1. Résumé
L’Échelle Multidimensionnelle du Lieu de Contrôle de la Santé (en anglais, Multidimensional Health Locus of Control ou MHLC), élaborée par Kenneth A. Wallston, Barbara Strudler Wallston et Robert DeVellis en 1978, constitue l’un des instruments d’évaluation psychométrique les plus prépondérants en psychologie de la santé et en médecine comportementale. Cet outil standardisé a été conçu pour opérationnaliser et mesurer les croyances généralisées relatives à la source de contrôle déterminant l’état de santé, la survenue de maladies et les trajectoires de guérison d’un individu.
Fondée théoriquement sur l’extension du concept de lieu de contrôle (locus of control) initialement formulé par Julian Rotter (1966) dans le cadre de sa théorie de l’apprentissage social, et affinée par la distinction tridimensionnelle proposée par Hanna Levenson (1974), l’échelle MHLC postule que les attributions de santé ne s’organisent pas selon un continuum unidimensionnel (interne versus externe), mais plutôt à travers trois dimensions factorielles orthogonales et indépendantes :
- Le lieu de contrôle interne de la santé (IHLC – Internal Health Locus of Control) : évalue la croyance selon laquelle l’état de santé dépend directement des comportements, des choix et des actions personnelles de l’individu.
- Le lieu de contrôle externe lié aux autrui puissants (PHLC – Powerful Others Health Locus of Control) : mesure la perception que la santé est principalement régie par des figures d’autorité médicale ou sociale, notamment les médecins, les infirmiers et les membres de la famille.
- Le lieu de contrôle externe lié au hasard ou à la chance (CHLC – Chance Health Locus of Control) : quantifie le degré d’adhésion à l’idée que la maladie et la guérison résultent du destin, de la fatalité, de la chance ou de contingences environnementales incontrôlables.
Dans ses formes parallèles princeps (Formes A et B), l’instrument comporte 18 items auto-administrés (6 items par sous-échelle), notés sur une échelle de type Likert en 6 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 6 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les propriétés psychométriques documentées dans la littérature internationale démontrent une cohérence interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach variant généralement entre 0,67 et 0,86 selon les populations et les sous-échelles), une stabilité temporelle adéquate à moyen terme (fidélité test-retest comprise entre 0,60 et 0,80), ainsi qu’une solide validité factorielle, convergente et discriminante. L’échelle MHLC demeure un prédicteur fondamental de l’observance thérapeutique, des comportements préventifs, de l’autogestion des maladies chroniques et de l’adaptation psychologique face aux pathologies somatiques aiguës ou durables.
2. Mots-clés
Lieu de contrôle de la santé, MHLC, psychologie de la santé, croyances en santé, lieu de contrôle interne, autrui puissants, fatalisme de santé, comportement de santé, observance thérapeutique, psychométrie, évaluation psychologique, auto-efficacité, médecine comportementale, Julian Rotter, Kenneth Wallston.
3. Auteurs
L’échelle MHLC a été développée conjointement par des chercheurs pionniers dans le domaine de la psychologie de la santé et des sciences infirmières :
- Kenneth A. Wallston, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie appliquée aux soins infirmiers et à la santé à la Vanderbilt University School of Nursing (Nashville, Tennessee, États-Unis). Chercheur prolifique, il a consacré sa carrière à l’étude de l’auto-efficacité, de la théorie du contrôle perçu et des prédicteurs psychologiques des comportements d’adhésion aux traitements. (Courriel institutionnel historique : [email protected]).
- Barbara Strudler Wallston, Ph.D. (1943–1987) : Professeure de psychologie au Peabody College de la Vanderbilt University. Ses travaux novateurs ont exploré le rôle du soutien social, du genre et du contrôle perçu dans la promotion de la santé et le bien-être communautaire.
- Robert F. DeVellis, Ph.D. : Professeur émérite au Département d’éducation et de comportement de santé à la Gillings School of Global Public Health et au Thurston Arthritis Research Center de l’University of North Carolina at Chapel Hill (États-Unis). Auteur de référence en méthodologie de mesure psychométrique et en développement d’échelles (Scale Development: Theory and Applications).
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle Multidimensionnelle du Lieu de Contrôle de la Santé est de quantifier de manière valide, fidèle et standardisée les attentes généralisées de contrôle qu’un individu entretient concernant sa propre santé. En psychologie clinique, en épidémiologie comportementale et en médecine préventive, la compréhension de la manière dont les patients conçoivent la causalité de leur état somatique est déterminante pour expliquer l’hétérogénéité des conduites de santé, anticiper l’adhésion aux recommandations médicales et concevoir des interventions psycho-éducatives personnalisées.
Applications en recherche
Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée, le MHLC sert d’outil diagnostique et prédictif pour :
- Modéliser les comportements préventifs et de dépistage : Identifier comment les orientations attributionnelles influencent l’adoption de saines habitudes de vie (pratique régulière d’activités physiques, alimentation équilibrée, arrêt du tabagisme, participation aux programmes de dépistage oncologique).
- Analyser l’observance et la conformité thérapeutique : Évaluer dans quelle mesure la confiance accordée aux professionnels de santé (dimension PHLC) ou la responsabilisation individuelle (dimension IHLC) modulent la rigueur du suivi pharmacologique et des protocoles de réadaptation.
- Tester des modèles d’interaction théorique : Examiner l’interaction entre le lieu de contrôle de la santé, l’auto-efficacité spécifique (health self-efficacy) et la valeur accordée à la santé (health value) dans la prédiction des issues cliniques.
Applications cliniques et éducation thérapeutique
Sur le plan clinique, l’échelle fournit aux praticiens (psychologues de la santé, médecins, infirmiers d’éducation thérapeutique) une cartographie fine du profil cognitif du patient :
- Prévention de la détresse psychologique : Un score excessivement élevé sur l’échelle IHLC chez un patient atteint d’une maladie incurable ou imprévisible peut générer un sentiment inapproprié de culpabilité ou d’échec (« Si je suis malade, c’est de ma faute »). À l’inverse, un score CHLC prédominant reflète souvent un fatalisme délétère favorisant la résignation et le désengagement des soins.
- Personnalisation de la communication soignant-soigné : Les patients affichant un score élevé en « Autrui Puissants » (PHLC) répondent de manière optimale à des approches directives et structurées émanant de l’équipe soignante, tandis que ceux ayant un fort contrôle interne (IHLC) s’épanouissent davantage dans des modèles de décision médicale partagée et d’autogestion supervisée.
5. Construit psychologique
Le concept de lieu de contrôle de la santé repose sur l’hypothèse cognitive que les comportements humains sont guidés par des attentes relatives aux renforcements. Dans le cadre de l’échelle MHLC, ces attentes sont conceptualisées selon trois dimensions indépendantes, non mutuellement exclusives :
1. Lieu de contrôle interne de la santé (IHLC – Internal Health Locus of Control)
Cette dimension mesure le degré selon lequel l’individu s’attribue la responsabilité causale de son état physique. Un sujet présentant un score élevé sur cette sous-échelle postule que sa longévité, sa résistance immunitaire et sa guérison dépendent directement de son hygiène de vie, de sa vigilance et de ses décisions délibérées. Par exemple, l’item 12 (« The main thing which affects my health is what I myself do ») capture l’agentivité personnelle. Bien qu’adaptatif pour encourager l’engagement actif dans l’autogestion de maladies telles que le diabète de type 2 ou l’hypertension artérielle, un contrôle interne rigide peut devenir anxiogène en cas de rechute imprévisible ou de survenue de complications non évitables.
2. Lieu de contrôle externe – Autrui puissants (PHLC – Powerful Others Health Locus of Control)
La sous-échelle PHLC reflète la croyance que la préservation ou la dégradation de la santé est médiée par des tierces personnes perçues comme compétentes ou influentes. Cela englobe principalement les médecins, les chirurgiens et les soignants, mais s’étend également à la sphère familiale et aux proches aidants (item 14 : « Whenever I recover from an illness, it’s usually because other people have been taking good care of me »). Dans les pathologies nécessitant une haute technicité médicale (oncologie, dialyse rénale, transplantations d’organes), un score PHLC élevé est souvent corrélé à une fidélité accrue aux rendez-vous cliniques et à une conformité rigoureuse aux prescriptions, bien qu’il puisse induire une dépendance passive si le contrôle interne est totalement absent.
3. Lieu de contrôle externe – Chance et destin (CHLC – Chance Health Locus of Control)
Cette composante évalue la tendance à attribuer la maladie et la guérison à des facteurs stochastiques, à la malchance, au hasard biologique, au destin ou à une volonté transcendante (item 9 : « Luck plays a big part in determining how soon I recover from an illness »). Les individus obtenant des scores dominants sur cette dimension manifestent un fatalisme marqué, considérant que les démarches préventives ou médicales demeurent vaines face aux caprices du sort (item 2 : « No matter what I do, if I am going to get sick, I will get sick »). En recherche clinique, des niveaux élevés de CHLC sont fréquemment corrélés à des retards de consultation, à une faible participation au dépistage et à un risque accru de détresse émotionnelle face aux diagnostics sévères.
Typologies et combinaisons de profils
Puisque les trois sous-échelles sont orthogonales, Wallston (1992) a proposé une typologie basée sur la combinaison des scores médians :
- Profil « Actif / Autonome » (Pure Internal) : IHLC élevé, PHLC faible, CHLC faible. Idéal pour la prévention primaire et l’autogestion active.
- Profil « Médicalisé / Collaboratif » (Double External ou Type Believer) : IHLC modéré/élevé, PHLC élevé, CHLC faible. Profil optimal dans les maladies chroniques complexes nécessitant une synergie entre l’auto-soin et la guidance médicale experte.
- Profil « Fataliste » (Pure Chance) : IHLC faible, PHLC faible, CHLC élevé. Associé au risque le plus élevé de renoncement aux soins et de non-observance.
- Profil « Anémique / Sans contrôle » (Type Undifferentiated / Low Control) : Faibles scores sur les trois dimensions, témoignant d’un sentiment global d’impuissance apprise (learned helplessness).
6. Cadre théorique
L’armature conceptuelle de l’échelle MHLC s’inscrit au carrefour de la théorie de l’apprentissage social de Julian B. Rotter (1954, 1966) et des développements ultérieurs sur la multidimensionnalité des attributions de contrôle.
La théorie de l’apprentissage social de Rotter
Selon l’équation fondamentale de Rotter, le potentiel de comportement (Behavior Potential – BP) dans une situation donnée est fonction de l’attente (Expectancy – E) que ce comportement conduira à un renforcement particulier, et de la valeur de ce renforcement (Reinforcement Value – RV) :
BP = f(E & RV)
Rotter postulait que dans des situations nouvelles ou ambiguës, les individus s’appuient sur des « attentes généralisées » de contrôle. Initialement, l’échelle unidimensionnelle I-E Scale de Rotter (1966) opposait internalité et externalité sur un seul axe bipolaire. Cependant, Kenneth et Barbara Wallston (1976) ont rapidement constaté que l’application d’un instrument généraliste à des contextes biomédicaux spécifiques manquait de précision prédictive, ce qui a conduit à la création de la première échelle spécifique à la santé (Health Locus of Control Scale – HLC, 1976).
L’apport de la multidimensionnalité de Levenson
En 1974, la psychologue Hanna Levenson a démontré que l’externalité n’était pas un concept monolithique et qu’il convenait de distinguer conceptuellement le contrôle exercé par des forces sociales organisées (les « autrui puissants ») du contrôle résultant de forces aléatoires et chaotiques (la « chance »). En intégrant cette modélisation tripartite au domaine de la santé, Wallston, Wallston et DeVellis (1978) ont établi l’échelle MHLC, permettant de dépasser les limites des échelles unidimensionnelles antérieures.
Interactions avec la valeur accordée à la santé
Un principe théorique majeur souvent souligné par Wallston réside dans le fait que le lieu de contrôle de la santé ne prédit significativement les comportements que si l’individu attribue une haute valeur à sa santé (Health Value). Un individu possédant un fort score IHLC mais accordant une faible priorité à sa longévité par rapport à des plaisirs immédiats ne s’engagera pas nécessairement dans des conduites d’hygiène préventive.
7. Validité
L’échelle MHLC a fait l’objet de validations psychométriques approfondies à travers des centaines d’études empiriques menées auprès de populations saines et cliniques (diabète, rhumatismes, cancer, cardiopathies, obésité) et dans de multiples contextes transculturels.
Validité de construit et validité factorielle
Dans l’étude princeps de Wallston et al. (1978), menée auprès d’un échantillon normatif de 115 adultes tout-venant, les analyses factorielles exploratoires ont systématiquement extrait les trois facteurs théoriques attendus (IHLC, PHLC, CHLC), expliquant ensemble la majorité de la variance totale des items. Les corrélations inter-facteurs observées étaient faibles ou non significatives (par exemple, r = -0,04 entre IHLC et CHLC ; r = 0,08 entre IHLC et PHLC), confirmant l’indépendance orthogonale des trois construits.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations théoriquement congruentes avec d’autres instruments psychométriques :
- La sous-échelle IHLC corrèle positivement avec l’échelle d’internalité de Levenson (r = 0,56, p < 0,001), avec l'auto-efficacité générale de Schwarzer et Jerusalem, et avec les échelles d'autonomie personnelle.
- La sous-échelle PHLC corrèle de manière significative avec l’échelle d’orientation vers les autrui puissants de Levenson (r = 0,27 à 0,48) et avec les scores de confiance envers le personnel soignant.
- La sous-échelle CHLC présente des corrélations positives élevées avec l’échelle de chance de Levenson (r = 0,55 à 0,63) et avec des mesures de fatalisme, de pessimisme dispositionnel et d’impuissance apprise.
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis des échelles d’intelligence générale, de désirabilité sociale (faibles corrélations avec l’échelle de Marlowe-Crowne, généralement r < 0,15) et des symptômes de psychopathologie générale, prouvant que le MHLC n'évalue pas une simple tendance à la réponse socialement valorisée ou un niveau d'anxiété non spécifique.
Validité prédictive et de critère
De nombreuses études longitudinales ont confirmé la validité prédictive de l’instrument :
- Dans les programmes de sevrage tabagique et de perte de poids, des scores IHLC élevés associés à une haute valeur accordée à la santé prédisent un taux de succès significativement supérieur à 6 mois et 1 an post-intervention.
- Chez les patients hémodialysés, une combinaison de scores PHLC élevés et CHLC faibles prédit de manière robuste l’adhésion stricte aux restrictions hydriques et au régime nutritionnel.
8. Fidélité
Les qualités métrologiques en termes de fidélité et de précision de mesure de l’échelle MHLC ont été abondamment répliquées.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Lors de la publication originale de Wallston et al. (1978), les coefficients alpha de Cronbach pour les Formes A et B combinées et individuelles se situaient dans des intervalles psychométriquement acceptables pour des sous-échelles courtes de 6 items :
- Forme A : IHLC : α = 0,77 ; PHLC : α = 0,67 ; CHLC : α = 0,75.
- Forme B : IHLC : α = 0,71 ; PHLC : α = 0,69 ; CHLC : α = 0,72.
- Formes A + B combinées (12 items par échelle) : IHLC : α = 0,86 ; PHLC : α = 0,83 ; CHLC : α = 0,84.
Dans les adaptations transculturelles contemporaines (notamment francophones, hispaniques et asiatiques), les coefficients alpha de Cronbach oscillent habituellement entre 0,68 et 0,85, attestant d’une bonne homogénéité interne des items au sein de chaque pôle théorique.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
La stabilité temporelle des scores a été évaluée sur des intervalles variant de deux semaines à plusieurs mois chez des adultes sains et des patients chroniques. Les coefficients de corrélation intraclasse ou de Pearson s’échelonnent typiquement entre r = 0,60 et r = 0,80 pour des ré-administrations à 4 semaines d’intervalle, ce qui confirme que le lieu de contrôle de la santé se comporte comme un trait cognitif relativement stable dans le temps, tout en demeurant sensible aux événements de vie majeurs et aux interventions éducatives ciblées.
9. Analyse factorielle
La confirmation de l’architecture factorielle tridimensionnelle du MHLC constitue un élément central de sa solidité psychométrique.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’analyse factorielle exploratoire princeps menée par Wallston et al. (1978), utilisant une extraction en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale Varimax, a permis d’isoler trois facteurs distincts dont les valeurs propres (eigenvalues) étaient supérieures à 1,0 (critère de Kaiser). Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur leur facteur respectif étaient substantiellement élevées, oscillant majoritairement entre 0,45 et 0,78, tandis que les saturations croisées sur les facteurs secondaires demeuraient résiduelles (généralement < 0,25).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les investigations modernes mobilisant l’analyse factorielle confirmatoire par modélisation d’équations structurelles (SEM) ont systématiquement comparé le modèle tridimensionnel à des modèles alternatifs (unidimensionnel ou bidimensionnel interne/externe). Les résultats confirment la nette supériorité statistique du modèle tripartite oblique ou orthogonal :
- Indice de Roost Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : compris entre 0,042 et 0,061 (démontrant un excellent ajustement aux données).
- Comparative Fit Index (CFI) et Tucker-Lewis Index (TLI) : systématiquement supérieurs aux seuils d’admissibilité recommandés (CFI > 0,92 ; TLI > 0,90).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : inférieur à 0,06.
Ces indices d’ajustement prouvent de façon univoque que les croyances relatives à la responsabilité individuelle, à l’autorité médicale et à la fatalité constituent des entités psychologiques structuralement séparées.
10. Instrument de mesure
- Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-questionnaire psychométrique).
- Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée en ligne ou administration assistée par entretien.
- Nombre total d’items : 18 items (version standard, Forme A ou Forme B).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 6 points :
1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
2 = Moderately Disagree (Modérément en désaccord)
3 = Slightly Disagree (Légèrement en désaccord)
4 = Slightly Agree (Légèrement d’accord)
5 = Moderately Agree (Modérément d’accord)
6 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord) - Structure des sous-échelles :
- Internal Health Locus of Control (IHLC) : Items 1, 6, 8, 12, 13, 17
- Powerful Others Health Locus of Control (PHLC) : Items 3, 5, 7, 10, 14, 18
- Chance Health Locus of Control (CHLC) : Items 2, 4, 9, 11, 15, 16
- Procédure de cotation :
- Aucun item n’est inversé (aucun score inversé).
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient en effectuant la somme arithmétique directe des 6 items la composant.
- Pour chaque dimension (IHLC, PHLC, CHLC), le score total varie de 6 à 36 points.
- Il est méthodologiquement incorrect de calculer un score total global combiné : chaque sous-échelle doit être traitée de manière indépendante ou croisée selon des analyses de profils.
- Temps moyen de passation : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1978.
- Statut des droits d’auteur et licence : L’échelle MHLC (Formes A et B), ainsi que la Forme C développée ultérieurement pour les pathologies chroniques spécifiques (Wallston et al., 1994), a été placée dans le domaine public par ses auteurs (Kenneth A. Wallston et collègues) dans un but explicite de promotion de la recherche scientifique et de la pratique clinique.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit. Aucune redevance ni coût d’acquisition n’est exigé pour son emploi à des fins de recherche académique, d’évaluation clinique ou de formation universitaire.
- Conditions d’utilisation : Les auteurs autorisent l’administration de l’échelle sans demande d’autorisation formelle écrite préalable, à la stricte condition de citer adéquatement l’article original de référence (Wallston, Wallston, & DeVellis, 1978) dans tout rapport, thèse ou publication scientifique résultant de son utilisation.
12. Références
Levenson, H. (1974). Activism and powerful others: Distinctions within the concept of internal-external control. Journal of Personality Assessment, 38(4), 377–383. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119988
Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/10788-000
Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
Wallston, B. S., Wallston, K. A., Kaplan, G. D., & Maides, S. A. (1976). Development and validation of the Health Locus of Control (HLC) Scale. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 44(4), 580–585. https://doi.org/10.1037/0022-006X.44.4.580
Wallston, K. A. (1992). Hocus-pocus, the focus isn’t strictly on locus: Rotter’s social learning theory modified for health. Cognitive Therapy and Research, 16(2), 183–199. https://doi.org/10.1007/BF01173488
Wallston, K. A., Stein, M. J., & Smith, C. A. (1994). Form C of the MHLC Scales: A condition-specific measure of locus of control. Journal of Personality Assessment, 63(3), 534–553. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6303_11
Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160–170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
1 = Strongly Disagree
2 = Moderately Disagree
3 = Slightly Disagree
4 = Slightly Agree
5 = Moderately Agree
6 = Strongly Agree
Scale Items:
- If I get sick, it is my own behavior which determines how soon I get well again.
- No matter what I do, if I am going to get sick, I will get sick.
- Having regular contact with my physician is the best way for me to avoid illness.
- Most things that affect my health happen to me by accident.
- Whenever I don’t feel well, I should consult a medically trained professional.
- I am in control of my health.
- My family has a lot to do with my becoming sick or staying well.
- When I get sick, I am to blame.
- Luck plays a big part in determining how soon I recover from an illness.
- Health professionals control my health.
- My good health is largely a matter of good fortune.
- The main thing which affects my health is what I myself do.
- If I take care of myself, I can avoid illness.
- Whenever I recover from an illness, it’s usually because other people (for example, doctors, nurses, family, friends) have been taking good care of me.
- No matter what I do, I’m likely to get sick.
- If it’s meant to be, I will stay healthy.
- If I take the right actions, I can stay healthy.
- Regarding my health, I can only do what my doctor tells me to do.