1. Résumé
L’Échelle néerlandaise de dépendance au travail (Dutch Work Addiction Scale, DUWAS) est l’un des instruments psychométriques les plus rigoureux et largement utilisés dans la recherche internationale en psychologie du travail et des organisations pour évaluer l’addiction au travail (ou « workaholisme »). Développée conjointement par les professeurs Wilmar B. Schaufeli et Toon W. Taris au sein de l’Université d’Utrecht, la DUWAS opérationnalise le bourreau de travail à travers deux composantes centrales complémentaires : le travail excessif (Working Excessively, WE), caractérisant la dimension comportementale d’un investissement temporel disproportionné, et le travail compulsif (Working Compulsively, WC), incarnant la dimension cognitive d’une pulsion interne irrépressible et obsédante menant au labeur.
Conçue initialement par la synthèse et le raffinement critique de questionnaires historiques tels que le Work Addiction Risk Test (WART) et le Workaholism Battery (WorkBAT), la DUWAS se décline principalement en une version intégrée courte de 10 items (DUWAS-10) ainsi qu’en protocoles combinés intégrant des mesures d’engagement professionnel (UWES) et d’ennui au travail (DUBS). Les répondants se positionnent au moyen d’échelles de fréquence ordinale graduées (de 1 = « Presque jamais » à 4 = « Presque toujours » ou de 1 = « Jamais » à 7 = « Toujours » selon les sous-échelles composites explorées). D’un point de vue psychométrique, la DUWAS démontre une validité de construit remarquable, confirmée par des analyses factorielles confirmatoires menées dans de multiples contextes culturels (Europe de l’Ouest, Amérique du Nord, Asie), ainsi qu’une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,75 et 0,86 pour ses deux facteurs canoniques. Cet outil permet de distinguer rigoureusement la dépendance néfaste au travail de l’engagement professionnel sain (work engagement).
2. Mots-clés
Addiction au travail, workaholisme, DUWAS, psychométrie, épuisement professionnel, santé au travail, travail compulsif, travail excessif, Wilmar Schaufeli, engagement professionnel, psychologie organisationnelle, stress au travail.
3. Auteurs
La DUWAS a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan dans le champ de la santé psychologique au travail :
- Wilmar B. Schaufeli, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie du travail et des organisations à l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) et professeur émérite à la KU Leuven (Belgique). Spécialiste mondial du burnout et de l’engagement au travail. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Toon W. Taris, Ph.D. : Professeur titulaire de psychologie du travail et des organisations au département de psychologie sociale, de la santé et des organisations de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas). Chercheur spécialisé dans les dynamiques du stress professionnel, la surcharge de travail et la dépendance comportementale. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Akihito Shimazu, Ph.D. : Professeur à la Faculté des sciences politiques et économiques de l’Université Keio (Tokyo, Japon) et collaborateur clé dans les validations transculturelles de l’instrument.
- Corine van Wijhe, Ph.D. : Chercheuse associée à l’Université d’Utrecht, co-auteure des manuels d’évaluation diagnostique de la dépendance au travail.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la DUWAS est de fournir un instrument standardisé, valide et parcimonieux capable d’isoler, de quantifier et de diagnostiquer la dépendance pathologique au travail. Historiquement, la littérature scientifique souffrait d’une ambiguïté terminologique persistante : nombre d’échelles antérieures confondaient le fait de travailler de longues heures par passion ou obligation conjoncturelle (investissement professionnel élevé) avec une pathologie comportementale compulsive. La DUWAS a été spécifiquement conçue pour lever cette confusion théorique et clinique.
Applications en milieu organisationnel et clinique
Dans les contextes organisationnels contemporains, soumis à l’hyperconnexion numérique, au brouillage des frontières entre vie professionnelle et sphère personnelle ainsi qu’au culte de la performance continue, la DUWAS s’impose comme un dispositif diagnostique et préventif de premier ordre. Elle est appliquée dans :
- La médecine du travail et la prévention des risques psychosociaux (RPS) : Dépister les profils de collaborateurs ou de managers manifestant des conduites addictives susceptibles d’évoluer vers un syndrome d’épuisement professionnel (burnout), des troubles cardiovasculaires, des insomnies chroniques ou des troubles anxio-dépressifs majeurs.
- Le conseil en ressources humaines et la gestion des talents : Cartographier le climat organisationnel afin d’éviter la valorisation toxique du présentéisme et des comportements de surinvestissement névrotique.
- La recherche fondamentale et épidémiologique : Examiner les relations longitudinales entre les stresseurs professionnels, les traits de personnalité (perfectionnisme dysfonctionnel, névrosisme) et les répercussions systémiques du surinvestissement sur le conflit travail-famille.
Justification théorique et différentiation
L’apport distinctif de l’outil réside dans sa capacité empirique à séparer l’addiction au travail de l’engagement au travail. Alors qu’un employé engagé éprouve de l’énergie, du dévouement et une absorption positive sans ressentir d’obligation interne dévorante, le travailleur dépendant évalué par la DUWAS travaille dur sous l’emprise d’un moteur affectif négatif (culpabilité, malaise intérieur, anxiété en période d’inactivité). L’échelle offre ainsi une grille de lecture étiologique essentielle pour les psychothérapeutes et psychologues cliniciens prenant en charge les addictions comportementales.
5. Construit psychologique
Le construit de dépendance au travail opérationnalisé par la DUWAS repose sur une définition bidimensionnelle reconnue par l’American Psychological Association comme une addiction comportementale non liée à des substances. Schaufeli, Taris et leurs collègues ont formalisé le workaholisme comme « la tendance irrépressible à travailler excessivement dur (dimension comportementale) conjuguée à une compulsion obsessionnelle à le faire (dimension cognitive) ».
1. Le travail excessif (Working Excessively – WE)
Cette composante comportementale rend compte de la quantité de temps et d’énergie physique allouée au travail, excédant largement les exigences contractuelles, économiques ou organisationnelles requises :
- Manifestations comportementales : L’individu travaille en continu, prolonge ses journées bien après le départ de ses collègues, renonce à ses congés ou y travaille activement, et accumule simultanément de multiples tâches (multitâche frénétique).
- Impact fonctionnel : Cette hyperactivité constante engendre une érosion drastique des temps de récupération physiologique (sommeil) et un sacrifice des activités de loisirs, de socialisation et de vie conjugale ou familiale.
- Exemple d’item : « I find myself continuing to work after my co-workers have called it quits » (Je continue à travailler après que mes collègues ont terminé leur journée).
2. Le travail compulsif (Working Compulsively – WC)
Cette composante cognitive et émotionnelle représente le cœur psychopathologique du trouble. Elle correspond à l’incapacité psychologique de se désengager mentalement du travail :
- Mécanismes intrapsychiques : L’individu est poussé par une force interne incoercible, un besoin tyrannique d’accomplissement ou une tentative d’évitement de sentiments négatifs. En dehors du travail, le sujet ressent une profonde anxiété, une agitation intérieure, un sentiment de vide existentiel et une culpabilité écrasante.
- Altération du plaisir : L’individu est contraint de travailler dur même lorsqu’il n’éprouve aucun plaisir ni satisfaction intrinsèque dans la tâche accomplie. Le travail agit comme un régulateur émotionnel dysfonctionnel.
- Exemple d’item : « I feel guilty when I take time off work » (Je me sens coupable lorsque je prends des congés).
Articulations complémentaires avec l’ennui et l’engagement
Dans les batteries d’évaluation intégrées du bien-être au travail déployées par Schaufeli, la DUWAS est fréquemment articulée avec des polarités opposées telles que l’ennui professionnel profond (boredom, mesuré par l’échelle DUBS) ou l’absorption positive (dimension de l’UWES). Cette modélisation systémique met en évidence le fait que le travail compulsif n’est ni un simple plaisir d’immersion, ni une réponse passive à la sous-stimulation, mais un syndrome de fuite active en avant.
6. Cadre théorique
La DUWAS s’inscrit au confluent de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine :
La clarification conceptuelle de Spence et Robbins vs. Schaufeli et Taris
En 1992, Spence et Robbins avaient introduit une triade classique composée de l’implication dans le travail (Work Involvement), de la pulsion interne (Drive) et du plaisir au travail (Work Enjoyment). Cependant, Schaufeli et Taris (2004, 2005) ont démontré empiriquement que l’inclusion du plaisir au travail brouillait les frontières du construit : de nombreux bourreaux de travail ne ressentent que peu de plaisir, et le plaisir est le propre de l’engagement. La DUWAS a donc délibérément extrait la dimension « plaisir » pour se recentrer exclusivement sur le couple Travail excessif / Travail compulsif, aligné sur les critères nosographiques des addictions comportementales (perte de contrôle, obsession, poursuite de l’activité malgré les conséquences négatives, symptômes de sevrage psychologique lors de l’arrêt).
La théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan)
Sur le plan motivationnel, le travail compulsif mesuré par la DUWAS reflète typiquement une régulation introjectée au sens de la théorie de l’autodétermination. L’individu n’agit pas sous l’impulsion d’une motivation intrinsèque (le plaisir spontané de la tâche) ou intégrée (valeurs harmonieusement alignées), mais sous le joug de pressions internes introjectées : préserver une estime de soi fragile, calmer la peur de l’échec ou apaiser des angoisses de culpabilité. À l’inverse, l’engagement professionnel relève d’une motivation autonome et autodéterminée.
Le modèle des exigences et ressources professionnelles (JD-R Model)
Dans le cadre du Job Demands-Resources Model (Demerouti et al., Schaufeli et al.), la dépendance au travail agit comme une exigence personnelle auto-générée (personal demand). Les bourreaux de travail ont tendance à créer eux-mêmes une surcharge de travail, à accepter des délais intenables et à négliger les ressources de soutien disponibles. Cette dynamique alimente un processus d’altération de la santé (health impairment process) accéléré, conduisant inévitablement à l’épuisement émotionnel sévère.
7. Validité
La validité psychométrique de la DUWAS a fait l’objet d’investigations empiriques approfondies sur des échantillons totalisant des dizaines de milliers de salariés à travers l’Europe (Pays-Bas, Belgique, Espagne, France, Italie) et l’Asie (Japon, Corée du Sud).
Validité de construit et validité factorielle
Les études de validation menées par Schaufeli, Shimazu et Taris (2009) démontrent que le modèle théorique à deux facteurs corrélés (WE et WC) présente un ajustement significativement supérieur à un modèle unidimensionnel global. Les indices d’ajustement structurel confirment une adéquation remarquable aux données empiriques dans des contextes socioculturels divergents :
- Échantillon néerlandais ($N = 2,164$) : $\chi^2 / df = 4.12$, $CFI = 0.94$, $RMSEA = 0.051$.
- Échantillon japonais ($N = 3,311$) : $\chi^2 / df = 5.20$, $CFI = 0.93$, $RMSEA = 0.053$.
Validité convergente et concurrente
La DUWAS présente de fortes corrélations positives avec d’autres échelles préexistantes d’évaluation de l’addiction :
- Corrélation élevée avec l’échelle de compulsion du Work Addiction Risk Test (WART, $r = 0.65$ à $0.80$).
- Corrélation robuste avec la sous-échelle Drive du Workaholism Battery de Spence et Robbins ($r = 0.60$ à $0.75$).
- Corrélations positives significatives avec les traits de personnalité associés : le perfectionnisme inadapté / névrotique ($r = 0.38$ à $0.52$) et le névrosisme ($r = 0.30$ à $0.45$).
Validité discriminante
La distinction empirique entre la DUWAS et les instruments mesurant l’engagement au travail (tels que l’Utrecht Work Engagement Scale – UWES) est parfaitement établie. Les analyses factorielles confirmatoires multi-échantillons confirment que les items de la DUWAS et de l’UWES saturent sur des facteurs latents distincts :
- La corrélation entre le travail compulsif (WC) et l’engagement professionnel oscille généralement autour de zéro ou est légèrement négative ($r = -0.05$ à $-0.18$).
- Le travail excessif (WE) présente des corrélations faibles à modérées avec l’absorption de l’UWES ($r = 0.20$ à $0.35$), traduisant une proximité comportementale d’occupation temporelle mais des dynamiques motivationnelles opposées.
Validité prédictive et de critère
Des recherches prospectives et transversales ont démontré la valeur prédictive de la DUWAS quant à l’apparition de conséquences délétères pour l’individu et l’organisation :
- Prédiction d’un niveau élevé d’épuisement émotionnel (burnout) dans les analyses de régression multivariées ($eta = 0.35$ à $0.48, p < 0.001$).
- Augmentation significative des conflits travail-famille et dégradation de la satisfaction conjugale ($eta = 0.30$ à $0.45$).
- Prédiction des plaintes somatiques subjectives (maux de tête, troubles gastro-intestinaux, tensions musculaires) et des perturbations objectives de la qualité du sommeil (insomnie d’endormissement, réveils nocturnes liés à des ruminations de travail).
8. Fidélité
La consistance interne et la stabilité temporelle de la DUWAS ont été documentées de façon constante dans la littérature internationale.
Consistance interne (Alpha de Cronbach et Omega de McDonald)
Les estimations de fiabilité interne révèlent une homogénéité satisfaisante à excellente pour chacune des sous-échelles, dépassant largement le seuil standard de $0.70$ préconisé par Nunnally :
- Travail excessif (WE) : Les coefficients $\alpha$ de Cronbach se situent habituellement entre $0.72$ et $0.82$ selon les populations étudiées (ex. : $\alpha = 0.78$ dans la cohorte initiale néerlandaise ; $\alpha = 0.73$ dans la validation japonaise de Shimazu et al., 2009 ; $\alpha = 0.79$ dans les adaptations hispanophones et francophones).
- Travail compulsif (WC) : Les coefficients $\alpha$ de Cronbach s’échelonnent entre $0.75$ et $0.85$ (ex. : $\alpha = 0.81$ aux Pays-Bas ; $\alpha = 0.76$ au Japon).
- Score total DUWAS-10 : L’indice global de consistance interne de l’échelle composite à 10 items atteint des valeurs de $\alpha = 0.82$ à $0.88$.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Des études longitudinales avec des intervalles de passation compris entre six mois et deux ans ont évalué la stabilité du construit :
- Les coefficients de corrélation test-retest à un an s’élèvent en moyenne à $r_{tt} = 0.60$ pour la sous-échelle WE et $r_{tt} = 0.65$ pour la sous-échelle WC.
- Ces résultats confirment que le workaholisme se comporte comme une disposition comportementale et cognitive stable dans le temps plutôt que comme un simple état affectif transitoire.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de la DUWAS a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.
Structure factorielle confirmatoire à deux facteurs
La modélisation de référence teste la structure bidimensionnelle canonique où les items WE et WC chargent sur leurs facteurs respectifs, avec une corrélation modérée à forte entre les deux dimensions latentes (la corrélation interfactorielle se situe habituellement entre $r = 0.45$ et $r = 0.65$, ce qui corrobore l’hypothèse de deux facettes distinctes mais interdépendantes d’un même syndrome) :
- Saturations factorielles pour le Travail Excessif (WE) : Dans les modèles AFC, les poids factoriels standardisés ($lambda$) des 5 items de travail excessif oscillent généralement entre $0.50$ et $0.81$ ($p < 0.001$). L’item « I find myself continuing to work after my co-workers have called it quits » et l’item « I stay busy and keep many irons in the fire » présentent régulièrement les saturations les plus solides ($lambda > 0.65$).
- Saturations factorielles pour le Travail Compulsif (WC) : Les saturations standardisées ($lambda$) pour les 5 items de compulsion varient de $0.55$ à $0.83$ ($p < 0.001$). L’item « I feel guilty when I take time off work » et l’item « It is hard for me to relax when I’m not working » constituent les indicateurs les plus discriminants du construit.
Invariance de mesure transculturelle et selon le genre
Les tests d’invariance de mesure multigroupes (invariance configurationnelle, métrique et scalaire) ont confirmé que la DUWAS mesure le même construit psychologique avec la même métrique chez les hommes et chez les femmes, ainsi qu’à travers divers secteurs professionnels (santé, éducation, services financiers, cadres dirigeants). Les travaux comparatifs de Schaufeli, Shimazu et Taris (2009) ont notamment démontré une invariance métrique complète entre travailleurs occidentaux et asiatiques, autorisant formellement les comparaisons interculturelles.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
- Structure des échelles présentées :
- Échelle d’évaluation de la batterie DUWAS / DUBS / UWES : La batterie globale de bien-être et travail comporte des sous-échelles graduées destinées à contraster l’ennui (DUBS), la dépendance au travail (DUWAS) et l’engagement (UWES).
- Échelle de réponse DUWAS abrégée (DUWAS-10) : Échelle ordinale de Likert à 4 points :
- 1 = (Almost) never [Presque jamais]
- 2 = Sometimes [Parfois]
- 3 = Often [Souvent]
- 4 = (Almost) always [Presque toujours]
- Échelle de réponse de fréquence complémentaire (DUBS / UWES) : Échelle ordinale à 7 points (Never [Jamais], Almost never [Presque jamais], Rarely [Rarement], Sometimes [Parfois], Often [Souvent], Very often [Très souvent], Always [Toujours]).
- Calcul des scores et cotation :
- Score de Travail Excessif (WE) : Moyenne arithmétique des items comportementaux spécifiques (items 1, 2, 4, 6, 8 de la version DUWAS abrégée) : score compris entre 1 et 4.
- Score de Travail Compulsif (WC) : Moyenne arithmétique des items cognitifs spécifiques (items 3, 5, 7, 9, 10 de la version DUWAS abrégée) : score compris entre 1 et 4.
- Score global d’addiction au travail : Moyenne combinée des 10 items DUWAS.
- Typologie diagnostique par score seuil : Un profil d’addiction au travail (« workaholic ») est typiquement identifié lorsqu’un participant se situe simultanément au-dessus de la médiane (ou du 75e percentile selon la rigueur du critère) sur les deux sous-échelles (WE élevé et WC élevé).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 2004 (premières formulations techniques et validation interne) ; publication princeps internationale de référence en 2009.
- Statut des droits d’auteur et licence : Développée sous la direction scientifique du professeur Wilmar B. Schaufeli et de l’Université d’Utrecht. L’instrument est mis gracieusement à la disposition de la communauté académique internationale sous licence ouverte pour un usage de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement.
- Tarification : Gratuit pour les chercheurs académiques, doctorants et praticiens de santé dans le cadre de projets d’évaluation à visée non lucrative. Pour toute utilisation commerciale, intégration dans des plateformes logicielles payantes ou démarches de conseil en entreprise à grande échelle, une autorisation préalable auprès des auteurs et détenteurs des droits est requise.
- Ressources et diffusion : Les manuels techniques, versions linguistiques officielles et feuilles de cotation sont téléchargeables via le site académique officiel de Wilmar Schaufeli (www.wilmarschaufeli.nl).
12. Références
Les publications fondatrices suivantes régissent l’élaboration, l’évaluation psychométrique et la diffusion de la DUWAS :
- Schaufeli, W. B., & Taris, T. W. (2004). Technical information: Dutch Work Addiction Scale (DUWAS). Utrecht University. https://www.wilmarschaufeli.nl/publications/Schaufeli/Tests/DUWAS_10_EN.pdf
- Schaufeli, W. B., Shimazu, A., & Taris, T. W. (2009). Being driven to work excessively hard: The evaluation of a two-factor measure of workaholism in the Netherlands and Japan. Cross-Cultural Research, 43(4), 320–348. https://doi.org/10.1177/1069397109337241
- Schaufeli, W. B., Taris, T. W., & Bakker, A. B. (2008). It takes two to tango: Workaholism is working excessively and working compulsively. In R. J. Burke & C. L. Cooper (Eds.), The long work hours culture: Causes, consequences and choices (pp. 203–226). Emerald Group Publishing Limited. https://doi.org/10.1108/9780080556215-009
- Schaufeli, W. B., Van Wijhe, C., Peeters, M., & Taris, T. W. (2010). Workaholisme, een begrip gemeten [Workaholism, measuring a concept]. Utrecht University.
- Taris, T. W., Schaufeli, W. B., & Verhoeven, L. C. (2005). Internal and external validation of the Dutch Work Addiction Risk Test: Implications for jobs and non-work conflict. Journal of Applied Psychology: An International Review, 54(1), 37–60. https://doi.org/10.1111/j.1464-0597.2005.00195.x
13. Questions et items du questionnaire
- At work‚ time goes by very slowly.
- I feel bored at my job.
- At work‚ I spend my time aimlessly.
- At my job‚ I feel restless.
- During work time I daydream.
- It seems as if my working day never ends.
- I tend to do other things during my work.
- At my work‚ there is not so much to do.
- I feel guilty when I take time off work
- It is hard for me to relax when I’m not working
- I am immersed in my work (AB4)*
- I can continue working for very long periods at a time (VI4)
- To me‚ my job is challenging (DE5)
- I get carried away when I’m working (AB5)*
- At my job‚ I am very resilient‚ mentally (VI5)
- It is difficult to detach myself from my job (AB6)
- At my work I always persevere‚ even when things do not go well (VI6)