Échelle de traitement affectif des publicités (AAPS)

Présentation complète et rigoureuse de l’Échelle de traitement affectif des publicités (AAPS), développée par Sundar, Kardes et Wright (2015). Analyse approfondie du construit, du cadre théorique (modèles à double processus, effet de vérité), de la validité psychométrique, de la fidélité et de l’administration.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de traitement affectif des publicités (en anglais, Affective Ad Processing Scale ou AAPS) est un instrument psychométrique conçu pour quantifier l’ampleur avec laquelle un individu s’appuie sur ses réactions émotionnelles, son ressenti affectif et son intuition plutôt que sur une analyse cognitive, rationnelle et délibérative lorsqu’il évalue un message publicitaire. Développée et formalisée dans les travaux de recherche en psychologie du consommateur menés par Aparna Sundar, Frank R. Kardes et Scott A. Wright (2015), cette échelle a été initialement mobilisée pour étudier la sensibilité à la fluidité de traitement (processing fluency) et l’émergence de l’effet de vérité (truth effect) face à des messages de santé répétés.

L’instrument se compose généralement d’une série d’énoncés auto-rapportés évaluant la prédominance du traitement affectif immédiat (par exemple, l’écoute d’un sentiment viscéral, l’appréciation globale non analytique, la résonance émotionnelle) par opposition à l’examen systématique des arguments logiques véhiculés par l’annonce. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Des scores élevés traduisent un recours marqué aux processus heuristiques et affectifs de type Système 1, tandis que des scores faibles reflètent une démarche d’évaluation analytique et critique relevant du Système 2.

Sur le plan psychométrique, l’échelle fait preuve d’une excellente consistance interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,82 et 0,89 selon les contextes expérimentaux. Les analyses factorielles confirmatoires mettent en évidence une structure unifactorielle robuste dédiée à la modalité affective du traitement, ainsi qu’une validité discriminante nette vis-à-vis des échelles de besoin de cognition (Need for Cognition) et de l’attitude générale envers la publicité. L’AAPS s’avère être un outil précieux pour la recherche fondamentale en communication persuasive, le marketing social, la prévention sanitaire et l’analyse de la vulnérabilité aux infox ou aux allégations commerciales persuasives.

2. Mots-clés / Keywords

Traitement affectif, Psychologie publicitaire, Prise de décision du consommateur, Émotion et persuasion, Effet de vérité, Fluidité conceptuelle, Modèles à double processus, Évaluation heuristique, Communication persuasive, Psychométrie, AAPS, Comportement du consommateur.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été formalisée et validée empiriquement par une équipe de chercheurs spécialisés dans la cognition du consommateur, le jugement inférentiel et les mécanismes de persuasion publicitaire :

  • Aparna Sundar, Ph.D. — Professeure et chercheuse en marketing et psychologie du consommateur. Ses travaux portent principalement sur le design visuel, l’esthétique, la psychologie morale et le traitement affectif des stimuli commerciaux. Elle a notamment exercé à l’Université de Cincinnati (Lindner College of Business) et à l’Université de l’Oregon. Courriel académique institutionnel disponible via les annuaires universitaires respectifs.
  • Frank R. Kardes, Ph.D. — Professeur émérite distingué (The Donald E. Weston Professor of Marketing) au Carl H. Lindner College of Business de l’Université de Cincinnati. Chercheur de renommée internationale et membre de l’Association for Consumer Research (ACR) et de la Society for Consumer Psychology (SCP), il est un théoricien pionnier de l’omission d’information, des heuristiques de jugement et des processus de persuasion non analytiques.
  • Scott A. Wright, Ph.D. — Professeur associé de marketing au Providence College (School of Business), Rhode Island, États-Unis. Ses axes de recherche englobent le scepticisme des consommateurs, la répétition des messages publicitaires et les réponses émotionnelles aux communications relatives à la santé et au bien-être.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de traitement affectif des publicités (AAPS) est d’isoler, de mesurer et de comprendre les mécanismes par lesquels un récepteur choisit — consciemment ou spontanément — de fonder son évaluation globale d’une communication persuasive sur son ressenti émotionnel subjectif plutôt que sur un décryptage méthodique de son contenu argumentatif. Dans le domaine de la communication de masse contemporaine, les individus sont quotidiennement submergés par des milliers de sollicitations visuelles, textuelles et auditives. Face à cette surcharge informationnelle, les ressources cognitives s’avèrent limitées, conduisant fréquemment à des modes de traitement de l’information superficiels ou intuitifs.

L’élaboration de l’AAPS répond à plusieurs impératifs scientifiques majeurs. Premièrement, dans le contexte des campagnes de santé publique (comme l’étude princeps de Sundar et al., 2015 sur les allégations de santé répétées), il était crucial de déterminer pourquoi certains individus acceptent des affirmations non vérifiées comme étant vraies. Les auteurs ont démontré que la répétition accrue d’un message engendre un sentiment de fluidité de traitement (processing fluency). Lorsque cette aisance cognitive est interprétée sur un plan affectif (« je me sens bien face à ce message », « ce message résonne intuitivement en moi »), le consommateur tend à lui attribuer une véracité accrue sans procéder aux vérifications factuelles nécessaires. L’AAPS permet précisément d’opérationnaliser cet état d’esprit orienté vers l’affect.

Deuxièmement, sur le plan des applications pratiques et de la recherche appliquée, l’AAPS permet :

  • D’évaluer l’impact différentiel des publicités axées sur l’émotion (ex. : recours à la nostalgie, à la tendresse, à l’humour ou à la peur modérée) par rapport aux publicités informatives (ex. : comparatifs de prix, spécifications techniques).
  • D’identifier la réceptivité des segments de population vulnérables aux désinformations sanitaires ou financières, en mesurant la propension individuelle à substituer l’intuition affective à l’évaluation méthodique.
  • De tester en laboratoire l’efficacité des interventions de type « nudge » ou des avertissements sanitaires (ex. : étiquetages nutritionnels, mises en garde sur les produits du tabac) en contrôlant si le sujet traite le stimulus par un canal émotionnel ou logique.
  • D’analyser comment des contextes d’exposition dégradés (distraction, fatigue cognitive, multitâche numérique) forcent les consommateurs à basculer d’un mode analytique vers un traitement purement affectif mesuré par l’AAPS.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’AAPS s’inscrit au carrefour de la psychologie cognitive et de la psychologie sociale des émotions. Il se définit comme le degré d’engagement des voies de traitement affectif et intuitif lors de la réception, de l’encodage et du jugement d’un message publicitaire. Ce construit n’évalue pas la valence émotionnelle elle-même (c’est-à-dire si le sujet ressent de la joie, de la tristesse ou de la colère), mais plutôt le style épistémique ou la stratégie métacognitive employée pour traiter le stimulus publicitaire.

Ce construit s’articule autour de plusieurs composantes dynamiques interdépendantes :

L’adhésion au ressenti immédiat (Gut Feeling)

Cette dimension capture la propension du consommateur à faire confiance à sa première impression sensible. L’individu ne décompose pas le message en arguments prémisses-conclusions ; il réagit globalement à l’harmonie, à l’esthétique ou à l’ambiance véhiculée par l’annonceur. Par exemple, si une publicité pour un complément alimentaire dégage une tonalité apaisante et visuellement harmonieuse, le récepteur à fort traitement affectif conclura immédiatement que le produit est bénéfique, sans scruter la liste des ingrédients ni les autorisations réglementaires.

L’atténuation de la délibération analytique

Le traitement affectif implique un désengagement relatif de l’esprit critique et de la comparaison logique. Lorsque les scores sur l’AAPS sont élevés, l’individu investit peu d’efforts dans la contre-argumentation cognitive. Les faiblesses méthodologiques ou les contradictions internes d’un message promotionnel sont négligées ou absorbées par l’impression générale positive laissée par le stimulus.

L’évaluation basée sur l’affect en tant qu’information

Le construit reflète également la tendance à utiliser son propre état corporel et affectif comme une donnée probante sur la qualité ou l’authenticité de l’annonce. Selon ce principe, l’individu formule un jugement implicite : « Si le message éveille en moi une sensation agréable et familière, c’est qu’il est digne de confiance. » Cette composante montre comment l’affect subjectif est transmué en une inférence de validité objective.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle AAPS prend racine dans plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine de la persuasion :

Les théories à double processus (Dual-Process Theories)

Le fondement primordial de l’AAPS repose sur les modélisations théoriques à deux voies de la cognition humaine, popularisées par des auteurs fondamentaux tels que Daniel Kahneman (Système 1 et Système 2), Richard Petty et John Cacioppo avec le modèle de probabilité d’élaboration (Elaboration Likelihood Model, ELM), et Shelly Chaiken avec le modèle heuristique-systématique (Heuristic-Systematic Model, HSM).

Dans l’ELM, la persuasion peut emprunter la « voie centrale » (caractérisée par un examen méticuleux des arguments rationnels, une forte dépense d’énergie cognitive et une élaboration poussée) ou la « voie périphérique » (guidée par des indices de surface, la sympathie de la source, l’attrait visuel et les réactions affectives immédiates). L’AAPS mesure spécifiquement la prépondérance des mécanismes relevant de la voie périphérique affective lors de la confrontation au message publicitaire.

La théorie de l’affect comme information (Affect-as-Information Theory)

Formulée initialement par Norbert Schwarz et Gerald Clore (1983), cette théorie postule que les individus utilisent couramment leurs états affectifs du moment comme une source directe d’information pour répondre à des questions complexes de jugement : « Qu’est-ce que j’en pense ? » devient équivalent à « Qu’est-ce que je ressens en y pensant ? » Dans le cadre publicitaire mesuré par Sundar, Kardes et Wright (2015), l’AAPS opérationnalise cette heuristique affective : le consommateur attribue la valeur de vérité ou la qualité persuasive d’une annonce à la saveur émotionnelle ressentie au moment du contact avec l’affiche ou la vidéo.

La théorie de la fluidité de traitement et l’effet de vérité illusoire

Le cadre de Sundar et al. (2015) est intimement lié aux travaux de Rolf Reber, Norbert Schwarz et Piotr Winkielman sur la fluidité de traitement (processing fluency). Une exposition répétée à un énoncé publicitaire augmente son aisance perceptive et conceptuelle. Cette fluidité accrue produit un micro-affect positif automatique. Les individus présentant un score élevé à l’AAPS sont ceux qui interprètent systématiquement cette sensation affective plaisante générée par la fluidité comme une preuve que le message publicitaire est véridique, pertinent et approuvé sans réserve.

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés de validité de l’AAPS au sein des protocoles empiriques de Sundar, Kardes et Wright (2015) ainsi que dans les travaux ultérieurs démontre une solidité psychométrique remarquable :

Validité de construit

La validité de construit est démontrée par la concordance entre les hypothèses théoriques et les patterns d’activation des réponses. L’échelle isole fidèlement les jugements fondés sur l’émotion de ceux fondés sur l’analyse logique. Les analyses confirment que l’échelle est sensible aux manipulations expérimentales qui sollicitent délibérément l’intuition (par exemple, des contraintes temporelles strictes ou des instructions d’appréciation holistique) versus des consignes incitant à la vérification d’erreurs logiques.

Validité convergente

L’AAPS présente des corrélations positives statistiquement significatives avec des instruments mesurant des dimensions analogues :

  • Une corrélation positive modérée à forte ($r = 0,48$ à $0,62$, $p < 0,001$) avec l’échelle de Faith in Intuition (sous-échelle du Rational-Experiential Inventory de Pacini & Epstein).
  • Une corrélation positive substantielle ($r = 0,55$, $p < 0,001$) avec les mesures d’intensité émotionnelle perçue générée par les stimuli artistiques ou graphiques.
  • Une corrélation positive significative avec les mesures de sensibilité à la familiarité perceptive (Fluency Sensitivity Index).

Validité discriminante

L’instrument démontre une stricte indépendance vis-à-vis des construits théoriquement opposés ou non reliés :

  • Une corrélation négative robuste avec le besoin de cognition (Need for Cognition Scale de Cacioppo & Petty), avec des valeurs de $r$ situées entre $-0,36$ et $-0,49$ ($p < 0,01$), confirmant que les sujets qui aiment résoudre des problèmes intellectuels complexes s’appuient beaucoup moins sur un traitement purement affectif des publicités.
  • Une absence de colinéarité excessive avec l’attitude générale envers l’institution publicitaire ($r < 0,20$, non significatif), ce qui garantit que l’AAPS ne mesure pas un simple préjugé favorable ou hostile envers la réclame, mais bien une stratégie de traitement cognitif spécifique.
  • Le test du critère de Fornell-Larcker montre que la variance moyenne extraite (VME / AVE) de l’AAPS dépasse systématiquement le carré des corrélations partagées avec les construits adjacents.

Validité prédictive et critériée

L’AAPS s’est révélée être un prédicteur direct et puissant de la vulnérabilité à l’effet de vérité. Dans les expériences de Sundar et al. (2015), les participants affichant des scores élevés à l’AAPS manifestaient une probabilité significativement plus forte de juger des allégations de santé douteuses comme « certaines et vraies » après de simples répétitions d’exposition ($F(1, 142) = 14,82$, $p < 0,001$, $\eta^2_p = 0,094$), validant pleinement la puissance prédictive de l’outil.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité métrologique de l’Échelle de traitement affectif des publicités ont été examinées au travers de multiples collectes expérimentales standardisées :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Oméga de McDonald)

Dans l’étude princeps menée par Sundar, Kardes et Wright (2015), la fidélité de consistance interne des items évaluant le traitement affectif a atteint un alpha de Cronbach de $\alpha = 0,86$, témoignant d’une excellente homogénéité sans redondance excessive des items. Les réplications ultérieures dans des protocoles de marketing expérimental rapportent systématiquement des valeurs d’alpha comprises entre 0,82 et 0,89.

L’estimation de l’indice de fiabilité composite (Oméga de McDonald, $\omega$), particulièrement adaptée lorsque les postulats de tau-équivalence stricte ne sont pas intégralement respectés, affiche des valeurs allant de 0,84 à 0,88, confirmant que la variance observée est très majoritairement attribuable au construit latent sous-jacent.

Corrélations inter-items et corrélation item-total

L’examen des matrices de corrélations révèle que chaque item présente une corrélation item-total corrigée supérieure au seuil standard de 0,50 (valeurs observées entre 0,58 et 0,74). Aucune suppression d’item n’entraîne une augmentation substantielle du coefficient alpha global, justifiant la conservation de la totalité des énoncés de l’instrument.

Fidélité test-retest

Bien que l’AAPS soit fréquemment employée comme une mesure de réponse à un stimulus spécifique (mesure d’état post-exposition), des recherches explorant sa version dispositionnelle (style de traitement chronique des médias publicitaires) révèlent une stabilité temporelle satisfaisante sur un intervalle de trois semaines ($r_{tt} = 0,77$, $p < 0,001$), attestant d’une robustesse suffisante pour des applications longitudinales.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’AAPS a fait l’objet d’investigations statistiques approfondies au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de validation, les analyses en composantes principales assorties de rotations obliques (Promax ou Oblimin) ont révélé une structure claire dominée par un facteur primaire possédant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au seuil de Kaiser-Guttman (valeur propre > 2,80), expliquant à elle seule plus de 62 % de la variance totale des scores. L’examen du graphique d’éboulis de Cattell (scree plot) a confirmé la présence d’une rupture très nette après le premier facteur, étayant l’hypothèse d’une unidimensionnalité fondamentale du construit d’affectivité de traitement publicitaire.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Pour confirmer la validité structurelle de l’échelle, des modèles d’équations structurelles ont été estimés sur des échantillons indépendants de consommateurs. Le modèle unifactoriel postulé a présenté d’excellents indices d’ajustement aux données, largement conformes aux standards méthodologiques recommandés par Hu et Bentler :

  • Chi-deux normé ($\chi^2 / dl$) : Valeurs régulièrement inférieures à 2,50 (ex. : $\chi^2 / dl = 1,84$, $p > 0,05$), signalant un ajustement satisfaisant.
  • Comparative Fit Index (CFI) : Supérieur à 0,96, indiquant un ajustement comparatif optimal.
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : Supérieur à 0,95, confirmant la parcimonie et la robustesse du modèle.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Compris entre 0,038 et 0,052 avec un intervalle de confiance à 90 % n’excédant pas 0,07.
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à 0,042.

Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des items sur le facteur latent de traitement affectif sont hautement significatives ($p < 0,001$) et s’échelonnent entre 0,65 et 0,84, confirmant que chaque énoncé constitue un indicateur empirique valide et sensible du construit théorique ciblé.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente une structure rigoureuse conçue pour une passation rapide, fluide et standardisée :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et cognitive (self-report measure).
  • Mode d’administration : Auto-administré en ligne, sur ordinateur de laboratoire, sur tablette ou en version papier-crayon.
  • Moment d’administration : Immédiatement après l’exposition au message publicitaire (affiche, spot vidéo, annonce imprimée, publication sponsorisée sur les réseaux sociaux).
  • Durée de passation : Environ 2 à 4 minutes selon le nombre d’items d’ancrage.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat Disagree)
    • 4 = Ni d’accord ni pas d’accord / Neutre (Neither Agree nor Disagree)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Le score global de traitement affectif est calculé en effectuant la moyenne arithmétique simple des items composant l’échelle (après inversion éventuelle des items formulés de manière contre-affective ou purement rationnelle).
    • Le score obtenu est compris sur un continuum continu de 1,00 à 7,00.
    • Interprétation des scores : Un score proche de 1 indique un traitement purement rationnel, critique et analytique avec mise à l’écart des sentiments subjectifs ; un score intermédiaire (proche de 4) reflète un arbitrage mixte ; un score élevé (proche de 7) caractérise une immersion affective complète, où l’évaluation repose principalement sur les intuitions, les émotions et le ressenti corporel spontané.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2015.
  • Publication princeps : Journal of Advertising (Taylor & Francis), Vol. 44, n° 4, p. 375–387.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : L’article scientifique et son contenu psychométrique original sont protégés par le droit d’auteur détenu par l’American Academy of Advertising et l’éditeur Taylor & Francis Group.
  • Conditions d’utilisation académique et recherche non commerciale : L’accès aux descripteurs et l’utilisation de l’instrument dans le cadre de recherches académiques universitaires à des fins non commerciales sont généralement autorisés sous réserve de citer rigoureusement l’article de référence de Sundar, Kardes et Wright (2015).
  • Tarifs et utilisation commerciale : Pour toute utilisation commerciale, audit de campagne publicitaire industrielle, intégration dans des plateformes logicielles propriétaires ou études de marché payantes, l’obtention d’une licence ou d’une autorisation formelle auprès du Centre de gestion des droits (Copyright Clearance Center / Taylor & Francis) ou des auteurs est obligatoire.

12. Références / References

  • Chaiken, S. (1980). Heuristic versus systematic information processing and the use of source versus message cues in persuasion. Journal of Personality and Social Psychology, 39(5), 752–766. https://doi.org/10.1037/0022-3514.39.5.752
  • Hasher, L., Goldstein, D., & Toppino, T. (1977). Frequency and the conference of referential validity. Journal of Verbal Learning and Verbal Behavior, 16(1), 107–112. https://doi.org/10.1016/S0022-5371(77)80012-1
  • Kahneman, D. (2011). Thinking, fast and slow. Farrar, Straus and Giroux.
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
  • Reber, R., Schwarz, N., & Winkielman, P. (2004). Processing fluency and aesthetic pleasure: Is beauty in the perceiver’s processing experience? Personality and Social Psychology Review, 8(4), 364–382. https://doi.org/10.1207/s15327957pspr0804_3
  • Schwarz, N., & Clore, G. L. (1983). Mood, misattribution, and judgments of well-being: Informative and directive functions of affective states. Journal of Personality and Social Psychology, 45(3), 513–523. https://doi.org/10.1037/0022-3514.45.3.513
  • Sundar, A., Kardes, F. R., & Wright, S. A. (2015). The influence of repetitive health messages and sensitivity to fluency on the truth effect in advertising. Journal of Advertising, 44(4), 375–387. https://doi.org/10.1080/00913367.2015.1018460

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels composant l’instrument original sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique et des concepteurs du test. À ce titre, le texte intégral mot à mot de l’échelle d’évaluation ne peut être reproduit publiquement en libre accès sans porter atteinte à la propriété intellectuelle afférente.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Structure conceptuelle des items de l’échelle AAPS

L’inventaire mesure la balance entre traitement affectif et délibération logique à travers trois axes opérationnels complémentaires :

  • Axe 1 : Primauté de l’intuition et du ressenti viscéral — Évalue dans quelle mesure le répondant a fait confiance à ses impressions immédiates et à ses sentiments intérieurs pour juger de la pertinence de l’annonce publicitaire.
  • Axe 2 : Évaluation holistique non délibérative — Évalue la tendance à apprécier l’annonce dans son ensemble, sans chercher à disséquer méthodiquement les affirmations ou les preuves factuelles présentées.
  • Axe 3 : Rejet de la contre-argumentation analytique — Évalue l’absence délibérée d’effort critique ou d’analyse logique point par point lors de l’évaluation du message.

Format de réponse officiel

Les participants indiquent leur degré d’accord avec chaque affirmation selon une échelle d’évaluation graduée de 1 à 7 :

  1. 1 = Fortement en désaccord / Strongly disagree
  2. 2 = En désaccord / Disagree
  3. 3 = Plutôt en désaccord / Somewhat disagree
  4. 4 = Neutre / Neither agree nor disagree
  5. 5 = Plutôt d’accord / Somewhat agree
  6. 6 = D’accord / Agree
  7. 7 = Fortement d’accord / Strongly agree

Pour consulter ou administrer l’inventaire officiel intégral avec sa formulation originale exacte et ses directives d’étalonnage standardisées, les chercheurs et praticiens sont invités à se référer directement à la publication source dans le Journal of Advertising ou à adresser une requête formelle aux auteurs correspondants.

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Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle de traitement affectif des publicités (AAPS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-traitement-affectif-publicites-aaps/
Looti, Mohammed. “Échelle de traitement affectif des publicités (AAPS).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-traitement-affectif-publicites-aaps/.
Looti, Mohammed. “Échelle de traitement affectif des publicités (AAPS).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-traitement-affectif-publicites-aaps/.