour l’Autocontrôle.
  • À trois mois d’intervalle, la stabilité demeure appréciable (coefficients moyens de l’ordre de $r = 0,68$ à $0,71$), confirmant qu’il s’agit bien de dispositions et d’attentes généralisées stables dans le temps, tout en conservant une sensibilité aux événements de vie majeurs ou aux interventions thérapeutiques ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) initiales

Lors des travaux de développement de l’échelle, Reid et Ware (1973) ont soumis les réponses d’un vaste échantillon d’étudiants ($N = 348$) à une analyse factorielle des composantes principales avec rotation varimax et rotation oblique promax. L’examen des valeurs propres (critère de Kaiser supérieur à 1) et l’inspection du diagramme d’éboulis (scree plot) de Cattell ont mis en évidence une rupture très nette après le troisième facteur.

Facteur extrait Nombre d’items cotés Variance expliquée (%) Plage des saturations factorielles
Facteur I : Fatalisme 12 items ~18,5 % 0,42 à 0,71
Facteur II : Système social 12 items ~14,2 % 0,38 à 0,68
Facteur III : Autocontrôle 8 items ~11,8 % 0,40 à 0,66

Les saturations croisées (cross-loadings) étaient remarquablement faibles, chaque énoncé présentant une saturation primaire robuste sur son facteur cible (> 0,35) et des saturations secondaires négligeables (< 0,20) sur les deux autres facteurs.

Confirmations par Modélisation d’Équations Structurelles (AFC)

Des recherches psychométriques ultérieures recourant à l’analyse factorielle confirmatoire ont comparé le modèle tridimensionnel de Reid et Ware à un modèle unidimensionnel concurrent (type Rotter) et à un modèle bidimensionnel (Mirels). Les indices d’ajustement du modèle tripartite ont systématiquement affiché une supériorité statistique indiscutable :

  • Indice de qualité d’ajustement comparatif ($CFI > 0,92$).
  • Indice de Tucker-Lewis ($TLI > 0,91$).
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation ($RMSEA < 0,055$).

Ces résultats confirment que le traitement du lieu de contrôle comme une entité monolithique masque des dynamiques psychologiques indépendantes qui nécessitent d’être isolées sur le plan structural.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’inventaire complet de Reid-Ware est structuré selon des spécifications méthodologiques strictes destinées à minimiser les biais de passation :

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation de la personnalité (auto-rapporté / papier-crayon ou informatisé).
  • Format des items : Choix forcé dyadique (forced-choice paired statements). Pour chaque item, le répondant est confronté à deux propositions antithétiques étiquetées (A) et (B), et doit obligatoirement sélectionner l’option qui correspond le mieux à sa conviction personnelle fondamentale, même si aucune des deux ne correspond exactement à son point de vue.
  • Nombre total d’items : 45 items au total.
    • 32 items cotés : composant les 3 sous-échelles officielles.
    • 13 items de remplissage (fillers) : non cotés, intercalés de manière aléatoire pour masquer les objectifs précis du test et atténuer la désirabilité sociale.
  • Distribution des sous-échelles cotées :
    • Contrôle du système social : 12 items (items évaluant l’influence sur la politique et les forces sociales).
    • Fatalisme : 12 items (items évaluant la chance, la fortune et le hasard).
    • Autocontrôle : 8 items (items évaluant la régulation des désirs, émotions et pulsions).
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Pour chaque paire d’énoncés, un point (1) est attribué lorsque le sujet choisit l’énoncé formulé dans le sens de l’externalité (ou de l’absence de contrôle personnel).
    • Zéro point (0) est attribué lorsque le sujet choisit l’énoncé formulé dans le sens de l’internalité (contrôle personnel affirmé).
    • Trois sous-scores distincts sont ainsi calculés :
      • Score de Système social : varie de 0 à 12 (un score élevé indique une forte externalité sociopolitique).
      • Score de Fatalisme : varie de 0 à 12 (un score élevé indique une forte croyance au destin et à la chance).
      • Score d’Autocontrôle : varie de 0 à 8 (un score élevé indique une externalité intrapersonnelle, c’est-à-dire un faible sentiment de maîtrise de soi).
    • Un score global d’externalité peut être obtenu en sommant les trois dimensions (total de 0 à 32), bien que les auteurs déconseillent cette pratique car elle dilue la spécificité des profils individuels.
  • Temps de passation : Environ 15 à 20 minutes pour l’ensemble du protocole.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1973 (première validation factorielle), suivie de la publication clinique princeps en 1974.
  • Droits d’auteur et statut juridique : Les droits initiaux relatifs aux articles de publication sont détenus par la Société canadienne de psychologie (Revue canadienne des sciences du comportement) et l’American Psychological Association (APA).
  • Tarifs et accès pour la recherche : L’échelle est traditionnellement accessible gratuitement à des fins de recherche académique non commerciale et d’enseignement scientifique sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Reid et Ware.
  • Utilisation commerciale ou clinique institutionnelle : Toute reproduction commerciale, intégration logicielle propriétaire ou diffusion à grande échelle au sein d’organismes à but lucratif nécessite une demande préalable d’autorisation auprès des éditeurs scientifiques détenteurs des droits de publication.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Lefcourt, H. M. (1982). Locus of control: Current trends in theory and research (2nd ed.). Lawrence Erlbaum Associates. https://doi.org/10.4324/9781315798813
  • Mirels, H. L. (1970). Dimensions of internal versus external control. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 34(2), 226–228. https://doi.org/10.1037/h0029005
  • Reid, D. W., & Ware, E. E. (1973). Multidimensionality of internal-external control: Addition of a third dimension and nondistinction of self versus others. Canadian Journal of Behavioural Science / Revue canadienne des sciences du comportement, 5(3), 264–271. https://doi.org/10.1037/h0082346
  • Reid, D. W., & Ware, E. E. (1974). Multidimensionality of internal versus external control: Addition of a third dimension and its relationship to depression. Canadian Journal of Behavioural Science / Revue canadienne des sciences du comportement, 6(2), 131–142. https://doi.org/10.1037/h0081860
  • Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
  • Strickland, B. R. (1989). Internal-external control expectancies: From contingency to creativity. American Psychologist, 44(1), 1–12. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.1.1

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Instructions: For each pair of statements, please select the one statement (A or B) which you more strongly believe to be the case.

Self-Control Items (8 items)

Item 1:
(A) Even when there was nothing forcing me, I have found that I will sometimes do things I really did not want to do.
(B) I always feel in control of what I am doing.
Item 2:
(A) Sometimes I impulsively do things which at other times I definitely would not let myself do.
(B) I find that I can keep my impulses in control.
Item 3:
(A) When I put my mind to it I can constrain my emotions.
(B) There are moments when I cannot subdue my emotions and keep them in check.
Item 4:
(A) People cannot always hold back their personal desires: they will behave out of impulse.
(B) If they want to, people can always control their immediate wishes, and not let these motives determine their total behavior.
Item 5:
(A) Although sometimes it is difficult, I can always willfully restrain my immediate behavior.
(B) Something I cannot do is have complete mastery over all my behavioral tendencies.
Item 6:
(A) It is possible for me to behave in a manner very different from the way I would want to behave.
(B) It would be very difficult for me to not have mastery over the way I behave.
Item 7:
(A) Self-regulation of one’s behavior is always possible.
(B) I frequently find that when certain things happen to me I cannot restrain my reaction.
Item 8:
(A) When I make my mind up, I can always resist temptation and keep control of my behavior.
(B) Even if I try not to submit, I often find I cannot control myself from some of the enticements in life such as over-eating or drinking.

Social System Control Items (12 items)

Item 9:
(A) There will always be wars no matter how hard people try to prevent them.
(B) One of the major reasons why we have wars is because people do not take enough interest in politics.
Item 10:
(A) There are institutions in our society that have considerable control over me.
(B) Little in this world controls me, I usually can do what I decide to do.
Item 11:
(A) If I put my mind to it, I could have an important influence on what a politician does in office.
(B) When I look at it carefully, I realize it is impossible for me to have any really important influence over what politicians do.
Item 12:
(A) As far as the affairs of our country are concerned, most people are the victims of forces they do not control and frequently do not even understand.
(B) By taking part in political and social events the people can directly control much of the country’s affairs.
Item 13:
(A) I do not know why politicians make the decisions they do.
(B) It is easy for me to understand why politicians do the things they do.
Item 14:
(A) With enough effort people can wipe out political corruption.
(B) It is difficult for people to have much control over the things politicians do in office.
Item 15:
(A) By active participation in the appropriate political organizations people can do a lot to keep the cost of living from going higher.
(B) There is very little people can do to keep the cost of living from going higher.
Item 16:
(A) In this world I am affected by social forces which I neither control nor understand.
(B) It is easy for me to avoid and function independently of any social forces that may attempt to have control over me.
Item 17:
(A) Generally speaking, my behavior is not governed by others.
(B) My behavior is frequently determined by other influential people.
Item 18:
(A) People can and should do what they want to do both now and in the future.
(B) There is no point in people planning their lives too far in advance because other groups of people in our society will invariably upset their plans.
Item 19:
(A) The average man can have an influence in government decisions.
(B) This world is run by a few people in power and there is not much the little guy can do about it.
Item 20:
(A) Most people do not understand why politicians behave the way they do.
(B) In the long run people are responsible for bad government on a national as well as on a local level.

Fatalism Items (12 items)

Item 21:
(A) For the average citizen becoming a success is a matter of hard work, luck has little or nothing to do with it.
(B) For the average guy getting a good job depends mainly on being in the right place at the right time.
Item 22:
(A) In my case getting what I want has little or nothing to do with luck.
(B) It is not always wise for me to plan too far ahead because many things turn out to be a matter of good or bad fortune anyhow.
Item 23:
(A) In many situations what happens to people seems to be determined by fate.
(B) People do not realize how much they personally determine their own outcomes.
Item 24:
(A) Most people do not realize the extent to which their lives are controlled by accidental happenings.
(B) For any guy, there is no such thing as luck.
Item 25:
(A) With fate the way it is, many times I feel that I have little influence over the things that happen to me.
(B) It is impossible for me to believe that chance or luck plays an important role in my life.
Item 26:
(A) Many times I feel I might just as well decide what to do by flipping a coin.
(B) In most cases I do not depend on luck when I decide to do something.
Item 27:
(A) In the long run people receive the respect and good outcomes they worked for.
(B) Unfortunately, because of misfortune or bad luck, the average guy’s worth often passes unrecognized no matter how hard he tries.
Item 28:
(A) What people get out of life is always a function of how much effort they put into it.
(B) Quite often one finds that what happens to people has no relation to what they do, what happens just happens.
Item 29:
(A) There is no such thing as luck, what happens to me is a result of my own behavior.
(B) Sometimes I do not understand how I can have such poor luck.
Item 30:
(A) Many of the unhappy things in people’s lives are at least partly due to bad luck.
(B) People’s misfortunes result from the mistakes they make.
Item 31:
(A) My getting a good job or promotion in the future will depend a lot on my getting the right turn of fate.
(B) When I get a good job, it is always a direct result of my own ability and/or motivation.
Item 32:
(A) I often realize that despite my best efforts some outcomes seem to happen as if fate planned it that way.
(B) The misfortunes and successes I have had were the direct result of my own behavior.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle à trois facteurs de contrôle interne-externe de Reid-Ware. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-trois-facteurs-controle-interne-externe-reid-ware/
Looti, Mohammed. “Échelle à trois facteurs de contrôle interne-externe de Reid-Ware.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-trois-facteurs-controle-interne-externe-reid-ware/.
Looti, Mohammed. “Échelle à trois facteurs de contrôle interne-externe de Reid-Ware.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-trois-facteurs-controle-interne-externe-reid-ware/.