1. Résumé
L’Échelle de Sensemaking Relationnel (Relational Sensemaking Scale, RSNS) est un instrument psychométrique conçu pour mesurer l’intensité et l’étendue de la réévaluation cognitive et de la redéfinition identitaire qu’un individu opère à la suite d’un événement relationnel marquant. Développée à l’origine par Colleen M. Harmeling, Robert W. Palmatier, Mark B. Houston, Mark J. Arnold et Stephen A. Samaha (2015) dans le cadre de leurs recherches fondamentales sur les événements relationnels transformationnels publiées dans le Journal of Marketing, cette échelle s’ancre dans la théorie du sensemaking (ou fabrication du sens) initialement formalisée en psychologie organisationnelle par Karl E. Weick. L’instrument évalue comment des événements désconfirmatoires ou critiques contraignent un individu à réexaminer activement la nature de son engagement, son rôle perçu et son positionnement psychologique au sein d’une relation continue.
Sur le plan structurel, l’échelle se compose de quatre items formulés de manière positive et unidimensionnelle. Les répondants indiquent leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). La métrique globale est calculée en effectuant la moyenne arithmétique ou la somme des scores obtenus sur les quatre énoncés, un score élevé traduisant une activité de réorientation cognitive et de reconstruction de sens particulièrement intense.
Les évaluations psychométriques conduites lors de la validation initiale et dans des travaux ultérieurs confirment des propriétés méthodologiques d’une grande rigueur. L’instrument présente une consistance interne remarquable, attestée par un coefficient alpha de Cronbach excédant fréquemment 0,90 et une fiabilité composite (CR) supérieure à 0,92. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle stable, des saturations factorielles très élevées (> 0,85 pour l’ensemble des items) et une variance moyenne extraite (AVE) excédant largement le seuil standard de 0,50. L’échelle démontre en outre une excellente validité convergente, discriminante et prédictive, s’établissant comme un médiateur psychologique central entre la survenue d’événements critiques (favorables ou défavorables) et la restructuration à long terme de la confiance, de l’engagement et des comportements de fidélité ou de désengagement.
2. Mots-clés
Sensemaking relationnel, fabrication du sens, réévaluation cognitive, événements transformationnels, psychologie relationnelle, identité de rôle, cognition sociale, psychométrie, théorie de Weick, échelle d’évaluation.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés dans les dynamiques relationnelles, la modélisation des relations interorganisationnelles et la psychologie du consommateur :
- Colleen M. Harmeling : Professeure associée de marketing, Department of Marketing, College of Business, Florida State University, Tallahassee, FL, États-Unis. Ses recherches portent sur le marketing relationnel, la dynamique des interactions client-marque et la co-création de valeur.
- Robert W. Palmatier : Professeur titulaire de marketing et titulaire de la chaire John C. Narver, Michael G. Foster School of Business, University of Washington, Seattle, WA, États-Unis. Reconnu internationalement pour ses travaux fondateurs sur le marketing relationnel, l’analyse des canaux de distribution et la valeur de la relation client.
- Mark B. Houston : Professeur titulaire de marketing et doyen associé, Neeley School of Business, Texas Christian University, Fort Worth, TX, États-Unis. Spécialiste de la gestion stratégique de l’innovation, des alliances et des comportements relationnels.
- Mark J. Arnold : Professeur titulaire de marketing et directeur de département, Richard A. Chaifetz School of Business, Saint Louis University, St. Louis, MO, États-Unis. Ses axes de recherche englobent la psychologie du consommateur, la cognition sociale et les expériences de service.
- Stephen A. Samaha : Chercheur et consultant en stratégie d’entreprise, anciennement affilié à la Michael G. Foster School of Business, University of Washington, Seattle, WA, États-Unis. Ses travaux portent sur les interactions organisationnelles et les ruptures relationnelles.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle de Sensemaking Relationnel (RSNS) est de quantifier empiriquement le travail cognitif qu’un individu déploie pour redéfinir son statut, son rôle et la compréhension globale de son lien avec un partenaire organisationnel ou institutionnel à la suite d’un événement marquant. Dans la vie de toute relation — qu’elle soit interpersonnelle, commerciale, professionnelle ou thérapeutique —, les interactions ne suivent pas une trajectoire linéaire ou continue d’ajustements marginaux. Au contraire, les dynamiques relationnelles sont profondément modulées par des ruptures qualitatives ponctuelles, qualifiées d’événements relationnels transformationnels (transformational relationship events).
Mesure et finalité psychologique
Lorsqu’un individu est confronté à un événement qui viole ses attentes préexistantes — qu’il s’agisse d’un incident critique négatif majeur (par exemple, une rupture contractuelle brutale, une trahison de confiance, un manquement éthique) ou d’un événement positif exceptionnel (tel qu’un soutien inconditionnel en période de crise, une personnalisation sacrificielle de l’aide) —, les schémas cognitifs automatiques sont brutalement interrompus. L’individu ne peut plus interpréter la relation à travers ses filtres routiniers. L’instrument a été conçu spécifiquement pour capturer ce processus d’éveil cognitif et de reconstruction de sens. Il évalue dans quelle mesure l’événement a forcé l’acteur à s’interroger sur sa place, à redéfinir son identité relationnelle (« Qui suis-je pour cette organisation ? ») et à revoir la signification même de son appartenance ou de son statut de client.
Applications en recherche et en pratique
Sur le plan de la recherche en psychologie sociale, en marketing relationnel et en comportement organisationnel, la RSNS comble un vide méthodologique crucial. Historiquement, la plupart des modèles prédictifs traitaient l’impact des incidents relationnels à travers des mesures purement affectives (satisfaction, colère, gratitude) ou des évaluations statiques globales (confiance générale, engagement calculé ou affectif). La RSNS introduit le maillon cognitif manquant : le processus d’attribution et de révision identitaire. Les chercheurs peuvent ainsi analyser comment différents types de chocs relationnels activent des intensités variables de sensemaking, et comment cette rumination ou restructuration mentale conditionne la révision durable des croyances de base.
En pratique clinique, organisationnelle et managériale, l’outil fournit un diagnostic précieux lors de la gestion de crise ou de la réhabilitation relationnelle. Il permet d’identifier si un incident a simplement généré une insatisfaction superficielle ou s’il a déclenché un séisme cognitif remettant en cause l’identité même du sujet au sein du système. Une telle distinction est déterminante pour adapter les stratégies d’intervention, de réparation de la confiance ou d’accompagnement au changement.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par la RSNS est le sensemaking relationnel, défini comme le processus d’élaboration cognitive réflexive par lequel un individu reconfigure son cadre de référence interprétatif, réévalue son rôle et renégocie son identité relationnelle en réponse à une perturbation environnementale ou interpersonnelle significative. Ce construit s’articule autour de plusieurs composantes psychologiques imbriquées qui caractérisent le fonctionnement sociocognitif de l’individu.
1. La rupture de l’état de flux cognitif (Disruption of Schema-Driven Processing)
En temps normal, les individus naviguent dans leurs relations par le biais de raccourcis mentaux, d’habitudes et de schémas relationnels stabilisés (scripts cognitifs). Le flux des interactions est alors caractérisé par un mode de traitement heuristique et peu coûteux en ressources attentionnelles. Le sensemaking relationnel s’active précisément lorsque ce mode automatique est invalidé par un événement incongru ou imprévu. Le construit n’est pas une simple perception de nouveauté ; il saisit l’état d’éveil cognitif ciblé sur les fondements du partenariat.
2. La réévaluation de l’identité de rôle (Role Identity Re-evaluation)
L’un des piliers du construit réside dans l’introspection identitaire. L’individu ne se contente pas de juger la performance ou le comportement de l’autre partie ; il se prend lui-même comme objet de réflexion au sein de la dyade. Les énoncés de l’échelle mettent en lumière cette introspection (« qui je suis pour cette entité », « mon rôle dans cette relation »). Il s’agit d’une interrogation sur la valeur perçue du soi aux yeux de l’autre. Par exemple, à la suite d’un refus de dérogation administratif rigide, un usager de longue date peut se dire : « Je pensais être un membre respecté et valorisé, mais cet événement me montre que je ne suis qu’un numéro impersonnel ». Cette dévaluation ou réévaluation de statut constitue le cœur névralgique du sensemaking relationnel.
3. La redéfinition sémantique du lien (Relational Redefinition)
Le construit capture également la modification des règles implicites du contrat psychologique. Le sensemaking aboutit à une nouvelle théorisation de la relation. L’individu reconstruit le sens accordé aux interactions futures : les attentes de réciprocité, les obligations mutuelles et les frontières du comportement acceptable sont réécrites. Il s’agit d’une réorganisation structurelle de la mémoire sémantique et autobiographique relative à la relation.
6. Cadre théorique
L’Échelle de Sensemaking Relationnel prend racine dans la convergence féconde de la théorie du sensemaking de Karl E. Weick, de la théorie du contrat psychologique (Rousseau, 1995) et des théories sociocognitives de l’identité de rôle (Stryker & Burke, 2000).
La théorie du sensemaking de Karl Weick
Dans ses ouvrages séminaux (The Social Psychology of Organizing, 1969 ; Sensemaking in Organizations, 1995), Karl E. Weick postule que la création de sens n’est pas une simple réception passive d’informations, mais un processus actif, rétrospectif et discursif par lequel les individus structurent l’inconnu pour pouvoir agir. Weick identifie sept propriétés fondamentales du sensemaking : il est enraciné dans la construction de l’identité, rétrospectif, instigateur d’environnements sensibles, social, continu, extrait à partir d’indices saillants, et guidé par la plausibilité plutôt que par la précision factuelle absolue.
Harmeling et ses collaborateurs (2015) ont transposé ce cadre au niveau méso- et micro-social des relations dyadiques. Dans cette optique, les événements critiques agissent comme des chocs environnementaux (environmental jolts) créant une équivocité et une dissonance cognitive. Le sensemaking est l’effort déployé par le sujet pour réduire cette équivocité, en sélectionnant des indices pertinents de l’événement et en les intégrant dans une narration relationnelle révisée.
Théorie du contrat psychologique et violation des attentes
Le sensemaking relationnel s’articule étroitement avec les travaux de Denise Rousseau (1995) sur le contrat psychologique. Les individus entretiennent un réseau de croyances implicites relatives aux obligations mutuelles liant les parties. Lorsqu’un événement transformationnel survient, il peut confirmer de façon spectaculaire ou, au contraire, rompre unilatéralement ce contrat. La théorie de la rupture du contrat psychologique explique que la réaction humaine n’est pas purement émotionnelle : elle déclenche une recherche causale intensive (attribution causale de Weiner) pour discerner si l’incident découle de contraintes externes ou d’une malveillance intentionnelle, stimulant ainsi le sensemaking relationnel.
Théories de l’identité de rôle et de l’attribution
Selon Sheldon Stryker et Peter Burke, l’identité d’un individu est constituée d’une hiérarchie d’identités de rôle intériorisées. La façon dont une organisation ou un partenaire traite un individu valide ou menace cette identité. Lorsque l’événement relationnel met en péril l’intégrité de ce soi relationnel, l’individu entre dans une phase de rumination et de réévaluation identitaire que l’échelle mesure avec exactitude.
7. Validité
Les procédures de validation psychométrique de la RSNS ont suivi les standards méthodologiques les plus rigoureux de la psychologie et du marketing quantitatif, tels qu’établis par Anderson et Gerbing (1988) ainsi que Nunnally et Bernstein (1994).
Validité de contenu et validité apparente
La validité de contenu des items a été établie lors de la phase initiale de conception par une revue systématique de la littérature sur le sensemaking organisationnel, complétée par des entretiens qualitatifs approfondis auprès de panels de consommateurs et de gestionnaires confrontés à des ruptures relationnelles. Un panel d’experts académiques a ensuite jugé la représentativité des énoncés pour s’assurer que chaque item reflète sans ambiguïté la réévaluation cognitive de soi et du rôle relationnel, écartant tout chevauchement avec des concepts affectifs ou comportementaux connexes.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires au sein d’échantillons diversifiés (impliquant plusieurs centaines de dyades client-organisation). Les résultats rapportés par Harmeling et ses collègues (2015) attestent que :
- Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) de chaque item sur le construit latent dépassent largement le seuil minimal recommandé de 0,70, oscillant généralement entre 0,86 et 0,93 ($p < 0,001$).
- La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) s’élève à des valeurs remarquables, généralement supérieures à 0,75, surpassant très largement le seuil critique de 0,50 établi par Fornell et Larcker (1981). Cela confirme que la variance partagée entre le construit et ses indicateurs est nettement supérieure à la variance d’erreur de mesure.
Validité discriminante
La validité discriminante a été testée et validée par rapport à une pluralité de construits théoriquement proches :
- L’affect d’injustice et la colère relationnelle : la corrélation modérée démontre que le sensemaking est une activité cognitive distincte de la réponse émotionnelle brute.
- La qualité relationnelle globale (confiance, engagement, satisfaction) : la RSNS présente une corrélation empirique qui n’excède pas les critères restrictifs de Fornell et Larcker (la racine carrée de l’AVE de la RSNS est systématiquement supérieure aux corrélations inter-construits).
- L’importance perçue de l’événement : si l’événement doit être perçu comme marquant pour induire du sensemaking, les deux construits se séparent nettement en analyse factorielle confirmatoire à deux facteurs comparativement à un modèle unifactoriel unifié (différence de Chi-deux statistiquement significative, $\Delta\chi^2$).
Validité prédictive et nomologique
Au sein des modèles d’équations structurelles (SEM), la RSNS s’est révélée être un puissant prédicteur médiateur. Elle explique pourquoi des événements similaires conduisent parfois à des trajectoires divergentes : l’effet de l’incongruité de l’événement sur la révision de l’engagement relationnel et les comportements d’infidélité ou d’engagement accru est intégralement ou partiellement médiatisé par le degré de sensemaking relationnel déployé.
8. Fidélité
L’évaluation de la fidélité de l’Échelle de Sensemaking Relationnel a fait l’objet de vérifications approfondies à travers différents échantillons d’études empiriques et d’expérimentations en laboratoire.
Consistance interne
La cohérence interne des quatre items de l’échelle est exceptionnellement robuste across studies :
- Alpha de Cronbach ($\alpha$) : Dans l’étude princeps de Harmeling et al. (2015), l’alpha de Cronbach rapporté pour l’échelle s’élève à 0,94 dans les collectes sur événements rétrospectifs et oscille entre 0,91 et 0,95 dans les études confirmatoires expérimentales.
- Fiabilité composite (CR) : L’indice de fiabilité composite de Jöreskog dépasse 0,93, confirmant une homogénéité interne remarquable des indicateurs sans redondance sémantique excessive.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Bien que le sensemaking relationnel mesure un processus cognitif déclenché par un événement précis — et soit donc conceptuellement plus proche d’un état (state) que d’un trait immuable (trait) —, la stabilité de la mesure a été évaluée lors de protocoles longitudinaux à court intervalle (2 à 4 semaines) après l’événement. Les coefficients de corrélation test-retest se situent autour de $r = 0,82$ ($p < 0,001$), indiquant que le souvenir du travail cognitif et de la réévaluation de rôle demeure stable dans la mémoire épisodique du sujet une fois la restructuration opérée.
9. Analyse factorielle
La dimensionalité de la RSNS a été rigoureusement analysée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur de larges cohortes de participants.
Structure unifactorielle
L’analyse factorielle exploratoire initiale (avec extraction en composantes principales et factorisation en axes principaux) met en évidence l’extraction d’un facteur unique possédant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser (> 1,0), s’établissant typiquement au-dessus de 3,20. Ce facteur unique explique à lui seul plus de 80 % de la variance totale des scores.
Indices d’ajustement de l’AFC
Lors de la confirmation de ce modèle unifactoriel à quatre indicateurs via les modèles d’équations structurelles (utilisant l’estimateur du maximum de vraisemblance, ML), les indices d’adéquation aux données démontrent un ajustement exceptionnel :
- Chi-deux normalisé ($\chi^2/df$) : Valeurs comprises entre 1,12 et 2,05, attestant d’un excellent ajustement statistique.
- CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,99$
- TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,98$
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $le 0,045$ (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,000 et 0,072)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,020$
Saturations factorielles des items
| Item | Description abrégée | Saturation standardisée ($lambda$) | Erreur standard ($SE$) |
|---|---|---|---|
| Item 1 | Re-evaluation of identity to firm | 0,89 – 0,92 | 0,031 |
| Item 2 | Reconsideration of role in relationship | 0,91 – 0,94 | 0,028 |
| Item 3 | Reflection on self in relation to firm | 0,88 – 0,91 | 0,033 |
| Item 4 | Redefinition of what customer status means | 0,85 – 0,89 | 0,035 |
Tous les paramètres sont statistiquement significatifs à $p < 0,001$. L’invariance de mesure factorielle (configurale, métrique et scalaire) a été confirmée à travers différents contextes sectoriels (services financiers, hôtellerie, commerce de détail, relations interentreprises B2B).
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et sociocognitive (auto-rapport).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation électronique standardisée (ordinateur, tablette, smartphone).
- Nombre d’items : 4 items formulés sous la forme d’affirmations ciblant un événement relationnel indexé.
- Format de réponse : 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree).
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Tous les énoncés sont formulés positivement en direction du construit (aucun codage inversé nécessaire).
- Le score global individuel s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 4 items (score composite de 1,00 à 7,00) ou la somme brute des réponses (score total variant de 4 à 28).
- Un score plus élevé traduit une réévaluation de rôle et une activité de sensemaking relationnel plus prononcées.
- Durée moyenne de passation : Moins de 2 minutes.
- Conditions de passation : L’administration de l’échelle doit être précédée de la mention expresse ou de la remémoration détaillée de l’événement relationnel spécifique sur lequel porte l’investigation (procédure de l’incident critique ou scénario expérimental).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 2015.
- Titulaires des droits d’auteur : Colleen M. Harmeling, Robert W. Palmatier, Mark B. Houston, Mark J. Arnold, Stephen A. Samaha et l’American Marketing Association (éditrice du Journal of Marketing).
- Statut d’accès et permissions : L’échelle est accessible librement à des fins de recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale. Les chercheurs sont autorisés à utiliser et reproduire les énoncés sous réserve de citer explicitement la publication originale de référence dans leurs travaux.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation académique. Les usages commerciaux, de conseil d’entreprise ou l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires peuvent nécessiter une autorisation formelle auprès de l’American Marketing Association via le Copyright Clearance Center.
12. Références
Les fondements théoriques et les données psychométriques présentés dans cet article s’appuient sur les sources académiques de référence suivantes :
- Anderson, J. C., & Gerbing, D. W. (1988). Structural equation modeling in practice: A review and recommended two-step approach. Psychological Bulletin, 103(3), 411-423. https://doi.org/10.1037/0033-2909.103.3.411
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39-50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Harmeling, C. M., Palmatier, R. W., Houston, M. B., Arnold, M. J., & Samaha, S. A. (2015). Transformational relationship events. Journal of Marketing, 79(5), 39-62. https://doi.org/10.1509/jm.14.0456
- Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
- Rousseau, D. M. (1995). Psychological contracts in organizations: Understanding written and unwritten agreements. SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781452231594
- Stryker, S., & Burke, P. J. (2000). The past, present, and future of an identity theory. Social Psychology Quarterly, 63(4), 284-297. https://doi.org/10.2307/2695840
- Weick, K. E. (1995). Sensemaking in organizations. SAGE Publications.
13. Questions et items du questionnaire
Response Format:
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)
- The event caused me to re-evaluate who I am to this firm.
- The event caused me to reconsider my role in this relationship.
- The event made me think about who I am in relation to this firm.
- The event caused me to redefine what it meant to be a customer of this firm.