Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour (MSHS)

Découvrez l’Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour (MSHS) développée par Thorson et Powell : structure en 4 dimensions, propriétés psychométriques, validité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour (Multidimensional Sense of Humor Scale, MSHS), élaborée par James A. Thorson et F. C. Powell au début des années 1990 (Thorson & Powell, 1991, 1993a), constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents pour l’évaluation empirique de l’humour en tant que trait de personnalité complexe et multifacette. Face aux limites inhérentes aux conceptualisations unidimensionnelles préexistantes, la MSHS a été conçue pour saisir à la fois les composantes cognitives, comportementales, sociales et adaptatives du sens de l’humour.

L’instrument se compose de 24 items auto-rapportés, évalués sur une échelle de type Likert à 5 points allant de 0 (« Fortement en désaccord ») à 4 (« Fortement d’accord »). La structure factorielle originale met en évidence quatre sous-échelles distinctes mais interconnectées : (1) la créativité humoristique et les utilisations sociales de l’humour, (2) les utilisations de l’humour comme stratégie de coping (adaptation au stress), (3) l’appréciation des personnes humoristiques, et (4) l’attitude générale et l’appréciation envers l’humour.

Sur le plan psychométrique, la MSHS présente une consistance interne globale exceptionnelle, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,90 et 0,93 selon les échantillons normatifs et transculturels. Sa fidélité test-retest confirme une stabilité temporelle robuste. En matière de validité empirique, l’échelle démontre une excellente validité convergente avec l’optimisme, l’estime de soi et l’extraversion, ainsi qu’une corrélation négative robuste avec l’anxiété de mort, la dépression et l’épuisement professionnel. Elle s’impose aujourd’hui comme un instrument fondamental tant pour la recherche fondamentale en psychologie de la personnalité que pour la psychologie clinique, la gérontologie et la santé au travail.

2. Mots-clés / Keywords

sens de l’humour, évaluation psychométrique, MSHS, Thorson et Powell, stratégies de coping, créativité humoristique, psychologie positive, régulation émotionnelle, adaptation psychosociale, analyse factorielle

3. Auteurs / Authors

L’échelle multidimensionnelle du sens de l’humour a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de l’Université du Nebraska à Omaha :

  • James A. Thorson, Ed.D. : Professeur émérite et ancien directeur du département de gérontologie de l’Université du Nebraska à Omaha (États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychologie du vieillissement, de la thanatologie et des fonctions adaptatives de l’humour face à l’anxiété existentielle.
  • F. C. Powell, Ph.D. : Chercheur et statisticien au département de gérontologie et au collège des affaires publiques et du service communautaire de l’Université du Nebraska à Omaha (États-Unis). Expert en modélisation psychométrique et en méthodologie quantitative.

4. Objectif / Purpose

Pendant plusieurs décennies, l’étude scientifique du sens de l’humour a été entravée par l’absence d’outils de mesure standardisés englobant la diversité du phénomène. Les premiers inventaires psychométriques, tels que la Situational Humor Response Questionnaire (SHRQ) ou la Coping Humor Scale (CHS) développées par Martin et Lefcourt au milieu des années 1980, tendaient à restreindre le construit soit à la fréquence brute des rires dans des contextes donnés, soit exclusivement à l’atténuation du stress. Thorson et Powell (1991, 1993a) ont postulé qu’une approche unidimensionnelle ne pouvait rendre compte de la richesse phénoménologique du sens de l’humour, qui implique simultanément des compétences créatives, des habiletés sociales, des mécanismes cognitifs de défense et des préférences esthétiques.

L’objectif primordial de la MSHS est de fournir un instrument multidimensionnel robuste capable d’isoler et de quantifier ces diverses composantes au sein d’une seule et même passation. En milieu de recherche, la MSHS permet d’explorer les interactions différentielles entre les facettes spécifiques de l’humour et divers indicateurs de santé mentale, de résilience biologique et d’intégration sociale. Par exemple, elle permet d’examiner si la capacité active à générer de l’humour confère les mêmes bénéfices psychologiques que la simple appréciation passive des traits d’esprit d’autrui.

Sur le plan clinique et appliqué, l’échelle sert d’outil diagnostique et d’évaluation pronostique dans les interventions axées sur la psychologie positive, les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la réhabilitation gérontologique et la gestion du stress en milieu organisationnel. L’identification d’un déficit dans l’une des dimensions (notamment l’incapacité à mobiliser l’humour comme stratégie de coping face à l’adversité) permet aux cliniciens de concevoir des programmes psychoéducatifs ciblés sur le recadrage cognitif et l’agilité humoristique.

5. Construit psychologique / Construct

Le sens de l’humour est opérationnalisé au sein de la MSHS non pas comme un phénomène binaire ou monolithique, mais comme une disposition de personnalité polyvalente et structurée en quatre dimensions fondamentales :

1. Créativité humoristique et usages sociaux de l’humour (Humor Creativity and Social Uses)

Cette dimension centrale reflète la capacité active de l’individu à créer des contenus comiques, à percevoir spontanément l’absurdité des situations et à utiliser l’esprit (wit) comme un outil d’influence et de facilitation sociale. Elle comprend des items portant sur la confiance en sa propre capacité à faire rire autrui (par exemple, item 3 : « I’m confident that I can make other people laugh ») et sur l’utilisation du rire pour désamorcer les tensions interpersonnelles (item 7 : « I can ease a tense situation by saying something funny ») ou exercer un leadership au sein d’un groupe (item 21). Cette facette combine donc la créativité cognitive divergente et la compétence sociale pragmatique.

2. Humour de coping et adaptation au stress (Uses of Coping Humor)

Cette composante s’ancre directement dans la régulation émotionnelle et les stratégies cognitives d’adaptation. Elle évalue dans quelle mesure le sujet recadre les difficultés existentielles à travers le prisme de l’humour pour amortir l’impact du stress psychologique. Les items illustrent une démarche adaptative élégante face à l’adversité (item 2 : « Uses of wit or humor help me master difficult situations » ; item 16 : « Humor helps me cope » ; item 19 : « Coping by using humor is an elegant way of adapting »). Les individus présentant des scores élevés sur cette sous-échelle utilisent l’humour comme un bouclier cognitif permettant de maintenir un sentiment de maîtrise et d’atténuer la détresse affective.

3. Appréciation des personnes humoristiques (Appreciation of Humorous People)

Cette dimension mesure l’attitude et l’ouverture sociale envers autrui dans les contextes où l’humour est manifesté. Elle capture la réceptivité interpersonnelle face aux personnes qui font des plaisanteries et le degré de confort ressenti dans des contextes récréatifs. Cette échelle comprend principalement des items inversés qui mesurent l’aversion ou l’irritation face aux comportements comiques (item 8 : « People who tell jokes are a pain in the neck » ; item 17 : « I’m uncomfortable when everyone is cracking jokes » ; item 11 : « Calling somebody a ‘comedian’ is a real insult »). Un score élevé indique une tolérance et une valorisation des interactions chaleureuses et ludiques.

4. Appréciation générale de l’humour (Humor Appreciation)

Cette sous-échelle évalue la sensibilité générale du sujet aux stimuli comiques et la reconnaissance intrinsèque de la valeur de l’humour dans la vie quotidienne (item 10 : « I like a good joke » ; item 14 : « I appreciate those who generate humor »). Contrairement à la créativité qui exige une production active, cette dimension mesure la réceptivité passive, le plaisir esthétique et la valorisation affective du comique sous toutes ses formes.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la MSHS s’articule au confluent de trois grands courants de la pensée psychologique et philosophique : les théories classiques de l’humour, la théorie transactionnelle du stress et la psychologie humaniste et positive.

Les théories classiques de l’humour

Sur le plan conceptuel, la recherche en psychologie distingue traditionnellement trois grands modèles explicatifs :

  • La théorie de la supériorité (Hobbes, Platon) : envisage l’humour comme une affirmation de soi face aux faiblesses d’autrui ou face à une situation maîtrisée. La sous-échelle de régulation de groupe (item 21) reflète en partie cette fonction de contrôle social.
  • La théorie du soulagement ou de la décharge (Sigmund Freud, 1905, 1927) : Freud considérait l’humour comme le plus élevé des mécanismes de défense matures. Dans son essai de 1927, L’Humour, il souligne que le moi refuse de se laisser entamer par les traumatismes de la réalité extérieure et affirme son invulnérabilité à travers le triomphe du principe de plaisir. Cette approche inspire directement la sous-échelle d’humour de coping de Thorson et Powell.
  • La théorie de l’incongruité-résolution (Kant, Schopenhauer, Suls) : l’humour naît de la perception cognitive d’une discordance entre une attente et une réalité, suivie de sa résolution rapide. Les dimensions de créativité humoristique et d’appréciation cognitive de la MSHS s’appuient sur cette gymnastique mentale.

Le modèle transactionnel du stress et du coping

Thorson et Powell ont largement intégré les travaux de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984) sur l’évaluation cognitive (cognitive appraisal) et les stratégies d’adaptation. Dans ce paradigme, l’humour intervient au niveau de l’évaluation secondaire : il permet de réévaluer une menace potentielle comme un défi gérable ou une absurdité inoffensive, réduisant ainsi l’activation neurovégétative et favorisant une flexibilité comportementale accrue.

La psychologie positive et les forces de caractère

Anticipant le modèle des forces de caractère de Peterson et Seligman (modèle VIA), la MSHS conceptualise l’humour comme une ressource psychologique stable et adaptative. L’accent mis sur la créativité, le plaisir social et la résilience classe délibérément l’instrument au sein des perspectives salutogéniques, visant à comprendre ce qui favorise l’épanouissement individuel et la cohésion de groupe.

7. Validité / Validity

L’échelle multidimensionnelle du sens de l’humour a fait l’objet de rigoureux protocoles de validation psychométrique, confirmant ses qualités de mesure au sein de populations diversifiées (étudiants, professionnels de santé, personnes âgées, contextes cliniques).

Validité convergente

Dans leurs travaux princeps, Thorson et Powell (1993a, 1993b) ont démontré des corrélations statistiquement significatives et positives entre le score global de la MSHS et plusieurs construits adaptatifs majeurs :

  • Optimisme dispositionnel : Corrélations positives substantielles mesurées via le Life Orientation Test (LOT) de Scheier et Carver ($r \approx 0,40$ à $0,55$, $p < 0,001$).
  • Estime de soi : Associations positives avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg ($r \approx 0,35$ à $0,48$).
  • Extraversion et Grégairité : Corrélations positives élevées avec les sous-échelles de personnalité du NEO-PI ($r > 0,45$), confirmant la nature éminemment sociale du construit.

Validité discriminante et inverse

À l’inverse, la MSHS présente des corrélations négatives robustes avec les dimensions de vulnérabilité et de détresse psychologique :

  • Anxiété de mort (Death Anxiety) : Thorson et Powell (1993b) ont documenté une corrélation inverse marquée ($r = -0,32$ à $-0,41$, $p < 0,01$) avec la Death Anxiety Scale de Templer, validant l’hypothèse freudienne de l’humour comme bouclier contre l’angoisse existentielle.
  • Dépression et Névrosisme : Les sous-échelles de créativité et de coping montrent des corrélations négatives systématiques avec l’inventaire de dépression de Beck (BDI) et le névrosisme du Big Five ($r \approx -0,25$ à $-0,38$).

Validité prédictive et écologique

Des études ultérieures (ex. Batten, 2002) ont prouvé que des scores élevés à la MSHS prédisent de manière significative un sentiment accru de but dans la vie (purpose in life) et une baisse des symptômes d’épuisement professionnel (burnout) chez les soignants et les intervenants en soins palliatifs. De surcroît, les travaux d’évaluation de la résilience ont montré que les sujets possédant un score élevé à la sous-échelle d’humour de coping présentent une récupération cardiovasculaire plus rapide après l’exposition à un stresseur aigu induit en laboratoire.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la MSHS a été démontrée à travers de multiples échantillons cliniques et non cliniques, attestant d’une consistance interne robuste et d’une excellente stabilité temporelle.

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

  • Échelle globale : L’alpha de Cronbach de l’échelle totale de 24 items se situe constamment entre 0,90 et 0,93 (Thorson & Powell, 1993a, $N = 654$), indiquant une excellente homogénéité du construit.
  • Sous-échelle Créativité et usages sociaux : $\alpha = 0,89$ à $0,91$, reflétant une cohésion interne très forte des items évaluant la production active de traits d’esprit.
  • Sous-échelle Humour de coping : $\alpha = 0,81$ à $0,86$, démontrant une mesure fidèle des mécanismes d’adaptation.
  • Sous-échelles d’appréciation : $\alpha = 0,70$ à $0,78$, des valeurs tout à fait satisfaisantes compte tenu du nombre plus restreint d’items composants ces dimensions.

Fidélité test-retest

Les évaluations de la stabilité temporelle sur des intervalles de 3 à 8 semaines révèlent des coefficients de corrélation intraclasse compris entre $r = 0,80$ et $r = 0,88$, confirmant que la MSHS mesure des dispositions durables et stables de la personnalité plutôt que de simples fluctuations d’humeur passagères.

Adaptations transculturelles

Les versions internationales de la MSHS confirment ces propriétés. Par exemple, l’adaptation portugaise menée par José, Parreira, Thorson et Allwardt (2007) a mis en évidence un alpha global de 0,91. De même, les adaptations en langues espagnole, française et chinoise rapportent des coefficients de consistance interne oscillant régulièrement entre 0,87 et 0,92.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture dimensionnelle de la MSHS a été explorée à l’origine par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) sur un échantillon de développement hétérogène de plus de 600 participants (Thorson & Powell, 1993a).

Structure exploratoire originale (AFE)

L’extraction initiale par analyse en composantes principales (ACP), suivie d’une rotation orthogonale Varimax, a révélé une solution à 4 facteurs principaux expliquant plus de 46 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 : Créativité humoristique et usages sociaux (regroupant les items 1, 3, 5, 7, 9, 12, 15, 18, 21, 23, 24). Ce facteur capture la plus grande part de variance (plus de 28 %). Les saturations factorielles des items sur ce facteur sont particulièrement fortes, oscillant entre 0,55 et 0,81 (notamment pour l’item 9 : « I can often crack people up with the things I say »).
  • Facteur 2 : Humour de coping (items 2, 6, 13, 16, 19, 20, 22). Ce facteur explique environ 9 % de la variance supplémentaire. Les saturations des items dépassent pour la plupart 0,60, avec des poids factoriels majeurs pour l’item 16 (« Humor helps me cope ») et l’item 2 (« Uses of wit or humor help me master difficult situations »).
  • Facteur 3 : Appréciation des personnes humoristiques (items 4, 8, 11, 17). Expliquant environ 5 % de la variance, ce facteur isole les items formulés négativement portant sur le rejet des plaisantins (item 8, saturation $> 0,65$).
  • Facteur 4 : Appréciation générale de l’humour (items 10, 14). Expliquant un peu plus de 4 % de la variance, ce facteur sature sur les attitudes positives de base envers la plaisanterie et la création humoristique.

Analyses confirmatoires et débats structurels (AFC)

Des travaux méthodologiques ultérieurs, notamment ceux de Kohler et Ruch (1996), ainsi que les études de modélisation par équations structurelles de José et al. (2007), ont soumis la structure à l’analyse factorielle confirmatoire (AFC). Bien que le modèle à 4 facteurs présente des indices d’adéquation très honorables (CFI $> 0,91$, RMSEA $\approx 0,058$), certains auteurs ont suggéré des modèles alternatifs à 3 facteurs (fusionnant les facteurs 3 et 4 sous un métaconstruit d’« Attitude envers l’humour ») ou un modèle bifactoriel avec un facteur général prédominant de sens de l’humour. Néanmoins, la solution en 4 facteurs de Thorson et Powell reste la configuration de référence cliniquement et théoriquement privilégiée en raison de sa clarté d’interprétation.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Multidimensional Sense of Humor Scale (MSHS)
  • Traduction usuelle : Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour
  • Format d’administration : Questionnaire auto-rapporté (auto-évaluation sur support papier ou informatisé)
  • Nombre d’items : 24 énoncés
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points cotée de 0 à 4 :
    • 0 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
    • 1 = En désaccord (Disagree)
    • 2 = Indécis(e) (Undecided)
    • 3 = D’accord (Agree)
    • 4 = Fortement d’accord (Strongly agree)
  • Items inversés : 6 items rédigés sous forme négative doivent obligatoirement faire l’objet d’un recodage inversé ($0 \rightarrow 4$, $1 \rightarrow 3$, $2 \rightarrow 2$, $3 \rightarrow 1$, $4 \rightarrow 0$) avant le calcul des scores : Items 4, 8, 11, 13, 17 et 20.
  • Calcul des scores :
    • Score global : Somme des 24 items (après inversion des 6 items négatifs). Le score total théorique est compris entre 0 et 96. Un score plus élevé indique un sens de l’humour plus développé, plus polyvalent et mieux intégré.
    • Sous-échelles : Possibilité de calculer des scores spécifiques pour chaque facteur afin d’établir un profil multidimensionnel précis (Créativité sociale, Coping, Appréciation d’autrui, Appréciation générale).
  • Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement : 1991 (première publication préliminaire) ; 1993 (validation formelle et publication de référence dans le Journal of Clinical Psychology).
  • Propriété intellectuelle et droits : Droits académiques détenus par les auteurs (James A. Thorson et F. C. Powell) et le Journal of Clinical Psychology (Wiley Periodicals).
  • Statut d’utilisation et tarifs : L’échelle est disponible gratuitement sans redevance financière pour les projets de recherche universitaire, l’enseignement et les travaux à but non lucratif, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de Thorson et Powell (1993a).
  • Utilisation commerciale ou clinique éditoriale : Tout usage commercial, intégration logicielle propriétaire ou reproduction au sein d’un manuel payant nécessite l’autorisation explicite des détenteurs des droits.

12. Références / References

  • Batten, S. (2002). A preliminary investigation of sense of humor and purpose in life [Thèse de master, University of Nebraska at Omaha]. Student Work, Paper 187. https://digitalcommons.unomaha.edu/studentwork/187
  • Freud, S. (1927). Humour. International Journal of Psychoanalysis, 9, 1-6.
  • José, H., Parreira, P., Thorson, J. A., & Allwardt, D. (2007). A factor-analytic study of the Multidimensional Sense of Humor Scale with a Portuguese sample. North American Journal of Psychology, 9(3), 595–610.
  • Kohler, G., & Ruch, W. (1996). Sources of variance in current sense of humor inventories: How much substance, how much method variance? Humor: International Journal of Humor Research, 9(3-4), 363–397. https://doi.org/10.1515/humr.1996.9.3-4.363
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Martin, R. A., Puhlik-Doris, P., Larsen, G., Gray, J., & Weir, K. (2003). Individual differences in uses of humor and their relation to psychological well-being: Development of the Humor Styles Questionnaire. Journal of Research in Personality, 37(1), 48–75. https://doi.org/10.1016/S0092-6566(02)00534-2
  • Thorson, J. A., & Powell, F. C. (1991). Measurement of sense of humor. Psychological Reports, 69(2), 691–702. https://doi.org/10.2466/pr0.1991.69.2.691
  • Thorson, J. A., & Powell, F. C. (1993a). Development and validation of a Multidimensional Sense of Humor Scale. Journal of Clinical Psychology, 49(1), 13–23. https://doi.org/10.1002/1097-4679(199301)49:1<13::AID-JCLP2270490103>3.0.CO;2-S
  • Thorson, J. A., & Powell, F. C. (1993b). Sense of humor and dimensions of personality. Journal of Clinical Psychology, 49(6), 799–809. https://doi.org/10.1002/1097-4679(199311)49:6<799::AID-JCLP2270490605>3.0.CO;2-9
  • Thorson, J. A., & Powell, F. C. (2013). Multidimensional Sense of Humor Scale. In C. A. Simmons & P. Lehmann (Eds.), Tools for Strengths-Based Assessment and Evaluation (pp. 211–213). Springer Publishing Company.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale:
0 = Strongly disagree
1 = Disagree
2 = Undecided
3 = Agree
4 = Strongly agree

* Indicates a reverse-scored item

  1. Sometimes I think up jokes or funny stories
  2. Uses of wit or humor help me master difficult situations
  3. I’m confident that I can make other people laugh
  4. I dislike comics*
  5. Other people tell me that I say funny things
  6. I can use wit to help adapt to many situations
  7. I can ease a tense situation by saying something funny
  8. People who tell jokes are a pain in the neck*
  9. I can often crack people up with the things I say
  10. I like a good joke
  11. Calling somebody a “comedian” is a real insult*
  12. I can say things in such a way as to make people laugh
  13. Humor is a lousy coping mechanism*
  14. I appreciate those who generate humor
  15. People look to me to say amusing things
  16. Humor helps me cope
  17. I’m uncomfortable when everyone is cracking jokes*
  18. I’m regarded as something of a wit by my friends
  19. Coping by using humor is an elegant way of adapting
  20. Trying to master situations through uses of humor is really dumb*
  21. I can actually have some control over a group by using humor
  22. Uses of humor help to put me at ease
  23. I use humor to entertain my friends
  24. My clever sayings amuse others
★

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Looti, M. (2026, octobre 3). Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour (MSHS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-du-sens-de-l-humour-mshs/
Looti, Mohammed. “Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour (MSHS).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-du-sens-de-l-humour-mshs/.
Looti, Mohammed. “Échelle multidimensionnelle du sens de l’humour (MSHS).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-du-sens-de-l-humour-mshs/.