Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail

L’Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail (Modified Work Locus of Control Scale – MWLOCS) évalue les croyances de contrôle interne et externe en milieu organisationnel. Découvrez son cadre théorique, ses propriétés psychométriques et ses 20 items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail (en anglais, Modified Work Locus of Control Scale ou MWLOCS) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer les croyances d’un individu quant à la source de contrôle régissant les événements, les renforcements et les réussites au sein de son environnement professionnel. Développée initialement par Gireesh V. Gupchup et Alan P. Wolfgang (1997) dans le cadre d’investigations sur le stress professionnel et la satisfaction de carrière chez les pharmaciens, cette échelle constitue une adaptation ciblée des modèles classiques du contrôle perçu, en particulier ceux issus des travaux fondateurs de Julian B. Rotter, de Hanna Levenson et de Paul E. Spector.

Composée de 20 items auto-rapportés, la MWLOCS utilise une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 5 (« fortement d’accord »). L’instrument mesure principalement deux grandes orientations cognitives : le lieu de contrôle interne (la croyance selon laquelle l’avancement, les récompenses et la réussite professionnelle dépendent de l’effort personnel, des compétences et de la performance) et le lieu de contrôle externe, ce dernier se subdivisant fréquemment en croyances relatives à la chance ou au destin et aux autrui puissants (l’influence de la hiérarchie, des réseaux personnels et du népotisme).

Sur le plan des propriétés psychométriques, les études empiriques mettent en évidence une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,85 selon les échantillons et les dimensions retenues. La validité de construit, tant convergente que discriminante, a été démontrée par des corrélations significatives avec l’épuisement professionnel (burnout), la détresse psychologique, la satisfaction au travail et les stratégies de faire-face (coping). La MWLOCS s’impose ainsi comme un outil robuste et contextuellement sensible pour la recherche en psychologie du travail, en comportement organisationnel et en santé publique.

2. Mots-clés / Keywords

Lieu de contrôle au travail, MWLOCS, psychométrie, psychologie organisationnelle, attributions causales, autonomie professionnelle, contrôle perçu, épuisement professionnel, comportement organisationnel, satisfaction au travail, croyances de contrôle, évaluation psychologique.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail a été introduite dans la littérature scientifique par :

  • Gireesh V. Gupchup, Ph.D. : Professeur au Département de pharmacie clinique et administrative, École de pharmacie de l’Université Purdue (au moment des recherches initiales) ; ultérieurement doyen et professeur à la School of Pharmacy de la Southern Illinois University Edwardsville (SIUE). Ses recherches portent sur les résultats de santé, le comportement organisationnel chez les professionnels de santé et la psychométrie appliquée.
  • Alan P. Wolfgang, Ph.D. : Chercheur et professeur associé en administration de la pharmacie à l’Université Purdue (Purdue University, West Lafayette, Indiana, États-Unis). Spécialiste reconnu du stress au travail, du roulement du personnel et de la satisfaction professionnelle chez les praticiens de santé.

L’échelle a également fait l’objet d’extensions empiriques ultérieures par divers chercheurs en psychologie sociale et organisationnelle, notamment par Phillip Lipka (2010) à l’Université de Clemson, qui a analysé son comportement métrique au sein de populations diversifiées confrontées aux dynamiques d’inclusion et de discrimination sur le lieu de travail.

4. Objectif / Purpose

La conception de la MWLOCS répond à une nécessité méthodologique et théorique centrale en psychologie du travail et des organisations : pallier le manque de spécificité contextuelle des mesures globales du lieu de contrôle. Bien que l’échelle généraliste de Julian B. Rotter (1966) ait constitué une avancée majeure, de nombreuses recherches ont démontré que les attentes de contrôle généralisées présentent une validité prédictive modérée lorsqu’elles sont appliquées à des comportements spécifiques dans un domaine précis de la vie, tel que l’environnement professionnel.

L’objectif fondamental de la MWLOCS est de quantifier la mesure dans laquelle les employés attribuent les résultats professionnels (obtentions d’augmentations de salaire, promotions, attribution de responsabilités hiérarchiques, accomplissement des tâches, reconnaissance de la performance) à leurs propres actions et capacités (contrôle interne) ou à des forces échappant à leur emprise directe (contrôle externe), telles que le hasard, la chance circonstancielle ou le pouvoir arbitraire exercé par les supérieurs et les réseaux d’influence.

Applications en recherche

Dans le domaine académique, la MWLOCS est employée pour analyser les médiateurs et modérateurs des tensions professionnelles. Elle permet d’examiner comment les croyances de contrôle influent sur l’adoption de stratégies de coping actives (centrées sur le problème) versus passives (centrées sur l’évitement ou l’émotion). Les chercheurs l’utilisent également pour étudier les trajectoires de carrière, l’engagement organisationnel, l’intention de démissionner, ainsi que les réactions face aux climats organisationnels délétères ou discriminatoires.

Applications pratiques et organisationnelles

Au niveau diagnostique et managérial, l’outil s’avère précieux pour les praticiens en santé au travail, les consultants en ressources humaines et les psychologues cliniciens du travail. Il aide à identifier les individus vulnérables au sentiment d’impuissance acquise (learned helplessness). Dans les contextes de réorganisation d’entreprise, d’implantation de nouvelles technologies ou de restructuration managériale, mesurer le lieu de contrôle au travail permet d’adapter les programmes d’accompagnement au changement, d’optimiser l’encadrement pédagogique et de promouvoir un environnement favorisant l’empowerment et l’autodétermination.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit du « lieu de contrôle » (Locus of Control) fait référence au système d’attentes généralisées qu’un individu entretient quant aux facteurs déterminant les événements qui lui arrivent. Dans la MWLOCS, ce construit est opérationnalisé de façon spécifique au domaine professionnel à travers 20 énoncés qui recouvrent trois sous-dimensions conceptuelles fondamentales :

1. Le contrôle interne au travail (Internality)

Cette dimension reflète la conviction que le succès, la trajectoire professionnelle et la maîtrise du quotidien professionnel découlent directement de l’effort, des compétences personnelles, de la persévérance et de l’initiative individuelle. Un travailleur présentant un niveau élevé d’internalité perçoit un lien causal direct entre son investissement personnel et les rétributions qu’il obtient.

  • Exemples d’expressions du construit : La certitude de pouvoir accomplir ce que l’on entreprend (Item 2), la croyance que la promotion ou les récompenses sont fonction de la performance réelle (Item 11, Item 14), ou encore l’idée que le poste occupé dépend de ce que l’on en fait soi-même (Item 1).
  • Implications comportementales : Les individus internes ont tendance à faire preuve de proactivité, à développer des compétences métacognitives de régulation du travail et à négocier activement leurs conditions d’exercice avec leur encadrement (Item 4, Item 15).

2. Le contrôle externe lié à la chance ou à la fatalité (Chance / Luck)

Cette composante évalue la tendance à attribuer les événements de carrière à la chance, au hasard, à la fatalité ou au fait d’être « au bon endroit au bon moment ». L’individu estime que les résultats favorables ou défavorables sont imprévisibles et échappent à sa volonté ou à ses efforts rationnels.

  • Exemples d’expressions du construit : Penser que l’obtention de promotions (Item 9) ou d’augmentations (Item 6) relève de la bonne fortune, ou considérer qu’il est vain de planifier à long terme dans son travail car les choses dépendent du sort (Item 18, Item 20).
  • Implications comportementales : Une externalité élevée orientée vers la chance est fréquemment corrélée à une résignation passive, à un faible sentiment d’auto-efficacité et à un risque accru de détresse psychologique face aux stresseurs professionnels chroniques.

3. Le contrôle externe lié aux autrui puissants (Powerful Others / Socio-political control)

Cette dimension mesure la perception selon laquelle la réussite et la progression professionnelle sont déterminées par des personnes détenant une autorité formelle ou un pouvoir informel (supérieurs hiérarchiques, collègues influents, réseaux relationnels). Selon cette vision, la conformité sociale, le favoritisme et le capital relationnel prévalent sur le mérite et la compétence intrinsèque.

  • Exemples d’expressions du construit : La croyance qu’il faut avoir des proches bien placés pour décrocher un bon emploi (Item 8), l’idée que « qui l’on connaît » est plus déterminant que « ce que l’on sait faire » (Item 10), ou la nécessité de plaire aux dirigeants pour accéder à des responsabilités de leadership (Item 17).
  • Implications comportementales : Ce sentiment d’assujettissement aux décisions arbitraires d’autrui peut engendrer une anxiété d’évaluation accrue, du cynisme organisationnel et une altération de la motivation intrinsèque.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de la MWLOCS repose sur l’intersection de plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine :

La théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter

Dans sa théorie de l’apprentissage social (1954, 1966), Julian B. Rotter a formalisé le concept de renforcement et de potentiel comportemental. Selon Rotter, la probabilité qu’un comportement donné se produise dans une situation spécifique dépend de deux variables : l’attente que le comportement mène à un renforcement précis, et la valeur accordée à ce renforcement. Le lieu de contrôle représente une « attente généralisée » construite par l’accumulation d’expériences antérieures d’apprentissage. Rotter soulignait cependant que plus une situation est familière et délimitée (comme l’environnement de travail), plus les attentes spécifiques au domaine l’emportent sur les attentes globales.

Le modèle multidimensionnel de Hanna Levenson

Initialement, Rotter concevait le lieu de contrôle comme un continuum unidimensionnel bipolaire opposant internalité et externalité. En 1974, Hanna Levenson a démontré les limites de cette approche binaire en distinguant deux types d’externalité qualitativement différents : la croyance en l’aléa (la chance) et la croyance dans l’influence d’autrui puissants (l’ordre social hiérarchique). La MWLOCS s’inspire directement de cette distinction tripartite (Internality, Powerful Others, Chance – IPC) en l’ancrant dans les mécanismes concrets de l’entreprise (salaires, avancements, relations avec la hiérarchie).

Les apports de Paul E. Spector sur le contrôle au travail

En 1988, Paul E. Spector a développé la Work Locus of Control Scale (WLCS) de 16 items, démontrant empiriquement que le lieu de contrôle spécifique au travail prédisait les attitudes professionnelles (satisfaction, engagement, stress) avec une force statistique nettement supérieure aux échelles généralistes. L’adaptation de Gupchup et Wolfgang (1997) a repris et étendu ces principes opérationnels, en formulant 20 items particulièrement adaptés aux professions qualifiées et aux environnements de services cliniques où l’autonomie professionnelle se heurte aux contraintes des structures organisationnelles.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la MWLOCS a été établie à travers plusieurs cohortes et analyses rigoureuses.

Validité de contenu et d’apparence

Les items ont été construits pour refléter fidèlement les facettes tangibles de la vie professionnelle (décisions hiérarchiques, promotions, gratifications pécuniaires, réalisation des objectifs). Des jurys d’experts en comportement organisationnel et en pharmacie de pratique ont validé la représentativité écologique des items lors de la phase initiale d’élaboration par Gupchup et Wolfgang (1997).

Validité convergente et discriminante

Les études démontrent que la MWLOCS présente des corrélations fortes et cohérentes avec des construits psychologiques théoriquement apparentés :

  • Auto-efficacité professionnelle : Les scores d’internalité sont corrélés positivement avec l’auto-efficacité au travail ($r \approx 0{,}40$ à $0{,}55$, $p < 0{,}001$), confirmant que les individus percevant un contrôle interne se sentent également plus compétents pour relever les défis professionnels.
  • Détresse psychologique et épuisement : Les scores élevés d’externalité (chance et autrui puissants) présentent des corrélations positives significatives avec les sous-échelles d’épuisement émotionnel et de dépersonnalisation du Maslach Burnout Inventory (MBI) ($r$ oscillant entre $0{,}30$ et $0{,}45$).
  • Satisfaction au travail : L’internalité est un prédicteur direct et robuste de la satisfaction globale au travail, tandis que l’externalité est systématiquement associée à une insatisfaction plus marquée et à un désengagement affectif.
  • Validité discriminante : Les analyses corrélationnelles indiquent que la MWLOCS se distingue nettement de traits de personnalité plus larges comme le névrosisme ou l’extraversion de l’inventaire des Big Five, attestant que l’outil capte bien un système de croyances spécifiques et non un affect négatif généralisé.

Validité prédictive

Dans l’étude de Lipka (2010), l’échelle a démontré sa capacité à modérer la relation entre les stresseurs au travail (tels que l’hétérosexisme ou les discriminations perçues) et le bien-être psychologique : les travailleurs possédant un lieu de contrôle interne élevé mobilisaient davantage de comportements d’affirmation et d’adaptation active, modérant ainsi les effets délétères de l’hostilité environnementale.

8. Fidélité / Reliability

Les investigations psychométriques conduites sur la MWLOCS confirment des indices de cohérence interne et de stabilité temporelle conformes aux standards académiques internationaux définis par l’American Psychological Association (APA).

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’étude princeps menée par Gupchup et Wolfgang (1997) auprès d’un échantillon représentatif de pharmaciens en exercice, l’échelle globale a démontré une cohérence interne satisfaisante, avec un coefficient $\alpha$ de Cronbach égal à 0,81. Lorsque l’échelle est scorée de façon dimensionnelle :

  • La sous-échelle d’Internalité présente généralement des alphas compris entre 0,76 et 0,82.
  • La dimension d’Externalité – Chance affiche des valeurs de cohérence interne oscillant entre 0,74 et 0,80.
  • La dimension d’Externalité – Autrui puissants rapporte des indices de fiabilité compris entre 0,72 et 0,78.

Des travaux ultérieurs menés sur des populations d’employés administratifs et de cadres (notamment Lipka, 2010) ont corroboré ces résultats, rapportant des coefficients alpha globaux oscillant de manière stable entre 0,80 et 0,85.

Fidélité test-retest et erreur de mesure

Bien que le lieu de contrôle au travail puisse présenter une certaine malléabilité suite à des interventions organisationnelles ou des changements radicaux d’environnement professionnel, les coefficients de stabilité test-retest mesurés sur des intervalles de quatre à six semaines demeurent élevés ($r_{tt} \approx 0{,}75$ à $0{,}82$), ce qui atteste que l’instrument capture des orientations de contrôle stables tout en restant sensible aux transitions de carrière.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de la MWLOCS a été explorée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), mettant en lumière des structures dimensionnelles particulièrement robustes.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Les extractions factorielles (utilisant la méthode des axes principaux ou du maximum de vraisemblance, associées à des rotations obliques de type Promax ou Direct Oblimin pour tenir compte des intercorrélations théoriques entre facteurs) identifient typiquement deux à trois composantes majeures expliquant plus de 45 % à 55 % de la variance totale :

  • Modèle bipolaire classique : Les items 1, 2, 3, 4, 7, 11, 14, 15, 16 et 19 saturent fortement sur un premier facteur étiqueté Lieu de contrôle interne (avec des saturations factorielles comprises entre 0,45 et 0,78). Les items 5, 6, 8, 9, 10, 12, 13, 17, 18 et 20 saturent sur un second facteur désigné Lieu de contrôle externe (saturations entre 0,42 et 0,75).
  • Modèle tripartite (Levensonien) : Lorsque trois facteurs sont extraits conformément au cadre conceptuel d’origine, le pôle externe se scinde nettement en un facteur de « Chance/Fatalité » (regroupant les items 5, 6, 9, 13, 18, 20) et un facteur d’« Autrui puissants/Réseaux » (regroupant les items 8, 10, 12, 17).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles démontrent que le modèle hiérarchique ou à trois facteurs corrélés offre souvent un ajustement statistique supérieur au modèle unidimensionnel strict. Les indices de validité d’ajustement habituellement rapportés dans la littérature présentent les valeurs suivantes :

  • $\chi^2 / \text{dl} < 2{,}5$ ;
  • Comparative Fit Index (CFI) $ge 0{,}91$ ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0{,}90$ ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0{,}06$ (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,045 et 0,072) ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le 0{,}058$.

Ces données confirment l’invariance métrique de l’échelle à travers divers contextes sectoriels et sociodémographiques.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé à passation individuelle ou collective :

  • Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté).
  • Domaine d’application : Psychologie du travail, comportement organisationnel, ergonomie cognitive, gestion des ressources humaines, santé publique.
  • Nombre total d’items : 20 items rédigés sous forme d’affirmations affirmatives ou conditionnelles concernant la vie professionnelle.
  • Format de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points :
    • 1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Disagree (En désaccord)
    • 3 = Neither disagree nor agree (Ni en désaccord ni d’accord)
    • 4 = Agree (D’accord)
    • 5 = Strongly agree (Fortement d’accord)
  • Procédure de cotation et de scoring :
    • Scoring global d’externalité : Lorsque l’échelle est utilisée de manière unidimensionnelle pour mesurer l’externalité globale, les items internes (1, 2, 3, 4, 7, 11, 14, 15, 16, 19) font l’objet d’un recodage inversé ($1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1$), puis la somme de l’ensemble des 20 items est calculée (score total variant de 20 à 100). Un score élevé traduit un lieu de contrôle fortement externe.
    • Scoring multidimensionnel : Les scores moyens ou cumulés peuvent être calculés indépendamment pour la dimension Interne (10 items), la dimension Chance (6 items : 5, 6, 9, 13, 18, 20) et la dimension Autrui puissants (4 items : 8, 10, 12, 17).
  • Temps de passation : Environ 5 à 8 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1997 (publication fondatrice de Gupchup & Wolfgang dans Psychological Reports).
  • Statut des droits d’auteur : Les droits d’exploitation initiaux ont été gérés par la revue Psychological Reports (Ammons Scientific / SAGE Publications). Toutefois, l’instrument lui-même a été mis à disposition dans le cadre de recherches universitaires publiques.
  • Conditions d’utilisation et tarification : L’utilisation de la MWLOCS est généralement gratuite et libre de droits pour la recherche académique non commerciale, l’enseignement et les travaux de thèses/mémoires, à la condition expresse de citer formellement les auteurs de référence (Gupchup & Wolfgang, 1997).
  • Utilisation commerciale et conseil : Toute intégration de l’outil dans des plateformes payantes d’évaluation des ressources humaines ou des prestations de conseil commercial nécessite de vérifier les droits d’usage auprès des auteurs ou des ayants droit académiques correspondants.

12. Références / References

Les travaux académiques suivants constituent les fondements théoriques et métrologiques de la MWLOCS :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 1 = strongly disagree, 2 = disagree, 3 = neither disagree nor agree, 4 = agree, 5 = strongly agree

  1. My job is what I make of it.
  2. On my job, I can pretty much accomplish whatever I set out to accomplish.
  3. If I know what I want out of a job, I can find a job that gives it to me.
  4. If I were unhappy about a decision made by my boss, I would do something about it.
  5. Getting the job I want is a matter of luck.
  6. Getting a salary raise is primarily a matter of good fortune.
  7. I am capable of doing my job well if I make the effort.
  8. In order to get a really good job I would need to have family members or friends in high places.
  9. I believe that promotions are usually a matter of good fortune.
  10. When it comes to landing a really good job, who I know is more important than what I do.
  11. I would be given a promotion based on how I perform on the job.
  12. In order to get a salary raise I would have to know the right people.
  13. For me to be an outstanding employee on most jobs, it would take a lot of luck.
  14. Getting rewarded on my job would depend on how well I perform.
  15. When required I can have a good deal of influence on my supervisor.
  16. When I make plans on my job, I am almost certain to make them work.
  17. Although I might have the necessary abilities, I will not be given leadership responsibilities without appealing to those in positions of power.
  18. It’s not always wise for me to plan ahead on the job because things turn out to be a matter of good or bad fortune.
  19. When I get what I want on a job, it’s usually because I worked hard for it.
  20. Whether or not I advance on the job depends on whether I’m lucky enough to be in the right place at the right time.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-modifiee-lieu-de-controle-travail-mwlocs/
Looti, Mohammed. “Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-modifiee-lieu-de-controle-travail-mwlocs/.
Looti, Mohammed. “Échelle modifiée du lieu de contrôle au travail.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-modifiee-lieu-de-controle-travail-mwlocs/.