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Échelle multidimensionnelle du lieu de contrôle de la santé

L’Échelle multidimensionnelle du lieu de contrôle de la santé (MHLC) évalue les croyances causales en santé selon trois dimensions : interne, autrui puissants et chance. Découvrez son cadre théorique, sa validité et ses items authentiques.

PUBLIÉ

1. Résumé

L’Échelle multidimensionnelle du lieu de contrôle de la santé (communément désignée par l’acronyme anglophone Multidimensional Health Locus of Control Scale ou MHLC) est un instrument psychométrique de référence développé par Kenneth A. Wallston, Barbara Strudler Wallston et Robert DeVellis en 1978. Conçue pour surmonter le caractère unidimensionnel et les limites de sensibilité de l’échelle générale initiale de contrôle de la santé (HLC), la MHLC opérationnalise les croyances d’un individu relatives aux déterminants de son état de santé à travers trois dimensions indépendantes : le lieu de contrôle interne (Internal Health Locus of Control – IHLC), le lieu de contrôle lié aux autrui puissants (Powerful Others Health Locus of Control – PHLC, incluant principalement les professionnels de santé et les proches) et le lieu de contrôle lié au hasard ou à la chance (Chance Health Locus of Control – CHLC).

L’instrument se compose de 18 items auto-rapportés répartis équitablement en trois sous-échelles de 6 items chacune. Deux formes parallèles équivalentes, la Forme A et la Forme B, ont été initialement développées pour permettre des évaluations répétées longitudinales et des protocoles pré/post-intervention sans biais de mémorisation. Une forme additionnelle spécifique (Forme C) a ultérieurement été standardisée par Wallston et al. en 1994 pour évaluer les états pathologiques chroniques existants. Chaque item est évalué au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en six points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 6 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les scores de chaque sous-échelle s’échelonnent de 6 à 36 points par simple sommation arithmétique, sans recours à l’inversion d’items.

Sur le plan métrologique, l’échelle démontre une excellente cohérence interne avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,67 et 0,86 selon les sous-échelles et les populations étudiées, ainsi qu’une remarquable stabilité temporelle test-retest. La validité de construit, confirmée par de multiples analyses factorielles exploratoires et confirmatoires à travers diverses adaptations linguistiques internationales, corrobore sans ambiguïté une structure tri-factorielle orthogonale. La MHLC constitue aujourd’hui un outil prédictif incontournable en psychologie de la santé, en médecine comportementale, en éducation thérapeutique du patient et en santé publique pour modéliser l’observance thérapeutique, les comportements préventifs et les mécanismes d’adaptation face aux pathologies chroniques.

2. Mots-clés

Lieu de contrôle de la santé, Multidimensional Health Locus of Control, MHLC, psychométrie, psychologie de la santé, comportements de santé, observance thérapeutique, Kenneth Wallston, croyances de contrôle, échelle de Likert, autonomie du patient, autorégulation.

3. Auteurs

L’échelle multidimensionnelle originale a été conçue et validée par une équipe de chercheurs de l’Université Vanderbilt (Nashville, Tennessee, États-Unis) :

  • Kenneth A. Wallston, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie en sciences infirmières et de psychologie à l’Université Vanderbilt (Vanderbilt University School of Nursing). Pionnier mondial de la théorie du locus de contrôle appliquée à la santé comportementale. Affiliation : Vanderbilt University, Nashville, TN, USA.
  • Barbara Strudler Wallston, Ph.D. (1943–1987) : Professeure de psychologie au Peabody College de l’Université Vanderbilt, spécialiste des représentations de santé, des processus d’attribution et de la psychologie sociale de la santé.
  • Robert F. DeVellis, Ph.D. : Professeur de comportement de santé et d’éducation pour la santé à la Gillings School of Global Public Health, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (UNC Chapel Hill, NC, USA), auteur de manuels de référence sur le développement d’échelles de mesure psychométriques.

4. Objectif

L’objectif fondamental de la MHLC est d’évaluer de manière différentielle et multidimensionnelle le système de croyances et d’attributions causales qu’une personne entretient quant aux facteurs qui influencent, maintiennent ou détériorent sa propre santé physique. Contrairement aux approches globales de la personnalité, la MHLC s’inscrit dans un niveau de spécificité intermédiaire centré sur le domaine de la santé (domain-specific locus of control), offrant une valeur prédictive considérablement supérieure pour expliquer les comportements de santé effectifs par rapport aux mesures de contrôle généralistes issues des travaux de Julian Rotter.

Applications en recherche

Dans les sciences comportementales, l’épidémiologie sociale et la psychologie clinique, la MHLC sert de variable explicative, modératrice ou médiatrice au sein de modèles théoriques intégrés tels que le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model), la théorie du comportement planifié (Theory of Planned Behavior) d’Ajzen, ou encore le modèle de l’auto-régulation de Leventhal. Elle permet notamment :

  • D’analyser les déterminants psychosociaux de l’adoption de comportements préventifs (pratique régulière d’exercice physique, dépistages oncologiques, sevrage tabagique, modifications nutritionnelles).
  • D’étudier les trajectoires d’ajustement psychologique, de résilience et de détresse émotionnelle face au diagnostic de maladies graves ou invalidantes (diabète de type 1 et 2, maladies cardiovasculaires, affections rhumatologiques, cancers, insuffisance rénale).
  • D’évaluer l’efficacité différentielle d’interventions psycho-éducatives en mesurant l’évolution du sentiment d’auto-responsabilisation et d’autonomie du patient.

Applications cliniques et thérapeutiques

En pratique clinique, l’administration de la MHLC aide les praticiens, infirmiers d’éducation thérapeutique et psychologues de la santé à dresser un profil motivationnel personnalisé du patient. Comprendre si un patient attribue la maîtrise de sa maladie à ses propres actions (IHLC élevé), à l’expertise des professionnels soignants (PHLC élevé) ou à la fatalité (CHLC élevé) permet d’ajuster l’alliance thérapeutique et la communication médicale :

  • Profil à dominance interne (IHLC élevé) : Le patient recherche activement des informations médicales détaillées et participe volontiers aux décisions partagées. L’approche collaborative et l’autonomisation (empowerment) sont ici particulièrement fructueuses.
  • Profil orienté vers les autrui puissants (PHLC élevé) : Le patient présente une confiance marquée envers les prescriptions et les directives médicales strictes, nécessitant un encadrement soignant structuré, réconfortant et directif.
  • Profil fataliste ou aléatoire (CHLC élevé) : Le patient peut manifester des attitudes de résignation, de passivité ou de sentiment d’impuissance acquise, augmentant le risque de rupture de suivi ou de non-observance thérapeutique. Un travail cognitivo-comportemental de restructuration des croyances d’impuissance devient alors prioritaire.

5. Construit psychologique

Le concept de Health Locus of Control renvoie aux attentes généralisées d’un individu quant au lien causal unissant ses propres comportements et les événements de santé qu’il expérimente. La MHLC structure ce construit en trois dimensions théoriquement orthogonales, ce qui signifie qu’un individu peut simultanément obtenir des scores élevés ou faibles sur plusieurs dimensions distinctes.

Sous-échelle Description conceptuelle Items associés Implications comportementales typiques
Lieu interne (IHLC) Croyance que l’état de santé dépend directement et principalement des actions, choix, hygiène de vie et efforts personnels de l’individu. 1, 6, 8, 12, 13, 17 Recherche proactive d’informations, auto-gestion des symptômes, forte propension aux changements de comportement favorables à la santé.
Autrui puissants (PHLC) Croyance que la santé est principalement régulée par des figures d’autorité extérieures détentrices d’expertise (médecins, soignants) ou par le soutien de l’entourage proche. 3, 5, 7, 10, 14, 18 Respect scrupuleux des consignes médicales, recours fréquent aux consultations, dépendance potentielle à l’égard de l’avis du personnel de santé.
Chance / Fatalité (CHLC) Croyance que la maladie, la guérison et le maintien de la santé sont déterminés par des forces aléatoires, le destin, la chance ou la fatalité incontrôlable. 2, 4, 9, 11, 15, 16 Moindre engagement préventif, sentiment d’inutilité de l’effort, risque accru de non-adhésion thérapeutique et de retard de consultation.

Typologies croisées et profils d’ajustement

Parce que ces trois axes sont indépendants, l’analyse ne se limite pas à classifier une personne comme purement « interne » ou « externe ». Wallston a proposé des profils typologiques combinés (méthode du partitionnement par rapport aux médianes) :

  • Le profil « Double contrôle » (IHLC élevé, PHLC élevé, CHLC faible) : Souvent le plus adaptatif en cas de maladie chronique sévère, associant une auto-gestion active du patient et une excellente collaboration avec l’équipe médicale soignante.
  • Le profil « Pur interne » (IHLC élevé, PHLC faible, CHLC faible) : Très performant pour les mesures de prévention primaire et d’hygiène de vie, mais pouvant occasionner des frictions si le patient refuse de déléguer des décisions aux professionnels lors de pathologies complexes.
  • Le profil « Fataliste » (CHLC élevé, IHLC faible, PHLC faible) : Associé à une vulnérabilité psychologique marquée et à une forte probabilité de désengagement thérapeutique.

6. Cadre théorique

Le cadre théorique de la MHLC repose sur la théorie de l’apprentissage social élaborée par Julian B. Rotter (1954, 1966) et sur les développements ultérieurs de la théorie sociocognitive d’Albert Bandura (1977, 1986).

La formule comportementale de Rotter et la valeur du renforcement

Dans le modèle de Rotter, la probabilité d’occurrence d’un comportement donné dans une situation spécifique (le potentiel comportemental) est fonction de deux variables multiplicatives principales :

Potentiel Comportemental = f(Attente de Renforcement × Valeur du Renforcement)

Rotter a postulé que les individus développent des attentes généralisées quant à l’origine des renforcements (Locus of Control). Alors que Rotter conceptualisait le locus comme un continuum bipolaire unique (Internalité vs Externalité), Hanna Levenson (1974) a démontré la nécessité de scinder l’externalité en deux entités distinctes : les autrui puissants (l’environnement est ordonné et prévisible, mais contrôlé par d’autres individus) et la chance (l’environnement est chaotique, imprévisible et aléatoire). Wallston et ses collègues ont transposé cette distinction tripartite au domaine exclusif de la santé.

Interaction cruciale avec la « Valeur accordée à la santé » (Health Value)

Un principe théorique fondamental souvent négligé dans l’utilisation de la MHLC est que les croyances de contrôle interne (IHLC) ne prédisent fidèlement les comportements de santé que si l’individu accorde une valeur élevée à sa santé (Health Value). Selon la formulation théorique de Wallston (1992), un score IHLC élevé chez une personne accordant peu de prix à sa longévité ou à son bien-être physique ne produira pas de comportements préventifs soutenus. L’évaluation conjointe de la valeur accordée à la santé (via l’échelle Value Survey de Rokeach ou la Health Value Scale) est donc théoriquement recommandée pour maximiser la validité prédictive de l’instrument.

7. Validité

Les propriétés métrologiques de l’échelle MHLC ont fait l’objet de centaines de validations empiriques à travers le monde au cours des quatre dernières décennies.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations théoriquement cohérentes avec d’autres échelles psychologiques établies :

  • La sous-échelle IHLC corrèle positivement avec l’auto-efficacité générale et spécifique à la santé (Health Self-Efficacy de Bandura, r = 0,40 à 0,58) et avec les stratégies de coping centré sur le problème.
  • La sous-échelle PHLC présente des corrélations positives significatives avec l’observance médicamenteuse auto-rapportée et objective chez les patients hypertendus et diabétiques, ainsi qu’avec les échelles d’alliance thérapeutique et de confiance dans le corps médical.
  • La sous-échelle CHLC corrèle positivement avec les échelles d’anxiété-état, de dépression (BDI, CES-D), de détresse psychologique et de stratégies d’évitement ou de déni.

Validité discriminante

Les corrélations inter-échelles au sein de la MHLC confirment l’indépendance des trois dimensions : les corrélations entre IHLC et CHLC sont généralement quasi-nulles à modérément négatives (r = -0,15 à -0,30), tandis que les corrélations entre PHLC et CHLC restent faibles (r = 0,05 à 0,20), prouvant que l’instrument capture des facettes distinctes et non redondantes du construit.

Validité transculturelle

La MHLC a été traduite et validée dans plus d’une trentaine de langues, notamment en français (adaptations de Bobbio et al., 2006 ; Consoli et al. ; et adaptation transculturelle francophone par Vallerand et al.), en espagnol, en allemand, en chinois, en japonais et en néerlandais. Ces études transculturelles confirment la réplication solide de l’agencement tri-factoriel initial.

8. Fidélité

La fidélité de la MHLC a été établie à travers l’évaluation de la consistance interne et de la stabilité temporelle dans divers échantillons communautaires et cliniques.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude princeps de Wallston, Wallston et DeVellis (1978), portant sur un échantillon de 115 adultes tout-venant, les coefficients de cohérence interne pour les Formes A et B combinées et séparées se sont révélés très satisfaisants pour des échelles courtes de 6 items :

  • Sous-échelle IHLC : α = 0,77 (Forme A) ; α = 0,76 (Forme B) ; α = 0,86 (Formes A + B combinées).
  • Sous-échelle PHLC : α = 0,67 (Forme A) ; α = 0,72 (Forme B) ; α = 0,83 (Formes A + B combinées).
  • Sous-échelle CHLC : α = 0,75 (Forme A) ; α = 0,72 (Forme B) ; α = 0,84 (Formes A + B combinées).

Les méta-analyses ultérieures et les études de validation transculturelles ont généralement confirmé des indices alpha compris entre 0,70 et 0,85 pour les trois sous-échelles dans les populations saines et cliniques.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les coefficients de corrélation test-retest sur des intervalles temporels variant de deux semaines à six mois démontrent une excellente stabilité temporelle des croyances de contrôle chez les sujets adultes stables :

  • Intervalle de 2 à 4 semaines : r = 0,71 à 0,80 pour IHLC ; r = 0,68 à 0,78 pour PHLC ; r = 0,70 à 0,76 pour CHLC.
  • Intervalle de 3 à 6 mois : r = 0,60 à 0,72 selon les sous-échelles, reflétant à la fois la stabilité du trait et sa sensibilité aux transitions majeures de l’état de santé (survenue d’une maladie aiguë ou intervention thérapeutique ciblée).

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de la MHLC a été minutieusement investiguée dès sa conception par des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation orthogonale (Varimax), puis réexaminée à l’aide de modélisations en équations structurelles et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).

Structure factorielle originale (AFE)

L’analyse en composantes principales menée par Wallston et al. (1978) a clairement isolé trois facteurs majeurs expliquant une part substantielle de la variance totale, correspondant exactement aux trois dimensions postulées :

  • Facteur 1 (IHLC) : Regroupe les items 1, 6, 8, 12, 13 et 17, avec des saturations factorielles (factor loadings) primaires comprises entre 0,55 et 0,78, sans saturation croisée notable sur les autres axes.
  • Facteur 2 (PHLC) : Regroupe les items 3, 5, 7, 10, 14 et 18, avec des saturations factorielles comprises entre 0,50 et 0,74.
  • Facteur 3 (CHLC) : Regroupe les items 2, 4, 9, 11, 15 et 16, avec des saturations factorielles comprises entre 0,58 et 0,81.

Analyses Factorielles Confirmatoires modernes (AFC)

Les études méthodologiques contemporaines évaluant l’ajustement du modèle tri-factoriel ont comparé les modèles à 1 facteur (locus global), 2 facteurs (interne vs externe) et 3 facteurs orthogonaux ou corrélés. Les indices d’ajustement soutiennent invariablement la supériorité statistique du modèle tri-factoriel :

  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,92
  • Indice de conformité comparative (CFI) : > 0,94
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : < 0,055 (IC 90% [0,042 - 0,067])
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : < 0,060

10. Instrument de mesure

  • Nom complet de l’instrument : Multidimensional Health Locus of Control Scale (Formes standard A et B).
  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-administré (auto-évaluation papier-crayon ou numérique).
  • Population cible : Adultes et grands adolescents (dès 16-18 ans), issus de la population générale ou de cohortes cliniques.
  • Nombre total d’items : 18 items.
  • Structure des sous-échelles :
    • Internal Health Locus of Control (IHLC) : 6 items (1, 6, 8, 12, 13, 17)
    • Powerful Others Health Locus of Control (PHLC) : 6 items (3, 5, 7, 10, 14, 18)
    • Chance Health Locus of Control (CHLC) : 6 items (2, 4, 9, 11, 15, 16)
  • Échelle de réponse (Format Likert en 6 points) :
    • 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Moderately Disagree (Modérément en désaccord)
    • 3 = Slightly Disagree (Légèrement en désaccord)
    • 4 = Slightly Agree (Légèrement d’accord)
    • 5 = Moderately Agree (Modérément d’accord)
    • 6 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Modalités de cotation et de calcul des scores :
    • Les scores de chaque sous-échelle s’obtiennent en sommant directement les valeurs brutes (1 à 6) attribuées aux 6 items constitutifs.
    • Score minimal par sous-échelle : 6 points.
    • Score maximal par sous-échelle : 36 points.
    • Aucun item inversé : tous les items sont formulés dans le sens direct de leur sous-échelle respective.
    • Règle d’interprétation : Il est rigoureusement proscrit de calculer un « score global » combiné ; chaque sous-échelle produit une note indépendante représentant un continuum spécifique.
  • Durée moyenne de passation : Environ 5 à 10 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 1978 (Formes A et B) ; extension Forme C en 1994.
  • Statut du droit d’auteur et permissions : Les auteurs (Kenneth A. Wallston et collègues) ont placé l’échelle MHLC dans le domaine public académique. L’instrument est accessible librement et gratuitement à des fins de recherche scientifique, de formation universitaire et d’évaluation clinique non commerciale sans qu’une autorisation écrite préalable formelle ne soit requise.
  • Tarif d’utilisation : Gratuit (accès libre / Open Access pour les chercheurs et praticiens).
  • Conditions d’utilisation : La citation adéquate de l’article méthodologique princeps de 1978 dans toute publication ou rapport scientifique est obligatoire.

12. Références

Les travaux académiques fondateurs et validations psychométriques de référence incluent :

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • Levenson, H. (1974). Activism and powerful others: Distinctions within the concept of internal-external locus of control. Journal of Personality Assessment, 38(4), 377–383. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119988
  • Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
  • Wallston, K. A. (1992). Hocus-pocus, the focus isn’t strictly on locus: Rotter’s social learning theory modified for health. Cognitive Therapy and Research, 16(2), 183–199. https://doi.org/10.1007/BF01173488
  • Wallston, K. A., Stein, M. J., & Smith, C. A. (1994). Form C of the MHLC Scales: A condition-specific measure of locus of control. Journal of Personality Assessment, 63(3), 534–553. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6303_11
  • Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160–170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale (6-point Likert scale):

  • 1 = Strongly Disagree
  • 2 = Moderately Disagree
  • 3 = Slightly Disagree
  • 4 = Slightly Agree
  • 5 = Moderately Agree
  • 6 = Strongly Agree

Scale Items:

  1. If I get sick, it is my own behavior which determines how soon I get well again.
  2. No matter what I do, if I am going to get sick, I will get sick.
  3. Having regular contact with my physician is the best way for me to avoid illness.
  4. Most things that affect my health happen to me by accident.
  5. Whenever I don’t feel well, I should consult a medically trained professional.
  6. I am in control of my health.
  7. My family has a lot to do with my becoming sick or staying healthy.
  8. When I get sick, I am to blame.
  9. Luck plays a big part in determining how soon I recover from an illness.
  10. Health professionals control my health.
  11. My good health is largely a matter of good fortune.
  12. The main thing which affects my health is what I myself do.
  13. If I take care of myself, I can avoid illness.
  14. When I recover from an illness, it’s usually because other people (for example, doctors, nurses, family, friends) have been taking good care of me.
  15. No matter what I do, I’m likely to get sick.
  16. If it’s meant to be, I will stay healthy.
  17. If I take the right actions, I can stay healthy.
  18. Regarding my health, I can only do what my doctor tells me to do.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Échelle multidimensionnelle du lieu de contrôle de la santé. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-du-lieu-de-controle-de-la-sante/
memjavad. “Échelle multidimensionnelle du lieu de contrôle de la santé.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-du-lieu-de-controle-de-la-sante/.
memjavad. “Échelle multidimensionnelle du lieu de contrôle de la santé.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-multidimensionnelle-du-lieu-de-controle-de-la-sante/.