1. Résumé / Abstract
L’Échelle de Lieu de Contrôle pour Adultes de Nowicki-Strickland (en anglais, Adult Nowicki-Strickland Locus of Control Scale ou ANS-LOC) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer les attentes généralisées d’un individu quant à la source de contrôle de ses renforcements et des événements de son existence. Développée par les psychologues cliniciens Stephen Nowicki Jr. et Bonnie R. Strickland au début des années 1970, cette échelle fait suite directe à leur instrument pionnier destiné aux enfants (Children’s Nowicki-Strickland Internal-External Control Scale, CNSIE). L’ANS-LOC repose sur la théorie de l’apprentissage social de Julian B. Rotter et vise à positionner le sujet sur un continuum bipolaire allant d’un lieu de contrôle interne (la conviction que les succès et les échecs résultent de ses propres actions, compétences et efforts) à un lieu de contrôle externe (la conviction que les contingences de la vie dépendent de la chance, du destin, du hasard ou d’autrui puissant).
Composée de 40 items dichotomiques sollicitant une réponse par « Oui » ou « Non », l’échelle a été conçue pour surmonter les limitations linguistiques et méthodologiques de l’échelle d’I-E de Rotter (1966), notamment sa formulation complexe à choix forcé et sa sensibilité potentielle à la désirabilité sociale. L’ANS-LOC présente des propriétés psychométriques robustes dans des populations variées d’adultes et d’étudiants, affichant une fidélité par découpage (split-half) oscillant entre 0,74 et 0,86, une consistance interne modérée à élevée (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,69 et 0,81) et une stabilité temporelle satisfaisante au test-retest (r compris entre 0,65 et 0,83). Sa validité de construit est étayée par des corrélations modérées à fortes avec d’autres échelles de contrôle, des mesures d’anxiété, de dépression, d’adaptation académique et de comportements de santé. Cet article propose une analyse approfondie de l’ANS-LOC, articulant ses fondements théoriques, sa structure factorielle, ses qualités métrologiques et son protocole d’administration.
2. Mots-clés / Keywords
Lieu de contrôle, Locus de contrôle interne-externe, ANS-LOC, Stephen Nowicki, Bonnie Strickland, Julian Rotter, Théorie de l’apprentissage social, Psychométrie, Attentes généralisées, Évaluation de la personnalité, Fatalisme, Sentiment d’efficacité, Renforcement comportemental.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et standardisée par :
- Stephen Nowicki, Jr., Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université Emory (Atlanta, Géorgie, États-Unis). Spécialiste reconnu de la psychologie clinique, du développement de l’enfant et de la communication non verbale, il a consacré une part majeure de ses recherches opérationnelles à l’évaluation du locus de contrôle tout au long du cycle de vie.
- Bonnie R. Strickland, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie à l’Université du Massachusetts à Amherst (États-Unis), ancienne présidente de l’American Psychological Association (APA, Division 35 et présidence générale en 1987). Ses travaux pionniers ont exploré les liens entre le contrôle perçu, la santé mentale, les mouvements pour les droits civiques et les déterminants socioculturels de la personnalité.
Des versions adaptées et des validations ultérieures ont également été conduites en collaboration étroite avec le Dr Marshall P. Duke (Université Emory), notamment pour les formes destinées aux populations non collégiales et aux personnes âgées.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’ANS-LOC est de quantifier le degré auquel un individu perçoit un lien causal direct entre ses propres comportements et les rétributions, réussites ou sanctions qui en découlent dans son environnement. Au moment de son développement au début des années 1970, l’instrument dominant pour mesurer ce construit chez les adultes était l’échelle Internal-External Locus of Control Scale de Rotter (1966). Toutefois, bien que théoriquement fondamentale, l’échelle de Rotter présentait des contraintes pratiques substantielles : un format à choix forcé de 29 paires d’énoncés (dont six items leurres) complexe sur le plan syntaxique, un niveau de lecture relativement élevé rendant le test inadapté aux sujets peu scolarisés, et une forte charge politique ou idéologique dans certains items (par exemple, des questions portant sur les affaires internationales ou le gouvernement), ce qui risquait de confondre le locus de contrôle personnel avec des croyances sociopolitiques globales.
Nowicki et Strickland ont donc développé l’ANS-LOC avec des visées méthodologiques et appliquées spécifiques :
- Accessibilité cognitive et syntaxique : Formuler des énoncés simples, clairs et ancrés dans les réalités quotidiennes (relations interpersonnelles, réussite professionnelle ou académique, santé, résolution de problèmes) accessibles à des adultes issus de milieux socioculturels et d’âges variés.
- Format dichotomique univoque : Utiliser une modalité binaire « Oui/Non » limitant l’ambiguïté interprétative et réduisant la fatigue cognitive des répondants par rapport aux items à choix forcés complexes.
- Applications cliniques : Permettre aux cliniciens de diagnostiquer les profils de résignation acquise, d’impuissance et d’externalité excessive associés à des troubles dépressifs majeurs, à des troubles anxieux ou à des dysfonctionnements relationnels. Les patients affichant une externalité élevée ont tendance à se percevoir comme des victimes impuissantes des circonstances, ce qui guide le choix d’interventions cognitivo-comportementales visant la réattribution causale et le renforcement du sentiment d’auto-efficacité.
- Recherche en psychologie de la santé et du travail : Fournir aux chercheurs un instrument robuste pour prédire l’adhésion thérapeutique, les comportements de prévention (nutrition, exercice, arrêt du tabac), ainsi que l’engagement organisationnel et la résistance au stress en milieu professionnel.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’ANS-LOC est le locus de contrôle (ou lieu de maîtrise), défini comme une attente généralisée (generalized expectancy) quant à la nature de la relation causale entre le comportement d’un individu et les conséquences qui lui succèdent. Il ne s’agit pas d’un trait typologique rigide divisant l’humanité en deux catégories imperméables, mais d’une variable dimensionnelle continue.
Le pôle d’internalité (Internal Locus of Control)
Les individus orientés vers le pôle interne considèrent que les renforcements positifs ou négatifs sont principalement contingents à leurs propres efforts, à leur travail, à leurs choix délibérés et à leurs capacités intrinsèques. Ils souscrivent à des assertions telles que : « Si quelqu’un étudie assez dur, il ou elle peut réussir dans n’importe quelle matière » (Item 6) ou « La planification préalable permet d’améliorer les résultats » (Item 38). Psychologiquement, les sujets internes manifestent une plus grande propension à l’action proactive, une meilleure tolérance à la frustration, une recherche active d’informations et une prise de responsabilité personnelle face aux échecs. Ils sont moins vulnérables au sentiment d’impuissance acquise mais peuvent, à l’extrême, développer une culpabilité disproportionnée lorsqu’ils font face à des événements objectivement incontrôlables.
Le pôle d’externalité (External Locus of Control)
À l’inverse, les individus orientés vers le pôle externe estiment que les conséquences de leurs actions dépendent de forces échappant à leur contrôle direct. Ces forces sont généralement conceptualisées à travers trois sous-domaines :
- La chance, le hasard et la fatalité : Croyance selon laquelle la vie est régie par la bonne ou mauvaise fortune (ex. Item 3 : « Certaines personnes sont-elles simplement nées chanceuses ? » ; Item 21 concernant le trèfle à quatre feuilles ; Item 29 : « Lorsque de mauvaises choses doivent arriver, elles arriveront quoi que l’on fasse »).
- Autrui puissant (Powerful Others) : Croyance que les figures d’autorité (parents, enseignants, employeurs, institutions) détiennent l’intégralité du pouvoir décisionnel et que toute tentative d’influence est vaine (ex. Item 14 : « Pensez-vous qu’il est presque impossible de faire changer d’avis vos parents ? » ; Item 31).
- L’inutilité de l’effort personnel et la résignation : Sentiment d’impuissance générale face aux conflits interpersonnels ou aux exigences sociales (ex. Item 7 : « La plupart du temps, cela ne vaut pas la peine d’essayer dur parce que les choses ne tournent jamais bien de toute façon » ; Item 36).
Une orientation externe prononcée est fréquemment corrélée à une passivité comportementale, à une faible motivation d’accomplissement, à une anxiété situationnelle accrue et à une dépendance affective ou institutionnelle.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le soubassement conceptuel de l’ANS-LOC réside intégralement dans la théorie de l’apprentissage social formalisée par Julian B. Rotter (1954). Dans ce paradigme, le comportement humain s’articule autour d’une formule prédictive fondamentale :
BPx,s1,Ra = f(Ex,Ra,s1 & RVa,s1)
Le potentiel de comportement (Behavior Potential, BP) menant à un renforcement spécifique (Ra) dans une situation donnée (s1) est une fonction conjointe de l’attente (Expectancy, E) que ce comportement produira effectivement ce renforcement, et de la valeur accordée à ce renforcement (Reinforcement Value, RV). Rotter a postulé que lorsque les individus font face à des situations nouvelles, ambiguës ou complexes, ils ne disposent pas d’attentes spécifiques fondées sur un historique direct ; ils mobilisent alors des attentes généralisées (generalized expectancies).
Le locus de contrôle constitue précisément une attente généralisée régissant la perception de contingence entre les conduites et les renforcements. Nowicki et Strickland (1973) ont enrichi ce modèle en étudiant comment cette attente se développe sur le plan ontogénétique. Durant l’enfance, les individus possèdent naturellement un locus de contrôle davantage orienté vers l’externe en raison de leur dépendance biologique et sociale envers les adultes. À mesure que l’autonomie cognitive, motrice et psychosociale progresse, les individus intériorisent progressivement leur lieu de contrôle, apprenant que leurs efforts produisent des résultats tangibles.
L’ANS-LOC s’inscrit également dans le dialogue théorique avec des concepts adjacents de la psychologie contemporaine :
- Le sentiment d’auto-efficacité d’Albert Bandura (1977) : Alors que l’auto-efficacité évalue la croyance d’un individu en sa capacité à exécuter un comportement spécifique (« Suis-je capable de courir un marathon ? »), le locus de contrôle concerne la croyance que ce comportement mènera au résultat escompté (« Courir ce marathon améliorera-t-il ma santé ou est-ce déterminé par la génétique ? »).
- La théorie de l’impuissance apprise de Martin Seligman (1975) : L’externalité évaluée par l’ANS-LOC présente des parallèles manifestes avec l’attribution causale externe, stable et globale observée chez les sujets exposés à des stimuli aversifs incontrôlables.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’ANS-LOC a été examinée à travers de nombreuses études empiriques depuis sa standardisation par Nowicki et Duke en 1974 :
Validité convergente
L’ANS-LOC démontre une corrélation positive statistiquement significative avec l’échelle de référence de Rotter (Rotter’s I-E Scale). Les coefficients de corrélation de Pearson rapportés dans la littérature oscillent généralement entre r = 0,40 et r = 0,68 selon les échantillons universitaires et communautaires étudiés. Cette corrélation modérée à forte confirme que l’instrument mesure le même construit théorique sous-jacent, tout en capturant une variance idiosyncrasique liée à l’élimination des items à connotation politique.
De plus, des associations significatives ont été établies avec les sous-échelles de contrôle de Hanna Levenson (IPC Scale). L’ANS-LOC est positivement corrélée avec les dimensions « Chance » (Chance, r = 0,45 à 0,55) et « Autrui Puissant » (Powerful Others, r = 0,38 à 0,48), et négativement corrélée avec la dimension de « Contrôle Interne » (Internal Control, r = -0,42 à -0,58).
Validité discriminante
L’un des défis historiques de l’évaluation du locus de contrôle est la contamination potentielle par la désirabilité sociale. Des recherches croisant l’ANS-LOC avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (Marlowe-Crowne Social Desirability Scale) indiquent des corrélations très faibles à non significatives, généralement comprises entre r = -0,05 et r = -0,18, démontrant que l’échelle est remarquablement exempte de biais de présentation de soi favorable. De même, les corrélations avec les mesures de quotient intellectuel (QI) et d’aptitudes verbales générales sont proches de zéro (r < 0,12), assurant que l’instrument évalue bien des croyances de contrôle et non le niveau intellectuel des participants.
Validité de critère et prédictive
L’ANS-LOC prédit de manière consistante divers critères comportementaux et psychologiques :
- Santé mentale et bien-être : Des scores élevés d’externalité sont significativement corrélés avec des niveaux plus élevés d’anxiété-trait (STAI), de dépression (BDI) et de détresse psychologique générale.
- Performance académique : Chez les étudiants, une orientation interne (score faible à l’ANS-LOC) prédit une moyenne générale (GPA) plus élevée, de meilleures stratégies de gestion du temps et une persévérance accrue face aux tâches difficiles.
- Conduites de santé : Les scores internes sont associés à une meilleure conformité aux traitements médicaux, au port de la ceinture de sécurité, à l’activité physique régulière et à une probabilité plus élevée de réussite lors de programmes de sevrage tabagique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de l’ANS-LOC a fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès de vastes cohortes collégiales et adultes non étudiantes :
Consistance interne et fidélité par découpage
Dans l’étude princeps de standardisation de Nowicki et Duke (1974), la fidélité par découpage de moitié (split-half reliability), corrigée par la formule de Spearman-Brown, variait de r = 0,74 à r = 0,86 chez les étudiants universitaires, et atteignait environ r = 0,76 dans un échantillon d’adultes de la population générale. Les estimations de consistance interne mesurées via la formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20) ou le coefficient alpha de Cronbach se situent habituellement entre α = 0,69 et α = 0,81. Bien que ces valeurs soient légèrement modérées en raison de l’hétérogénéité des situations couvertes par les 40 items (allant des relations interpersonnelles aux croyances superstitieuses), elles répondent aux normes conventionnelles pour des échelles de personnalité à items dichotomiques.
Stabilité test-retest
La fidélité temporelle a été documentée sur divers intervalles :
- Sur un intervalle de six à sept semaines, le coefficient de corrélation test-retest se situe à r = 0,83 dans des échantillons d’étudiants (Nowicki & Duke, 1974).
- Sur des périodes plus longues allant de six mois à un an, la fidélité test-retest demeure stable avec des coefficients de corrélation variant entre r = 0,65 et r = 0,72, attestant que l’instrument capture une orientation dispositionnelle relativement stable dans le temps tout en conservant une certaine sensibilité aux transitions majeures de l’existence.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que l’ANS-LOC ait été originellement conçue par Nowicki et Strickland comme une échelle unidimensionnelle reflétant un construit global d’externalité versus internalité, des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites ultérieurement ont mis en évidence la multidimensionnalité sous-jacente du pool d’items.
Structures factorielles identifiées
Les analyses factorielles exploratoires avec rotation varimax ou oblimin mettent typiquement en lumière trois à quatre facteurs principaux expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 : Sentiment d’impuissance et fatalisme (Helplessness / Fatalism) : Ce facteur regroupe les items reflétant l’inutilité perçue des efforts face au destin ou aux difficultés inhérentes à l’existence. Les items représentatifs incluent l’item 7 (« cela ne vaut pas la peine d’essayer dur… », saturation > 0,55) et l’item 29 (« quand de mauvaises choses doivent arriver… », saturation > 0,50).
- Facteur 2 : Croyance en la chance et superstition (Luck / Superstition) : Ce facteur rassemble les énoncés évaluant explicitement l’impact du hasard et des talismans. L’item 3 (« certaines personnes naissent chanceuses », saturation > 0,58), l’item 21 (trèfle à 4 feuilles, saturation > 0,62) et l’item 24 (porte-bonheur, saturation > 0,60) saturent lourdement sur cette dimension.
- Facteur 3 : Contrôle interpersonnel et relations aux pairs (Interpersonal Control) : Ce facteur aborde la capacité perçue à influencer autrui, à se faire apprécier ou à résoudre les conflits relationnels. L’item 12 (changer l’avis d’un ami), l’item 25 (dépendance de l’amitié envers nos actions) et l’item 36 (incapacité à réagir face au rejet d’autrui) composent principalement cet axe (saturations entre 0,42 et 0,54).
- Facteur 4 : Contrôle familial et parental (Family / Parental Control) : Reflétant les origines de l’échelle dérivée de la forme pour adolescents, plusieurs items abordent l’influence des parents et du cadre familial (items 9, 14, 26, 31, 39). Dans les échantillons d’adultes plus âgés, ce facteur tend parfois à s’estomper ou à se fondre dans une dimension d’autonomie personnelle élargie.
La plupart des psychométriciens recommandent d’utiliser le score composite global à des fins cliniques et de dépistage général, tout en exploitant les scores factoriels dans le cadre de recherches expérimentales détaillées portant sur des domaines de vie spécifiques.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet : Adult Nowicki-Strickland Locus of Control Scale (ANS-LOC).
- Format d’administration : Questionnaire auto-administré sur support papier-crayon ou informatisé.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Nombre d’items : 40 items sous forme d’interrogations directes.
- Échelle de réponse : Format binaire dichotomique : « Yes » (Oui) ou « No » (Non).
- Système de cotation (Scoring) :
- L’instrument est coté dans la direction de l’externalité. Chaque réponse reflétant une attente de contrôle externe reçoit 1 point ; chaque réponse reflétant une attente interne reçoit 0 point.
- Items cotés « Yes » pour l’externalité (1 point si « Yes ») : 1, 3, 5, 7, 8, 10, 11, 12, 14, 16, 17, 18, 19, 21, 23, 24, 27, 29, 31, 33, 35, 36, 37, 39.
- Items cotés « No » pour l’externalité (1 point si « No ») : 2, 4, 6, 9, 13, 15, 20, 22, 25, 26, 28, 30, 32, 34, 38, 40.
- Score total : Varie de 0 à 40 points. Un score élevé indique un locus de contrôle fortement externe (croyance en la chance, fatalisme, dépendance envers autrui). Un score faible indique un locus de contrôle fortement interne (sentiment de responsabilité personnelle, d’autonomie et d’efficacité).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1971 (présentation préliminaire à l’APA) ; version pour enfants publiée en 1973 ; standardisation adulte publiée en 1974 par Nowicki et Duke.
- Statut des droits d’auteur : L’ANS-LOC a été placée dans le domaine public à des fins de recherche académique, scientifique et clinique non commerciale. Les auteurs ont toujours encouragé la libre utilisation de l’instrument afin de favoriser la recherche en psychologie sociale et clinique.
- Tarification : Accès totalement gratuit pour les chercheurs, enseignants-chercheurs, cliniciens et étudiants. Aucun droit d’usage (royalty) n’est exigé pour la reproduction du questionnaire dans le cadre d’études universitaires ou de thèses.
- Conditions d’utilisation : La citation adéquate des articles de référence de Stephen Nowicki Jr. et Bonnie R. Strickland est impérative lors de toute publication ou dissémination de résultats obtenus avec cet instrument.
12. Références / References
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Duke, M. P., & Nowicki, S. (1973). A new measure and social-learning model for interpersonal distance. Journal of Experimental Research in Personality, 6(2), 119–132.
- Levenson, H. (1974). Activism and powerful others: Distinctions within the concept of internal-external control. Journal of Personality Assessment, 38(4), 377–383. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119988
- Nowicki, S., & Duke, M. P. (1974). A locus of control scale for college as well as non-college-adults. Journal of Personality Assessment, 38(2), 136–137. https://doi.org/10.1080/00223891.1974.10119950
- Nowicki, S., & Strickland, B. R. (1971). A Locus of Control Scale for Children. Paper presented at the 79th Annual Convention of the American Psychological Association, Washington, D.C. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ED058933.pdf
- Nowicki, S., & Strickland, B. R. (1973). A locus of control scale for children. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 40(1), 148–154. https://doi.org/10.1037/h0033978
- Nowicki, S., & Strickland, B. R. (1978). The Nowicki-Strickland Personal Reaction Survey for 7th–12th graders. Department of Psychology, Emory University.
- Rotter, J. B. (1954). Social learning and clinical psychology. Prentice-Hall. https://doi.org/10.1037/10788-000
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Seligman, M. E. P. (1975). Helplessness: On depression, development, and death. W. H. Freeman.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: Yes / No
- Do you believe that most problems will solve themselves if you don’t fool with them?
- Do you believe that you can stop yourself from catching a cold?
- Are some people just born lucky?
- Most of the time‚ do you feel that getting good grades means a great deal to you?
- Are you often blamed for things that just aren’t your fault?
- Do you believe that if somebody studies hard enough‚ he or she can pass any subject?
- Do you feel that most of the time it doesn’t pay to try hard because things never turn outright anyway?
- Do you feel that if things start out well in the morning that it’s going to be a great day‚ no matter what you do?
- Do you feel that most of the time parents listen to what their children have to say?
- Do you believe that wishing can make good things happen?
- When you get criticized‚ does it usually seem it’s for no good reason at all?
- Most of the time do you find it hard to change a friend’s (mind) opinion?
- Do you think that cheering‚ more than luck‚ helps a team to win?
- Do you feel that it is nearly impossible to change your parents’ mind about anything?
- Do you believe that your parents should allow you to make most of your own decisions?
- Do you feel that when you do something wrong there’s very little you can do to make it right?
- Do you believe that most people are just born good at sports?
- Are most of the other people your age and sex stronger than you are?
- Do you feel that one of the best ways to handle most problems is just not to think about them?
- Do you feel that you have a lot of choice in deciding whom your friends are?
- If you find a four leaf clover‚ do you believe that it might bring good luck?
- Do you often feel that whether or not you do your homework has much to do with what kinds of grades you get?
- Do you feel that when a person your age is angry with you‚ there’s little you can do to stop him or her?
- Have you ever had a good luck charm?
- Do you believe that whether or not people like you depends on how you act?
- Will your parents usually help you if you ask them to?
- Have you ever felt that when people were angry with you‚ it was usually for no reason at all?
- Most of the time‚ do you feel that you can change what might happen tomorrow by what you do today?
- Do you believe that when bad things are going to happen they just are going to happen no matter what you do to try to stop them?
- Do you think that people can get their own way if they just keep trying?
- Most of the time‚ do you find it useless to try to get your own way at home?
- Do you feel that when good things happen‚ they happen because of hard work?
- Do you feel that when somebody your age wants to be your enemy‚ there’s little you can do to change matters?
- Do you feel that it’s easy to get friends to do what you want them to do?
- Do you usually feel that you have little to say about what you get to eat at home?
- Do you feel that when someone doesn’t like you there’s little you can do about it?
- Do you usually feel that it is almost useless to try in school because most other students are just plain smarter than you are?
- Are you the kind of person that believes that planning ahead makes things turn out better?
- Most of the time‚ do you feel that you have little to say about what your family decides to do?
- Do you think it’s better to be smart than to be lucky?