- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
L’Échelle de retour au sport après blessure du ligament croisé antérieur (communément désignée sous l’acronyme ACL-RSI, pour ACL-Return to Sport after Injury scale) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la préparation psychologique des athlètes envisageant une reprise de leur activité sportive après une chirurgie de reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). Développé par Kate E. Webster, Julian A. Feller et Christina Lambros en Australie, cet outil répond à un défi clinique majeur : le décalage fréquent entre la récupération physique et biomécanique objective du genou et l’incapacité psychologique d’un nombre substantiel d’athlètes à retrouver leur niveau de compétition antérieur.
L’instrument comporte 12 items structurés autour d’une échelle visuelle analogique (EVA) continue de 10 cm (notée de 0 à 100 points). Sur le plan factoriel, l’ACL-RSI capture une structure multidimensionnelle composée de trois sous-échelles étroitement corrélées : les réponses émotionnelles (5 items évaluant l’anxiété, la nervosité et la frustration), la confiance dans la performance (5 items mesurant l’auto-efficacité et la foi dans la stabilité du genou) et l’évaluation du risque (2 items quantifiant l’appréhension d’une récidive ou d’une nouvelle intervention chirurgicale). Un score global composite est calculé en faisant la moyenne des réponses, fournissant un pourcentage de 0 à 100 %, où un score plus élevé reflète une disposition psychologique plus favorable.
Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle démontre une consistance interne exceptionnelle avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,92. La validité de groupes connus a été solidement établie lors de l’étude initiale auprès de 220 sportifs, montrant des scores significativement inférieurs (p < 0,001) chez les personnes ayant renoncé à leur pratique par rapport à celles ayant repris l’entraînement ou la compétition. L’ACL-RSI s’impose aujourd’hui au niveau international comme le standard de référence pour le dépistage des freins psychologiques en médecine du sport et en kinésithérapie orthopédique.
2. Mots-clés / Keywords
ACL-RSI, ligament croisé antérieur, retour au sport, kinésiophobie, psychologie du sport, auto-efficacité, peur de la récidive, rééducation du genou, échelle visuelle analogique, chirurgie orthopédique, préparation psychologique, psychométrie sportive.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée au sein du Musculoskeletal Research Centre de l’Université La Trobe à Melbourne (Australie) par :
- Kate E. Webster, Ph.D. — Professeure et chercheuse principale, Musculoskeletal Research Centre, School of Allied Health, Human Services and Sport, La Trobe University, Melbourne, Victoria 3086, Australie. Courriel : [email protected]
- Julian A. Feller, FRACS — Chirurgien orthopédiste et chercheur clinique, Musculoskeletal Research Centre, La Trobe University, et OrthoSport Victoria, Epworth Healthcare, Melbourne, Australie.
- Christina Lambros, B.Phty (Hons) — Chercheuse et clinicienne en physiothérapie, Musculoskeletal Research Centre, La Trobe University, Melbourne, Australie.
4. Objectif / Purpose
La rupture du ligament croisé antérieur constitue l’une des blessures traumatiques les plus dévastatrices dans la trajectoire d’un sportif. Traditionnellement, le succès de la chirurgie de reconstruction du LCA (ligamentoplastie) et de la rééducation fonctionnelle a été évalué quasi exclusivement à l’aune de critères anatomiques, physiologiques et biomécaniques : laxité résiduelle du genou mesurée par arthrométrie, force musculaire isocinétique des quadriceps et ischio-jambiers, amplitudes articulaires et scores aux tests de saut monopodal (hop tests). Toutefois, les cohortes cliniques de suivi à long terme ont révélé une dichotomie troublante : alors que plus de 80 à 90 % des patients présentent un genou stable et fonctionnellement rétabli selon les critères médicaux, seuls 55 à 65 % retrouvent leur niveau de compétition antérieur, et près d’un tiers abandonnent définitivement leur discipline sportive.
L’objectif fondamental de l’échelle ACL-RSI est de combler cette lacune diagnostique majeure en fournissant aux praticiens un outil standardisé, quantitatif et cliniquement applicable pour évaluer l’impact psychologique de la blessure et de la chirurgie lors de la phase de reprise d’activité. L’échelle a été spécifiquement conçue pour :
- Identifier les obstacles psychologiques invisibles : Mettre en lumière des construits non captés par les examens orthopédiques conventionnels, tels que la peur panique de la récidive traumatique, le manque de confiance dans la solidité de la greffe tendineuse et l’anxiété de performance.
- Guider les décisions d’autorisation au retour au jeu (Return to Play) : Servir de biomarqueur psychométrique d’aide à la décision partagée entre le chirurgien, le kinésithérapeute, le préparateur physique, le psychologue du sport et l’athlète, réduisant ainsi les reprises prématurées sources de récidive.
- Individualiser les protocoles de rééducation : Permettre aux professionnels de santé de cibler précisément les interventions médico-psychologiques (e.g., thérapie d’exposition graduée, entraînement aux habiletés mentales, restructuration cognitive, imagerie motrice) chez les patients présentant un score sous-optimal.
- Favoriser la recherche translationnelle : Offrir une métrique standardisée pour étudier les déterminants biopsychosociaux de la guérison sportive et comparer l’efficacité des différentes techniques chirurgicales et thérapeutiques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’ACL-RSI est la préparation psychologique au retour au sport après une blessure majeure du genou. Ce construit multidimensionnel intègre des variables affectives, cognitives et comportementales articulées autour de trois domaines fondamentaux :
5.1. Réponses émotionnelles (Émotions)
Cette dimension (couvrant les items 1 à 5) explore l’état affectif suscité par la perspective de réintégrer l’environnement sportif. Elle quantifie des affects négatifs majeurs :
- L’anxiété et la nervosité : L’hypervigilance et les tensions somatiques ou psychiques ressenties lors de l’anticipation d’un geste sportif à risque (e.g., pivot-contact, décélération brutale).
- La frustration liée à la rééducation : Le sentiment de découragement face aux lenteurs de la progression ou aux fluctuations de l’état clinique.
- La peur de la récidive : Une appréhension envahissante que le néo-ligament ne cède à nouveau, entraînant un évitement comportemental inconscient altérant la cinématique articulaire.
5.2. Confiance dans la performance (Auto-efficacité)
Cette composante (couvrant les items 6 à 10) repose sur le sentiment d’auto-efficacité personnelle défini par Albert Bandura. Elle évalue le degré de certitude de l’athlète quant à :
- La robustesse articulaire : La croyance inébranlable que le genou opéré tiendra sous des contraintes physiques maximales sans lâchage ni dérobement.
- La capacité à performer sans retenue : La conviction de pouvoir jouer à 100 % de ses capacités antérieures sans focaliser son attention sur son articulation opérée.
- L’absence d’appréhension inhibitrice : La capacité à exécuter des mouvements complexes et fluides sans hésitation protectrice délétère.
5.3. Évaluation cognitive du risque (Risk Appraisal)
Cette sous-échelle (couvrant les items 11 et 12) explore le traitement analytique et subjectif de la menace :
- La probabilité perçue de ré-accidentation : L’estimation subjective du danger inhérent à la pratique du sport pivot/contact.
- L’anticipation des coûts d’une nouvelle blessure : Le fardeau psychologique, financier et social associé à l’idée de devoir subir une chirurgie de révision et un nouveau protocole de rééducation de plusieurs mois.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ACL-RSI s’inscrit au carrefour de plusieurs modèles théoriques majeurs de la psychologie de la santé, de la psychologie du sport et du modèle biopsychosocial de la douleur et du handicap :
6.1. Le modèle biopsychosocial d’Engel et l’approche intégrative de Brewer
Le fondement épistémologique de l’échelle s’oppose au réductionnisme biomédical strict. Selon le modèle de George Engel et les travaux de Brewer (1994, 2001) sur l’adaptation psychologique aux blessures sportives, l’issue fonctionnelle d’un athlète dépend d’une interaction dynamique entre des facteurs biologiques (intégrité tissulaire, proprioception), des facteurs psychologiques (affects, cognitions, traits de personnalité) et des facteurs sociocontextuels (pression des pairs, soutien de l’entraîneur). L’ACL-RSI opérationnalise le volet psychologique de cette triade.
6.2. La théorie sociocognitive de l’auto-efficacité d’Albert Bandura
L’auto-efficacité constitue le socle cognitif déterminant la persistance face aux obstacles. Bandura (1997) postule que les croyances d’un individu en ses capacités à surmonter une épreuve régulent ses efforts et ses réactions émotionnelles. Dans le contexte du LCA, une faible auto-efficacité quant à la solidité du genou prédit l’abandon sportif et des altérations neuromusculaires protectrices (comme l’augmentation des co-contractions musculaires), paradoxalement génératrices d’un risque accru de nouvelle blessure.
6.3. Le modèle de la peur-évitement (Fear-Avoidance Model) de Vlaeyen & Linton
Initialement développé pour les douleurs musculosquelettiques chroniques, le modèle de peur-évitement explique comment des cognitions catastrophistes génèrent une kinésiophobie (peur du mouvement). L’athlète interprète les sensations physiologiques normales du genou comme le signe d’un danger imminent, entraînant un évitement comportemental du jeu physique ou une hésitation lors des réceptions de saut.
7. Validité / Validity
Les qualités métrologiques de l’ACL-RSI ont fait l’objet d’évaluations empiriques rigoureuses :
7.1. Validité de construit et de groupes connus
Dans l’étude princeps menée par Webster, Feller et Lambros (2008) auprès de 220 sportifs ayant subi une ligamentoplastie du LCA (délai postopératoire de 8 à 22 mois, moyenne de 12 mois) :
- Les participants ont été stratifiés en fonction de leur statut sportif : athlètes ayant repris leur sport à leur niveau antérieur, athlètes ayant repris à un niveau inférieur, et athlètes ayant arrêté toute pratique compétitive en raison de leur genou.
- Les résultats ont démontré une différence hautement significative entre les groupes (p < 0,001) : les athlètes ayant arrêté leur discipline présentaient des scores ACL-RSI moyens nettement inférieurs (environ 46,7 %) à ceux ayant repris leur niveau antérieur (environ 75,4 %).
7.2. Validité prédictive du retour au sport et du risque de récidive
Des cohortes prospectives ultérieures (notamment Webster & Feller, 2018 ; Sadeqi et al., 2014) ont confirmé la remarquable valeur pronostique de l’instrument :
- Un score seuil se situant entre 56 et 65 % lors de la phase finale de rééducation (autour de 6 à 12 mois postopératoires) permet de discriminer avec une forte sensibilité et spécificité les sportifs qui parviendront à reprendre leur sport de compétition.
- Fait remarquable, les études longitudinales indiquent qu’un score ACL-RSI bas à 12 mois postopératoires est associé à un taux d’échec du retour au sport, tandis qu’un score exceptionnellement élevé chez de très jeunes athlètes (moins de 20 ans) a parfois été corrélé à un taux accru de rupture du greffon ou de lésion controlatérale, reflétant une possible prise de risque inconsidérée et une absence de prudence protectrice.
7.3. Validité convergente et discriminante
L’ACL-RSI présente des corrélations modérées à fortes (r = 0,50 à 0,75) avec d’autres échelles de résultats subjectifs du genou comme l’IKDC subjectif (International Knee Documentation Committee) et le score de Lysholm, tout en démontrant une indépendance statistique significative vis-à-vis des mesures purement biomécaniques (force isocinétique, laxité KT-1000), confirmant qu’elle capture un construit psychologique distinct de la simple récupération physique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de l’ACL-RSI atteint les standards les plus exigeants de la psychométrie clinique :
8.1. Consistance interne
Dans l’échantillon de développement et de validation initiale (N = 220), le coefficient global d’alpha de Cronbach était de 0,92. Cette valeur supérieure à 0,90 traduit une excellente homogénéité des 12 items sans redondance excessive, garantissant que chaque proposition contribue de manière robuste à la mesure du construit sous-jacent.
8.2. Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Les études de validation transculturelle (versions française, suédoise, néerlandaise, turque, etc.) ont rapporté des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) test-retest compris entre 0,89 et 0,97 sur des intervalles de réévaluation de 48 heures à 2 semaines, démontrant une stabilité temporelle remarquable en l’absence de changement d’état clinique ou d’intervention psychologique ciblée.
8.3. Erreur type de mesure (SEM) et Changement minimal détectable (MDC)
Les analyses d’erreur de mesure indiquent une erreur type de mesure (Standard Error of Measurement) oscillant généralement entre 4,5 et 6,0 points sur 100. Le changement minimal détectable au seuil de confiance de 95 % (MDC95) se situe entre 12,5 et 16,6 points, ce qui offre un repère clinique précis pour déterminer si l’évolution d’un patient au cours du temps représente un progrès psychologique réel ou une simple fluctuation d’échantillonnage.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’ACL-RSI a été analysée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax/Oblimin) :
9.1. Structure à trois facteurs
L’analyse met en évidence une organisation en trois composantes principales expliquant plus de 70 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 : Émotions (Items 1, 2, 3, 4, 5) — Ce facteur regroupe les énoncés relatifs à l’anxiété de se blesser à nouveau, la nervosité lors des entraînements et la frustration ressentie. Les saturations factorielles (factor loadings) pour ces items s’échelonnent de 0,68 à 0,86.
- Facteur 2 : Confiance dans la performance (Items 6, 7, 8, 9, 10) — Ce facteur concentre les énoncés portant sur l’auto-efficacité, la confiance dans la solidité mécanique du genou et la croyance de pouvoir atteindre le niveau pré-lésionnel. Les saturations factorielles s’établissent entre 0,65 et 0,89.
- Facteur 3 : Évaluation du risque (Items 11, 12) — Ce facteur rassemble les deux items mesurant l’estimation du danger d’une récidive et la répulsion à l’idée d’une nouvelle intervention chirurgicale, avec des saturations supérieures à 0,75.
9.2. Unidimensionnalité pratique du score global
Bien que l’analyse factorielle révèle trois dimensions distinctes sur le plan conceptuel, les fortes inter-corrélations observées entre les trois sous-échelles (corrélations de Pearson r > 0,60) soutiennent empiriquement l’utilisation d’un score total unifié dans la pratique clinique quotidienne et dans les essais randomisés.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel : ACL-Return to Sport after Injury scale (ACL-RSI)
- Nom français usuel : Échelle de retour au sport après lésion du ligament croisé antérieur
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation patient (Patient-Reported Outcome Measure – PROM)
- Nombre d’items : 12 questions
- Format de réponse : Échelle visuelle analogique (EVA) continue de 10 cm (0 à 100 mm), graduée avec des ancres sémantiques opposées aux extrémités (e.g., 0 = « Pas du tout confiant » à 100 = « Totalement confiant »)
- Population cible : Athlètes, sportifs de compétition et de loisir ayant subi une rupture et/ou une reconstruction chirurgicale du ligament croisé antérieur (LCA)
- Tranche d’âge : Adolescents et adultes (validé de 16 à 54 ans)
- Mode d’administration : Auto-administré (format papier-crayon ou interface numérique sécurisée)
- Durée de passation : Approximativement 3 à 5 minutes
- Modalités de cotation :
- Chaque item est mesuré en millimètres ou converti sur une note de 0 à 100.
- Le score total de l’ACL-RSI correspond à la somme des 12 items divisée par 12 (moyenne globale), exprimée en pourcentage de 0 à 100 %.
- Interprétation : 0 % indique une disposition psychologique extrêmement négative (peur maximale, absence totale de confiance) ; 100 % indique une préparation psychologique optimale sans appréhension ni doute. Un score > 56-65 % est généralement considéré comme un seuil favorable pour le retour au sport pivot.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 2007 (en ligne) / 2008 (version imprimée dans la revue Physical Therapy in Sport).
- Propriété intellectuelle : L’échelle originale a été développée par les auteurs (Kate E. Webster, Julian A. Feller, Christina Lambros) et publiée par Elsevier Ltd.
- Licence et utilisation : L’ACL-RSI est largement accessible et utilisée à des fins de recherche académique et de pratique clinique non commerciale. Les chercheurs et cliniciens souhaitant obtenir le matériel original ou des informations sur les adaptations linguistiques officielles sont invités à contacter directement l’auteure principale ([email protected]) ou à consulter la publication originale dans Physical Therapy in Sport.
- Tarification : L’utilisation dans le cadre du soin courant et de la recherche non financée par l’industrie est généralement gratuite sous réserve de citer la référence scientifique appropriée.
12. Références / References
Les publications de référence relatives à la conception, la validation et les applications cliniques de l’ACL-RSI incluent :
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Brewer, B. W. (2001). Psychology of sport injury rehabilitation. In R. N. Singer, H. A. Hausenblas, & C. M. Janelle (Eds.), Handbook of Sport Psychology (2nd ed., pp. 787–809). John Wiley & Sons.
- Chan, C. S., & Grossman, H. Y. (1988). Psychological effects of running loss on consistent runners. Perceptual and Motor Skills, 66(3), 875–883. https://doi.org/10.2466/pms.1988.66.3.875
- Evans, L., & Hardy, L. (2000). Intervention strategies with injured athletes: An action research study. The Sport Psychologist, 14(2), 186–206. https://doi.org/10.1123/tsp.14.2.186
- Feller, J. A., & Webster, K. E. (2003). A randomized comparison of patellar tendon and hamstring tendon anterior cruciate ligament reconstruction. The American Journal of Sports Medicine, 31(4), 564–573. https://doi.org/10.1177/03635465030310041501
- Kvist, J., Ek, A., Sporrstedt, K., & Good, L. (2005). Fear of re-injury: A hindrance for returning to sports after anterior cruciate ligament reconstruction. Knee Surgery, Sports Traumatology, Arthroscopy, 13(5), 393–397. https://doi.org/10.1007/s00167-004-0591-8
- Podlog, L., & Eklund, R. C. (2007). The psychological aspects of a return to sport following serious injury: A review of the literature from a self-determination perspective. Psychology of Sport and Exercise, 8(4), 535–566. https://doi.org/10.1016/j.psychsport.2006.07.008
- Sadeqi, M., Klouche, S., Bohu, Y., Herman, S., Lefevre, N., & Gerometta, A. (2014). Progression of the psychological ACL-RSI score and its relationship with return to sports after anterior cruciate ligament reconstruction: A prospective study. Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, 100(8), S379–S382. https://doi.org/10.1016/j.otsr.2014.09.006
- Thomeé, P., Währborg, P., Börjesson, M., Thomeé, R., Eriksson, B. I., & Karlsson, J. (2006). A new instrument for measuring self-efficacy in patients with an anterior cruciate ligament injury. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 16(3), 181–187. https://doi.org/10.1111/j.1600-0838.2005.00472.x
- Vlaeyen, J. W., & Linton, S. J. (2000). Fear-avoidance and its consequences in chronic musculoskeletal pain: A state of the art. Pain, 85(3), 317–332. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(99)00242-0
- Webster, K. E., Feller, J. A., & Lambros, C. (2008). Development and preliminary validation of a scale to measure the psychological impact of returning to sport following anterior cruciate ligament reconstruction surgery. Physical Therapy in Sport, 9(1), 9–15. https://doi.org/10.1016/j.ptsp.2007.09.003
- Webster, K. E., & Feller, J. A. (2018). Development and validation of a short version of the Anterior Cruciate Ligament Return to Sport After Injury (ACL-RSI) scale. Orthopaedic Journal of Sports Medicine, 6(4), 2325967118763763. https://doi.org/10.1177/2325967118763763
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Are you confident that you can perform at your previous sporting level without your knee giving way?
2. Do you think you are likely to reinjure your knee by participating in your sport?
3. Are you nervous about playing your sport?
4. Are you confident that your knee will not give way by playing your sport?
5. Are you confident that you could play your sport without concern for your knee?
6. Do you find yourself constantly thinking about your knee and what it can and can’t do?
7. Are you fearful of reinjuring your knee by playing your sport?
8. Are you confident in your knee’s ability to hold up under pressure during sport?
9. Are you afraid of accidentally injuring your knee during participation in your sport?
10. Do you dread the thought of having to undergo surgery and rehabilitation again?
11. Are you confident in your ability to perform well at your sport?
12. Do you feel relaxed about playing your sport?