Échelle des motivations liées à l’apparence physique pour le bronzage (PARTS)

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle des motivations liées à l’apparence physique pour le bronzage (PARTS), développée par Cafri et Thompson (2006) pour évaluer les facteurs esthétiques, corporels et socioculturels du comportement de bronzage.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle des motivations liées à l’apparence physique pour le bronzage (Physical Appearance Reasons for Tanning Scale, PARTS), initialement développée et validée par J. Kevin Thompson, Guy Cafri et leurs collaborateurs en 2006, constitue un instrument psychométrique de référence destiné à évaluer les motifs esthétiques, psychosociaux et perceptifs régissant l’exposition volontaire aux rayonnements ultraviolets (UV), qu’elle soit naturelle (bains de soleil) ou artificielle (cabines de bronzage en institut). Face aux risques épidémiologiques majeurs liés au développement du mélanome et d’autres carcinomes cutanés, la PARTS a été conçue pour combler un vide méthodologique en quantifiant précisément comment l’image corporelle et les pressions socioculturelles surpassent souvent la perception du danger sanitaire chez les adolescents et les jeunes adultes.

Dans sa forme intégrale et ses extensions validées (Cafri et al., 2006 ; Cafri, 2008), le questionnaire opérationnalise une approche multidimensionnelle comprenant des facteurs de motivation positive (recherche d’attractivité générale, dissimulation de l’acné, valorisation de la tonicité musculaire et de la minceur), des facteurs de dissuasion esthétique (peur du photovieillissement prématuré, altérations cutanées immédiates), ainsi que des mesures des influences socioculturelles (médias, pairs, famille, partenaire amoureux), de la menace perçue de cancer cutané et des comportements effectifs de bronzage. La cotation repose principalement sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Definitely Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Definitely Agree), complétée par des indicateurs de fréquence comportementale et de phototype cutané. Les études psychométriques démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,81 et 0,94 selon les sous-échelles), une structure factorielle stable et robuste corroborée par analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi qu’une validité prédictive remarquable à l’égard des intentions et des comportements réels de fréquentation des salons de bronzage.

2. Mots-clés / Keywords

Psychométrie, image corporelle, bronzage artificiel, apparence physique, mélanome, prévention oncologique, pressions socioculturelles, modèle tripartite, vieillissement cutané, validation d’échelle, comportements de santé, dermatologie comportementale.

3. Auteurs / Authors

L’échelle PARTS a été conceptualisée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan affiliés au Département de Psychologie de l’Université de Floride du Sud (University of South Florida, Tampa, Floride, États-Unis) et au Moffitt Cancer Center :

  • Guy Cafri, Ph.D. : Psychologue chercheur spécialisé en psychométrie, analyse quantitative et comportements liés à l’apparence physique (Affiliation institutionnelle : Department of Psychology, University of South Florida ; Department of Interdisciplinary Oncology, H. Lee Moffitt Cancer Center & Research Institute).
  • J. Kevin Thompson, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie clinique à l’Université de Floride du Sud, autorité mondiale sur l’image corporelle, les troubles des conduites alimentaires et les modifications corporelles socioculturelles.
  • Marie Roehrig, Ph.D. : Chercheuse en psychologie clinique, spécialisée dans l’évaluation des risques pour la santé et les comportements esthétiques (University of South Florida).
  • Patricia van den Berg, Ph.D. : Spécialiste de la recherche en santé publique et épidémiologie comportementale liée à l’image du corps (University of South Florida).
  • Paul B. Jacobsen, Ph.D. : Psycho-oncologue de renommée internationale, chercheur au Moffitt Cancer Center, ultérieurement directeur associé au National Cancer Institute (NCI).
  • Stephen Stark, Ph.D. : Professeur de psychométrie et de méthodes quantitatives, expert en modélisation par équations structurelles et théories de la réponse aux items (University of South Florida).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Physical Appearance Reasons for Tanning Scale est de mesurer de manière standardisée et fine la nature et l’intensité des motifs d’apparence physique qui incitent un individu à rechercher le bronzage ou, à l’inverse, à l’éviter. Durant plusieurs décennies, les campagnes de santé publique se sont principalement concentrées sur la diffusion d’informations médicales factuelles relatives aux dangers des rayonnements ultraviolets, en postulant que la sensibilisation au cancer de la peau suffirait à infléchir les conduites d’exposition. Or, les données épidémiologiques ont mis en lumière un paradoxe persistant : bien que la majorité des adolescents et des jeunes adultes aient pleinement conscience des risques carcinogènes, les taux de fréquentation des solariums et d’exposition solaire récréative sans protection adéquate sont demeurés extrêmement élevés.

Face à ce constat, Cafri et al. (2006) ont émis l’hypothèse que les bénéfices perçus sur le plan de l’attractivité corporelle immédiate surpassent largement les craintes sanitaires à long terme. Dans nos sociétés occidentales contemporaines, le hâle est fréquemment associé à des représentations positives : bonne santé, vitalité, sensualité, statut socioéconomique élevé et jeunesse. La PARTS a ainsi été conçue pour disséquer les mécanismes motivationnels sous-jacents, en isolant les fonctions instrumentales assignées au bronzage :

  • L’amélioration générale du sex-appeal et de la confiance sociale liée à l’allure physique.
  • La modification optique de la silhouette perçue (le bronzage accentuant le relief musculaire et créant un effet visuel d’amincissement).
  • La dissimulation des imperfections dermatologiques, en particulier les lésions inflammatoires et cicatrices résiduelles dues à l’acné.
  • À l’opposé, les contre-motivations esthétiques axées sur l’angoisse des dégradations cutanées visibles à court terme (taches solaires, desquamation) et à long terme (rides profondes, élastose solaire, photo-vieillissement prématuré).

Sur le plan des applications pratiques, la PARTS constitue un outil diagnostique et pronostique indispensable pour la recherche en psycho-oncologie, en médecine comportementale et en psychologie de la santé. Elle permet d’identifier les sous-groupes de populations vulnérables caractérisés par une forte dépendance de l’estime de soi envers leur pigmentation cutanée. En pratique clinique et en intervention communautaire, l’instrument fournit les données empiriques nécessaires pour concevoir des campagnes préventives ciblées axées sur l’apparence (appearance-based interventions), qui se révèlent statistiquement bien plus efficaces que les messages anxiogènes centrés sur la seule mortalité oncologique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par la PARTS repose sur une architecture multidimensionnelle articulant les motivations esthétiques d’engagement, les motifs d’évitement et les pressions normatives interpersonnelles. L’instrument appréhende l’apparence physique non comme un bloc monolithique, mais comme un système de régulation comportementale complexe scindé en plusieurs dimensions clés :

1. Raisons esthétiques de bronzer : Attractivité générale (General Attractiveness)

Cette dimension centrale quantifie le sentiment subjectif d’amélioration esthétique globale conféré par le bronzage. L’individu internalise la croyance que la peau hâlée le rend intrinsèquement plus désirable, sensuel et sûr de lui. Les items mesurent l’impact du bronzage sur le sentiment de confiance lors d’interactions sociales et la conviction que la pâleur est synonyme d’inattractivité ou de négligence. L’accent est mis sur le renforcement direct de l’attractivité corporelle perçue.

2. Raisons esthétiques de bronzer : Silhouette et tonicité corporelle (Body Shape & Muscularity)

Cette sous-échelle évalue l’utilisation du bronzage comme artifice visuel destiné à modifier la perception de la corpulence. D’un point de vue optique, une teinte plus sombre absorbe davantage la lumière et accentue les ombres naturelles des reliefs musculaires, donnant l’illusion d’une masse grasse réduite et d’une meilleure tonicité physique. Les individus présentant un score élevé sur cette dimension emploient l’exposition solaire ou les UV artificiels pour paraître plus minces, dissimuler des vergetures ou valoriser leur athlétisme.

3. Raisons esthétiques de bronzer : Dissimulation de l’acné (Acne Concealment)

Spécifique et novatrice, cette dimension capture la fonction dermatologique corrective perçue du bronzage. Les personnes souffrant d’imperfections faciales ou corporelles utilisent le rayonnement UV pour provoquer un assèchement superficiel temporaire et un masque pigmentaire estompant le contraste rouge des lésions acnéiques et des cicatrices. Cette motivation est particulièrement prégnante chez les adolescents et jeunes adultes confrontés à une anxiété sociale liée à leur grain de peau.

4. Raisons esthétiques de ne pas bronzer : Vieillissement cutané et lésions immédiates (Photoaging & Skin Damage)

Contrairement aux modèles sanitaires traditionnels évaluant la peur de la mort ou de la chirurgie oncologique, cette dimension mesure la répulsion vis-à-vis des conséquences inesthétiques du soleil : formation de rides précoces, perte d’élasticité cutanée, teint rugueux ou parcheminé (effet « cuir »), lentigos solaires (taches brunes) et desquamation disgracieuse liée aux coups de soleil. Ce frein repose sur la préservation du capital jeunesse et de la beauté de la peau.

5. Influences socioculturelles et normatives (Sociocultural Influences)

Cette composante élargie opérationnalise les pressions exercées par différents canaux environnementaux :

  • L’influence des médias : Comparaison descendante ou ascendante avec les célébrités, modèles de magazines et figures télévisuelles promouvant un standard de beauté uniformément bronzé.
  • L’influence des pairs et des amis : Rôle des commentaires positifs reçus lorsqu’on est bronzé, et remarques critiques ou moqueries lorsque l’on présente un teint pâle.
  • L’influence familiale : Croyances véhiculées par le cercle familial selon lesquelles le teint hâlé respire la santé et la beauté.
  • L’influence du partenaire amoureux : Approbation explicite ou implicite de la silhouette bronzée par le conjoint, agissant comme renforçateur puissant du comportement.

6. Vulnérabilité et gravité perçues face au cancer (Perceived Threat)

Intégrant les construits du modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model), cette dimension juxtapose la susceptibilité individuelle subjective à développer un carcinome cutané et la gravité anticipée de l’impact fonctionnel ou vital d’un diagnostic oncologique.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conception de la PARTS s’enracine dans une triple articulation théorique combinant la psychologie sociale cognitive, les modèles d’image corporelle et la sociologie de la santé.

Le modèle tripartite de l’influence socioculturelle

Le socle théorique principal repose sur le Tripartite Influence Model élaboré par J. Kevin Thompson, Leslie Heinberg, Madeleine Altabe et Stacey Tantleff-Dunn (1999). Historiquement développé pour conceptualiser l’étiologie des troubles des conduites alimentaires et l’insatisfaction corporelle, ce modèle postule que trois vecteurs fondamentaux de socialisation — les médias, les pairs et la famille — exercent une pression normative continue incitant à la conformité envers un idéal physique dominant. Cette influence opère par l’intermédiaire de deux mécanismes médiateurs majeurs :

  1. L’internalisation de l’idéal corporel : Le sujet assimile le standard culturel prescrit (dans ce contexte, le « hâle parfait ») au point d’en faire son propre critère d’auto-évaluation esthétique et morale.
  2. La comparaison sociale descendante et ascendante : Selon les préceptes de la théorie de la comparaison sociale de Leon Festinger (1954), l’individu jauge continuellement sa valeur physique en se comparant aux cibles médiatiques ou à ses collègues de travail et camarades d’études.

Cafri et ses collègues ont étendu avec succès ce modèle au domaine des conduites dermatologiques à risque, démontrant que le bronzage n’est pas un comportement isolé mais une réponse comportementale directe à une injonction socioculturelle internalisée.

Le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model) et la théorie du comportement planifié

La PARTS mobilise également le Health Belief Model (Rosenstock, 1974) ainsi que la théorie du comportement planifié d’Icek Ajzen (1991). Dans ces cadres, l’adoption d’un comportement d’exposition UV résulte d’un arbitrage cognitif entre les bénéfices perçus (gain d’attractivité, statut, dissimulation d’imperfections) et les barrières ou coûts perçus (menace du cancer, vieillissement cutané). La PARTS met en exergue le déséquilibre fonctionnel récurrent : les menaces différées dans le temps (cancer survenant des décennies plus tard) subissent un escompte temporel cognitif massif (temporal discounting), alors que les gains narcissiques et sociaux immédiats orientent prioritairement l’intention comportementale.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de la PARTS ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès de multiples cohortes d’étudiants universitaires et de populations jeunes aux États-Unis (notamment Cafri et al., 2006 ; Cafri, 2008).

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été étayée par la cohérence des regroupements dimensionnels observés lors des phases de développement. Les corrélations inter-facteurs confirment que si les dimensions d’attractivité générale, de remodelage corporel et de correction de l’acné partagent une variance commune positive modérée à forte (r = 0,45 à 0,72), elles constituent néanmoins des facettes distinctes de la motivation au bronzage. De plus, les dimensions de dissuasion (vieillissement et altération de la peau) présentent des corrélations négatives ou quasi-nulles avec les motifs d’engagement, prouvant leur indépendance fonctionnelle.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives avec divers instruments standardisés d’évaluation de l’image corporelle et des troubles de l’apparence :

  • Corrélations positives robustes avec le questionnaire d’attitudes corporelles socioculturelles (SATAQ ; Heinberg et al., 1995), confirmant l’association étroite entre internalisation des idéaux médiatiques et score d’attractivité au bronzage (r = 0,50 à 0,65, p < 0,001).
  • Associations positives avec l’anxiété liée à l’image sociale de son propre corps (Social Physique Anxiety Scale ; Hart et al., 1989), particulièrement pour les sous-échelles « Silhouette » et « Acné ».
  • Corrélations négatives avec les mesures d’estime de soi physique globale chez les individus à carnation très pâle présentant un score PARTS élevé.

Validité prédictive et critères comportementaux

La validité prédictive constitue l’un des points forts majeurs de la PARTS. Les régressions linéaires et logistiques multiples réalisées par Cafri et al. (2006, 2008) ont démontré que les scores aux sous-échelles de motifs esthétiques prédisent de manière très substantielle les intentions futures de bronzage en extérieur (R² ajusté variant entre 0,25 et 0,40) et surtout les séances de bronzage artificiel en cabine UV (R² atteignant 0,35 à 0,48, p < 0,001), surclassant systématiquement la valeur prédictive des variables classiques de perception de menace médicale (susceptibilité et sévérité du cancer cutané).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer les utilisateurs réguliers de cabines de bronzage, les adeptes occasionnels du bronzage récréatif et les individus réfractaires à l’exposition UV. De surcroît, la sous-échelle « Vieillissement prématuré » s’avère particulièrement discriminante pour identifier les individus adoptant des conduites spontanées de photoprotection (port de chapeau, utilisation quotidienne d’écrans solaires à haut indice FPS).

8. Fidélité / Reliability

La fiabilité de l’instrument PARTS a été documentée à travers l’estimation de la cohérence interne et la stabilité temporelle.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les indices de cohérence interne rapportés dans les études initiales de Cafri et al. (2006) et les travaux ultérieurs témoignent d’une homogénéité exemplaire des items au sein de chaque facteur :

  • Attractivité générale (General Attractiveness) : α = 0,91 à 0,94.
  • Silhouette et corpulence (Body Shape) : α = 0,86 à 0,90.
  • Dissimulation de l’acné (Acne) : α = 0,84 à 0,88.
  • Vieillissement cutané prématuré (Aging) : α = 0,87 à 0,91.
  • Dommages cutanés immédiats (Skin Damage) : α = 0,80 à 0,85.
  • Influences socioculturelles – Médias (Media) : α = 0,90 à 0,93.
  • Influences socioculturelles – Pairs (Friends) : α = 0,83 à 0,87.
  • Influences socioculturelles – Famille (Family) : α = 0,81 à 0,85.
  • Influences socioculturelles – Partenaire (Significant Other) : α = 0,88 à 0,92.
  • Menace perçue du cancer de la peau (Perceived Susceptibility & Severity) : α = 0,78 à 0,84.

Ces coefficients dépassent largement le seuil méthodologique conventionnel de 0,70 recommandé pour les outils de recherche et atteignent les exigences psychométriques de 0,85 à 0,90 requises pour des évaluations appliquées individuelles.

Fidélité test-retest

Lors d’évaluations longitudinales réalisées sur des intervalles de deux à quatre semaines (Cafri, 2008), les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de fidélité test-retest ont oscillé entre r = 0,78 et r = 0,89 pour l’ensemble des dimensions esthétiques, confirmant que ces attitudes et motivations relèvent de dispositions cognitives relativement stables dans le temps plutôt que de fluctuations d’humeur passagères.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la PARTS a été explorée et confirmée via un protocole psychométrique rigoureux en deux étapes successives (Cafri et al., 2006 ; Cafri, 2008).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Dans la cohorte d’étalonnage initiale, les réponses aux items de motivation ont été soumises à une analyse factorielle en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), compte tenu des corrélations théoriques attendues entre les différentes facettes de l’apparence physique. L’examen du diagramme d’éboulis (scree plot de Cattell) et le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) ont clairement mis en évidence une dissociation nette entre les facteurs de motivation active au bronzage et les facteurs de répulsion/frein esthétique :

  • Le premier facteur majeur, expliquant à lui seul plus de 32 % de la variance totale, regroupait les énoncés d’amélioration de la beauté globale, du sex-appeal et de la valorisation narcissique (saturations factorielles très élevées, comprises entre 0,71 et 0,88).
  • Le deuxième facteur extrayait les items relatifs à la sculpture corporelle, la minceur apparente et la mise en valeur musculaire (saturations entre 0,64 et 0,82).
  • Le troisième facteur regroupait spécifiquement la problématique du masquage de l’acné et de ses séquelles (saturations entre 0,68 et 0,85).
  • Les composantes relatives au vieillissement (rides, peau abîmée) formaient un facteur distinct et indépendant expliquant environ 12 % de variance additionnelle.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Une analyse factorielle confirmatoire menée sur un échantillon indépendant a permis de tester plusieurs modèles concurrents (modèle unidimensionnel global versus modèle multifactoriel corrélé). Le modèle multifactoriel a démontré une adéquation statistique remarquable aux données empiriques, attestée par les indices d’ajustement usuels :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,5.
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,93.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,91.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,048 à 0,056 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,065), attestant d’une excellente réplication des paramètres factoriels.

Toutes les saturations standardisées (factor loadings) des items sur leurs dimensions respectives étaient hautement significatives (p < 0,001), aucune saturation croisée résiduelle majeure n’ayant été identifiée.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé auto-administré sur support papier ou informatisé. Les caractéristiques de l’outil sont synthétisées ci-dessous :

  • Domaine clinique et de recherche : Image corporelle, psychométrie de la santé, prévention du cancer de la peau, dermatologie comportementale.
  • Format d’administration : Questionnaire d’auto-évaluation individuel ou collectif.
  • Nombre total d’items : 62 items opérationnalisant l’ensemble de la batterie PARTS (incluant les motivations d’apparence, les freins, les influences socioculturelles, la menace sanitaire perçue et les comportements déclarés).
  • Échelle de réponse pour les énoncés d’attitude (Items 1 à 56) :
    • 1 = Definitely Disagree (Pas du tout d’accord)
    • 2 = Somewhat Disagree (Plutôt pas d’accord)
    • 3 = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord / Neutre)
    • 4 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord)
    • 5 = Definitely Agree (Tout à fait d’accord)
  • Échelle de réponse pour les comportements et intentions (Items 57 à 60) : Estimation numérique directe de la fréquence (nombre de fois au cours des 6 derniers mois et prévu pour les 6 prochains mois pour le bronzage artificiel et naturel).
  • Mesure de la réactivité au soleil / Phototype (Items 61 et 62) : Choix multiple évaluant la réaction de la peau lors d’une exposition solaire estivale sans protection (selon la classification de Fitzpatrick) et la couleur de la peau non bronzée.
  • Cotation et calcul des scores : Calcul de moyennes ou de scores cumulés pour chaque sous-échelle spécifique. Des scores élevés sur les sous-échelles de motivation traduisent une dépendance accrue de l’estime de soi envers l’aspect hâlé, corrélée à un risque comportemental d’exposition UV élevé. Aucun score total global composite n’est recommandé en raison de la nature bipolaire et bidirectionnelle des dimensions (motifs d’engagement versus motifs d’évitement).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2006 (travaux originaux dans Body Image) ; extensions et modélisations approfondies en 2008.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Copyright © 2006, Elsevier Ltd. et Body Image Research Group (Guy Cafri & J. Kevin Thompson).
  • Modalités d’accès et utilisation : L’échelle est disponible pour un usage académique, scientifique et pédagogique non commercial à titre gratuit. Les chercheurs peuvent accéder aux items par l’intermédiaire des publications sources ou sur le site officiel du Body Image Research Group hébergé par l’Université de Floride du Sud.
  • Utilisation commerciale : Tout déploiement à visée lucrative, industrielle ou par des entreprises privées requiert une autorisation écrite préalable formelle auprès des auteurs et de l’éditeur scientifique détenteur des droits.

12. Références / References

  • Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
  • Cafri, G. (2008). Investigating the role of appearance-based factors in predicting sunbathing and tanning salon use (Doctoral dissertation). University of South Florida. Graduate Theses and Dissertations. https://scholarcommons.usf.edu/etd/156
  • Cafri, G., Thompson, J. K., Roehrig, M., van den Berg, P., Jacobsen, P. B., & Stark, S. (2006). An investigation of appearance motives for tanning: The development and evaluation of the Physical Appearance Reasons for Tanning Scale (PARTS) and its relation to sunbathing and indoor tanning intentions. Body Image, 3(3), 199–209. https://doi.org/10.1016/j.bodyim.2006.05.004
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Hart, E. A., Leary, M. R., & Rejeski, W. J. (1989). The measurement of social physique anxiety. Journal of Sport and Exercise Psychology, 11(1), 94–104. https://doi.org/10.1123/jsep.11.1.94
  • Heinberg, L. J., Thompson, J. K., & Stormer, S. (1995). Development and validation of the Sociocultural Attitudes Towards Appearance Questionnaire. International Journal of Eating Disorders, 17(1), 81–89. https://doi.org/10.1177/109019817400200403
  • Thompson, J. K., Heinberg, L. J., Altabe, M., & Tantleff-Dunn, S. (1999). Exacting beauty: Theory, assessment, and treatment of body image disturbance. American Psychological Association. https://doi.org/10.1037/10312-000

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format for items 1 through 56:

1 = Definitely Disagree
2 = Somewhat Disagree
3 = Neither Agree nor Disagree
4 = Somewhat Agree
5 = Definitely Agree

  1. I tan because it makes me more attractive.
  2. I tan because it makes me look better.
  3. I tan because it makes me more confident in my appearance.
  4. The tanner I am‚ the more attractive I feel.
  5. having a tan gives me more sex appeal.
  6. I wish I had a tan like the people on TV.
  7. I want to be as tan as people in magazines.
  8. I try to be as tan as people in movies.
  9. I would like my skin tone to be darker like people in TV and movies.
  10. I try to have a tan like famous people I see in magazines.
  11. I wish I was as tan as celebrities in the media.
  12. I try to get a tan because my family members say it is attractive.
  13. I want to be tan because my family members think it makes me look healthier.
  14. I want a tan because people in my family think it makes my skin look nice.
  15. A tan gives my body the appearance of having more muscle tone.
  16. A tan helps me look like I’m in good physical shape.
  17. I tan because it helps me look in shape.
  18. I look like I have less fat on my body when I am tan.
  19. The more tan I am‚ the more physically fit I look.
  20. I tan because it helps reduce the amount of acne on my face and body.
  21. Tan skin helps me cover up acne-related scars.
  22. I tan before a big social event because it helps reduce the appearance of acne.
  23. The less tan I am‚ the more I’m worried about my acne showing.
  24. When I am tan‚ I feel less concerned about the appearance of acne.
  25. I don’t tan because it will age my skin quicker.
  26. I’m hesitant to tan because it will wrinkle my skin.
  27. I don’t tan as much as I would like because I’m worried about premature skin aging.
  28. Getting sunspots worries me.
  29. I’m concerned about my skin peeling after too much tanning.
  30. I’m concerned about the appearance of rough or leathery skin from tanning.
  31. I don’t tan as much as I would like because I’m worried about premature skin aging.
  32. I don’t tan because it will age my skin quicker.
  33. I’m hesitant to tan because it will wrinkle my skin.
  34. I try to have a tan like famous people I see in magazines.
  35. I wish I was as tan as celebrities in the media.
  36. I want to be as tan as TV stars.
  37. I wish I had a tan like people on TV.
  38. I want to be as tan as people in magazines.
  39. I try to be as tan as people in movies.
  40. I would like my skin tone to be darker like people in TV and movies.
  41. I like to be as tan as my friends.
  42. Positive appearance comments from my friends make me want to tan more.
  43. I receive negative appearance comments from my friends when I am not tan.
  44. My friends say I look good when I am tan.
  45. I want a tan because people in my family think it makes my skin look nice.
  46. I try to get a tan because my family members say it is attractive.
  47. I want to be tan because my family members think it makes me look healthier.
  48. My boyfriend/girlfriend likes the way I look when I am tan.
  49. Comments about my appearance from my boyfriend/girlfriend encourage me to tan.
  50. If you DON’T use sun protection‚ how susceptible do you feel you are to skin cancer?
  51. The possibility of skin cancer worries me.
  52. Whenever I hear of a friend or relative (or public figure) getting skin cancer‚ it makes me realize that I could get it too.
  53. I don’t need to worry about getting skin cancer until I am much older.
  54. It would be terrible to get a malignant tumor on my skin.
  55. Getting skin cancer would severely affect my life.
  56. It would be terrible to have skin cancer.
  57. Please give me your best estimate of how many times you have indoor tanned in the last 6 months
  58. Please give me your best estimate of how many times you have sunbathed in the last 6 months
  59. Please give me your best estimate of how many times you plan to use an indoor tanning salon in the next 6 months
  60. Please give me your best estimate of how many times you plan to sunbathe in the next 6 months
  61. If you were to lie in the sun for one hour UNPROTECTED (no sunscreen‚ no protective clothing‚ etc.) in the early summer when you had NO tan‚ your skin would: (mark the best answer)
  62. What is the color of your untanned skin?
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Looti, M. (2026, octobre 4). Échelle des motivations liées à l’apparence physique pour le bronzage (PARTS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-motivations-apparence-physique-bronzage-parts/
Looti, Mohammed. “Échelle des motivations liées à l’apparence physique pour le bronzage (PARTS).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-motivations-apparence-physique-bronzage-parts/.
Looti, Mohammed. “Échelle des motivations liées à l’apparence physique pour le bronzage (PARTS).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-motivations-apparence-physique-bronzage-parts/.