1. Résumé
L’Échelle de révélation de soi masculine et féminine (Masculine and Feminine Self-Disclosure Scale, MFSDS), conçue initialement par William E. Snell, Jr., Sharyn S. Belk et Raymond C. Hawkins II en 1986, constitue un outil psychométrique de référence destiné à évaluer la disposition différentielle des individus à dévoiler des aspects intimes de leur personnalité et de leurs comportements en fonction de dimensions stéréotypiquement genrées. Contrairement aux inventaires classiques de révélation de soi (self-disclosure) qui traitent la divulgation comme un processus unidimensionnel ou indifférencié, la MFSDS intègre explicitement le cadre conceptuel des rôles de genre et de l’androgynie psychologique en distinguant l’expression de traits et de comportements masculins (instrumentaux, orientés vers l’agentivité) et féminins (expressifs, orientés vers la communion).
Le protocole complet comprend 42 items administrés selon une échelle de réponse de type Likert en cinq points, variant de 0 (« Pas du tout disposé(e) à aborder ce sujet avec… ») à 4 (« Tout à fait disposé(e) à aborder ce sujet avec… »). L’instrumentation opérationnalise six sous-échelles distinctes : l’Échelle des traits masculins (Masculine Trait Scale), l’Échelle des comportements masculins (Masculine Behavior Scale), l’Échelle des traits féminins (Feminine Trait Scale), l’Échelle des comportements féminins (Feminine Behavior Scale), complétées par deux mesures unithématiques de masculinité globale (Global Masculinity) et de féminité globale (Global Femininity), ainsi que par des items de contrôle et de remplissage. Les analyses psychométriques démontrent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,89 pour les différentes sous-échelles, une fidélité test-retest substantielle et une structure factorielle robuste confirmant l’indépendance orthogonale des dimensions expressives et instrumentales. Cet instrument offre des retombées scientifiques majeures pour la psychologie sociale, la psychologie clinique, l’analyse des interactions thérapeutiques et l’étude des dynamiques communicationnelles conjugales.
2. Mots-clés
Révélation de soi, dévoilement de soi, rôles de genre, masculinité, féminité, expressivité, instrumentalité, psychométrie, communication interpersonnelle, soutien social, psychologie sociale, relation thérapeutique.
3. Auteurs
L’échelle MFSDS a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et clinique rattachés à des universités nord-américaines :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie de la Southeast Missouri State University (Cape Girardeau, Missouri, États-Unis). Chercheur spécialisé dans les dynamiques de genre, les relations intimes, la sexualité humaine et la psychométrie interpersonnelle.
- Sharyn S. Belk, Ph.D. : Chercheuse en psychologie clinique et sociale, ayant contribué de manière décisive aux travaux sur les stéréotypes de rôle sexuel et les styles d’attachement communicationnels.
- Raymond C. Hawkins II, Ph.D. : Psychologue clinicien et professeur affilié à l’Université du Texas à Austin, spécialiste de la méthodologie quantitative et des thérapies cognitives et comportementales.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle de révélation de soi masculine et féminine (MFSDS) est de combler une lacune épistémologique et méthodologique majeure dans la littérature sur la communication interpersonnelle. Pendant plusieurs décennies, la recherche psychologique a postulé que la révélation de soi constituait une disposition monolithique, souvent mesurée à l’aide d’outils généraux tels que l’inventaire de Jourard (Jourard Self-Disclosure Questionnaire). Or, ces conceptualisations traditionnelles omettaient de considérer la nature thématique de ce qui est révélé et la valence socioculturelle attribuée aux différents sujets de divulgation selon les prescriptions du rôle de genre.
En pratique, les normes sociales dominantes incitent historiquement les hommes à manifester de la retenue émotionnelle et à privilégier l’expression de l’indépendance, de l’ambition et du contrôle émotionnel, tout en incitant les femmes à verbaliser leurs sentiments, leur vulnérabilité, leur bienveillance et leur empathie. La MFSDS a été forgée pour mesurer avec précision dans quelle mesure les individus sont disposés à dévoiler :
- Des caractéristiques associées à la masculinité traditionnelle (traits instrumentaux et agentiques tels que l’indépendance, l’autosuffisance, l’efficacité personnelle) ;
- Des comportements masculins observables (compétitivité, affirmation de soi, prise de décision unilatérale) ;
- Des caractéristiques associées à la féminité traditionnelle (traits expressifs et communionnels tels que la douceur, la chaleur humaine, la sensibilité émotionnelle) ;
- Des comportements féminins observables (gestes d’affection, soutien verbal, maintien du lien social).
Sur le plan de la recherche, l’échelle permet d’examiner comment le sexe biologique, l’identité de genre et les contextes relationnels interagissent pour moduler l’ouverture de soi envers des cibles spécifiques (par exemple un ami masculin, une amie féminine, un parent, un partenaire amoureux ou un psychothérapeute). En contexte clinique, la MFSDS est un outil précieux pour évaluer les inhibitions communicationnelles, l’anxiété sociale, les blocages dans l’alliance thérapeutique et les asymétries d’intimité au sein des couples.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par la MFSDS repose sur une décomposition bidimensionnelle et bimodale de la révélation de soi, croisant les dimensions de genre (masculinité vs féminité) et les modes d’expression de la personnalité (traits vs comportements). Ce modèle opérationnalise la distinction classique établie par David Bakan entre agentivité (l’individu considéré comme un organisme autonome et affirmé) et communion (l’individu intégré dans une communauté relationnelle bienveillante).
5.1. Dimension des traits masculins (Masculine Traits)
Cette dimension évalue la propension d’un individu à discuter de sa perception de soi en tant qu’entité autonome, résiliente et autosuffisante. Elle cible des dispositions de personnalité axées sur la force de caractère, le contrôle personnel et la maîtrise cognitive. Par exemple, aborder à quel point l’on s’estime indépendant (item 21), persévérant (item 32) ou efficace (item 35) renvoie directement à une stratégie d’autoprésentation agentique.
5.2. Dimension des comportements masculins (Masculine Behaviors)
Contrairement aux traits abstraits, cette sous-échelle examine la volonté de divulguer des actes concrets et des conduites compétitives ou directives. Les items évaluent l’expression d’actions d’affirmation, telles que prendre la parole en premier dans un groupe de discussion (item 40), défendre farouchement ses opinions (item 11) ou diriger les activités d’un groupe (item 23). La divulgation de ces conduites témoigne d’un sentiment de compétence sociale orienté vers l’ascendance et l’influence.
5.3. Dimension des traits féminins (Feminine Traits)
Cette sous-échelle mesure la disposition à révéler des qualités affectives et relationnelles intimes, traditionnellement associées à l’expressivité émotionnelle et à l’empathie. Les sujets interrogés indiquent dans quelle mesure ils sont prêts à partager leur sentiment d’être chaleureux (item 5), attentionnés (item 7), doux (item 14) ou tendres (item 37). Divulguer ces facettes implique d’accepter une vulnérabilité interpersonnelle et de valoriser la proximité affective.
5.4. Dimension des comportements féminins (Feminine Behaviors)
Cette composante porte sur la divulgation d’actes d’affiliation, de sollicitude et de maintien relationnel. Elle comprend des manifestations pro-sociales explicites, telles que téléphoner à de vieux amis pour prendre de leurs nouvelles (item 13), enlacer ou embrasser des membres de sa famille (item 15), ou encore tenir la main de quelqu’un (item 29). L’ouverture sur ces thématiques reflète l’intégration active de conduites de soutien interpersonnel.
5.5. Échelles globales et items additionnels
L’instrument comporte également deux items holistiques évaluant l’ouverture concernant son identité masculine globale (item 41) et féminine globale (item 42), ainsi qu’un ensemble d’items d’ancrage et de neutralisation mesurant des aspects variés de la vie quotidienne (procrastination, bénévolat, etc.), permettant d’atténuer les biais de désirabilité sociale.
6. Cadre théorique
La MFSDS s’inscrit au confluent de trois courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine : la théorie des rôles sociaux d’Alice Eagly, le modèle de l’androgynie psychologique de Sandra Bem, et les théories de la gestion de l’autoprésentation (self-presentation theory) initiées par Erving Goffman et développées par Edward E. Jones.
6.1. La théorie des rôles sociaux et les attentes normatives
Selon la théorie des rôles sociaux (Eagly, 1987), les différences comportementales constatées entre les sexes découlent des attentes normatives associées aux rôles traditionnels attribués aux hommes et aux femmes dans la structure sociale. Les hommes ont historiquement été assignés à des rôles instrumentaux exigeant force, contrôle de soi et compétitivité, tandis que les femmes ont occupé des rôles communautaires axés sur le soin, la gestion affective et la coordination du réseau familial. Snell et ses collaborateurs (1986) ont postulé que ces prescriptions ne régulent pas seulement les comportements effectifs, mais dictent également les frontières de ce qui est socialement valorisé ou sanctionné lors de la communication verbale. Par conséquent, divulguer des faiblesses ou des émotions intenses peut être perçu par certains hommes comme une menace directe pour leur statut statutaire masculin, alors que pour une femme, dissimuler ses émotions peut être perçu comme un déficit d’intimité.
6.2. Le modèle bidimensionnel de Sandra Bem
Avant les travaux de Sandra Bem (1974) et de Janet Spence (1975), la masculinité et la féminité étaient appréhendées comme les deux pôles opposés d’un continuum unidimensionnel. Bem a démontré que l’instrumentalité et l’expressivité constituent en réalité deux dimensions indépendantes et orthogonales, permettant à un même individu de manifester des niveaux élevés dans les deux domaines (androgynie) ou faibles dans les deux (indifférenciation). La MFSDS adopte directement ce postulat : la propension d’un sujet à révéler des contenus masculins n’est pas l’antithèse de sa propension à révéler des contenus féminins. Une personne psychologiquement flexible peut se montrer hautement disposée à verbaliser tant ses réussites compétitives que ses émotions de vulnérabilité.
6.3. L’autoprésentation stratégique et la « politique du genre »
Snell, Belk et Hawkins (1986) ont formalisé leur approche sous le concept de « politique de l’autoprésentation masculine et féminine ». Selon cette optique, la révélation de soi n’est pas un simple déversement cathartique inconscient, mais un acte stratégique de présentation de soi. Dévoiler délibérément son autonomie ou son esprit de compétition sert à projeter une identité de compétence et de pouvoir (dominance agentique), tandis que dévoiler sa bienveillance ou sa sensibilité consolide le capital relationnel et la solidarité de groupe. La MFSDS permet ainsi d’évaluer comment les individus modulent leurs aveux et confidences selon le sexe et le statut de l’interlocuteur pour maintenir la cohérence de leur identité sociale.
7. Validité
La validité psychométrique de la MFSDS a fait l’objet d’investigations empiriques approfondies portant sur la validité de contenu, la validité convergente, la validité discriminante et la validité prédictive.
7.1. Validité convergente
Les études initiales de Snell et ses collègues (1986, 1988) ont démontré que les sous-échelles de la MFSDS corrèlent significativement avec les inventaires standardisés de rôles de genre, notamment le Bem Sex-Role Inventory (BSRI) et le Personal Attributes Questionnaire (PAQ). De façon cohérente avec les hypothèses théoriques :
- Les scores sur l’Échelle des traits masculins et l’Échelle des comportements masculins sont positivement corrélés avec les scores de masculinité instrumentale du BSRI (corrélations oscillant entre r = 0,42 et r = 0,58, p < 0,001).
- Les scores sur les Échelles de traits et comportements féminins corrèlent fortement avec l’échelle d’expressivité féminine du BSRI (coefficients compris entre r = 0,46 et r = 0,64, p < 0,001).
7.2. Validité discriminante
La validité discriminante est attestée par l’absence de corrélation significative entre les dimensions de divulgation masculine et les échelles mesurant la désirabilité sociale générale ou la tendance au mensonge (telle que l’échelle de mensonge d’Eysenck ou l’échelle de Marlowe-Crowne). De plus, les corrélations inter-échelles entre la sous-échelle des traits masculins et celle des traits féminins demeurent généralement faibles ou modérées (r variant de 0,10 à 0,25), confirmant que l’instrument capte des construits distincts et non une simple propension générale et indiscriminée au bavardage ou à l’extraversion.
7.3. Validité prédictive et sensibilité au contexte
Les recherches de Snell (1989) ainsi que de Snell et al. (1988) ont apporté la preuve de la validité écologique et prédictive de la MFSDS en examinant la cible de la communication. L’instrument s’est révélé extrêmement sensible aux variations situationnelles :
- Les participants de sexe masculin manifestent une volonté significativement plus élevée de divulguer des traits et comportements masculins à des pairs masculins qu’à des pairs féminins, renforçant la conformité intragroupe.
- En situation de consultation psychothérapeutique, les scores aux sous-échelles féminines de la MFSDS prédisent significativement la rapidité de l’établissement de l’alliance de travail et la diminution de la résistance thérapeutique, chez les hommes comme chez les femmes.
- Dans le cadre de l’anxiété sociale, les individus présentant des scores élevés d’inhibition sociale montrent une chute sélective de leur disposition à révéler des contenus féminins à des cibles masculines, par crainte du jugement négatif.
8. Fidélité
La fidélité de l’échelle MFSDS a été confirmée par de multiples évaluations de cohérence interne et d’indices de stabilité temporelle au sein d’échantillons universitaires et communautaires diversifiés.
8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Les coefficients de cohérence interne rapportés dans les publications de validation princeps (Snell et al., 1986 ; Snell, 1989) se situent à des niveaux psychométriques hautement satisfaisants pour des échelles courtes :
- Échelle des traits masculins (7 items) : α = 0,81 à 0,86 selon les échantillons de validation.
- Échelle des comportements masculins (7 items) : α = 0,78 à 0,84.
- Échelle des traits féminins (7 items) : α = 0,83 à 0,89.
- Échelle des comportements féminins (7 items) : α = 0,79 à 0,85.
Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des 28 items composant les quatre sous-échelles centrales dépassent systématiquement le seuil critique de 0,40, indiquant que chaque énoncé contribue de façon substantielle et homogène à la variance de son domaine respectif.
8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été mesurée sur un intervalle de quatre semaines auprès d’un groupe d’étudiants en psychologie (N = 112). Les coefficients de corrélation de Pearson observés attestent d’une remarquable stabilité temporelle du construit :
- Traits masculins : r = 0,82 (p < 0,001)
- Comportements masculins : r = 0,79 (p < 0,001)
- Traits féminins : r = 0,85 (p < 0,001)
- Comportements féminins : r = 0,81 (p < 0,001)
Ces données confirment que la MFSDS mesure des dispositions communicationnelles stables tout en conservant une flexibilité suffisante pour refléter les ajustements relationnels provoqués par la spécification de la cible d’interaction.
9. Analyse factorielle
L’architecture dimensionnelle de la MFSDS a été établie par des analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant la méthode d’extraction en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale Varimax, puis confortée par des modélisations en équations structurelles (AFC).
9.1. Structure factorielle exploratoire
Dans l’étude fondatrice de Snell, Belk et Hawkins (1986), l’analyse factorielle menée sur le pool initial d’items a révélé quatre facteurs dominants possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,5, expliquant ensemble plus de 54 % de la variance totale :
- Facteur 1 (Traits expressifs féminins) : Saturations élevées (> 0,55) pour les items évoquant la chaleur (item 5), la bienveillance (item 12), la gentillesse (item 14), la sympathie (item 17) et la tendresse (item 37).
- Facteur 2 (Traits instrumentaux masculins) : Saturations marquées (> 0,50) pour les items décrivant l’autosuffisance (item 1), l’autonomie (item 6), l’indépendance (item 21), l’assurance (item 25), la confiance en soi (item 30) et la persévérance (item 32).
- Facteur 3 (Comportements d’affiliation féminins) : Saturations substantielles (> 0,48) pour les items reflétant l’expression verbale d’amitié (item 2), les appels aux proches (item 13), les embrassades familiales (item 15) et la tenue de la main (item 29).
- Facteur 4 (Comportements d’affirmation masculins) : Saturations fortes (> 0,52) pour la prise de parole en premier (item 40), la direction de groupe (item 23), la défense d’opinions (item 11) et l’organisation de projets (item 27).
Les items résiduels (items de remplissage tels que les items 4, 8, 16, 18, 19, etc.) ont été exclus de ces quatre sous-échelles de cotation en raison de saturations croisées ou de charges factorielles insuffisantes (< 0,40), mais sont conservés dans le protocole d’administration global pour masquer la finalité de l’inventaire.
9.2. Confirmation de l’invariance de mesure
Des travaux confirmatoires ultérieurs ont testé l’invariance factorielle à travers le genre des participants. Les indices d’ajustement structurel (CFI > 0,92, TLI > 0,90, RMSEA < 0,06) confirment que la structure à quatre sous-échelles sous-jacentes s’applique de façon équivalente aux hommes et aux femmes, garantissant la comparabilité des profils de divulgation entre groupes sans distorsion métrique.
10. Instrument de mesure
L’administration et la cotation de la MFSDS obéissent à un protocole standardisé strict :
- Type de passation : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé.
- Nombre total d’items administrés : 42 items.
- Composition des sous-échelles d’analyse (28 items clés + 2 items globaux) :
- Échelle des traits masculins (Masculine Trait Scale) : 7 items (Items 1, 6, 21, 25, 30, 32, 35).
- Échelle des comportements masculins (Masculine Behavior Scale) : 7 items (Items 3, 11, 22, 23, 27, 34, 40).
- Échelle des traits féminins (Feminine Trait Scale) : 7 items (Items 5, 12, 14, 17, 24, 33, 37).
- Échelle des comportements féminins (Feminine Behavior Scale) : 7 items (Items 2, 10, 13, 15, 29, 31, 38).
- Échelle globale de masculinité (Global Masculinity Scale) : 1 item (Item 41).
- Échelle globale de féminité (Global Femininity Scale) : 1 item (Item 42).
- Items tampons / non cotés dans les 4 scores cardinaux : 12 items (Items 4, 7, 8, 9, 16, 18, 19, 20, 26, 28, 36, 39).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 degrés (0 à 4) :
- 0 = Not at all willing to discuss this topic with [Target Person] (Pas du tout disposé(e) à discuter de ce sujet avec…)
- 1 = Slightly willing (Légèrement disposé(e))
- 2 = Moderately willing (Moyennement disposé(e))
- 3 = Very willing (Très disposé(e))
- 4 = Totally willing to discuss this topic with [Target Person] (Tout à fait disposé(e) à discuter de ce sujet avec…)
- Consigne de ciblage : Le questionnaire peut être administré de façon répétée en modifiant la cible relationnelle indiquée en en-tête (par exemple : « un ami homme », « une amie femme », « votre conjoint(e) », « votre psychologue »).
- Calcul des scores : Les scores pour chaque sous-échelle s’obtiennent par la somme ou la moyenne arithmétique des items composants. Aucun item n’est inversé dans les sous-échelles principales (les items 4, 19 et 22 doivent être examinés avec précaution s’ils sont utilisés dans des modèles dérivés, mais dans la grille originale de Snell, le score de comportement masculin additionne directement les items 3, 11, 22, 23, 27, 34, 40). Un score plus élevé reflète une ouverture plus marquée sur le domaine considéré.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 1986.
- Droits d’auteur : William E. Snell, Jr., Ph.D.
- Statut et accessibilité : L’instrument relève du domaine de la recherche académique ouverte. Le professeur Snell a mis l’échelle et ses consignes de cotation à disposition libre d’accès pour les chercheurs, les universitaires et les cliniciens à des fins d’enseignement et de recherche non commerciale.
- Tarif : Gratuit pour une utilisation scientifique ou pédagogique. Aucune redevance commerciale n’est requise tant que la source originelle est adéquatement citée.
- Contact et documentation : Les informations techniques et les échelles de Snell sont archivées par le Département de psychologie de la Southeast Missouri State University (anciennement hébergées sur le portail institutionnel de l’auteur).
12. Références
Les publications de référence ci-dessous fondent la théorie, le développement et la validation psychométrique de la MFSDS :
- Bakan, D. (1966). The duality of human existence: An essay on psychology and religion. Rand McNally.
- Bem, S. L. (1974). The measurement of psychological androgyny. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 42(2), 155–162. https://doi.org/10.1037/h0036215
- Eagly, A. H. (1987). Sex differences in social behavior: A social-role interpretation. Lawrence Erlbaum Associates.
- Jourard, S. M. (1971). The transparent self. Van Nostrand Reinhold.
- Snell, W. E., Jr. (1989). Willingness to self-disclose to female and male friends as a function of social anxiety and gender. Personality and Social Psychology Bulletin, 15(1), 113–125. https://doi.org/10.1177/0146167289151011
- Snell, W. E., Jr., Belk, S. S., & Hawkins, R. C., II (1986). The Masculine and Feminine Self-Disclosure Scale: The politics of masculine and feminine self-presentation. Sex Roles, 15(5-6), 249–267. https://doi.org/10.1007/BF00288448
- Snell, W. E., Jr., Belk, S. S., Flowers, A., & Warren, J. (1988). Women’s and men’s willingness to self-disclose to therapists and friends: The moderating influence of instrumental, expressive, masculine, and feminine topics. Sex Roles, 18(11-12), 769–776. https://doi.org/10.1007/BF00288059
- Spence, J. T., Helmreich, R., & Stapp, J. (1975). Ratings of self and peers on sex role attributes and their relation to self-esteem and conceptions of masculinity and femininity. Journal of Personality and Social Psychology, 32(1), 29–39. https://doi.org/10.1037/h0076857
13. Questions et items du questionnaire
Instructions and Response Rating Scale
Indicate how willing you are to discuss each of the following topics with the designated target person, using the following scale:
1 = Slightly willing
2 = Moderately willing
3 = Very willing
4 = Totally willing to discuss this topic with
Scale Items
- How self-sufficient you believe you are.
- How often you tell people you really like their friendship.
- The extent to which you speak up when you want something.
- How frequently you give up on tasks before actually completing them.
- How warm a person you believe you are.
- How autonomous you believe you are.
- How thoughtful you believe you are.
- How competitive you believe you are.
- How frequently you volunteer your time to « benefit » activities.
- How often you stop to help others pick up things they have dropped.
- How strongly you usually defend your own opinions.
- How kind you believe you are.
- How often you call up old friends just to see how they are.
- How gentle you believe you are.
- How often you kiss or hug your family members.
- How forceful you believe you are.
- How sympathetic you believe you are.
- How often you play to win in sports and other games.
- How often you put things off to do at a later time.
- How frequently you help others who are moving to a new location.
- How independent you believe you are.
- How often you change your mind when making a decision.
- The extent to which you usually direct a group’s activity.
- How understanding of others you believe you are.
- How assertive you believe you are.
- How competitive you believe you are.
- How often you organize group projects.
- How concerned for others you believe you are.
- How often you hold hands with someone.
- How self-reliant you believe you are.
- How often you invite others over just to talk.
- How persistent you believe you are.
- How considerate of others you believe you are.
- The extent to which you work on tasks where you alone are responsible.
- How efficient you believe you are.
- How often you spend time with children.
- How tender you believe you are.
- How frequently you visit your relatives.
- How sensitive you believe you are.
- The extent to which you are typically the first to talk in a discussion group.
- How masculine you are.
- How feminine you are.