Échelle d’orientation religieuse

L’Échelle d’orientation religieuse (Maltby & Lewis, 1996) évalue les dimensions intrinsèque et extrinsèque de la motivation religieuse à travers 19 items standardisés.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’orientation religieuse (Religious Orientation Scale ou Age-Universal Intrinsic-Extrinsic Orientation Scale, adaptée par Maltby & Lewis en 1996) constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement validés dans le champ de la psychologie de la religion. Dérivée à l’origine des travaux pionniers de Gordon W. Allport et J. Michael Ross (1967), puis simplifiée linguistiquement par Richard L. Gorsuch et G. Daniel Venable (1983) pour transcender les biais développementaux et d’âge, cette version affinée par John Maltby et Christopher Alan Lewis a été spécifiquement révisée pour autoriser une évaluation rigoureuse tant auprès d’échantillons confessionnels que de populations séculières ou non pratiquantes.

L’instrument repose sur une structure bidimensionnelle classique mesurant l’orientation religieuse intrinsèque (la religion vécue comme une fin directrice en soi, un sens unificateur de l’existence) et l’orientation religieuse extrinsèque (la religion utilisée de manière instrumentale, comme un moyen utilitaire d’obtenir du réconfort psychologique personnel, de la sécurité ou une intégration sociale). Le questionnaire se compose de 19 items évalués au moyen d’un format de réponse en trois points : « oui » (coté 3), « incertain » (coté 2) et « non » (coté 1). Les propriétés psychométriques de l’échelle démontrent une cohérence interne satisfaisante à excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,86 pour la sous-échelle intrinsèque, et entre 0,68 et 0,81 pour la sous-échelle extrinsèque. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires appuient la robustesse de sa validité conceptuelle, corroborée par de nombreuses corrélations documentées avec la santé mentale, les stratégies de coping religieux et le bien-être subjectif.

2. Mots-clés / Keywords

orientation religieuse, religiosité intrinsèque, religiosité extrinsèque, psychométrie, psychologie de la religion, Gordon Allport, adaptation pour tous âges, coping religieux, bien-être psychologique, échelle d’évaluation

3. Auteurs / Authors

L’architecture originelle de l’orientation religieuse a été conceptualisée par Gordon Willard Allport (1897–1967) et J. Michael Ross à l’Université Harvard en 1967. L’adaptation « Age-Universal » destinée à rendre la formulation accessible à tous les âges et niveaux scolaires a été conçue par Richard L. Gorsuch et G. Daniel Venable (1983) au Fuller Theological Seminary.

La version psychométrique analysée ici est l’adaptation de 1996 réalisée par :

  • John Maltby : Professeur émérite de psychologie différentielle à l’Université de Leicester (Royaume-Uni), Department of Neuroscience, Psychology and Behaviour. Spécialiste reconnu de la personnalité, de la religiosité et de la résilience psychologique. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Christopher Alan Lewis : Professeur de psychologie, associé à diverses institutions académiques britanniques dont l’Université de Warwick, l’Université de Glyndŵr et l’Université d’Ulster. Expert internationalement cité pour ses travaux quantitatifs liant croyances religieuses, santé mentale, obsessionalité et bonheur subjectif. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle d’orientation religieuse est de quantifier et de caractériser la manière dont les individus s’approprient, intègrent et mobilisent leurs croyances et pratiques religieuses dans leur fonctionnement psychologique quotidien. Plutôt que de simplement évaluer le niveau quantitatif d’adhésion dogmatique ou la fréquence brute des comportements cultuels (par exemple, le nombre hebdomadaire de fréquentations d’un lieu de culte), l’échelle cherche à élucider la motivation sous-jacente qui anime la vie religieuse d’un individu.

Dans la recherche contemporaine en psychologie sociale et de la santé, cet instrument répond à un impératif méthodologique crucial : résoudre le « paradoxe de la religion ». Historiquement, les études empiriques présentaient des corrélations contradictoires entre la religiosité et la santé mentale, montrant tour à tour que la religion favorisait la paix intérieure et la longévité, ou qu’elle exacerbait les préjugés sociaux, l’anxiété de culpabilité et les symptômes obsessionnels. La distinction opérationnalisée par cette échelle permet de lever cette ambiguïté en postulant que ces effets divergents dépendent directement de la nature intrinsèque ou extrinsèque de l’orientation religieuse.

Sur le plan clinique et appliqué, l’adaptation de Maltby et Lewis (1996) a été conçue pour surmonter une limitation majeure des échelles antérieures : l’incapacité d’administrer les questionnaires d’Allport et Ross ou de Gorsuch et Venable à des individus agnostiques, athées ou modérément séculiers sans générer des taux élevés de données manquantes ou des biais de rejet des items. Grâce à des formulations adaptées et à un format tripartite clair (« oui », « incertain », « non »), l’échelle permet aux praticiens et chercheurs d’évaluer la fonction régulatrice de la foi dans des contextes cliniques divers, notamment face au deuil, aux traumatismes, aux pathologies chroniques et aux troubles dépressifs majeurs.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle théorique opérationnalisé par l’instrument repose sur la dichotomie entre deux dynamiques motivationnelles distinctes mais non mutuellement exclusives, complétées par des subdivisions structurelles identifiées ultérieurement :

Orientation Religieuse Intrinsèque (I)

L’orientation intrinsèque correspond à une foi intériorisée où la religion représente la valeur suprême et le principe régulateur absolu de l’existence. L’individu « vit » sa religion au lieu de simplement s’en servir. La religion n’est subordonnée à aucun autre besoin d’ordre social, matériel ou statutaire ; au contraire, l’individu subordonne ses désirs et choix de vie aux préceptes de sa tradition spirituelle. Les manifestations psychologiques de cette dimension incluent :

  • Une cohérence existentielle globale et un sens profond donné aux épreuves de la vie (ex. Item 10 : « My religion is important to me because it answers many questions about the meaning of life »).
  • Une dévotion privée continue, indépendante des pressions du regard d’autrui ou du conformisme sociétal (ex. Item 5 : « It is important to me to spend time in private thought and prayer »).
  • Une assimilation complète des normes morales et spirituelles guidant l’intégralité du comportement (ex. Item 15 : « My whole approach to life is based on my religion »).

Orientation Religieuse Extrinsèque (E)

L’orientation extrinsèque désigne une approche instrumentale, fragmentée et utilitaire de la religion, dans laquelle la foi sert d’instrument pour gratifier d’autres besoins profanes. L’individu « utilise » sa religion pour maximiser ses bénéfices personnels ou interpersonnels. Les recherches psychométriques (notamment celles de Kirkpatrick et Hood, 1990, ainsi que de Gorsuch et McPherson, 1989) ont révélé que cette dimension englobe deux sous-composantes distinctes :

  • L’Orientation Extrinsèque-Sociale (Es) : La participation aux activités cultuelles et communautaires est mobilisée comme un levier pour obtenir de l’acceptation sociale, un sentiment d’appartenance, des opportunités relationnelles ou un statut au sein du groupe (ex. Item 2 : « I go to my place of worship because it helps me to make friends » ; Item 14 : « I go to my place of worship mostly to spend time with my friends »).
  • L’Orientation Extrinsèque-Personnelle (Ep) : La religion et les pratiques de prière sont sollicitées comme un bouclier émotionnel de protection, de réconfort narcissique ou de soulagement ponctuel en période de crise et de détresse psychologique (ex. Item 7 : « I pray mainly to gain relief and protection » ; Item 9 : « What religion offers me most is comfort in times of trouble and sorrow »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’édifice conceptuel de l’Échelle d’orientation religieuse s’enracine dans la théorie de la personnalité développée par Gordon Allport au milieu du XXe siècle. Dans son ouvrage magistral The Nature of Prejudice (1954), Allport cherchait à résoudre un paradoxe empirique frappant : les individus déclarant une affiliation religieuse et assistant régulièrement aux offices manifestaient fréquemment des niveaux plus élevés d’intolérance raciale et de préjugés ethniques que les personnes sans affiliation. Pour expliquer cette contradiction, Allport postula que la foi religieuse pouvait émerger de structures de motivation fondamentalement différentes au sein de l’organisation dynamique de la personnalité.

En 1967, Allport et Ross formalisèrent ces observations en forgeant les concepts d’orientation intrinsèque et extrinsèque. Selon leur célèbre aphorisme, « les individus extrinsèques utilisent leur religion, tandis que les individus intrinsèques la vivent ». Ce postulat s’inscrit directement dans la théorie allportienne de l’autonomie fonctionnelle des motivations : chez la personne extrinsèque, les comportements religieux demeurent au service de motivations immatures et égoïstes (sécurité, conformisme, valorisation de soi) ; chez la personne intrinsèque, la quête spirituelle a conquis une autonomie fonctionnelle complète, devenant le motif central, intégrateur et unificateur de la personnalité.

Par la suite, plusieurs théoriciens ont enrichi et débattu ce cadre :

  • Gorsuch et Venable (1983) : Constatant que la formulation linguistique complexe du questionnaire original de 1967 excluait les enfants, les adolescents et les populations à faible niveau de littératie, ils mirent au point la version « Age-Universal ». Ils reformulèrent les items dans un langage simple et universel tout en préservant l’essence théorique allportienne.
  • Critiques de Batson, Schoenrade et Ventis (1993) : Daniel Batson fit valoir que la dichotomie Intrinsèque/Extrinsèque omettait une troisième forme majeure de religiosité : la religion comme quête (Quest orientation), caractérisée par l’ouverture au doute, la complexité existentielle et la résistance aux dogmes rigides. En réponse, Maltby et Day (1998) démontrèrent l’utilité d’intégrer des mesures coordonnées sans altérer l’utilité du paradigme intrinsèque-extrinsèque.
  • Révision de Maltby et Lewis (1996) : Dans une série d’études novatrices, Maltby et Lewis identifièrent que l’échelle « Age-Universal » présentait d’excellentes propriétés psychométriques lorsqu’elle était adaptée avec des consignes claires et des formats d’items gradués applicables aux non-croyants, transformant l’outil en une échelle comparative inter-groupes robuste.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’Échelle d’orientation religieuse (version Maltby & Lewis) a été rigoureusement confirmée par de nombreuses investigations empiriques menées auprès d’échantillons universitaires, cliniques et communautaires en Europe et en Amérique du Nord.

Validité de Construit et Structure Interne

La validité de construit est étayée par la cohérence des corrélations observées entre les items et leurs dimensions respectives. Les items intrinsèques s’associent de manière congruente à des indices d’internalisation spirituelle, tandis que les items extrinsèques reflètent l’instrumentalité sociale et émotionnelle. Les études de Maltby et Lewis (1996) ont établi que les corrélations entre les scores totaux des échelles Intrinsèque et Extrinsèque sont soit faibles, soit non significatives (généralement comprises entre r = -0,10 et r = 0,22 selon les échantillons), démontrant ainsi que ces deux orientations ne représentent pas les pôles opposés d’un continuum unique, mais bien deux dimensions quasi-orthogonales.

Validité Convergente et Discriminante

Les données psychométriques confirment des schémas de corrélations distincts pour chaque sous-échelle :

  • Orientation Intrinsèque : Elle corrèle positivement et significativement avec la fréquence de la prière personnelle (Maltby, Lewis & Day, 1999 ; r > 0,50), l’orthodoxie des croyances, le sens à la vie et le bien-être subjectif. Elle est inversement corrélée aux symptômes dépressifs (Maltby & Day, 2000) et n’affiche pas de corrélation significative avec l’évitement social ou l’anxiété de trait.
  • Orientation Extrinsèque : Elle présente des corrélations positives avec l’anxiété sociale, le besoin d’approbation d’autrui, la culpabilité et les stratégies d’adaptation défensives. Les études liant religiosité et obsessionalité (Maltby, McCollam & Millar, 1994) révèlent que les scores élevés d’orientation extrinsèque sont corrélés avec les traits obsessionnels-compulsifs, alors que l’orientation intrinsèque demeure neutre ou protectrice à cet égard.
  • Validité Discriminante : L’échelle montre une dissociation nette avec l’intelligence générale et les dimensions basiques de la personnalité (telles que mesurées par le modèle des Big Five ou le questionnaire d’Eysenck), ce qui atteste qu’elle ne constitue pas un simple décalque de l’extraversion ou du névrosisme.

Validité Prédictive et Incrémentielle

Dans les études sur le bonheur et la régulation émotionnelle (Lewis, Maltby & Burkinshaw, 2000 ; Lewis, Maltby & Day, 2005), l’échelle d’orientation religieuse prédit de façon incrémentielle les niveaux de satisfaction de vie et l’efficacité du coping religieux face aux événements stressants, au-delà de la seule mesure brute de l’assiduité religieuse.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de l’échelle d’orientation religieuse dans sa version « Age-Universal » affinée par Maltby et Lewis (1996) démontre des indices de précision de mesure très stables à travers divers contextes culturels et sociodémographiques.

Cohérence Interne

Les estimations de la cohérence interne via le coefficient alpha de Cronbach rapportées dans les publications de référence mettent en évidence :

  • Sous-échelle Intrinsèque (Items I) : Les coefficients alpha varient régulièrement entre 0,75 et 0,86 chez les échantillons religieux actifs, et se maintiennent entre 0,70 et 0,78 chez les personnes peu pratiquantes ou non religieuses. Les corrélations item-total corrigées dépassent généralement 0,40 pour l’ensemble des items intrinsèques.
  • Sous-échelle Extrinsèque (Items E) : Les coefficients alpha de Cronbach oscillent généralement entre 0,68 et 0,81. Lorsque l’échelle extrinsèque est subdivisée en Extrinsèque-Sociale et Extrinsèque-Personnelle, les coefficients alpha respectifs se situent habituellement autour de 0,72 pour la dimension sociale et 0,70 pour la dimension personnelle.

Fidélité Temporelle (Test-Retest)

Les données de stabilité temporelle attestent de la pérennité des scores dans le temps lorsque les conditions existentielles des participants demeurent constantes :

  • Sur un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation test-retest (Pearson r) atteignent 0,84 pour l’orientation intrinsèque et 0,79 pour l’orientation extrinsèque.
  • Sur une période étendue de 6 mois, les indices de stabilité demeurent élevés (autour de 0,72 à 0,76), attestant que l’instrument capture des orientations de motivation durablement ancrées dans la personnalité plutôt que de simples fluctuations de l’état d’humeur circonstanciel.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture latente de l’instrument a fait l’objet de nombreuses vérifications au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans les travaux initiaux de Maltby et Lewis (1996) utilisant l’extraction par composantes principales ou facteurs communs suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) ou oblique (Oblimin) :

  • Le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1,0) ainsi que l’examen du diagramme de Cattell (scree test) révèlent de manière reproductible la présence de deux facteurs majeurs expliquant conjointement entre 38 % et 48 % de la variance totale des scores.
  • Le premier facteur regroupe massivement les items formulés pour mesurer l’orientation intrinsèque (notamment les items 1, 5, 8, 10, 11, 15 et 18), avec des saturations factorielles dominantes comprises entre 0,52 et 0,78.
  • Le second facteur réunit les items extrinsèques. Selon le mode d’analyse retenu, ce facteur se scinde fréquemment en deux composantes corrélées distinctes : un pôle social regroupant les items d’affiliation et d’amitié (items 2, 14, 16) avec des saturations comprises entre 0,55 et 0,81, et un pôle personnel-émotionnel centré sur le réconfort et la sécurité (items 7, 9, 12).

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les études structurales modernes comparant différents modèles confirment que le modèle bifactoriel hiérarchique ou le modèle à trois facteurs interdépendants (Intrinsèque, Extrinsèque-Social, Extrinsèque-Personnel) fournit des indices d’adéquation statistiques très satisfaisants :

  • Le ratio χ²/dl se situe généralement sous le seuil acceptable de 2,5.
  • Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) dépassent régulièrement le seuil de 0,90 (atteignant souvent 0,93 à 0,95).
  • L’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) se maintient entre 0,045 et 0,062, confirmant l’ajustement empirique du modèle aux données observées sans contamination substantielle par des covariances résiduelles non modélisées.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne, individuel ou collectif.
  • Nombre d’items : 19 items (composés d’énoncés concis rédigés sous forme d’affirmations à la première personne).
  • Format de réponse : Échelle de réponse tripartite catégorielle ordonnée :
    • « yes » (oui) = coté 3
    • « not certain » (incertain) = coté 2
    • « no » (non) = coté 1
  • Durée de passation : Approximativement 5 à 10 minutes.
  • Sous-échelles mesurées :
    • Orientation Intrinsèque (I) : Items 1, 5, 8, 10, 11, 15, 18 (certaines adaptations incluent également l’évaluation du sens de présence divine).
    • Orientation Extrinsèque (E) : Items 2, 3, 4, 6, 7, 9, 12, 13, 14, 16, 17, 19 (pouvant être subdivisés en Extrinsèque-Sociale et Extrinsèque-Personnelle).
  • Calcul des scores : Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la somme (ou la moyenne arithmétique) des items attribués à la dimension concernée. Des scores plus élevés traduisent une adhésion plus forte à l’orientation motivationnelle correspondante.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication de l’adaptation : 1996 (adaptée des instruments originaux de Gorsuch & Venable, 1983, et d’Allport & Ross, 1967).
  • Statut des droits d’auteur : L’échelle a été publiée dans la revue scientifique à comité de lecture Personality and Individual Differences (Elsevier). Conformément aux règles d’usage académique international, les items sont libres de droits pour l’enseignement, la recherche scientifique non commerciale et les thèses universitaires.
  • Tarification : Accès libre et gratuit à des fins de recherche académique. Aucune redevance n’est requise pour l’administration dans le cadre d’études universitaires ou cliniques indépendantes.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant utiliser l’échelle sont tenus de citer rigoureusement les publications princeps des auteurs (Maltby & Lewis, 1996) et de respecter l’intégrité de la formulation des énoncés pour garantir la comparabilité psychométrique des données.

12. Références / References

  • Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
  • Batson, C. D., Schoenrade, P., & Ventis, W. L. (1993). Religion and the individual: A social-psychological perspective. Oxford University Press.
  • Gorsuch, R. L., & McPherson, S. E. (1989). Intrinsic/extrinsic measurement: I/E-revised and single-item scales. Journal for the Scientific Study of Religion, 28(3), 348–354. https://doi.org/10.2307/1386745
  • Gorsuch, R. L., & Venable, G. D. (1983). Development of an « Age-Universal » I-E scale. Journal for the Scientific Study of Religion, 22(2), 181–187. https://doi.org/10.2307/1385677
  • Kirkpatrick, L. A., & Hood, R. W. (1990). Intrinsic-extrinsic religious orientation: The boon or bane of contemporary psychology of religion? Journal for the Scientific Study of Religion, 29(4), 442–462. https://doi.org/10.2307/1387311
  • Lewis, C. A., Maltby, J., & Burkinshaw, S. (2000). Religion and happiness: Still no association. Journal of Beliefs and Values, 21(2), 233–236. https://doi.org/10.1080/713676182
  • Lewis, C. A., Maltby, J., & Day, L. (2005). Religious orientation, religious coping and happiness among UK adults. Personality and Individual Differences, 38(5), 1193–1202. https://doi.org/10.1016/j.paid.2004.08.002
  • Maltby, J., & Day, L. (1998). Amending a measure of the Quest Religious Orientation: Applicability of the scale’s use among religious and non-religious persons. Personality and Individual Differences, 25(3), 517–522. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(98)00078-4
  • Maltby, J., & Day, L. (2000). Depressive symptoms and religious orientation: Examining the relationship between religiosity and depression within the context of other correlates of depression. Personality and Individual Differences, 28(2), 383–393. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(99)00108-5
  • Maltby, J., & Lewis, C. A. (1996). Measuring intrinsic and extrinsic orientation toward religion: Amendments for its use among religious and non-religious samples. Personality and Individual Differences, 21(6), 937–946. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(96)00155-7
  • Maltby, J., Lewis, C. A., & Day, L. (1999). Religious orientation and psychological well-being: The role of the frequency of personal prayer. British Journal of Health Psychology, 4(4), 363–378. https://doi.org/10.1348/135910799168696
  • Maltby, J., McCollam, P., & Millar, D. (1994). Religiosity and obsessionality: A refinement. The Journal of Psychology, 128(6), 609–611. https://doi.org/10.1080/00223980.1994.9914920

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: « yes » (3)‚ « not certain » (2)‚ and « no » (1).

Classification key: “I” = Intrinsic, “E” = Extrinsic

  1. I enjoy reading about my religion. I
  2. I go to my place of worship because it helps me to make friends. E
  3. It doesn’t much matter what I believe so long as I am good. E
  4. Sometimes I have to ignore my religious beliefs because of what other people might think of me. E
  5. It is important to me to spend time in private thought and prayer. I
  6. I have often had a strong sense of God’s presence. E
  7. I pray mainly to gain relief and protection. E
  8. I try hard to live all my life according to my religious beliefs.
  9. What religion offers me most is comfort in times of trouble and sorrow. E
  10. My religion is important to me because it answers many questions about the meaning of life. I
  11. I would rather join a group that studies the sacred book(s) of my religion than attend a social group in my place of worship. I
  12. Prayer is for peace and happiness. E
  13. Although I am religious‚ I don’t let it affect my daily life. E
  14. I go to my place of worship mostly to spend time with my friends. E
  15. My whole approach to life is based on my religion. I
  16. I go to my place of worship mainly because I enjoy seeing people I know there. E
  17. I pray mainly because I have been taught to pray. E
  18. Prayers I say when I am alone are as important to me as those I say in my place of worship. I
  19. Although I believe in my religion‚ many other things are more important in life. E
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle d’orientation religieuse. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-orientation-religieuse/
Looti, Mohammed. “Échelle d’orientation religieuse.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-orientation-religieuse/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’orientation religieuse.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-orientation-religieuse/.