Échelle de somatisation des conflits émotionnels (SECS)

L’Échelle de somatisation des conflits émotionnels (SECS) est un instrument psychométrique mesurant 42 symptômes corporels selon leur fréquence, leur impact fonctionnel et leur attribution causale à l’anxiété, la dépression ou la colère.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de somatisation des conflits émotionnels (en anglais : Somatization of Emotional Conflict Scale, ou SECS) est un instrument d’évaluation psychométrique élaboré au début des années 2000 par Jeffrey J. Borckardt, Jarred W. Younger, B. J. Adams et Michael R. Nash à l’Université du Tennessee. Cet outil a été spécifiquement conçu pour quantifier la tendance des individus à manifester leur détresse psychologique et leurs conflits intrapsychiques ou affectifs sous la forme de plaintes et de symptômes physiques polymorphes. Contrairement aux inventaires de somatisation traditionnels qui se bornent à recenser la fréquence brute des symptômes somatiques sans explorer leur lien subjectif avec les affects, la SECS se caractérise par une architecture multidimensionnelle unique articulée autour de 42 items somatiques.

Chaque symptôme somatique fait l’objet d’une triple cotation : la Colonne A évalue la fréquence d’apparition (échelle de Likert de 0 à 4), la Colonne B mesure le retentissement fonctionnel et l’impact sur la vie quotidienne (échelle de 0 à 4), et la Colonne C explore de manière novatrice l’attribution causale émotionnelle à travers trois registres affectifs majeurs : la tension anxieuse (« stressé, anxieux, effrayé ou inquiet »), l’affect dépressif (« déprimé, seul, vide ou triste ») et l’activation colérique (« en colère, irrité, furieux ou agité »). Le questionnaire intègre en amont un module anamnestique explorant les antécédents médicaux avérés (tels que le syndrome de fatigue chronique, le syndrome du côlon irritable ou la fibromyalgie) ainsi que la vulnérabilité générale aux infections saisonnières. D’un point de vue psychométrique, la SECS présente une excellente consistance interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach fréquemment supérieurs à 0,90 pour les échelles de fréquence et d’impact, ainsi qu’une remarquable validité de construit dans l’étude de la réactivité psychophysiologique, de la suggestibilité hypnotique et des pathologies psychosomatiques.

2. Mots-clés / Keywords

Somatisation, conflits émotionnels, troubles à symptomatologie somatique, médecine psychosomatique, évaluation psychométrique, alexithymie, réactivité psychophysiologique, expression affective, détresse psychologique, validité factorielle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée au sein du Département de psychologie de l’Université du Tennessee (Knoxville, États-Unis) par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie clinique, en hypnose expérimentale et en neurosciences de la douleur :

  • Jeffrey J. Borckardt, Ph.D. : Professeur et chercheur clinicien, rattaché ultérieurement au Department of Psychiatry and Behavioral Sciences de la Medical University of South Carolina (MUSC). Ses travaux portent sur le traitement neurophysiologique de la douleur, la stimulation cérébrale non invasive et les interactions somato-émotionnelles.
  • Jarred W. Younger, Ph.D. : Chercheur en neuro-immunologie et psychophysiologie de la douleur, devenu ultérieurement directeur du Neuroinflammation, Pain and Fatigue Laboratory à l’Université d’Alabama à Birmingham (UAB).
  • B. J. Adams, M.A. : Chercheur associé en psychologie clinique à l’Université du Tennessee.
  • Michael R. Nash, Ph.D. : Professeur émérite à l’Université du Tennessee, sommité internationale dans le domaine de la recherche sur l’hypnose, la suggestibilité, les processus psychodynamiques et la régulation affective.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Somatization of Emotional Conflict Scale (SECS) est de pallier une lacune conceptuelle et méthodologique majeure dans l’évaluation des troubles à symptomatologie somatique. Les échelles conventionnelles, telles que la sous-échelle de somatisation du Symptom Checklist-90-Revised (SCL-90-R) ou le Patient Health Questionnaire-15 (PHQ-15), mesurent principalement la sévérité objective et la prévalence de troubles corporels sans intégrer la conscience ou la perception par le sujet du rôle déclencheur de ses propres affects.

Sur le plan clinique, la SECS vise à déterminer si un patient reconnaît une corrélation temporelle ou causale entre l’émergence de manifestations physiologiques perturbatrices et la présence de tensions affectives spécifiques. Cette caractéristique est cruciale pour le diagnostic différentiel en médecine interne, en rhumatologie, en gastro-entérologie et en psychiatrie de liaison. Elle permet d’identifier les patients qui, tout en présentant un profil somatisateur, conservent une certaine capacité d’introspection concernant leurs émotions (conscience psychosomatique), par contraste avec les patients présentant une alexithymie sévère ou un déni défensif total de toute implication psychologique.

Dans le domaine de la recherche, la SECS a été particulièrement exploitée pour analyser les médiateurs psychophysiologiques de la vulnérabilité somatique. Elle sert à explorer comment des traits tels que la réactivité autonome, la dissociation, la réceptivité à l’imagerie mentale et l’hypnotisabilité interagissent pour transformer des conflits non résolus en dérèglements fonctionnels viscéraux, musculaires ou neurologiques. L’outil fournit ainsi un indice quantitatif précieux pour évaluer l’efficacité des psychothérapies orientées vers le corps, des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et des interventions psycho-émotionnelles visant la réintégration de l’affect dans le discours verbal plutôt que corporel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par la SECS repose sur le concept de somatisation envisagé non pas comme un simple déficit biologique, mais comme un processus dynamique par lequel un malaise psychologique s’exprime sous forme de manifestations physiques récurrentes. L’instrument appréhende ce phénomène à travers plusieurs composantes interdépendantes :

1. La panoplie et la récurrence des symptômes (Fréquence – Colonne A)

La somatisation implique une propension à manifester des symptômes touchant de multiples systèmes physiologiques en l’absence de lésion organique proportionnelle. La SECS couvre un éventail exhaustif de 42 plaintes physiques : manifestations céphaliques (migraines, céphalées de tension), troubles gastro-intestinaux (nausées, douleurs abdominales, diarrhées, constipation, brûlures d’estomac), dysfonctionnements cardiorespiratoires (palpitations, oppression thoracique, dyspnée), symptômes musculo-squelettiques (dorsalgies, tensions musculaires diffuses), perturbations neurovégétatives (vertiges, tremblements, paresthésies) et atteintes urogénitales ou cutanées. Cette dispersion multisystémique reflète la tendance somatisatrice générale.

2. L’interférence fonctionnelle et la détresse perçue (Impact – Colonne B)

La somatisation ne se réduit pas au nombre de sensations corporelles désagréables ; elle se définit également par le degré d’altération du fonctionnement quotidien et la détresse induite. Un individu présentant des céphalées occasionnelles mais maintenant son activité professionnelle ne démontre pas la même charge psychopathologique qu’un sujet dont les douleurs provoquent une rupture socio-professionnelle majeure. La SECS évalue explicitement cette charge adaptative pour chaque symptôme.

3. L’attribution somato-émotionnelle différentielle (Affects associés – Colonne C)

C’est l’apport théorique central de l’instrument. La SECS postule que la somatisation n’est pas homogène et dépend de la valence affective des conflits déclencheurs. L’échelle isole trois sous-types d’affects :

  • Le pôle anxieux/stress (Peur/Appréhension) : Symptômes survenant lors d’états d’inquiétude, de panique ou d’hypervigilance. Ces manifestations sont traditionnellement associées à une hyperactivité du système nerveux sympathique (tachycardie, tremblements, dyspnée, sueurs).
  • Le pôle dépressif/vide (Tristesse/Perte) : Symptômes associés aux sentiments de désespoir, de vacuité, d’abandon ou de mélancolie, souvent corrélés à l’asthénie, à l’hyporéactivité motrice et aux algies diffuses.
  • Le pôle colérique/irrité (Hostilité/Agitation) : Symptômes déclenchés par une tension agressive refoulée ou non extériorisée, fréquemment impliqués dans les tensions musculaires chroniques, les céphalées vasculaires et les ulcères gastroduodénaux.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La SECS s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions théoriques majeures de la psychologie et de la psychiatrie contemporaine :

Le modèle de conversion psychodynamique et la psychosomatique

L’héritage freudien originel de la « conversion hystérique », repris et formalisé par des auteurs tels que Franz Alexander au sein de l’École psychosomatique de Chicago, stipule que les conflits émotionnels inconscients non résolus (notamment entre pulsions et interdits moraux) créent une énergie psychique qui, bloquée dans sa décharge verbale ou motrice, est dérivée vers l’innervation viscérale et somatique. Alexander théorisait que des émotions spécifiques (comme une hostilité réprimée ou un besoin de dépendance inassouvi) induisaient des réponses du système nerveux autonome chroniquement altérées, conduisant aux maladies fonctionnelles puis organiques. La SECS s’inspire directement de cette perspective en interrogeant le sujet sur le lien perçu entre ses conflits émotionnels (colère, tristesse, peur) et ses manifestations somatiques.

Le modèle cognitivo-comportemental et la sensibilisation centrale

Dans l’approche cognitive contemporaine (American Psychological Association), la somatisation est conceptualisée à travers le filtre de l’attention sélective, de l’amplification somatosensorielle et des schémas d’interprétation catastrophiste des sensations physiologiques normales. Des théoriciens tels qu’Arthur Barsky ont démontré que les personnes qui somatisent souffrent d’une hypervigilance corporelle : l’anxiété déclenche des modifications physiologiques mineures, qui sont ensuite interprétées comme des signes de maladie grave, générant une boucle de rétroaction positive augmentant l’excitation autonome.

L’alexithymie et la régulation des affects

Les travaux de Peter Sifneos et John Nemiah sur l’alexithymie (difficulté à identifier et à exprimer les émotions) constituent un pilier essentiel. Lorsque l’appareil psychique est incapable de métaboliser symboliquement les émotions par des représentations mentales, l’organisme n’a d’autre vecteur que la « voie somatique ». La SECS teste précisément l’interface où l’individu est invité à relier ses états corporels à ses affects nommés (stress, tristesse, colère), offrant un gradient de mesure de la capacité de mentalisation somatosensorielle.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la SECS ont été explorées dans plusieurs travaux universitaires et cliniques, notamment les recherches menées par Borckardt et ses collaborateurs (2000, 2002) ainsi que les investigations de Willis (2002) sur l’auto-efficacité et les maladies psychosomatiques.

Validité de contenu

La validité de contenu a été établie par une revue exhaustive de la littérature psychiatrique relative aux critères du DSM-IV pour le trouble de somatisation, ainsi qu’aux symptômes fonctionnels les plus fréquemment rencontrés dans les consultations de médecine générale et de médecine spécialisée (gastro-entérologie, rhumatologie, neurologie). Les 42 items englobent la quasi-totalité des plaintes somatiques inexpliquées médicalement répertoriées dans les nosographies internationales.

Validité convergente

La validité convergente de la SECS a été démontrée par des corrélations hautement significatives avec plusieurs instruments de référence :

  • Une corrélation positive élevée (généralement r compris entre 0,65 et 0,78, p < 0,001) a été observée entre le score de fréquence globale de la SECS (Colonne A) et la sous-échelle de somatisation du Symptom Checklist-90-Revised (SCL-90-R).
  • Les scores d’impact (Colonne B) corrèlent de façon substantielle avec les mesures d’invalidité subjective et d’altération de la qualité de vie liée à la santé (SF-36, composante physique).
  • La Colonne C (attributions émotionnelles) présente des corrélations différentielles très informatives : le sous-score d’anxiété/stress corrèle significativement avec l’échelle d’anxiété-trait de Spielberger (STAI-T, r ≈ 0,55), tandis que le sous-score de tristesse/vide est fortement corrélé à l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI-II, r ≈ 0,62).

Validité discriminante

L’échelle a démontré sa capacité à discriminer des groupes de patients présentant des troubles fonctionnels chroniques (tels que le syndrome du côlon irritable ou la fibromyalgie) de populations témoins saines, ces dernières obtenant des scores moyens de fréquence et de retentissement significativement plus bas. De plus, les travaux de Borckardt (2002) ont prouvé que la SECS prédisait la réactivité cardiovasculaire et électrodermale lors d’exercices d’imagerie mentale affective de manière bien plus spécifique qu’une simple échelle d’anxiété générale, confirmant que le construit mesuré est bien une propension à la réactivité corporelle de l’affect.

8. Fidélité / Reliability

Les analyses empiriques de fidélité menées sur des échantillons universitaires et cliniques confirment la robustesse psychométrique de l’instrument :

Consistance interne

La consistance interne de la SECS est particulièrement solide. Pour l’ensemble des 42 items somatiques :

  • Colonne A (Fréquence des symptômes) : Le coefficient alpha de Cronbach atteint régulièrement des valeurs comprises entre 0,89 et 0,93, dénotant une excellente homogénéité du répertoire des symptômes.
  • Colonne B (Impact fonctionnel) : Les estimations du coefficient alpha oscillent entre 0,91 et 0,94, démontrant que la perception de sévérité et d’interférence s’organise de manière très cohérente chez les sujets souffrant de troubles fonctionnels.
  • Colonne C (Indices d’attribution affective) : Les coefficients de cohérence interne calculés pour les trois clusters d’émotions présentent des valeurs satisfaisantes, variant de 0,81 à 0,88 pour la sous-dimension Anxiété/Stress, de 0,78 à 0,85 pour la sous-dimension Dépression/Tristesse, et de 0,76 à 0,83 pour la sous-dimension Colère/Agitation.

Stabilité temporelle (Test-retest)

Dans les études de stabilité temporelle réalisées sur des intervalles de 2 à 4 semaines auprès d’échantillons stables non soumis à une intervention thérapeutique, le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) ou le r de Pearson pour le score total de fréquence (Colonne A) s’établit entre 0,80 et 0,86. L’attribution émotionnelle (Colonne C) démontre également une stabilité substantielle (r > 0,75), indiquant que le style de somatisation mesuré par la SECS reflète une disposition trait-dépendante relativement stable dans le temps plutôt qu’un état fluctuant au jour le jour.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les explorations de la structure dimensionnelle de la SECS via des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont apporté des éclairages cruciaux sur l’organisation des plaintes corporelles somatisées.

Structure générale de la fréquence et de la sévérité

Une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) appliquée aux 42 items de fréquence (Colonne A) met généralement en évidence un facteur général dominant de « Somatisation globale » qui explique une proportion substantielle de la variance totale (autour de 25 à 30 %). Ce constat soutient la légitimité théorique du calcul d’un score somatique global.

Au-delà de ce facteur d’ordre supérieur, l’analyse révèle classiquement une structure polyfactorielle organisée autour de 5 à 6 facteurs spécifiques corrélés, reflétant des systèmes anatomophysiologiques distincts :

  • Facteur 1 : Détresse gastro-intestinale (items tels que nausées, douleurs gastriques, vomissements, diarrhée, constipation, brûlures d’estomac, ulcère).
  • Facteur 2 : Symptômes cardiorespiratoires et neurovégétatifs (essoufflement, palpitations, oppression thoracique, vertiges, évanouissements/blackouts, bouffées de chaleur/froid).
  • Facteur 3 : Algies musculo-squelettiques et fatigue (maux de dos, douleurs aux jambes/pieds, douleurs aux bras/mains, douleurs corporelles diffuses, fatigue ou faiblesse, tensions musculaires).
  • Facteur 4 : Manifestations céphaliques et sensorimotrices (migraines, maux de tête, vision floue, acouphènes, tremblements, spasmes de la paupière).
  • Facteur 5 : Dysfonctionnements urogénitaux et gynécologiques (douleurs génitales/sexuelles, impuissance, éjaculation précoce, aménorrhée, syndrome prémenstruel sévère, anorgasmie).

Les saturations factorielles pour les items spécifiques de ces dimensions dépassent très majoritairement le seuil de 0,40, sans saturation croisée majeure perturbatrice, ce qui confirme la validité structurale de l’inventaire.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure SECS se présente sous la forme d’un auto-questionnaire papier-crayon ou numérique structuré en trois volets successifs :

1. Informations démographiques et vulnérabilité générale

  • Recueil du sexe, de l’âge, de la taille, du poids et de l’origine ethnique.
  • Évaluation du statut tabagique (oui/non et quantité journalière).
  • Fréquence des affections banales (rhumes, grippes) cotée sur une échelle de 1 (« moins d’une fois par an ») à 4 (« plus de quatre fois par an »).

2. Antécédents médicaux déclarés

Recherche binaire (Oui / Non) de 10 diagnostics formels posés par un professionnel de santé :

  • Syndrome de fatigue chronique (Chronic fatigue syndrome)
  • Allergies sévères (Severe allergies)
  • Syndrome du côlon irritable (Irritable bowel syndrome)
  • Fibromyalgie (Fibromyalgia)
  • Asthme (Asthma)
  • Trouble de conversion (Conversion Disorder)
  • Arthrite (Arthritis)
  • Troubles convulsifs / Épilepsie (Seizure Disorder)
  • Hypertension artérielle (High blood pressure)
  • Artériosclérose (Arteriosclerosis)
  • Relevé exhaustif des médicaments actuels (y compris contraceptifs oraux).

3. Inventaire des 42 symptômes somato-émotionnels

Pour chacun des 42 symptômes, le répondant complète une grille matricielle organisée en trois colonnes :

  • Colonne A (Fréquence) : Échelle de Likert à 5 points :
    • 0 = Je n’ai jamais eu ce problème (I have never had this problem)
    • 1 = Moins d’une fois par mois (Less than once month)
    • 2 = Une ou deux fois par mois (Once or twice month)
    • 3 = Trois ou quatre fois par mois (Three or four times a month)
    • 4 = Plus de quatre fois par mois (More than four times a month)
  • Colonne B (Impact / Sévérité) : Échelle d’interférence à 5 points :
    • 0 = Jamais un problème du tout (Never a problem at all)
    • 1 = À peine perceptible ; pas un problème (Barely noticeable; not a problem)
    • 2 = Un problème mineur ; petit inconfort (A minor problem; small discomfort)
    • 3 = Un problème, mais surmontable (A problem; but can be dealt with)
    • 4 = Énorme impact négatif sur ma vie (Huge negative impact on my life)
  • Colonne C (Attribution émotionnelle – Choix multiples) : Indiquer si le symptôme survient lors des états émotionnels suivants :
    • Affect Anxieux : « Stressé, anxieux, effrayé ou inquiet » (Stressed, anxious, frightened, or worried)
    • Affect Dépressif : « Déprimé, seul, vide ou triste » (Depressed, lonely, empty, or sad)
    • Affect Colérique : « En colère, irrité, furieux ou agité » (Angry, irritated, mad, or agitated)

Modalités de cotation et de calcul des scores

  • Score total de Fréquence (SECS-Freq) : Somme des scores de la Colonne A (étendue de 0 à 168).
  • Score total d’Impact (SECS-Impact) : Somme des scores de la Colonne B (étendue de 0 à 168).
  • Scores d’Attribution Émotionnelle (SECS-Affect) : Comptage du nombre total de cases cochées dans la Colonne C, globalement et séparément pour le pôle Anxiété (0 à 42), le pôle Dépression (0 à 42) et le pôle Colère (0 à 42).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été développée et formalisée en 2000 par Jeffrey J. Borckardt et ses collaborateurs, avec une diffusion académique approfondie dans des thèses de doctorat et des mémoires de recherche à l’Université du Tennessee en 2002.

  • Disponibilité et Tarification : La SECS est un instrument du domaine de la recherche académique non commerciale (open-access à des fins scientifiques et cliniques universitaires). Aucun droit financier ni redevance d’utilisation commerciale n’est requis pour son emploi dans des contextes de recherche fondamentale ou d’évaluation clinique non lucrative.
  • Dépôt institutionnel : Le protocole complet et son mémoire de validation sont archivés au sein du catalogue Trace: Tennessee Research and Creative Exchange de l’Université du Tennessee.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à reproduire et administrer l’échelle sous réserve de citer scrupuleusement la paternité de Borckardt, Younger, Adams et Nash (2000, 2002). L’adaptation ou la traduction dans d’autres langues requiert la démarche d’usage de rétro-traduction (back-translation) et l’accord des auteurs correspondants.

12. Références / References

  • Borckardt, J. J., Younger, J. W., Adams, B. J., & Nash, M. R. (2000). Toward a better understanding of the relationship between somatization and hypnotizability. Communication présentée à la réunion annuelle de la Society for Clinical and Experimental Hypnosis, Seattle, WA.
  • Borckardt, J. J. (2002). Physiological reactivity to mental imagery as a predictor of somatization and psychopathology (Thèse de doctorat, University of Tennessee). Trace: Tennessee Research and Creative Exchange. https://trace.tennessee.edu/
  • Willis, L. (2002). Self-efficacy, psychosomatic illness, and psychopathology (Senior Thesis Projects, 1993-2002, Paper 108). University of Tennessee. https://trace.tennessee.edu/utk_interstp2/108
  • Barsky, A. J., & Wyshak, G. (1990). Hypochondriasis and somatosensory amplification. British Journal of Psychiatry, 157(3), 404–409. https://doi.org/10.1192/bjp.157.3.404
  • Kroenke, K., Spitzer, R. L., & Williams, J. B. (2002). The PHQ-15: Validity of a new measure for evaluating the severity of somatic symptoms. Psychosomatic Medicine, 64(2), 258–266. https://doi.org/10.1097/00006842-200203000-00008
  • Nemiah, J. C., Freyberger, H., & Sifneos, P. E. (1976). Alexithymia: A view of the psychosomatic process. Dans O. W. Hill (Ed.), Modern trends in psychosomatic medicine (Vol. 3, pp. 430–439). Butterworths.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Cette section présente l’intégralité du protocole d’évaluation de la Somatization of Emotional Conflict Scale (SECS) tel qu’administré dans les études originales de Borckardt et ses collaborateurs.

Preliminary Information & Medical History

Sex: Male    Female      Age: _____      Height: _____      Weight: _____      Race: _____

Do you smoke cigarettes? Yes    No
If yes, how many cigarettes per day? _____

How often do you get sick with the cold, flu, or similar common illness? (circle the most accurate response):
1 = less than once a year
2 = once or twice a year
3 = three or four times a year
4 = more than four times a year

Have you ever been diagnosed with the following (circle the appropriate response):

  • Chronic fatigue syndrome: Yes / No
  • Severe allergies: Yes / No
  • Irritable bowel syndrome: Yes / No
  • Fibromyalgia: Yes / No
  • Asthma: Yes / No
  • Conversion Disorder: Yes / No
  • Arthritis: Yes / No
  • Seizure Disorder: Yes / No
  • High blood pressure: Yes / No
  • Arteriosclerosis: Yes / No

Please list medications you are currently taking (including oral contraceptives):
____________________________________________________________________________________

Instructions for the Somatization of Emotional Conflict Scale (SECS)

You will be presented with several common physical difficulties that people experience followed by three columns:

  • Column A (Frequency): How frequently do you have the following problems?
    0 = I have never had this problem
    1 = Less than once a month
    2 = Once or twice a month
    3 = Three or four times a month
    4 = More than four times a month
  • Column B (Impact): How much does this problem affect you?
    0 = Never a problem at all
    1 = Barely noticeable; not a problem
    2 = A minor problem; small discomfort
    3 = A problem; but can be dealt with
    4 = Huge negative impact on my life
  • Column C (Emotional States): I have these problems when I feel… (Check all that apply):
    [ANX] Stressed, anxious, frightened, or worried
    [DEP] Depressed, lonely, empty, or sad
    [ANG] Angry, irritated, mad, or agitated

Inventory of Physical Difficulties (42 Items)

  1. Migraine headache — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  2. Headache — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  3. Nausea or upset stomach — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  4. Numbness or tingling — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  5. Trouble breathing or short of breath — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  6. Stomach aches or pains — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  7. Shakiness or trembling — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  8. Difficulty sleeping — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  9. Vomiting — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  10. Heart pounding or racing — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  11. Diarrhea — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  12. Blackouts or fainting — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  13. Cramps — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  14. Backaches — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  15. Appetite problems — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  16. Leg or foot pain — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  17. Dizziness — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  18. Fatigue or weakness — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  19. Indigestion — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  20. Impotence (males) — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  21. Chest pain — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  22. Blurred vision — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  23. Nose bleeds — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  24. Diffuse body aches and pains — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  25. Constipation — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  26. Hot or cold spells — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  27. Skin rash — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  28. Pain or aches in arms or hands — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  29. Genital / Sexual pain — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  30. Cold sores or fever blisters — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  31. Twitching of eyelid — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  32. Premature ejaculation (males) — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  33. Heartburn — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  34. Ulcer — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  35. Ringing in ears — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  36. Dry or red eyes — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  37. Absence of menstruation (females) — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  38. Acne — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  39. Muscle tension — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  40. Severe PMS (females) — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  41. Inability to achieve orgasm — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
  42. Excessive energy — [Col A: 0–4] | [Col B: 0–4] | [Col C: Anx / Dep / Ang]
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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle de somatisation des conflits émotionnels (SECS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-somatisation-conflits-emotionnels-secs/
Looti, Mohammed. “Échelle de somatisation des conflits émotionnels (SECS).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-somatisation-conflits-emotionnels-secs/.
Looti, Mohammed. “Échelle de somatisation des conflits émotionnels (SECS).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-somatisation-conflits-emotionnels-secs/.