Échelle du sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions (ACSES)

L’Échelle du sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions (ACSES) mesure la confiance des thérapeutes en toxicomanie à travers 31 items et 5 dimensions cliniques clés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle du sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions (en anglais : Addiction Counseling Self-Efficacy Scale, ou ACSES), conçue et validée par T. B. Murdock, A. M. Wendler et J. E. Neilson en 2005, représente un instrument psychométrique fondamental destiné à évaluer la confiance perçue des professionnels et des stagiaires en relation d’aide face aux exigences spécifiques de la prise en charge des troubles liés à l’usage de substances psychoactives. Fondé théoriquement sur le paradigme du sentiment d’efficacité personnelle développé par Albert Bandura au sein de sa théorie sociale cognitive, l’ACSES mesure la conviction d’un intervenant en sa capacité à mobiliser les ressources cognitives, affectives et comportementales requises pour mener à bien des interventions ciblées en addictologie.

L’instrument se compose de 31 items mesurés à l’aide d’une échelle de type Likert en six points, allant de 1 (« no confidence » / aucune confiance) à 6 (« absolute confidence » / confiance absolue). L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire a mis en évidence une structure multidimensionnelle robuste articulée autour de cinq sous-échelles cliniquement pertinentes : (1) les compétences spécifiques en counseling des addictions (specific addiction counseling skills, 8 items), (2) les compétences d’évaluation, de planification thérapeutique et d’orientation (assessment, treatment planning, and referral skills, 5 items), (3) les compétences liées aux troubles concomitants ou comorbidités psychiatriques (co-occurring disorders skills, 6 items), (4) les compétences en dynamique de groupe et animation thérapeutique (group counseling skills, 6 items), et (5) les compétences fondamentales de counseling relationnel (basic counseling skills, 6 items).

Sur le plan psychométrique, l’ACSES fait preuve d’une consistance interne remarquable, attestée par un coefficient alpha de Cronbach global de 0,95 et des alphas oscillant entre 0,84 et 0,91 pour les différentes sous-échelles. Sa validité de construit, sa validité convergente vis-à-vis d’autres échelles de counseling général (comme le Counselor Self-Efficacy Scale) et sa validité discriminante confirment que l’instrument capture des compétences hautement spécialisées, non réductibles aux aptitudes d’écoute génériques. Utilisée dans les contextes de supervision clinique, de recherche évaluative et de développement de programmes de formation universitaire, l’échelle ACSES s’impose comme une référence incontournable en psychométrie clinique appliquée aux conduites addictives.

2. Mots-clés

Sentiment d’efficacité personnelle, toxicomanie, counseling en addictologie, évaluation psychométrique, compétences cliniques, troubles concomitants, thérapie de groupe, supervision clinique, fidélité psychométrique, validité factorielle.

3. Auteurs

L’échelle a été développée et initialement publiée par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie du counseling et en santé mentale à l’Université du Missouri-Kansas City (UMKC) :

  • Tonia B. Murdock, Ph.D. : Professeure et chercheuse en psychologie de l’éducation et counseling, Division of Counseling and Educational Psychology, University of Missouri-Kansas City, Kansas City, MO, États-Unis. Ses travaux portent principalement sur l’efficacité des interventions thérapeutiques, la supervision clinique et les processus psychométriques de mesure des compétences professionnelles.
  • Anne M. Wendler, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse affiliée à l’Université du Missouri-Kansas City. Elle a consacré ses travaux de doctorat à l’approfondissement de la validation psychométrique et structurale de l’ACSES au sein d’échantillons élargis de cliniciens.
  • J. E. Neilson, M.A. : Chercheur et intervenant en counseling, associé aux travaux initiaux de conceptualisation et de validation empirique de l’instrument à l’Université du Missouri-Kansas City.

4. Objectif

La prise en charge des troubles liés à l’usage de substances représente l’un des défis les plus complexes de la relation d’aide en santé mentale. Les professionnels de ce secteur sont confrontés à des dynamiques de rechute fréquente, à des ambivalences motivationnelles intenses, à des stigmates sociaux majeurs et à une prévalence très élevée de pathologies psychiatriques associées. Dans ce contexte exigeant, l’ACSES a été conçue pour répondre à un besoin critique : disposer d’un outil psychométrique validé capable d’évaluer de manière fine et différenciée le sentiment d’efficacité personnelle des intervenants et thérapeutes spécifiquement formés ou en cours de formation à l’addictologie.

Sur le plan théorique, la justification de l’ACSES repose sur le postulat démontré selon lequel un niveau élevé d’auto-efficacité chez le thérapeute prédit non seulement une plus grande persévérance face aux échecs thérapeutiques ou aux résistances du patient, mais également une meilleure adhésion aux pratiques fondées sur des données probantes (evidence-based practices). À l’inverse, un faible sentiment d’efficacité dans ce domaine particulier favorise l’épuisement professionnel (burnout), l’anxiété de performance et le désengagement clinique, impactant négativement l’alliance thérapeutique et les taux de rétention des usagers en traitement.

Les applications de l’ACSES se déploient dans trois domaines majeurs :

  • Formation et ingénierie pédagogique : L’outil permet d’effectuer un diagnostic initial des besoins d’apprentissage chez les étudiants en master de psychologie, travail social ou addictologie. Il sert d’indicateur pré/post-formation pour mesurer l’impact direct des modules d’enseignement théorique, des simulations cliniques et des stages pratiques sur l’acquisition de compétences spécialisées.
  • Supervision clinique : Dans les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou structures équivalentes, les superviseurs mobilisent l’ACSES pour identifier les zones de vulnérabilité technique ou émotionnelle des cliniciens (par exemple, la difficulté à gérer les doubles diagnostics ou à animer des groupes thérapeutiques), permettant ainsi de structurer une supervision réflexive individualisée.
  • Recherche translationnelle : En recherche évaluative, l’ACSES est employée comme variable médiatrice ou modératrice reliant les caractéristiques du thérapeute (années d’expérience, formation continue, antécédents personnels) aux résultats cliniques obtenus auprès des usagers (taux d’abstinence, réduction des méfaits, maintien de l’alliance de travail).

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par l’ACSES est l’auto-efficacité en counseling des addictions, opérationnalisé comme la croyance subjective d’un clinicien en sa propre aptitude à exécuter avec succès un ensemble complexe de conduites professionnelles requises par le traitement des conduites addictives. Loin d’être un trait de personnalité statique ou un indicateur d’estime de soi globale, il s’agit d’un état dynamique lié à un domaine d’action précis. L’ACSES structure ce macro-construit en cinq dimensions distinctes et complémentaires :

1. Compétences spécifiques en counseling des addictions (Items 1, 8, 13, 14, 17, 18, 19, 25)

Cette dimension évalue la maîtrise des concepts et interventions propres à la clinique des dépendances. Elle inclut l’exploration des antécédents du patient avec les groupes d’entraide (Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes), l’évaluation du stade de préparation au changement selon le modèle transthéorique de Prochaska et DiClemente, l’identification précise des déclencheurs internes et externes de la consommation (cues ou stimuli conditionnés), la formulation d’attentes réalistes concernant le processus non linéaire du rétablissement, et la capacité à confronter de manière bienveillante mais ferme les comportements qui sabotent le plan de soin.

2. Compétences d’évaluation, de planification thérapeutique et d’orientation (Items 10, 20, 21, 22, 24)

Ce facteur capture les aptitudes méthodologiques et médico-administratives indispensables à une prise en charge structurée. Le clinicien doit se sentir compétent pour synthétiser les données d’évaluation psychométrique et anamnestique afin d’élaborer un plan d’intervention individualisé, consigner des rapports d’évaluation clairs et concis, évaluer les freins matériels ou financiers du patient, et transmettre l’information clinique pertinente à des équipes multidisciplinaires dans le cadre d’un réseau de soins coordonné.

3. Compétences liées aux troubles concomitants (Items 5, 7, 9, 12, 16, 28)

La comorbidité psychiatrique (ou double diagnostic) constitue la norme plutôt que l’exception en toxicomanie. Cette sous-échelle mesure l’auto-efficacité du praticien à dépister les psychopathologies associées et à adapter son intervention auprès de clients présentant conjointement une dépendance et un trouble anxieux, un trouble de l’humeur (dépression caractérisée, bipolarité), un trouble de stress post-traumatique complexe, un trouble de la personnalité (notamment borderline ou antisociale) ou une pathologie psychotique (schizophrénie).

4. Compétences en dynamique et counseling de groupe (Items 6, 11, 15, 26, 27, 29)

Les dispositifs groupaux constituent la pierre angulaire de nombreux programmes en addictologie. Cette sous-échelle mesure l’aptitude à concevoir un groupe thérapeutique, sélectionner les participants adéquats, instaurer la cohésion groupale et la sécurité psychologique, encourager la confrontation mutuelle responsable, réagir avec spontanéité aux imprévus de la dynamique collective et décoder les interactions interpersonnelles en direct.

5. Compétences fondamentales de counseling (Items 2, 3, 4, 23, 30, 31)

Cette dernière composante explore les conditions thérapeutiques rogeriennes et relationnelles génériques appliquées au contexte des addictions : capacité à faire preuve d’empathie sincère, création d’un cadre sécurisant où le client se sent pleinement compris, adoption d’une posture inconditionnellement bienveillante et non jugeante, utilisation rigoureuse des techniques d’écoute active, et transmission d’une sollicitude authentique.

6. Cadre théorique

L’assise conceptuelle de l’ACSES est directement issue de la théorie sociale cognitive (Bandura, 1977, 1986, 1997). Selon ce paradigme, les croyances d’un individu relatives à ses capacités d’action constituent le mécanisme cognitif central régissant la motivation, les processus décisionnels, les schémas de pensée émotionnels et la persévérance comportementale. Bandura distingue rigoureusement les attentes d’efficacité (la conviction intime de pouvoir réussir une tâche spécifique) des attentes de résultats (la croyance qu’un comportement donné produira une conséquence particulière). L’ACSES évalue exclusivement les attentes d’efficacité personnelle.

Dans la perspective de Bandura, ces croyances sont façonnées par quatre sources d’information fondamentales, qui trouvent un écho direct dans la formation en addictologie :

  • Les expériences de maîtrise active : Les réussites concrètes lors d’entretiens thérapeutiques ou de jeux de rôle supervisés constituent la source la plus puissante d’élévation du sentiment d’efficacité personnelle. Les échecs initiaux peuvent l’amoindrir s’ils ne font pas l’objet d’une reprise réflexive.
  • L’apprentissage vicariant : L’observation de pairs ou de cliniciens experts (superviseurs, modélisation vidéo) gérant avec succès des situations critiques (par exemple, désamorcer une crise avec un patient psychotique dépendant) permet au stagiaire d’étalonner ses propres capacités par comparaison sociale.
  • La persuasion verbale : Les encouragements structurés, les rétroactions constructives et la validation des compétences formulés par les superviseurs cliniques renforcent la croyance du professionnel en ses ressources internes.
  • Les états physiologiques et émotionnels : Le niveau d’activation autonome (stress, tachycardie) ressenti par le clinicien face à un patient difficile est souvent interprété par celui-ci comme un signe d’incompétence. Un sentiment d’efficacité élevé régule cette réponse anxieuse en la recadrant comme une mobilisation normale d’énergie.

En transposant ces principes au domaine des dépendances, Murdock et ses collaborateurs se sont inscrits dans le sillage des modèles d’entraînement aux compétences cliniques (Larson et al., 1992, avec le Counseling Self-Estimate Scale). Ils ont toutefois comblé une lacune épistémologique majeure : les échelles génériques échouaient à mesurer la spécificité des situations de double diagnostic ou la confrontation des mécanismes de défense propres aux conduites addictives.

7. Validité

La validation psychométrique de l’ACSES a fait l’objet d’études rigoureuses, initiées par Murdock, Wendler et Neilson (2005) et prolongées par les travaux de Wendler (2007, 2008).

Validité de contenu

La conception initiale des items a été établie à partir d’une recension exhaustive des référentiels de compétences professionnelles en toxicomanie, notamment les directives du SAMHSA (Substance Abuse and Mental Health Services Administration) et les compétences TAP 21 (Technical Assistance Publication Series: Addiction Counseling Competencies). Un panel d’experts en addictologie et en psychométrie a examiné chaque énoncé pour garantir sa pertinence, sa clarté syntaxique et sa représentativité clinique, conduisant à l’élagage des items ambigus avant l’administration empirique.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et positives avec des instruments mesurant le sentiment d’efficacité générale en psychothérapie, notamment le Counselor Self-Estimate Scale (COSE ; Larson et al., 1992). Les corrélations observées entre le score total de l’ACSES et le score au COSE se situent typiquement dans un intervalle modéré à fort ($r = 0,60$ à $0,72$, $p < 0,001$). Cette corrélation substantielle mais non totale confirme que l’ACSES partage le tronc commun de la relation d’aide tout en apportant une variance résiduelle propre au contexte de l’addictologie.

Validité discriminante

L’échelle a démontré sa capacité à discriminer des groupes d’intervenants ayant des niveaux d’expérience ou de spécialisation distincts. Des analyses univariées et multivariées de variance (ANOVA/MANOVA) ont établi que les cliniciens certifiés en toxicomanie ou possédant plusieurs années de pratique spécialisée obtiennent des scores significativement plus élevés ($p < 0,001$) sur les sous-échelles « Spécifique aux addictions » et « Troubles concomitants » par rapport à des conseillers généralistes ou à des étudiants de premier cycle en formation initiale. De surcroît, les corrélations avec des mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) se sont révélées non significatives ($r < 0,15$), attestant que les réponses ne reflètent pas un simple biais d’auto-présentation favorable.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité de l’ACSES ont été documentées de façon constante à travers plusieurs études d’évaluation psychométrique :

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de Murdock et al. (2005), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale (31 items) s’est élevé à un niveau remarquable de 0,95. L’analyse détaillée des sous-échelles met en évidence une homogénéité interne particulièrement élevée :

  • Compétences spécifiques en counseling des addictions (8 items) : $\alpha = 0,89$
  • Compétences d’évaluation, de planification thérapeutique et d’orientation (5 items) : $\alpha = 0,85$
  • Compétences liées aux troubles concomitants (6 items) : $\alpha = 0,91$
  • Compétences en counseling de groupe (6 items) : $\alpha = 0,88$
  • Compétences fondamentales de counseling (6 items) : $\alpha = 0,84$

Toutes les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil méthodologique conventionnel de 0,40, oscillant généralement entre 0,48 et 0,78, ce qui confirme l’absence d’items redondants ou contradictoires au sein de leurs sous-dimensions respectives.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les études de reproductibilité temporelle menées sur des intervalles de deux à quatre semaines auprès d’échantillons de professionnels en exercice (sans intervention formatrice intermédiaire) ont rapporté un coefficient de fidélité test-retest ($r_{tt}$) supérieur à 0,82 pour le score global, et variant de 0,76 à 0,85 pour les sous-échelles. Cette stabilité atteste que l’outil mesure une disposition cognitive stabilisée en l’absence d’expériences d’apprentissage ciblées.

9. Analyse factorielle

Le développement structural de l’ACSES s’est appuyé sur une démarche factorielle rigoureuse, combinant d’abord une analyse factorielle exploratoire (AFE), suivie d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur échantillons indépendants.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’étude princeps, un pool initial d’items a été soumis à une extraction en composantes principales puis à une factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax), en raison de l’interdépendance théorique attendue entre les différentes facettes des compétences cliniques. L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) et le critère de Kaiser ont nettement soutenu une solution à cinq facteurs distincts, expliquant cumulativement plus de 58 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles des 31 items retenus se sont révélées robustes, chaque item présentant une saturation primaire $ge 0,50$ sur son facteur cible et aucune saturation croisée supérieure à 0,30 sur un facteur secondaire.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les travaux subséquents de Wendler (2007, 2008) ont testé la validité de cette structure à cinq facteurs au moyen de modélisations d’équations structurelles (SEM). Le modèle à 5 facteurs covariants a été comparé à un modèle unidimensionnel (un seul facteur d’auto-efficacité générale) et à un modèle hiérarchique de second ordre. Les indices d’ajustement ont clairement confirmé la supériorité de la structure multidimensionnelle :

  • CFI (Comparative Fit Index) : 0,93
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,92
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,058 (intervalle de confiance à 90 % : [0,051 ; 0,065])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,052

Ces indices satisfont pleinement aux exigences méthodologiques contemporaines (Hu & Bentler, 1999). Ils démontrent que les cinq dimensions identifiées constituent des piliers opérationnels stables, autorisant l’usage de scores de profils factoriels distincts en complément du score global.

10. Instrument de mesure

L’ACSES se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé d’administration rapide, utilisable aussi bien sous format papier-crayon que via une plateforme numérique sécurisée :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (hétéro-évaluation possible en contexte de supervision).
  • Nombre total d’items : 31 items formulés sous la forme d’énoncés comportementaux d’action clinique.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert à 6 points d’évaluation continue du sentiment de certitude/confiance :
    • 1 = no confidence (aucune confiance)
    • 2 = very little confidence (très peu de confiance)
    • 3 = some confidence (confiance modérée)
    • 4 = moderate confidence (bonne confiance)
    • 5 = high confidence (grande confiance)
    • 6 = absolute confidence (confiance absolue)
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.
  • Calcul des scores et cotation :
    • Tous les items sont cotés de manière positive et directe (aucun item inversé).
    • Score total : Somme de l’ensemble des 31 items (étendue de 31 à 186) ou moyenne globale (de 1,0 à 6,0).
    • Scores des sous-échelles (moyennes de sous-domaines) :
      • Compétences spécifiques en counseling des addictions : Items 1, 8, 13, 14, 17, 18, 19, 25 (8 items).
      • Compétences d’évaluation, de planification thérapeutique et d’orientation : Items 10, 20, 21, 22, 24 (5 items).
      • Compétences liées aux troubles concomitants : Items 5, 7, 9, 12, 16, 28 (6 items).
      • Compétences en counseling de groupe : Items 6, 11, 15, 26, 27, 29 (6 items).
      • Compétences fondamentales de counseling : Items 2, 3, 4, 23, 30, 31 (6 items).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 2005 (Murdock, Wendler, & Neilson), avec publications complémentaires de validation en 2007 et 2008.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’article original a été publié dans le Journal of Substance Abuse Treatment (Elsevier). L’instrument est reproduit dans des recueils d’outils d’évaluation clinique (ex. Simmons & Lehmann, 2013).
  • Tarifs et conditions d’accès : L’échelle est mise à la disposition des chercheurs et formateurs à des fins académiques, non commerciales et d’enseignement sans frais d’acquisition de licence, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps. Toute intégration dans un logiciel commercial ou un service d’évaluation payant nécessite l’autorisation formelle préalable des détenteurs de copyright.

12. Références

Les travaux théoriques et empiriques structurant l’ACSES et ses fondements psychométriques s’appuient sur les publications de référence suivantes :

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Larson, L. M., Suzuki, L. A., Gillespie, K. N., Potenza, M. T., Bechtel, M. A., & Toulouse, A. L. (1992). Development and brief validation of the Counselor Self-Estimate Scale. Journal of Counseling Psychology, 39(1), 105–120. https://doi.org/10.1037/0022-0167.39.1.105
  • Murdock, T. B., Wendler, A. M., & Neilson, J. E. (2005). Addiction Counseling Self-Efficacy Scale (ACSES): Development and initial validation. Journal of Substance Abuse Treatment, 29(1), 55–64. https://doi.org/10.1016/j.jsat.2005.04.004
  • Murdock, T. B., Wendler, A. M., & Neilson, J. E. (2013). Addiction Counseling Self-Efficacy Scale. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 292–294). Springer Publishing Company.
  • Wendler, A. M. (2007). Validation of the Addiction Counseling Self-Efficacy Scale (ACSES) (Publication No. 3280868) [Doctoral dissertation, University of Missouri-Kansas City]. ProQuest Dissertations Publishing.
  • Wendler, A. M. (2008). Validation of the Addiction Counseling Self-Efficacy Scale (ACSES). Dissertation Abstracts International: Section B: The Sciences and Engineering, 68(9-B), 6343.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 1 = no confidence to 6 = absolute confidence

  1. Assess a client’s previous experience with self-help groups like AA, NA, CA, etc.
  2. Show empathy toward a client.
  3. create a therapeutic environment where a client will feel that I understand them.
  4. Convey an attitude of care and concern for all group members.
  5. Work effectively with a client who has both a substance use and an anxiety disorder.
  6. Develop trust and cohesion among members of a counseling group.
  7. Screen clients for co-occurring mental health disorders.
  8. Help a client determine who is available to support her/his recovery.
  9. Work effectively with a client who has both a substance use and a psychotic disorder (e.g., schizophrenia).
  10. Use assessment data to develop a treatment plan.
  11. Help members of a counseling group challenge each other responsibly.
  12. Work effectively with a client who has both a substance use and a personality disorder.
  13. Assess a client’s readiness to change substance use.
  14. Help a client develop realistic expectations about recovery.
  15. React spontaneously and responsively in a group counseling situation.
  16. Work effectively with a client who has both substance use and trauma-related issues.
  17. Teach a client about self-help support networks and related self-help literature.
  18. Help a client figure out what behaviors will support recovery.
  19. Help a client recognize what triggers her/his substance use.
  20. Write accurate and concise assessment reports.
  21. Assess a client’s financial concerns.
  22. Summarize a client’s treatment and recovery information for other professionals.
  23. Establish a warm, respectful relationship with a client.
  24. Gather information about a client’s prior experiences with substance abuse treatment.
  25. Challenge behaviors that interfere with a client’s recovery.
  26. Form a counseling group, including determining the type of group and selecting members.
  27. Help members of a counseling group support each other.
  28. Work effectively with a client who has both a substance use and a mood disorder (e.g., depression).
  29. Explore the interpersonal dynamics among members of a counseling group.
  30. Use active listening techniques when working with a client.
  31. Maintain a respectful and nonjudgmental atmosphere with a client.
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Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle du sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions (ACSES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-sentiment-efficacite-personnelle-counseling-addictions-acses/
Looti, Mohammed. “Échelle du sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions (ACSES).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-sentiment-efficacite-personnelle-counseling-addictions-acses/.
Looti, Mohammed. “Échelle du sentiment d’efficacité personnelle en counseling des addictions (ACSES).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-sentiment-efficacite-personnelle-counseling-addictions-acses/.