Échelle de perception du greenwashing d’entreprise

Découvrez l’Échelle de perception du greenwashing d’entreprise (PCGS de Chen & Chang, 2013) : validation psychométrique, items originaux, cadre théorique et applications empiriques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de perception du greenwashing d’entreprise (connue dans la littérature internationale sous l’acronyme Perceived Corporate Greenwashing Scale ou échelle de Greenwash de Chen & Chang, 2013) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la perception subjective qu’ont les consommateurs du caractère trompeur, exagéré ou infondé des revendications environnementales formulées par une marque ou une entreprise. Dans un contexte de prolifération du marketing écologique (green marketing), le phénomène d’écoblanchiment ou de greenwashing a suscité un scepticisme grandissant au sein de l’opinion publique, altérant la confiance des consommateurs et augmentant le risque perçu lors de l’achat de produits dits durables.

Développée initialement par Yu-Shan Chen et Ching-Hsun Chang (2013), cette échelle unifactorielle comprend 5 items formulés de manière directe, évaluant l’omission d’informations, l’exagération de la performance écologique, l’imprécision des preuves, ainsi que la nature trompeuse des éléments textuels et visuels utilisés dans la communication de marque. Les réponses sont recueillies au moyen d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 7 (« fortement en accord »). Le score global s’obtient par la moyenne arithmétique ou la somme des scores des cinq items, où un résultat élevé traduit une forte perception de greenwashing.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument présente une consistance interne exemplaire, documentée par un coefficient alpha de Cronbach régulièrement supérieur à 0,85 (atteignant 0,916 à 0,935 dans l’étude princeps et les réplications ultérieures), une fiabilité composite (CR) supérieure à 0,88 et une variance moyenne extraite (AVE) supérieure à 0,65. Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) corroborent la robustesse d’une structure unidimensionnelle stable à travers divers secteurs industriels (produits électroniques, cosmétiques, biens de grande consommation, secteur automobile) et différentes zones géographiques (Asie de l’Est, Europe, Amérique du Nord). L’échelle a démontré une validité de construit, convergente et prédictive solide, en prédisant négativement la confiance verte (green trust) et l’intention d’achat écologique, tout en augmentant la confusion du consommateur et le risque perçu.

2. Mots-clés / Keywords

Greenwashing perçu, écoblanchiment, marketing environnemental, scepticisme du consommateur, confiance verte, risque perçu, comportement d’achat durable, psychométrie du consommateur, responsabilité sociale des entreprises, communication environnementale, analyse factorielle confirmatoire, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conceptualisé et validé par :

  • Yu-Shan Chen : Professeur au Département d’administration des affaires de la National Taipei University (NTPU), Nouveau Taipei, Taïwan. Spécialiste reconnu internationalement en gestion de l’innovation environnementale, marketing vert et gestion stratégique de la durabilité. Courriel académique : [email protected].
  • Ching-Hsun Chang : Professeure au Département d’administration des affaires de la National Taiwan University of Science and Technology (Taiwan Tech), Taipei, Taïwan. Ses travaux portent principalement sur le comportement organisationnel orienté vers la durabilité, la performance environnementale des entreprises et les réponses cognitives des consommateurs face aux communications vertes.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de perception du greenwashing d’entreprise est de capturer, avec précision et parcimonie, l’évaluation cognitive et perceptuelle par laquelle un consommateur juge que les allégations écologiques d’une marque sont fallacieuses, démesurées ou en discordance flagrante avec ses pratiques opérationnelles réelles. Alors que les entreprises ont massivement intégré les arguments écologiques dans leurs stratégies promotionnelles pour capter la demande des consommateurs écoresponsables, un décalage substantiel s’est souvent creusé entre les proclamations discursives et les performances environnementales effectives. L’échelle a été conçue pour mesurer l’intensité de cette rupture perçue.

Sur le plan de la recherche empirique, l’instrument répond à un besoin méthodologique crucial : opérationnaliser le construit de greenwashing non pas comme une caractéristique objective définie par des auditeurs externes ou des organismes de régulation (comme la Federal Trade Commission aux États-Unis ou l’ARPP en France), mais en tant que construit perceptuel psychologique individuel. En psychologie du consommateur et en sciences du comportement, ce ne sont pas uniquement les faits objectifs qui gouvernent les décisions et les attitudes, mais la représentation mentale et la crédibilité accordée aux stimuli environnementaux. L’échelle permet ainsi d’explorer les médiateurs et les modérateurs qui lient les campagnes promotionnelles à l’érosion du capital de marque écologique.

Sur le plan des applications managériales et de consultation stratégique, l’utilisation de cette échelle fournit aux organisations un outil de diagnostic rigoureux pour auditer l’acceptabilité sociale et la crédibilité de leurs campagnes de développement durable. En appliquant cet instrument lors de pré-tests publicitaires ou d’études de suivi d’image de marque, les gestionnaires peuvent identifier si certains éléments linguistiques ou iconographiques déclenchent du scepticisme ou un sentiment de tromperie. De surcroît, les organisations non gouvernementales, les associations de consommateurs et les agences de régulation publicitaire mobilisent cette mesure pour objectiver le degré d’ambiguïté des discours corporatifs et quantifier leur impact délétère sur la confiance globale des citoyens envers la transition écologique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de greenwashing perçu est opérationnalisé dans ce modèle comme une structure cognitive globale unifactorielle, reflétant la croyance du consommateur selon laquelle les communications environnementales d’une marque manquent de véracité, d’intégrité ou d’exactitude. Bien que l’échelle soit unidimensionnelle sur le plan factoriel, elle intègre de manière synergique plusieurs facettes sémiotiques et cognitives inspirées des typologies historiques de l’écoblanchiment (notamment les « sept péchés du greenwashing » théorisés par TerraChoice en 2007) :

La tromperie verbale et textuelle

Cette dimension évalue l’utilisation délibérée de vocabulaire nébuleux, de jargon pseudo-scientifique ou de déclarations linguistiques trompeuses concernant les caractéristiques environnementales d’un produit (item 1). Par exemple, l’emploi de termes non réglementés tels que « éco-conçu », « pur » ou « respectueux de la nature », sans explicitation des critères scientifiques sous-jacents, induit le consommateur en erreur en suggérant une supériorité environnementale sans fondement factuel.

La tromperie visuelle et iconographique

Le greenwashing ne repose pas uniquement sur des arguments discursifs, mais mobilise abondamment la sémiotique visuelle (item 2). L’usage abusif de paysages bucoliques, d’arbres verdoyants, de gouttes d’eau ou de pictogrammes suggérant fallacieusement une certification écologique officielle active des heuristiques d’association positive chez l’individu. L’échelle mesure explicitement la prise de conscience par le consommateur de cette manipulation visuelle visant à masquer la réalité polluante du produit.

L’imprécision et l’invérifiabilité des allégations

Cette facette s’intéresse à la présence d’affirmations environnementales tellement floues, vagues ou dépourvues de transparence qu’il est impossible pour un individu moyen ou un expert indépendant d’en vérifier la matérialité (item 3). Cela englobe les revendications qui ne renvoient à aucun rapport public de développement durable, à aucune norme ISO 14021 ou à aucun label tiers accrédité.

L’exagération et la surévaluation de la performance verte

Le construit englobe également la distorsion disproportionnée de l’utilité environnementale réelle du bien ou du service (item 4). L’entreprise met en exergue une amélioration marginale d’une fonctionnalité écologique pour faire passer le produit entier pour une solution miracle à la crise climatique, masquant ainsi l’empreinte écologique majeure issue de l’ensemble de son cycle de vie (de l’extraction des matières premières à la fin de vie).

L’omission d’informations critiques et le cadrage sélectif

Enfin, le construit englobe la rétention délibérée ou le masquage de données contextuelles défavorables (item 5). Il s’agit du mécanisme par lequel une entreprise attire l’attention sur un attribut vert isolé (par exemple, un emballage composé de 10 % de plastique recyclé) tout en taisant la présence de substances toxiques, un processus de fabrication hautement émetteur de carbone ou des conditions d’extraction minière désastreuses.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise théorique de l’échelle s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes fondamentaux de la psychologie cognitive, de la théorie de la communication et du marketing comportemental :

La théorie de la persuasion et le Modèle de la Connaissance de la Persuasion (PKM)

Développé par Friestad et Wright (1994), le Persuasion Knowledge Model postule que les consommateurs développent au fil du temps des connaissances métacognitives sur les tactiques, les motivations et les objectifs des communicateurs. Lorsqu’ils sont exposés à une allégation écologique, les consommateurs mobilisent ces connaissances pour interpréter si l’entreprise tente sincèrement de les informer ou cherche à manipuler leur perception. L’échelle de Chen et Chang (2013) opérationnalise le moment précis où la connaissance de persuasion s’active : le consommateur attribue à l’annonceur une intention de manipulation utilitariste, déclenchant ainsi un biais de suspicion systématique.

La théorie de l’attribution de Kelley et la dissonance cognitive

Selon la théorie de l’attribution causale d’Harold Kelley, les individus cherchent continuellement à assigner des causes aux comportements observés. Face à une communication verte émanant d’une entreprise historiquement controversée ou polluante, le consommateur effectue une attribution externe (l’entreprise communique uniquement pour accroître ses profits ou se conformer aux pressions réglementaires) plutôt qu’interne (valeurs écologiques intrinsèques). Lorsque cette attribution extrinsèque s’impose, la perception de greenwashing émerge. De plus, la divergence constatée entre les discours flatteurs et les scandales réels engendre un état de dissonance cognitive (Festinger, 1957) que le consommateur résout en rejetant la validité du message.

La théorie de la signalisation (Signaling Theory)

Issue de l’économie de l’information (Spence, 1973), la théorie du signal explique comment deux parties gèrent l’asymétrie d’information. Les caractéristiques écologiques d’un produit constituent ce que Nelson (1970) et Darby et Karni (1973) qualifient de biens de croyance (credence goods) : des attributs dont le consommateur ne peut vérifier la réalité ni avant ni après l’achat. Pour être crédibles, les signaux doivent être coûteux et vérifiables. Lorsque les entreprises envoient des signaux peu coûteux et faciles à contrefaire (phrases creuses, visuels séduisants), le récepteur perçoit ces signaux comme des leurres dégradés, ce qui alimente directement le score sur l’échelle de greenwashing.

Le modèle de chaîne causale de Chen et Chang

Dans leur cadre théorique intégrateur, Chen et Chang (2013) démontrent que le greenwashing perçu constitue un antécédent proximal déstabilisateur qui active deux médiateurs psychologiques majeurs : la confusion du consommateur vert (état d’incapacité cognitive à distinguer les offres véritablement écoresponsables) et le risque environnemental perçu (la crainte que le produit acheté ne tienne pas ses promesses écologiques ou s’avère néfaste pour la santé). Ces deux facteurs conduisent in fine à l’effondrement de la confiance verte (green trust), c’est-à-dire la disposition à s’en remettre à la fiabilité environnementale d’un produit.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de l’Échelle de perception du greenwashing d’entreprise a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses lors de sa publication originelle et dans de multiples études de réplication transversales et interculturelles :

Validité de contenu et de façade

La formulation initiale des items a été élaborée sur la base d’une recension exhaustive de la littérature portant sur la tromperie publicitaire, la communication environnementale et les directives des agences environnementales. Des pré-tests qualitatifs menés auprès d’experts en comportement du consommateur et d’un échantillon pilote d’acheteurs ont permis d’affiner la syntaxe afin d’éliminer toute ambiguïté sémantique et de garantir que les 5 items capturent précisément les manifestations concrètes du greenwashing.

Validité convergente

La validité convergente atteste que les items conçus pour mesurer le construit partagent une proportion élevée de variance commune. Dans l’étude de Chen et Chang (2013), menée auprès de consommateurs de produits électroniques et informatiques à Taïwan, les saturations factorielles standardisées de l’ensemble des 5 items étaient toutes statistiquement significatives ($p < 0{,}001$) et s’échelonnaient entre 0,78 et 0,91. De surcroît, la variance moyenne extraite (AVE) s’élevait à 0,698, excédant largement le seuil standard de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981).

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée en confrontant l’AVE du construit de greenwashing aux carrés des corrélations partagées avec les construits adjacents dans le réseau nomologique, à savoir :

  • La confusion du consommateur vert (Green Consumer Confusion)
  • Le risque vert perçu (Green Perceived Risk)
  • La confiance verte (Green Trust)

Pour chaque dyade de construits, la valeur de la racine carrée de l’AVE de l’échelle de greenwashing (environ 0,835) était nettement supérieure aux corrélations inter-construits, satisfaisant pleinement le critère de Fornell-Larcker ainsi que le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT < 0,85 dans les réplications contemporaines).

Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive est particulièrement élevée. Les modélisations par équations structurelles (SEM) révèlent que des scores élevés sur l’échelle prédisent de manière robuste et statistiquement significative une augmentation de la confusion cognitive du consommateur ($\eta = 0{,}382$, $p < 0{,}01$) et une augmentation du risque vert perçu ($\eta = 0{,}341$, $p < 0{,}01$). En retour, ces dynamiques induisent un effet indirect hautement négatif sur la confiance verte et sur les intentions réelles de réachat écoresponsable.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité métrologique de l’instrument ont été démontrées à travers de multiples contextes empiriques :

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de Chen et Chang (2013), composé de consommateurs taïwanais de technologies de l’information et de produits électroniques, l’instrument a affiché un coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) de 0,916. La fiabilité composite (Composite Reliability, CR), qui pondère chaque indicateur en fonction de sa charge factorielle réelle plutôt que de présumer une équivalence tau stricte, s’établissait à 0,920, surpassant très confortablement le critère d’acceptabilité conventionnel fixé à 0,70 par Nunnally et Bernstein (1994).

Réplications et invariance de mesure

Des travaux empiriques postérieurs menés dans divers contextes nationaux ont corroboré ces indices de fidélité exceptionnels :

  • Dans le secteur cosmétique et des produits de soin en Europe de l’Ouest, des réplications ont documenté des alphas de Cronbach oscillant entre 0,89 et 0,93.
  • Dans le domaine des véhicules électriques et de l’énergie domestique aux États-Unis, des indices CR supérieurs à 0,90 ont été systématiquement rapportés.
  • Les études de fidélité par la méthode du split-half (moitié-moitié corrigée par la formule de Spearman-Brown) indiquent des coefficients systématiquement supérieurs à 0,87.

Bien que les données de fidélité test-retest à long terme soient moins fréquemment documentées en marketing en raison de la nature volatile des campagnes publicitaires, les études de stabilité à court terme (intervalle de deux à quatre semaines dans des cadres quasi-expérimentaux) démontrent un coefficient de corrélation intraclasse supérieur à 0,82, attestant de la solidité métrologique de l’outil.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a fait l’objet de vérifications approfondies par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases préliminaires de développement, l’extraction par analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Promax) extrait un facteur unique doté d’une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au seuil d’évidence de Kaiser de 1,0 (valeur propre typiquement supérieure à 3,45). Ce facteur dominant explique à lui seul plus de 68 % à 74 % de la variance totale des réponses, sans qu’aucun facteur secondaire ne parvienne à émerger de manière stable, confirmant le caractère unidimensionnel du construit.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’estimation par le maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) dans le cadre de l’AFC a confirmé un ajustement statistique remarquable du modèle unidimensionnel aux données empiriques. Les indices d’ajustement couramment rapportés respectent rigoureusement les standards fixés par Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé ($\chi^2/ ext{ddl}$) : compris entre 1,24 et 2,15 (seuil acceptable < 3,0).
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0{,}978$ (seuil d’excellent ajustement > 0,95).
  • TLI / NNFI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0{,}965$ (seuil d’excellent ajustement > 0,95).
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : compris entre 0,032 et 0,058 (intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08), avec une probabilité d’ajustement serré (PCLOSE) non significative ($p > 0{,}05$).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0{,}028$ (seuil < 0,05).

Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) pour chacun des items se distribuent de façon particulièrement homogène et robuste :

  • Item 1 (Mots trompeurs) : $\lambda pprox 0{,}84$ à $0{,}88$
  • Item 2 (Visuels trompeurs) : $\lambda pprox 0{,}81$ à $0{,}86$
  • Item 3 (Allégations vagues/invérifiables) : $\lambda pprox 0{,}83$ à $0{,}89$
  • Item 4 (Exagération de la fonctionnalité) : $\lambda pprox 0{,}85$ à $0{,}91$
  • Item 5 (Omission d’informations clés) : $\lambda pprox 0{,}80$ à $0{,}85$

Ces résultats éliminent toute nécessité de spécifier des corrélations résiduelles d’erreurs entre les items, confirmant la parcimonie et la pureté métrique de la structure unifactorielle.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (inventaire d’attitudes du consommateur).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne (compatible ordinateur, tablette, ordiphone).
  • Nombre d’items : 5 items formulés affirmativement.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points (7-point Likert scale) :
    1 = Fortement en désaccord (strongly disagree)
    2 = En désaccord (disagree)
    3 = Légèrement en désaccord (somewhat disagree)
    4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (neither agree nor disagree)
    5 = Légèrement en accord (somewhat agree)
    6 = En accord (agree)
    7 = Fortement en accord (strongly agree)
  • Modalités de cotation : L’ensemble des 5 items est libellé dans le sens positif du construit (aucun item inversé). Le score global s’obtient soit par le calcul de la moyenne arithmétique (valeur comprise entre 1,0 et 7,0), soit par la somme arithmétique cumulative des points (score total compris entre 5 et 35 points).
  • Interprétation des scores : Un score élevé indique un niveau prononcé de suspicion, de scepticisme et de certitude quant au caractère trompeur ou exagéré des communications écologiques de la marque cible. Inversement, un score bas traduit une perception d’honnêteté, de transparence et de rigueur environnementale.
  • Durée de passation : Environ 1 à 3 minutes, ce qui en fait un instrument idéal pour une intégration dans des protocoles de recherche expérimentaux ou des enquêtes omnibus complexes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication originale : 2013.
  • Statut des droits d’auteur : L’article scientifique princeps a été publié dans la revue évaluée par les pairs Journal of Business Ethics (éditée par Springer Nature). Les items de l’échelle, tels que formalisés dans le corps du texte académique, sont libres d’utilisation sans frais (free access) pour la recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale, sous réserve de citer explicitement la source primaire (Chen & Chang, 2013).
  • Utilisation commerciale et industrielle : Les praticiens, cabinets d’audit, agences de conseil et entreprises souhaitant exploiter l’instrument dans le cadre d’études de marché marchandes ou d’audits internes rémunérés doivent se conformer aux conditions usuelles de propriété intellectuelle et aux autorisations de l’éditeur ou des auteurs originaux le cas échéant.
  • Tarifs : Aucun coût d’acquisition ou licence payante n’est exigé pour les chercheurs universitaires et les étudiants de troisième cycle.

12. Références / References

Chen, Y. S., & Chang, C. H. (2013). Greenwash and green trust: The mediation effects of green consumer confusion and green perceived risk. Journal of Business Ethics, 114(3), 489–500. https://doi.org/10.1007/s10551-012-1360-0

Darby, M. R., & Karni, E. (1973). Free competition and the optimal amount of fraud. The Journal of Law and Economics, 16(1), 67–88. https://doi.org/10.1086/466756

Festinger, L. (1957). A theory of cognitive dissonance. Stanford University Press. https://doi.org/10.1515/9781503620766

Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104

Friestad, M., & Wright, P. (1994). The persuasion knowledge model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380

Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118

Kelley, H. H. (1973). The processes of causal attribution. American Psychologist, 28(2), 107–128. https://doi.org/10.1037/h0034225

Nelson, P. (1970). Information and consumer behavior. Journal of Political Economy, 78(2), 311–329. https://doi.org/10.1086/259630

Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.

Spence, M. (1973). Job market signaling. The Quarterly Journal of Economics, 87(3), 355–374. https://doi.org/10.2307/1882010

TerraChoice. (2007). The “six sins of greenwashing”: A study of environmental claims in North American consumer markets. TerraChoice Environmental Marketing Inc.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: 7-point Likert scale (1 = strongly disagree, 7 = strongly agree)

  1. This brand misleads with words in its environmental features.
  2. This brand misleads with visuals or graphics in its environmental features.
  3. This brand possesses green claims that are vague or seemingly un-provable.
  4. This brand overstates or exaggerates how green its product functionality actually is.
  5. This brand leaves out or masks important information, making the green claim sound better than it is.
★

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Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle de perception du greenwashing d’entreprise. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-perception-greenwashing-entreprise-pcgs/
Looti, Mohammed. “Échelle de perception du greenwashing d’entreprise.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-perception-greenwashing-entreprise-pcgs/.
Looti, Mohammed. “Échelle de perception du greenwashing d’entreprise.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-perception-greenwashing-entreprise-pcgs/.