1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’orientation religieuse révisée (Religious Orientation Scale-Revised, ROS-R), développée par Richard L. Gorsuch et Susan E. McPherson en 1989, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et rigoureux pour évaluer les motivations sous-tendant l’engagement religieux individuel. Conçue pour surmonter les limites psychométriques, syntaxiques et conceptuelles de l’échelle princeps de Gordon Allport et J. Michael Ross (1967), ainsi que de l’échelle universelle selon l’âge (Age Universal I-E Scale ; Gorsuch & Venable, 1983), la ROS-R propose une formulation équilibrée et accessible à des populations variées, réduisant les biais d’acquiescement et la complexité lexicale.
L’instrument comprend 14 items auto-rapportés mesurant deux dimensions fondamentales théorisées par Allport : la religiosité intrinsèque (Intrinsic Religiosity, 8 items) et la religiosité extrinsèque (Extrinsic Religiosity, 6 items). La dimension intrinsèque appréhende la religion comme une fin en soi, où l’individu intériorise ses croyances et tente d’aligner l’ensemble de sa vie sur ses préceptes spirituels. La dimension extrinsèque mesure l’utilisation instrumentale de la religion comme moyen orienté vers des fins utilitaires séculières, que des analyses factorielles ultérieures ont scindée en deux composantes : l’extrinsèque-personnelle (recherche de paix intérieure, protection, soulagement de la détresse) et l’extrinsèque-sociale (recherche d’intégration sociale, d’amitiés et de statut communautaire).
Les répondants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de « I strongly disagree » à « I strongly agree ». Sur le plan psychométrique, la ROS-R présente d’excellentes qualités : une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,84 pour l’échelle intrinsèque et entre 0,65 et 0,75 pour l’échelle extrinsèque. Les études de validité factorielle, qu’elles soient exploratoires ou confirmatoires, démontrent une structure robuste à deux facteurs primaires (ou trois facteurs intégrant la subdivision extrinsèque). L’outil affiche une remarquable validité convergente et prédictive vis-à-vis des comportements prosociaux, de la santé mentale, du bien-être subjectif, de la gestion de l’anxiété et des préjugés sociaux.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle d’orientation religieuse révisée, ROS-R, religiosité intrinsèque, religiosité extrinsèque, psychologie de la religion, Gordon Allport, Richard L. Gorsuch, motivation religieuse, psychométrie, analyse factorielle, cohérence interne, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’orientation religieuse révisée a été conçue et standardisée par :
- Richard L. Gorsuch, Ph.D. : Éminent psychologue et statisticien américain, ancien professeur émérite de psychologie à la Graduate School of Psychology du Fuller Theological Seminary (Pasadena, Californie, États-Unis). Reconnu internationalement pour ses travaux novateurs sur l’analyse factorielle appliquée aux sciences sociales et la psychologie quantitative de la religion. (Décédé en 2016).
- Susan E. McPherson, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée au Fuller Theological Seminary lors des travaux initiaux, spécialisée dans l’évaluation psychométrique, l’analyse multivariée et la méthodologie de recherche appliquée aux comportements de santé et aux croyances religieuses.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la ROS-R est de fournir une évaluation psychométrique standardisée, valide et non ambiguë de la motivation religieuse. Dans la perspective ouverte par Allport (1950, 1966), la religion ne peut être appréhendée scientifiquement par la simple mesure de variables sociologiques superficielles (telles que l’affiliation confessionnelle ou la simple fréquence des pratiques cultuelles). Deux individus fréquentant un lieu de culte de manière hebdomadaire peuvent être animés par des structures motivationnelles diamétralement opposées : l’un peut y chercher une transformation éthique totale et une transcendance intériorisée, tandis que l’autre peut n’y voir qu’une opportunité de réseautage social ou un bouclier sécuritaire contre l’angoisse existentielle. La ROS-R a été élaborée spécifiquement pour quantifier cette distinction qualitative.
Justification méthodologique de la révision
Bien que l’échelle princeps de Allport et Ross (1967) ait dominé la recherche pendant plus de deux décennies, elle souffrait de plusieurs faiblesses méthodologiques majeures :
- Biais de formulation et d’acquiescement : Tous les items de l’échelle extrinsèque originale étaient formulés de manière positive (orientés dans le sens du trait), tandis que plusieurs items intrinsèques contenaient des négations complexes ou des formulations inversées confuses.
- Complexité syntaxique et lexicale : Le vocabulaire employé ciblait initialement des étudiants universitaires hautement éduqués, rendant l’instrument peu adapté aux populations générales, aux adolescents ou aux adultes plus âgés. Gorsuch et Venable (1983) avaient développé l’échelle « Age Universal » pour simplifier le niveau de lecture au niveau de l’école primaire, mais la balance psychométrique restait perfectible.
- Contamination de contenu : Certains items d’origine confondaient la motivation religieuse avec des croyances théologiques fondamentalistes rigides ou des comportements prescrits spécifiques.
Gorsuch et McPherson (1989) ont résolu ces écueils en révisant méticuleusement la syntaxe, en introduisant des items contre-balancés (inversés) tant pour l’échelle intrinsèque que pour l’échelle extrinsèque, et en produisant un instrument court de 14 items démontrant une clarté sémantique maximale.
Applications en recherche et en pratique clinique
Dans le domaine de la recherche, la ROS-R est omniprésente en psychologie de la religion, en psychologie sociale, en psychopathologie et en psychologie de la santé. Elle permet d’étudier comment les différentes orientations modulent l’adaptation au stress (coping), la résilience face à la maladie somatique chronique, le deuil, et la propension à l’altruisme. En contexte clinique et psychothérapeutique, l’utilisation de la ROS-R permet au praticien d’identifier les ressources spirituelles authentiques d’un patient versus les croyances défensives, culpabilisantes ou rigides susceptibles d’entraver le travail thérapeutique, notamment chez les individus confrontés à des conflits d’identité morale ou sexuelle (Jones, 2014).
5. Construit psychologique / Construct
La ROS-R opérationnalise la dichotomie motivationnelle établie par Gordon Allport, tout en intégrant les clarifications psychométriques apportées par les recherches contemporaines sur la multidimensionnalité de l’orientation extrinsèque.
1. L’orientation religieuse intrinsèque (Intrinsic Religiosity – I)
L’orientation intrinsèque décrit une posture existentielle dans laquelle la religion constitue le motif suprême (master motive) de la vie de l’individu. Les personnes à forte orientation intrinsèque trouvent leur motivation première dans leur foi ; elles intériorisent les croyances spirituelles et s’efforcent d’y conformer activement leur quotidien, leurs choix éthiques, leurs relations interpersonnelles et leur vision du monde. Selon la célèbre maxime d’Allport, ces individus « vivent leur religion » (live their religion).
Les caractéristiques fondamentales du construit intrinsèque incluent :
- L’intégration holistique : La foi n’est pas un domaine compartimenté, mais la matrice interprétative de toute l’existence (ex. : item 12 : « My whole approach to life is based on my religion »).
- L’intériorité et la transcendance vécue : L’expérience du divin ou du sacré est ressentie comme une réalité intime et tangible (ex. : item 5 : « I have often had a strong sense of God’s presence » ; item 4 : « It is important to me to spend time in private thought and prayer »).
- La centralité axiologique : L’engagement religieux transcende les désirs hédoniques ou les pressions conformistes (les items inversés, tels que l’item 10 : « Although I am religious, I don’t let it affect my daily life », capturent précisément la résistance à la compartimentation).
2. L’orientation religieuse extrinsèque (Extrinsic Religiosity – E)
À l’inverse, l’orientation extrinsèque renvoie à une relation utilitaire et fonctionnelle à l’égard de la religion. La foi et ses institutions ne sont pas des fins en soi, mais des moyens pragmatiques mis au service d’autres objectifs non religieux (sécurité, prestige, affiliation, apaisement de l’angoisse). L’individu extrinsèque « utilise sa religion » (uses his religion). Dès la fin des années 1980 et au début des années 1990, des auteurs comme Kirkpatrick (1989) et Gorsuch lui-même ont souligné que l’extrinsécisme se déploie en deux sous-dimensions distinctes :
- L’orientation extrinsèque-sociale (Es) : La participation religieuse est motivée par le besoin de sociabilité, d’appartenance à un groupe respecté, de camaraderie et de validation sociale (ex. : item 2 : « I go to church because it helps me to make friends » ; item 11 : « I go to church mostly to spend time with my friends » ; item 13 : « I go to church mainly because I like seeing people I know there »).
- L’orientation extrinsèque-personnelle (Ep) : La religion sert de mécanisme de régulation émotionnelle individuelle, apportant confort psychologique, soulagement de la détresse, protection contre les vicissitudes du sort et apaisement de l’anxiété (ex. : item 6 : « I pray mainly to gain relief and protection » ; item 8 : « What religion offers me most is comfort in times of trouble and sorrow » ; item 9 : « Prayer is peace and happiness »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique de la ROS-R trouve son origine dans la psychologie de la personnalité de Gordon W. Allport. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Allport cherchait à élucider un paradoxe empirique frappant : les enquêtes montraient de manière récurrente que les personnes affiliées à des institutions religieuses manifestaient, en moyenne, des niveaux de préjugés raciaux et ethniques plus élevés que les non-croyants, alors même que les doctrines théologiques judéo-chrétiennes prônaient l’amour universel du prochain et la fraternité humaine.
Le paradoxe de la religion et des préjugés
Pour résoudre cette contradiction, Allport (1950, 1966) proposa que la religion « fait et défait le préjugé » selon la nature intime de la motivation individuelle :
- L’individu extrinsèque adhère à une foi superficielle pour des raisons de conformisme, de sécurité identitaire et de renforcement du sentiment d’appartenance à l’endogroupe. Cette dynamique engendre inévitablement l’ethnocentrisme, l’exclusion de l’exogroupe et la projection des angoisses personnelles sur les minorités.
- L’individu intrinsèque, ayant assimilé les valeurs cardinales de compassion et de dignité inhérente à tout être humain, développe au contraire une ouverture tolérante, affichant des niveaux de préjugés significativement moindres dès lors que la désirabilité sociale est contrôlée.
La conceptualisation motivationnelle de Richard Gorsuch
Richard L. Gorsuch (1988, 1994) a approfondi la théorisation d’Allport en inscrivant l’orientation religieuse dans le champ plus vaste des théories modernes de la motivation et de l’attribution cognitive. Gorsuch a démontré que l’orientation intrinsèque fonctionne comme un trait motivationnel central, guidant le traitement des informations existentielles et la régulation des comportements moraux. Par ailleurs, Gorsuch a mis en évidence le caractère orthogonal (non bipolaire) des deux orientations : un individu n’est pas nécessairement « soit intrinsèque, soit extrinsèque ». Il est possible d’être modérément haut ou bas sur les deux dimensions, donnant lieu à la typologie classique :
- Religiosité intrinsèque pure : Score I élevé, score E faible.
- Religiosité extrinsèque pure : Score I faible, score E élevé.
- Indiscriminément pro-religieux : Scores I et E tous deux élevés (tendance à acquiescer à tout énoncé religieux sans discernement critique).
- Indiscriminément non-religieux : Scores I et E tous deux faibles.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés de validité de la ROS-R a fait l’objet d’un corpus empirique international substantiel depuis sa parution en 1989.
Validité de construit
La validité de construit de la ROS-R repose sur sa capacité à reproduire fidèlement la différenciation théorique établie par Allport. Les corrélations entre les échelles I et E sont typiquement très faibles ou proches de zéro (oscillant généralement entre r = -0,15 et r = +0,10 selon les échantillons), ce qui confirme que l’intrinsécisme et l’extrinsécisme ne sont pas les pôles opposés d’un continuum unique, mais bien deux dimensions motivationnelles indépendantes et orthogonales.
Validité convergente et divergente
De nombreuses études ont documenté des patterns de corrélations conformes aux attentes théoriques :
- Santé mentale et bien-être : L’échelle intrinsèque (I) est positivement corrélée à l’estime de soi, au sentiment de sens à la vie (meaning in life) et à la satisfaction existentielle, tout en étant négativement corrélée à la dépression et à l’anxiété clinique. À l’inverse, l’orientation extrinsèque (particulièrement Ep) est fréquemment associée à des niveaux plus élevés d’anxiété existentielle et de détresse psychologique, la religion étant alors mobilisée comme un mécanisme de défense réactif face à la souffrance.
- Comportements prosociaux et altruisme : L’orientation intrinsèque prédit des dons philanthropiques plus élevés et un engagement bénévole accru, bien que des auteurs comme C. Daniel Batson aient souligné qu’une partie de cet altruisme peut être orientée vers le maintien d’une image morale de soi.
- Désirabilité sociale : Dans sa méta-analyse de référence, Trimble (1997) a examiné les relations entre l’orientation religieuse et les biais de réponse. Il a constaté que si l’échelle intrinsèque présente une corrélation modérée avec les échelles de désirabilité sociale (type Lie Scale ou Marlow-Crowne, r moyen ≈ 0,25), cette relation reflète principalement une véritable conformité éthique plutôt qu’une simple falsification délibérée. La ROS-R présente une sensibilité moindre à ce biais comparativement à l’échelle originale de 1967.
Validité prédictive
La ROS-R s’avère hautement prédictive dans des contextes spécifiques. Par exemple, l’étude de Jones (2014) a démontré que l’orientation religieuse modère l’impact des divergences du soi sexuel (sexual self-discrepancies) sur la culpabilité et l’anxiété : les participants à forte religiosité intrinsèque éprouvaient une culpabilité morale plus intense en présence de divergences, tandis que les individus à orientation extrinsèque manifestaient principalement de l’anxiété sociale liée à la peur du jugement d’autrui.
8. Fidélité / Reliability
Les études psychométriques consacrées à la ROS-R rapportent des indices de fidélité et de cohérence interne tout à fait satisfaisants pour des échelles abrégées.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude princeps de Gorsuch et McPherson (1989), menée auprès d’échantillons diversifiés d’étudiants et d’adultes, les coefficients de cohérence interne obtenus étaient les suivants :
- Échelle Intrinsèque (I, 8 items) : $\alpha = 0,83$. Ce coefficient indique une excellente homogénéité du construit sans redondance excessive des items. Les réplications ultérieures dans la littérature internationale confirment une stabilité remarquable de cet indice, se situant systématiquement entre 0,80 et 0,86.
- Échelle Extrinsèque globale (E, 6 items) : $\alpha = 0,65$. Ce coefficient plus modeste s’explique principalement par l’hétérogénéité interne du construit extrinsèque, qui regroupe à la fois des aspects sociaux et des aspects personnels de régulation émotionnelle.
- Sous-échelles Extrinsèques décomposées : Lorsque l’échelle extrinsèque est divisée selon la proposition factorielle moderne, l’extrinsèque-sociale (Es, 3 items) affiche un alpha de 0,68 à 0,74, et l’extrinsèque-personnelle (Ep, 3 items) présente un alpha de 0,62 à 0,69.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de la fidélité test-retest sur des intervalles variant de 4 à 12 semaines révèlent des coefficients de corrélation intraclasse élevés, généralement supérieurs à $r = 0,82$ pour l’échelle intrinsèque et à $r = 0,75$ pour l’échelle extrinsèque. Ces données attestent de la nature dispositionnelle et durable des orientations religieuses chez les adultes, tout en demeurant sensibles aux transitions biographiques majeures (ex. : conversions, crises existentielles).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la ROS-R a été minutieusement investiguée par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), constituant le cœur des améliorations apportées par Gorsuch et McPherson en 1989.
Structure à deux facteurs (Modèle classique I/E)
Lors de l’analyse factorielle en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), les 14 items se répartissent nettement sur deux facteurs majeurs :
- Facteur 1 : Religiosité intrinsèque. Les items 1, 3, 4, 5, 7, 10, 12 et 14 présentent des saturations factorielles substantielles, oscillant entre 0,45 et 0,82 sur leur facteur cible, avec des saturations croisées négligeables (< 0,20) sur le facteur extrinsèque. L’introduction d’items inversés (items 3, 10 et 14) n’a pas produit de facteur méthodologique parasite lié à la négation, démontrant la clarté de leur conceptualisation.
- Facteur 2 : Religiosité extrinsèque. Les items 2, 6, 8, 9, 11 et 13 saturent fortement sur cette dimension (saturations comprises entre 0,40 et 0,78).
Structure à trois facteurs (Modèle I, Es, Ep)
Dans la foulée des travaux de Kirkpatrick (1989) et des analyses confirmatoires subséquentes, de nombreux psychométriciens soutiennent qu’un modèle à trois facteurs interdépendants offre un ajustement statistique supérieur aux données empiriques :
| Facteur | Items inclus | Saturations moyennes typiques | Description conceptuelle |
|---|---|---|---|
| Intrinsèque (I) | 1, 3, 4, 5, 7, 10, 12, 14 | 0,52 – 0,81 | La foi comme principe unificateur fondamental de l’existence. |
| Extrinsèque-Social (Es) | 2, 11, 13 | 0,64 – 0,85 | Participation religieuse pour tisser des liens sociaux et être avec des amis. |
| Extrinsèque-Personnel (Ep) | 6, 8, 9 | 0,48 – 0,72 | Usage de la prière et de la foi comme soutien émotionnel et protection. |
Les indices d’ajustement en modélisation par équations structurelles (AFC) pour le modèle à 3 facteurs atteignent couramment des valeurs excellentes (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,93 ; SRMR < 0,05), corroborant la pertinence de distinguer l’extrinsécisme social de l’extrinsécisme personnel.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire auto-rapporté en passation individuelle ou collective, sur support papier ou informatisé.
- Nombre total d’items : 14 items.
- Structure des sous-échelles :
- Échelle Intrinsèque (I) : 8 items (items 1, 3, 4, 5, 7, 10, 12, 14).
- Échelle Extrinsèque (E) : 6 items (items 2, 6, 8, 9, 11, 13), subdivisible en :
- Extrinsèque-Sociale (Es) : 3 items (2, 11, 13).
- Extrinsèque-Personnelle (Ep) : 3 items (6, 8, 9).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 degrés d’accord :
1 = I strongly disagree,
2 = I disagree,
3 = I’m not sure,
4 = I tend to agree,
5 = I strongly agree. - Items inversés (Reversed items) :
- Les items 3, 10 et 14 appartiennent à l’échelle Intrinsèque et sont formulés de manière inversée (indiqués par « + » ou « reversed-scored » dans la nomenclature psychométrique). Leur cotation doit être inversée avant le calcul des scores ($1 \rightarrow 5$, $2 \rightarrow 4$, $3 \rightarrow 3$, $4 \rightarrow 2$, $5 \rightarrow 1$).
- Note technique : Dans certaines publications préliminaires, l’item 2 a parfois été exploré avec des cotations variées, mais dans le modèle standard ROS-R de Gorsuch & McPherson (1989), seuls les items intrinsèques 3, 10 et 14 requièrent formellement une inversion arithmétique pour s’aligner sur la dimension de dévotion intrinsèque.
- Procédure de calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle s’obtiennent par la moyenne arithmétique ou la somme brute des items correspondants (après inversion des items négatifs). Des scores élevés reflètent une adhésion plus forte à l’orientation concernée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 1989 (développement et validation par Richard L. Gorsuch et Susan E. McPherson).
- Droits d’auteur et permissions : L’article original a été publié dans le Journal for the Scientific Study of Religion (JSSR), sous l’égide de la Society for the Scientific Study of Religion (SSSR) et des éditions Wiley-Blackwell. Conformément à la volonté exprimée par les auteurs, les 14 items de la ROS-R sont libres d’utilisation sans frais (free of charge) pour la recherche académique, l’enseignement universitaire et les travaux cliniques non commerciaux, à condition de citer rigoureusement l’article de référence de 1989.
- Utilisation commerciale : Toute incorporation dans un logiciel payant ou un outil d’évaluation commercial à but lucratif nécessite une demande d’autorisation auprès des ayants droit ou de l’éditeur de la revue.
12. Références / References
- Allport, G. W. (1950). The individual and his religion: A psychological interpretation. Macmillan.
- Allport, G. W. (1966). The religious context of prejudice. Journal for the Scientific Study of Religion, 5(3), 447–457. https://doi.org/10.2307/1384172
- Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
- Gorsuch, R. L. (1988). Psychology of religion. Annual Review of Psychology, 39(1), 201–221. https://doi.org/10.1146/annurev.ps.39.020188.001221
- Gorsuch, R. L. (1994). Toward motivational theories of intrinsic religious commitment. Journal for the Scientific Study of Religion, 33(4), 315–325. https://doi.org/10.2307/1386491
- Gorsuch, R. L., & McPherson, S. E. (1989). Intrinsic/extrinsic measurement: I/E-Revised and single-item scales. Journal for the Scientific Study of Religion, 28(3), 348–354. https://doi.org/10.2307/1386745
- Gorsuch, R. L., & Venable, G. D. (1983). Development of an “Age Universal” I-E scale. Journal for the Scientific Study of Religion, 22(2), 181–187. https://doi.org/10.2307/1385677
- Jones, A. E. (2014). Moderating effect of religious orientation on the relationship between sexual self-discrepancies and guilt and anxiety (Master’s thesis, Indiana State University). Scholars’ Mine. http://tbr2.indstate.edu/bitstream/10484/5576/1/Ann%20E.%20Jones%20Aug%202014.pdf
- Kirkpatrick, L. A. (1989). A psychometric analysis of the Allport-Ross and Feagin measures of intrinsic-extrinsic religious orientation. Research in the Social Scientific Study of Religion, 1, 1–31.
- Trimble, D. E. (1997). The Religious Orientation Scale: Review and meta-analysis of social desirability effects. Educational and Psychological Measurement, 57(6), 970–986. https://doi.org/10.1177/0013164497057006007
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
• I strongly disagree
• I disagree
• I’m not sure
• I tend to agree
• I strongly agree
- I enjoy reading about my religion. [I]
- I go to church because it helps me to make friends. [E+]
- It doesn’t much matter what I believe so long as I am good. [I+]
- It is important to me to spend time in private thought and prayer. [I]
- I have often had a strong sense of God’s presence. [I]
- I pray mainly to gain relief and protection. [E]
- I try hard to live all my life according to my religious beliefs. [I]
- What religion offers me most is comfort in times of trouble and sorrow. [E]
- Prayer is peace and happiness. [E]
- Although I am religious‚ I don’t let it affect my daily life. [I+]
- I go to church mostly to spend time with my friends. [E]
- My whole approach to life is based on my religion. [I]
- I go to church mainly because I like seeing people I know there. [E]
- Although I believe in my religion‚ many other things are more important. [I+]
• “I” = Intrinsic religiosity items (Items: 1, 3, 4, 5, 7, 10, 12, 14)
• “E” = Extrinsic religiosity items (Items: 2, 6, 8, 9, 11, 13)
• “+” = Reversed-scored items (Items: 3, 10, 14; recode 1=5, 2=4, 3=3, 4=2, 5=1)