1. Résumé / Abstract
L’Échelle de lieu de contrôle de la sécurité aérienne (en anglais, Aviation Safety Locus of Control scale ou ASLOC) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé spécifiquement pour le domaine aéronautique par le chercheur David R. Hunter en 2001, sous l’égide de la Federal Aviation Administration (FAA). Cet outil est conçu pour évaluer les croyances d’un pilote concernant l’origine des événements liés à la sécurité des vols, aux incidents et aux accidents aériens. L’échelle s’inspire directement du construit de lieu de contrôle (locus of control) initialement conceptualisé par Julian B. Rotter, en l’adaptant aux spécificités environnementales, cognitives et opérationnelles de l’aviation civile et militaire.
L’instrument comprend deux sous-échelles orthogonales distinctes composées chacune de 10 items, totalisant un corpus de 20 items mesurés via une échelle de Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La sous-échelle de Lieu de contrôle interne (Internal Locus of Control) mesure la propension du pilote à attribuer la survenue des incidents et le maintien de la sécurité à ses propres compétences, à sa vigilance, au respect strict des procédures opérationnelles standardisées (SOP) et à son jugement personnel. À l’inverse, la sous-échelle de Lieu de contrôle externe (External Locus of Control) évalue la tendance à imputer les événements indésirables à des facteurs hors de portée de l’aviateur, tels que la fatalité, la chance, les dysfonctionnements mécaniques imprévisibles, les défaillances réglementaires ou les conditions météorologiques défavorables.
Sur le plan psychométrique, les analyses initiales conduites auprès d’un échantillon représentatif de 477 pilotes ont révélé une cohérence interne acceptable, avec des coefficients alpha de Cronbach de 0,69 pour la dimension interne et de 0,63 pour la dimension externe. Des études ultérieures, notamment conduites dans des contextes militaires et transculturels (telles que les investigations de Joseph et Ganesh en 2006 auprès de pilotes de l’armée de l’air indienne), ont confirmé la structure bifactorielle de l’outil et sa pertinence prédictive relative à la prise de risque aéronautique et à l’implication dans des incidents opérationnels.
2. Mots-clés / Keywords
Lieu de contrôle de la sécurité aérienne, ASLOC, psychologie aéronautique, facteurs humains, sécurité aérienne, prise de risque, biais d’attribution, évaluation psychométrique, prise de décision du pilote, David R. Hunter.
3. Auteurs / Authors
L’échelle ASLOC a été conçue et standardisée par le chercheur américain David R. Hunter, Ph.D. Au moment de l’élaboration de l’outil en 2001 et de sa publication formelle en 2002, le Dr Hunter exerçait en tant que chercheur principal en facteurs humains au sein du Civil Aerospace Medical Institute (CAMI) et de la Federal Aviation Administration (FAA), basée à Oklahoma City et Washington D.C., États-Unis (Contact institutionnel historique : [email protected]).
Des travaux de validation complémentaires et des adaptations transculturelles ont été menés par d’autres équipes internationales de médecine aérospatiale, notamment par le Wing Commander C. Joseph et le Group Captain A. Ganesh au sein de l’Institute of Aerospace Medicine de l’armée de l’air indienne (Bangalore, Inde), ainsi que par divers spécialistes des facteurs humains dans l’aviation civile et commerciale.
4. Objectif / Purpose
Le transport aérien est un système socio-technique complexe dans lequel plus de 70 à 80 % des incidents et accidents résultent, directement ou indirectement, de défaillances liées aux facteurs humains. Historiquement, la recherche sur les attitudes et la personnalité des aviateurs a cherché à isoler les déterminants individuels qui prédisposent certains professionnels à commettre des erreurs de jugement, à contourner des règles de sécurité élémentaires ou à sous-estimer des risques imminents. L’objectif fondamental de l’ASLOC est de fournir une mesure psychométrique standardisée, brève et théoriquement robuste des dispositions attributions du pilote appliquées strictement au contexte de la sécurité en vol.
Dans le domaine général de la psychologie, les échelles globales de lieu de contrôle de Rotter ont montré des limites substantielles lorsqu’il s’agit de prédire des comportements spécifiques dans des contextes hautement spécialisés, comme le démontrent les travaux pionniers de Jones et Wuebker (1985) sur le Safety Locus of Control général en milieu industriel. L’ASLOC répond à cette limitation en contextualisant les énoncés : elle n’interroge pas la maîtrise générale de la vie quotidienne, mais l’efficacité perçue des actions de pilotage face au risque de crash, à la gestion des listes de vérification (checklists), à l’application des consignes des régulateurs (tels que la FAA ou l’EASA) et au comportement en situation de vol non supervisé.
Les applications de l’ASLOC s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :
- Recherche en sécurité des transports : L’outil permet de modéliser les relations entre l’orientation cognitive (interne vs externe), les attitudes face au risque (telles que définies par les cinq attitudes anti-autoritaires, impulsives, invulnérables, machistes et résignées répertoriées par la FAA) et la fréquence d’implication dans des incidents réels ou simulés.
- Sélection et orientation professionnelle : Bien que l’outil ne soit généralement pas utilisé isolément pour l’exclusion de candidats en raison du risque de désirabilité sociale, il offre des données diagnostiques complémentaires précieuses pour identifier les profils manifestant une résignation excessive (orientation externe pathologique).
- Conception des programmes d’entraînement CRM (Crew Resource Management) : L’ASLOC aide à personnaliser les interventions pédagogiques. Un pilote présentant un locus de contrôle externe prononcé tirera un bénéfice particulier de modules démontrant objectivement l’impact déterminant de la conscience situationnelle et de la rigueur procédurale sur la neutralisation des pannes matérielles.
5. Construit psychologique / Construct
L’ASLOC opérationnalise le concept de lieu de contrôle tel qu’appliqué au domaine hautement régulé et à haut risque de l’aviation. Conformément aux théories dimensionnelles de la causalité perçue, l’échelle traite le construit non pas comme un continuum bipolaire unique et antagoniste, mais comme deux dimensions distinctes et partiellement orthogonales : le Lieu de contrôle interne et le Lieu de contrôle externe.
Dimension 1 : Lieu de contrôle interne (Internal Locus of Control)
Cette dimension reflète la conviction fondamentale du pilote que la sécurité des vols, la prévention des pannes graves et l’issue d’une situation anormale dépendent principalement de ses propres actions, de son niveau de compétence, de sa discipline procédurale et de sa rigueur cognitive. Un score élevé sur cette sous-échelle dénote un sens aigu de la responsabilité personnelle et une croyance en l’efficacité de la gestion du risque.
Les items de cette sous-échelle mesurent notamment :
- La conviction que le respect strict des règlements et des listes de vérification suffit à prévenir la grande majorité des accidents d’aviation.
- L’adhésion à l’idée que les accidents résultent de l’inattention, du manque d’intérêt pour la sécurité ou d’erreurs humaines évitables de la part des équipages.
- Le soutien à des sanctions disciplinaires rigoureuses pour les pilotes négligeant les équipements de sécurité ou adoptant des conduites inconsidérées (« horsing around »).
- La reconnaissance explicite d’un lien direct et proportionnel entre la prudence manifestée dans le cockpit et l’historique d’accidents de l’aviateur.
Dimension 2 : Lieu de contrôle externe (External Locus of Control)
À l’opposé, la dimension externe capture la tendance à attribuer la causalité des accidents et incidents à des forces indépendantes de la volonté du pilote. Ces forces incluent la fatalité (destin, malchance), la défaillance aléatoire des équipements mécaniques, les insuffisances des organismes de surveillance réglementaire (tels que la FAA) ou l’inévitabilité statistique des incidents lors de la pratique opérationnelle.
Un score élevé dans cette sous-échelle reflète souvent un sentiment d’impuissance acquise ou de résignation face aux événements critiques, caractérisé par des affirmations telles que « La plupart des accidents ne peuvent pas être évités » ou « Éviter les accidents est une question de chance ». Dans le cockpit, une telle disposition psychologique peut engendrer une baisse de la vigilance active, une passivité lors des dégradations de vol, ou une prédisposition à justifier des raccourcis opérationnels en considérant que les précautions temporelles entravent inutilement l’accomplissement de la mission.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le socle théorique de l’ASLOC prend sa source dans la théorie de l’apprentissage social formulée par Julian Rotter (1954, 1966). Selon ce paradigme fondamental de la psychologie cognitive et comportementale, le potentiel d’apparition d’un comportement spécifique dans une situation donnée est une fonction conjointe de l’attente que ce comportement mènera à un renforcement spécifique, et de la valeur accordée à ce renforcement.
Rotter a introduit la notion d’attentes généralisées de contrôle : les individus diffèrent systématiquement dans la manière dont ils perçoivent le lien causal entre leurs propres caractéristiques ou conduites (contrôle interne) et les récompenses ou sanctions qu’ils reçoivent de l’environnement (contrôle externe). Dans les décennies suivantes, des chercheurs tels que Kenneth Wallston (auteur de la Multidimensional Health Locus of Control scale) ont apporté la preuve empirique que le lieu de contrôle n’est pas purement généralisé, mais s’organise en structures spécifiques au domaine concerné (santé, milieu de travail, conduite automobile).
Dans le secteur de la sécurité industrielle, Jones et Wuebker (1985) ont développé la Safety Locus of Control Scale, démontrant que les employés percevant la sécurité au travail comme dépendant de leurs propres attitudes affichaient significativement moins d’accidents du travail avec arrêt que ceux attribuant les risques à la malchance ou à la fatalité. David R. Hunter a transposé ce cadre au paradigme décisionnel de l’aviation. Dans le cockpit, les conséquences d’une défaillance sont souvent catastrophiques. La perception qu’a le pilote de sa propre capacité d’action face à un système technologique extrêmement complexe est primordiale.
L’ASLOC s’articule également avec le Modèle de causalité des accidents de James Reason (le célèbre modèle du « fromage suisse ») et les travaux sur la Conscience de la Situation (Endsley, 1995). Si un pilote adhère à une vision purement externaliste, il percevra les barrières de défense du système comme indépendantes de sa responsabilité immédiate, augmentant la probabilité que les « trous » d’alignement des défaillances latentes ne soient pas interceptés par une action humaine proactive.
7. Validité / Validity
L’évaluation des propriétés de validité de l’ASLOC repose sur plusieurs corpus de données issus de l’aviation civile américaine et de forces armées internationales.
Validité de construit
La validité de construit a été documentée lors du développement initial par Hunter (2002). L’analyse a démontré que les items se regroupent de manière cohérente autour de deux construits indépendants plutôt que le long d’un axe unique inversé. Cela corrobore la position théorique moderne selon laquelle un individu peut simultanément reconnaître la valeur de l’effort personnel (internalité) tout en reconnaissant l’existence de facteurs de risque systémiques échappant à son influence (externalité réaliste vs externalité fataliste).
Validité convergente et corrélations attitudinales
L’ASLOC a été corrélée avec les batteries d’évaluation des attitudes dangereuses de la FAA. Les recherches ont mis en évidence des corrélations négatives significatives entre le score d’internalité de l’ASLOC et l’attitude d’« invulnérabilité » ou de « résignation ». Inversement, la sous-échelle externe présente une corrélation positive élevée avec l’attitude de « résignation » du modèle de pilotage de la FAA (« What’s the use? It won’t make any difference anyway »), attestant d’une excellente validité convergente théorique.
Validité différentielle et transculturelle
L’étude menée par Joseph et Ganesh (2006) sur un groupe de pilotes militaires de l’armée de l’air indienne a examiné la validité différentielle de l’ASLOC selon l’expérience de vol (heures totales de vol) et le type de plateforme opérationnelle (avions de chasse, avions de transport, hélicoptères). Leurs résultats ont montré que les pilotes d’aéronefs à hautes performances (chasseurs) présentaient des scores de lieu de contrôle interne significativement plus élevés et des scores d’externalité plus faibles que les pilotes d’appareils de transport polyvalents, reflétant l’exigence d’autonomie décisionnelle immédiate propre au combat aérien monoplace.
Validité prédictive et critères opérationnels
Bien que la prédiction directe d’accidents réels soit statistiquement complexe en raison de la rareté relative de ces événements dans les populations d’aviateurs, Hunter (2002) a observé des relations significatives entre les scores d’externalité et la propension à s’engager dans des comportements de vol à risque rapportés par auto-évaluation (hazardous events involvement). Les pilotes ayant des scores d’externalité élevés rapportent une probabilité accrue d’avoir enfreint les minimums météorologiques VFR (Visual Flight Rules) ou d’avoir délibérément différé l’usage d’une checklist complète.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne de l’ASLOC a été mesurée dans plusieurs échantillons indépendants :
- Échantillon de standardisation de la FAA (Hunter, 2001, 2002) : Sur une cohorte de 477 pilotes de l’aviation générale et commerciale, le coefficient alpha de Cronbach obtenu était de 0,69 pour la sous-échelle interne (10 items) et de 0,63 pour la sous-échelle externe (10 items). Bien que ces valeurs se situent dans la limite inférieure acceptable pour la recherche en sciences comportementales (seuil de 0,70 recommandé pour les décisions cliniques ou de sélection individuelle), elles sont comparables à celles observées sur d’autres échelles de locus de contrôle appliquées à des contextes professionnels ciblés.
- Échantillon militaire de Joseph et Ganesh (2006) : Dans leur évaluation auprès de 100 aviateurs militaires, les indices de fidélité par consistance interne ont oscillé autour de valeurs similaires (alpha avoisinant 0,65 à 0,71), confirmant la stabilité métrique de la structure sur une population culturelle et professionnelle différente.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Les études de suivi indiquent que le locus de contrôle de la sécurité aérienne présente une stabilité temporelle modérée à forte sur des intervalles de plusieurs mois chez des pilotes expérimentés, témoignant d’une caractéristique attitudinale stable plutôt que d’un simple état émotionnel transitoire. Néanmoins, cette disposition reste modifiable à la suite d’un événement traumatique (incident de vol sévère) ou d’une formation CRM intensive axée sur l’analyse causale.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de l’ASLOC a été établie par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par analyse factorielle confirmatoire (AFC) :
Structure factorielle originale
Lors de la conception par David R. Hunter, un ensemble d’items candidats a été soumis à une analyse en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale de type Varimax. L’hypothèse de base reposait sur l’indépendance statistique des dimensions d’internalité et d’externalité. Deux facteurs majeurs ont émergé clairement du graphique des valeurs propres (scree test de Cattell) :
- Facteur 1 (Lieu de contrôle interne) : Regroupe les items exprimant la causalité liée à la vigilance personnelle, au rôle critique du pilote dans l’interception des défaillances et à l’importance de l’observance rigoureuse des procédures. Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent typiquement entre 0,40 et 0,68 sur ce facteur primaire, avec des saturations croisées minimes sur le facteur opposé.
- Facteur 2 (Lieu de contrôle externe) : Regroupe les items renvoyant à la chance, à la fatalité imprévisible, aux pannes matérielles incontrôlables et aux insuffisances administratives du régulateur (FAA). Les saturations sur ce facteur oscillent entre 0,38 et 0,65.
Confirmations et ajustements du modèle
Les modélisations par équations structurelles réalisées sur des données d’aviateurs ont montré que le modèle bifactoriel orthogonal offre un ajustement significativement supérieur à celui d’un modèle unidimensionnel bipolaire (dans lequel l’internalité représenterait le pôle opposé de l’externalité). L’indice de corrélation inter-facteurs entre les deux dimensions est généralement faible à modéré négatif (-0,15 à -0,28), confirmant que l’atténuation du locus externe n’implique pas mécaniquement une augmentation équivalente du locus interne.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’ASLOC est un questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé, conçu pour une administration individuelle ou collective rapide.
- Format du test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
- Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.
- Nombre total d’items : 20 items (10 items internes et 10 items externes).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points :
- 1 : Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
- 2 : Plutôt pas d’accord (Disagree)
- 3 : Neutre / Indécis (Neutral / Undecided)
- 4 : Plutôt d’accord (Agree)
- 5 : Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
- Modalités de cotation et de calcul des scores :
- L’instrument ne calcule pas de score global unique sommatif, car les deux dimensions sont traitées de manière indépendante.
- Score de Lieu de Contrôle Interne (ASLOC-I) : Somme brute des 10 items assignés à l’internalité (plage possible de 10 à 50 points). Un score élevé indique une forte responsabilisation et une adhésion au primat du comportement humain dans la sécurité des vols.
- Score de Lieu de Contrôle Externe (ASLOC-E) : Somme brute des 10 items assignés à l’externalité (plage possible de 10 à 50 points). Un score élevé signale une tendance marquée au fatalisme, à l’externalisation de la causalité ou à la sous-estimation de la marge de manœuvre du pilote.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2001 (publication formelle des données empiriques en 2002).
- Propriété intellectuelle et droits : L’outil a été développé par David R. Hunter dans le cadre de ses fonctions de recherche au sein d’une agence fédérale du gouvernement des États-Unis (FAA – Federal Aviation Administration). En conséquence, le document source et la grille originale relèvent du domaine public (US Public Domain work) conformément à la législation fédérale américaine sur le droit d’auteur.
- Frais d’utilisation (Tarifs) : L’utilisation de l’ASLOC est entièrement gratuite (aucun coût d’acquisition de licence ni de redevance par passation) pour les activités académiques, la recherche fondamentale en facteurs humains, ainsi que pour les initiatives pédagogiques au sein des aéro-clubs et des centres de formation aéronautique.
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont tenus de citer rigoureusement la publication originale de Hunter (2002) dans tout rapport ou communication scientifique faisant usage de l’instrument.
12. Références / References
Les sources bibliographiques suivantes constituent les publications fondamentales relatives au développement et à l’application de l’ASLOC et de ses cadres conceptuels associés :
- Endsley, M. R. (1995). Toward a theory of situation awareness in dynamic systems. Human Factors: The Journal of the Human Factors and Ergonomics Society, 37(1), 32–64. https://doi.org/10.1518/001872095779049543
- Hunter, D. R. (2002). Development of an aviation safety locus of control scale. Aviation, Space, and Environmental Medicine, 73(12), 1184–1188. PubMed PMID: 12498546
- Jones, J. W., & Wuebker, L. (1985). Development and validation of the safety locus of control scale. Perceptual and Motor Skills, 61(1), 151–161. https://doi.org/10.2466/pms.1985.61.1.151
- Joseph, C., & Ganesh, A. (2006). Aviation safety locus of control in Indian aviators. Indian Journal of Aerospace Medicine, 50(1), 14–21. Lien d’accès archivé
- Reason, J. (1990). Human Error. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9781139062367
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items originaux de l’échelle ASLOC (Hunter, 2001, 2002) sont présentés ci-dessous dans leur langue originale anglaise d’administration standardisée. Les consignes destinées au pilote demandent d’indiquer son degré d’accord avec chacune des propositions en utilisant l’échelle de réponse suivante : 1 = Strongly Disagree, 2 = Disagree, 3 = Neutral / Undecided, 4 = Agree, 5 = Strongly Agree.
- If pilots follow all the rules and regulations, they can avoid many aviation accidents. [Internal]
- Accidents are usually caused by unsafe equipment and poor safety regulations. [External]
- Pilots should lose their license if they periodically neglect to use safety devices (for example, seat belts, checklists, etc.) that are required by regulation. [Internal]
- Accidents and injuries occur because pilots do not take enough interest in safety. [Internal]
- Avoiding accidents is a matter of luck. [External]
- Most accidents and incidents can be avoided if pilots use proper procedures. [Internal]
- Most accidents and injuries cannot be avoided. [External]
- Most accidents are due to pilot carelessness. [Internal]
- Most pilots will be involved in accidents or incidents which result in aircraft damage or personal injury. [External]
- Pilots should be fined if they have an accident or incident while “horsing around”. [Internal]
- Most accidents that result in injuries are largely preventable. [Internal]
- Pilots can do very little to avoid minor incidents while working. [External]
- Whether people get injured or not is a matter of fate, chance, or luck. [External]
- Pilots’ accidents and injuries result from the mistakes they make. [Internal]
- Most accidents can be blamed on poor FAA oversight. [External]
- Most injuries are caused by accidental happenings outside people’s control. [External]
- People can avoid getting injured if they are careful and aware of potential dangers. [Internal]
- It is more important to complete a flight than to follow a safety precaution that costs more time. [External]
- There is a direct connection between how careful pilots are and the number of accidents they have. [Internal]
- Most accidents are unavoidable. [External]
Scoring Configuration
Internal Subscale Items (10 items): Item 1, Item 3, Item 4, Item 6, Item 8, Item 10, Item 11, Item 14, Item 17, Item 19
External Subscale Items (10 items): Item 2, Item 5, Item 7, Item 9, Item 12, Item 13, Item 15, Item 16, Item 18, Item 20