1. Résumé / Abstract
L’Échelle révisée du sentiment d’appartenance communautaire dans les organisations communautaires (Revised Community Organization Sense of Community Scale, COSCS-R), conçue par N. Andrew Peterson et ses collaborateurs en 2008, constitue une mesure psychométrique brève et rigoureuse visant à évaluer la dynamique transactionnelle du sentiment de communauté au sein des organisations locales et citoyennes. Issue des développements méthodologiques apportés à la version initiale de Hughey, Speer et Peterson (1999), cette échelle de 8 items opérationnalise la manière dont la participation au sein d’une organisation intermédiaire favorise à la fois l’intégration organisationnelle interne et le lien psychologique plus large avec la collectivité territoriale ou la ville d’appartenance. L’instrument est structuré autour de quatre dimensions distinctes mais interdépendantes comportant chacune 2 items : la relation à l’organisation (Relationship to Organization, RO), l’organisation comme médiateur (Organization as Mediator, OM), l’influence de l’organisation (Influence of Organization, IO) et l’attachement à la communauté globale (Bond to Community, BC). Les participants répondent selon une échelle de Likert en 6 points allant de « Fortement en désaccord » (Strongly Disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly Agree). Sur le plan psychométrique, la COSCS-R présente une structure factorielle de second ordre confirmée par modélisation d’équations structurelles (SEM), une cohérence interne satisfaisante malgré la brièveté des dyades d’items (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,70 et 0,86 pour les sous-dimensions et l’échelle globale), ainsi qu’une excellente validité de construit, convergente et prédictive, notamment en ce qui concerne l’autonomisation psychologique (psychological empowerment), la participation citoyenne et le capital social intracommunautaire.
2. Mots-clés / Keywords
Psychologie communautaire, Sentiment d’appartenance communautaire, Organisation communautaire, COSCS-R, N. Andrew Peterson, Autonomisation psychologique, Participation citoyenne, Médiation organisationnelle, Validation psychométrique, Capital social, Modélisation par équations structurelles, Évaluation des forces.
3. Auteurs / Authors
L’échelle COSCS-R a été formellement formalisée, affinée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en psychologie communautaire, travail social et santé publique :
- N. Andrew Peterson, Ph.D. : Professeur et doyen associé à la School of Social Work de l’Université Rutgers (New Brunswick, New Jersey, États-Unis). Ses travaux portent sur l’autonomisation communautaire, les organisations citoyennes, l’abus de substances et les méthodologies quantitatives avancées. Courriel institutionnel : [email protected].
- Paul W. Speer, Ph.D. : Professeur au Département de développement humain et organisationnel au Peabody College de l’Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee, États-Unis). Spécialiste de renommée internationale sur le pouvoir communautaire, l’organisation collective et les processus d’autonomisation (empowerment).
- Joseph Hughey, Ph.D. : Professeur émérite en psychologie, pionnier avec Paul Speer des premiers modèles de mesure du sentiment d’appartenance appliqué aux collectifs locaux et coauteur de l’instrument original de 1999.
- Tamara L. Armstead, Ph.D. : Chercheuse en sciences sociales appliquées, affiliée aux centres de prévention et de recherche communautaire (notamment aux Centers for Disease Control and Prevention – CDC).
- John E. Schneider, Ph.D. : Économiste de la santé et chercheur en politiques publiques et évaluation de programmes.
- M. Allyson Sheffer, Ph.D. : Psychologue chercheuse associée à l’évaluation des programmes d’action communautaire et de promotion de la santé publique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif principal de la COSCS-R est de fournir une évaluation psychométrique parcimonieuse, fiable et théoriquement robuste de la façon dont les individus perçoivent leur place et l’impact de leur organisation au sein du tissu urbain local. Dans la tradition classique inaugurée par McMillan et Chavis (1986), le sentiment de communauté (Sense of Community, SOC) a fréquemment été conceptualisé au niveau de quartiers géographiques ou de communautés relationnelles abstraites. Cependant, les chercheurs en psychologie communautaire ont souligné que cette approche négligeait le rôle charnière joué par les organisations médiatrices locales — telles que les comités de quartier, les associations de développement local, les coalitions confessionnelles et les collectifs de défense des droits civiques.
La COSCS-R comble cette lacune en opérationnalisant une approche multi-niveaux. Elle ne mesure pas seulement l’attachement individuel au groupe, mais évalue précisément la fonction de passerelle exercée par l’organisation entre l’individu et la communauté locale au sens large. Sur le plan de la recherche, cet instrument permet de démêler les mécanismes par lesquels la participation interne se traduit par une influence sociopolitique externe. En milieu appliqué et institutionnel, la COSCS-R constitue un outil de diagnostic fondamental pour les animateurs communautaires, les directeurs d’associations sans but lucratif, les fondations philanthropiques et les évaluateurs de programmes sociaux. Elle permet d’identifier si les membres se sentent écoutés (processus interne), s’ils perçoivent leur organisation comme un pont vers des réseaux plus vastes (médiation), s’ils la jugent crédible et puissante dans la cité (influence externe), et si cet engagement consolide en retour leur enracinement territorial.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la COSCS-R est le sentiment de communauté contextualisé à l’organisation communautaire, conceptualisé comme un construit multidimensionnel de second ordre comprenant quatre dimensions de premier ordre rigoureusement discriminées :
1. Relation à l’organisation (Relationship to Organization – RO)
Cette dimension capture l’expérience démocratique et l’efficacité relationnelle interne vécue par le membre au sein de son organisation. Elle reflète le sentiment d’avoir une voix décisionnelle authentique (voice) et la perception que les pairs et les leaders sont réceptifs à ses préoccupations et valeurs.
Exemples d’expressions opérationnelles : sentir que ses idées comptent dans les choix stratégiques de l’association ; constater que la direction et les collègues réagissent positivement aux priorités formulées par les membres de base.
2. L’organisation comme médiateur (Organization as Mediator – OM)
Fondée sur la théorie sociologique des structures médiatrices (Berger & Neuhaus, 1977), cette sous-échelle évalue la mesure dans laquelle l’organisation sert d’intermédiaire passerelle (bridging social capital) permettant à l’individu de se connecter à d’autres cercles d’influence, à des acteurs clés et à divers groupes au sein de la cité.
Exemples d’expressions opérationnelles : développer des contacts privilégiés avec des personnalités publiques ou des décideurs locaux grâce aux activités du groupe ; intégrer des réseaux ou coalitions d’action civique plus vastes.
3. Influence de l’organisation (Influence of Organization – IO)
L’influence de l’organisation renvoie à la perception qu’a le participant de la puissance collective, de la réputation et de l’efficacité politique de son groupe au niveau municipal ou communautaire. Ce construit s’ancre dans le concept d’efficacité collective et de compétence communautaire perçue.
Exemples d’expressions opérationnelles : constater que l’organisation jouit d’une forte estime auprès des autorités et des citoyens de la ville ; observer que l’organisation mène des projets concrets et produit des transformations visibles dans l’environnement local.
4. Attachement à la communauté globale (Bond to Community – BC)
Cette composante mesure l’attachement affectif, l’affinité résidentielle et l’identification territoriale générale de l’individu envers sa ville ou son agglomération. Elle garantit l’articulation entre l’action collective restreinte et le sentiment d’appartenance à la communauté géographique globale.
Exemples d’expressions opérationnelles : éprouver de la fierté à vivre dans sa municipalité ; considérer que la ville d’implantation constitue le lieu idéal pour s’épanouir sur le plan personnel et familial.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la COSCS-R s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures en sciences sociales et psychologiques :
Le modèle canonique de McMillan et Chavis (1986)
Dans leur théorie fondatrice du sentiment de communauté psychologique (Psychological Sense of Community, PSOC), David McMillan et David Chavis ont postulé quatre piliers dynamiques : l’adhésion/appartenance (Membership), l’influence bidirectionnelle (Influence), l’intégration et la satisfaction des besoins (Integration and Fulfillment of Needs), et le partage émotionnel partagé (Shared Emotional Connection). Bien que hautement prédictif, ce modèle original a souvent été critiqué pour son incapacité à modéliser la façon dont des organisations formelles structurent le pouvoir d’agir dans des contextes de pauvreté ou d’injustice sociale.
L’approche de l’autonomisation et des structures médiatrices (Speer, Hughey & Peterson)
Paul Speer et Joseph Hughey (1995, 1999) ont démontré que les organisations citoyennes opèrent comme des structures médiatrices fondamentales entre la vie privée des individus et les macro-institutions économiques et politiques d’une métropole. Selon cette perspective, le sentiment de communauté ne peut pas se réduire à un état émotionnel passif ou à une simple satisfaction résidentielle ; il doit intégrer la dimension du pouvoir politique (power) et de l’action transformatrice. Peterson, Speer et collaborateurs (2008) ont affiné ce cadre pour postuler que les organisations génèrent du bien-être et de l’engagement civique uniquement lorsqu’elles combinent deux processus : la création d’un climat démocratique interne (RO) et la projection d’une force collective dans l’arène publique (IO et OM), aboutissant à une consolidation de l’attachement civique (BC).
La théorie du capital social de liaison et de pont (Putnam)
La COSCS-R intègre implicitement la distinction établie par Robert Putnam entre le capital social liant (bonding, consolidé par RO) et le capital social de pont (bridging, mesuré par OM et IO). La mesure capture donc le passage d’une solidarité intra-organisationnelle fermée à une citoyenneté active et connectée au reste de la communauté urbaine.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de la COSCS-R ont été établies au moyen d’échantillons diversifiés de membres d’organisations communautaires engagés dans des coalitions de développement local, des comités d’action sociale et des réseaux d’organisations confessionnelles (notamment des cohortes dépassant N = 600 participants aux États-Unis).
Validité de construit et structurelle
La validité de construit a été rigoureusement confirmée par modélisation par équations structurelles (SEM). Un modèle factoriel de second ordre — où un facteur global de sentiment de communauté organisationnel sous-tend les quatre facteurs de premier ordre (RO, OM, IO, BC) — a démontré des indices d’adéquation remarquables, surpassant significativement les modèles unidimensionnels concurrents : $\chi^2/df < 2,5$, CFI (Comparative Fit Index) > 0,96, TLI > 0,95 et RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) < 0,05.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente est étayée par des corrélations positives et statistiquement significatives avec des instruments validés mesurant :
- L’autonomisation psychologique (Psychological Empowerment), notamment l’efficacité politique et le contrôle perçu ($r = 0,40$ à $0,55$, $p < 0,001$).
- La participation communautaire active mesurée par les heures de bénévolat et l’implication dans des comités d’action ($r = 0,35$ à $0,48$, $p < 0,001$).
- L’Échelle brève de sentiment de communauté (Brief Sense of Community Scale, BSCS ; Peterson et al., 2008).
La validité discriminante a été confirmée par l’absence de corrélations fallacieuses avec des mesures de désirabilité sociale, d’anxiété générale ou de détresse psychologique individuelle, démontrant que l’échelle évalue bien une dynamique socio-organisationnelle spécifique et non une disposition affective globale.
8. Fidélité / Reliability
Bien que la COSCS-R ait été délibérément condensée à 8 items (2 items par dimension) afin d’optimiser son utilisation dans des enquêtes de terrain complexes où la fatigue des répondants représente un biais majeur, elle préserve d’excellentes qualités de fidélité :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Les coefficients alpha rapportés dans les études empiriques de référence (Peterson et al., 2008 ; Fernando, 2012) se situent entre 0,72 et 0,84 pour les quatre sous-échelles : RO ($\alpha \approx 0,78$), OM ($\alpha \approx 0,74$), IO ($\alpha \approx 0,81$), et BC ($\alpha \approx 0,83$). Le coefficient alpha pour l’échelle globale de 8 items s’établit de manière consistante entre 0,82 et 0,87.
- Corrélations inter-items : Les corrélations entre les paires d’items au sein de chaque sous-dimension sont toutes supérieures à 0,55 ($p < 0,001$), attestant d’une homogénéité conceptuelle élevée sans redondance sémantique excessive.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Dans des contextes organisationnels stables évalués à un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) oscillent entre 0,75 et 0,82, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante tout en demeurant sensible aux réorganisations institutionnelles majeures ou aux victoires civiques locales.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Le passage de l’échelle originale de 1999 (qui comportait un nombre plus important d’items répartis sur des dimensions parfois instables) à la version révisée (COSCS-R) a résulté d’une série d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) minutieuses conduites par Peterson, Speer et Hughey :
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Lors des tests confirmatoires sous estimation du maximum de vraisemblance (ML ou robust ML), chaque item s’est avéré saturer de manière hautement significative sur sa dimension respective. Les charges factorielles standardisées ($lambda$) rapportées par Peterson et al. (2008) sont particulièrement robustes :
- Relation à l’organisation (RO) : Item 1 ($lambda = 0,78$) ; Item 2 ($lambda = 0,82$).
- Organisation comme médiateur (OM) : Item 3 ($lambda = 0,71$) ; Item 4 ($lambda = 0,76$).
- Influence de l’organisation (IO) : Item 5 ($lambda = 0,85$) ; Item 6 ($lambda = 0,80$).
- Lien avec la communauté (BC) : Item 7 ($lambda = 0,87$) ; Item 8 ($lambda = 0,84$).
Les saturations croisées résiduelles sont demeurées négligeables (< 0,15). De plus, l’AFC hiérarchique a montré que les quatre facteurs de premier ordre présentaient des corrélations modérées à fortes entre eux (allant de 0,42 à 0,68), justifiant pleinement l’extraction d’un facteur général d’ordre supérieur représentant le « Sentiment global d’appartenance communautaire médié par l’organisation ».
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel : Revised Community Organization Sense of Community Scale (COSCS-R).
- Nom français : Échelle révisée du sentiment d’appartenance communautaire dans les organisations communautaires.
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté).
- Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée en ligne, ou administration assistée par enquêteur.
- Nombre total d’items : 8 items répartis en 4 dyades dimensionnelles.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 6 points sans point neutre :
- 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
- 2 = Disagree (En désaccord)
- 3 = Somewhat Disagree (Plutôt en désaccord)
- 4 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord)
- 5 = Agree (D’accord)
- 6 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
- Modalités de personnalisation : Le protocole prévoit l’insertion explicite du nom de l’organisation cible ([organization name]) pour les items 1 à 6, et du nom de la ville ou municipalité d’implantation ([city name]) pour les items 7 et 8.
- Cotation et calcul des scores :
- Aucun item n’est inversé ; la cotation s’effectue directement de 1 à 6.
- Scores des sous-échelles : Calculés en faisant la moyenne ou la somme des 2 items constitutifs (Score possible par sous-échelle : 2 à 12 en somme, ou 1 à 6 en moyenne) :
- Relation to Organization (RO) : Items 1 et 2.
- Organization as Mediator (OM) : Items 3 et 4.
- Influence of Organization (IO) : Items 5 et 6.
- Bond to Community (BC) : Items 7 et 8.
- Score total : Somme globale (allant de 8 à 48) ou moyenne globale (1 à 6). Un score plus élevé indique un sentiment d’appartenance communautaire et une efficacité médiatrice plus forts.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de formalisation : 2008 (première version précurseur en 1999).
- Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle détenue par les auteurs (Peterson et al.) et les éditeurs scientifiques originaux (Journal of Community Psychology / John Wiley & Sons, Springer Publishing).
- Coût et licence : Gratuit pour la recherche universitaire, les thèses doctorales, l’enseignement et les évaluations internes menées par des organismes communautaires à but non lucratif. Aucune redevance n’est exigée pour une utilisation scientifique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources.
- Utilisation commerciale : Toute intégration dans des plateformes payantes de conseil ou des outils commerciaux de gestion des ressources humaines nécessite une autorisation écrite préalable auprès des auteurs ou des ayants droit.
12. Références / References
- Berger, P. L., & Neuhaus, R. J. (1977). To empower people: The role of mediating structures in public policy. American Enterprise Institute for Public Policy Research. Lien institutionnel
- Fernando, R. (2012). How Organizations Promote a Sense of Community and Empowerment Leading Towards Community Participation: A View of the Middle (Doctoral dissertation). Southern New Hampshire University. http://academicarchive.snhu.edu/bitstream/handle/10474/2290/sced2012fernando.pdf?sequence=1
- Hughey, J., Speer, P. W., & Peterson, N. A. (1999). Sense of community in community organizations: Structure and evidence of validity. Journal of Community Psychology, 27(1), 97–113. https://doi.org/10.1002/(SICI)1520-6629(199901)27:1<97::AID-JCOP7>3.0.CO;2-K
- McMillan, D. W., & Chavis, D. M. (1986). Sense of community: A definition and theory. Journal of Community Psychology, 14(1), 6–23. https://doi.org/10.1002/1520-6629(198601)14:1<6::AID-JCOP2290140103>3.0.CO;2-I
- Peterson, N. A., Speer, P. W., & Hughey, J. (2006). Measuring sense of community: A methodological interpretation of the factor structure debate. Journal of Community Psychology, 34(4), 453–469. https://doi.org/10.1002/jcop.20109
- Peterson, N. A., Speer, P. W., & McMillan, D. W. (2008). Validation of a brief sense of community scale: Confirmation of the principal theory of sense of community. Journal of Community Psychology, 36(1), 61–73. https://doi.org/10.1002/jcop.20217
- Peterson, N. A., Speer, P. W., Hughey, J., Armstead, T. L., Schneider, J. E., & Sheffer, M. A. (2008). Community organizations and sense of community: Further development in theory and measurement. Journal of Community Psychology, 36(6), 798–813. https://doi.org/10.1002/jcop.20257
- Peterson, N. A., Speer, P. W., Hughey, J., Armstead, T. L., Schneider, J. E., & Sheffer, M. A. (2013). Revised Community Organization Sense of Community Scale. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 374–375). Springer Publishing Company.
- Speer, P. W., & Hughey, J. (1995). Community organizing: An ecological approach to empowerment and power. American Journal of Community Psychology, 23(5), 729–748. https://doi.org/10.1007/BF02506989
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: Strongly Agree, Agree, Somewhat Agree, Somewhat Disagree, Disagree, Strongly Disagree
Note: In administration, replace “(organization name)” with the specific organization evaluated, and “(city name)” with the corresponding city or locality.
- People have a real say about what goes on in (organization name).
- People in (organization name) respond to what I think is important.
- Being in (organization name) allows me to be around important people.
- (Organization name) helps me to be a part of other groups in this city.
- (Organization name) is respected in this city.
- (Organization name) gets a lot done in this community.
- I like living in this town; (city name) is the place for me.
- (City name) is a good place for me to live.