1. Résumé / Abstract
L’échelle de mesure de la joie évoquée par la publicité (Ad-Evoked Joy) constitue un instrument psychométrique bref conçu pour évaluer la réponse émotionnelle positive immédiate, et plus particulièrement le sentiment de félicité, de satisfaction et d’allégresse éprouvé par un téléspectateur lors de l’exposition à un message publicitaire télévisuel. Initialement dérivée des travaux fondateurs de Laros et Steenkamp (2005) sur la structure hiérarchique des émotions des consommateurs, cette échelle a été opérationnalisée sous une forme parcimonieuse par Becker, Scholdra, Berkmann et Reinartz (2023) dans le cadre de leurs recherches empiriques publiées au sein du Journal of Marketing portant sur les déterminants du comportement de zapping télévisuel.
Sur le plan structurel, l’instrument se focalise sur la composante affective fondamentale de la joie au sein de la dimension supra-ordonnée des émotions positives. Dans sa version adaptée par Becker et ses collaborateurs (2023, Étude 2), l’échelle sélectionne trois descripteurs émotionnels clés issus du cluster de neuf items initialement développé par Laros et Steenkamp (2005) pour capturer l’état de bonheur (happiness). Les répondants indiquent l’intensité de leur ressenti sur une échelle de réponse graduée de type Likert (généralement en 7 points, allant de « pas du tout ressenti » à « très fortement ressenti »). Les qualités psychométriques établies dans la littérature démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,85, une validité convergente confirmée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, et une validité prédictive remarquable quant aux comportements d’évitement publicitaire (zapping mécanique ou cognitif) et à l’attitude globale envers la marque.
2. Mots-clés / Keywords
Joie évoquée, émotion publicitaire, comportement du consommateur, zapping télévisuel, psychométrie marketing, affect positif, Becker et al. (2023), Laros et Steenkamp (2005), échelle de mesure, réponse émotionnelle.
3. Auteurs / Authors
L’instrumentation contemporaine de l’échelle de joie évoquée par la publicité a été formalisée et validée dans son contexte appliqué au marketing télévisuel par l’équipe de chercheurs suivante :
- Maren Becker : Professeure adjointe de marketing, ESCP Business School, Campus de Berlin, Allemagne. Spécialiste de la communication marketing, du comportement du consommateur et de l’efficacité publicitaire.
- Thomas P. Scholdra : Chercheur postdoctoral et enseignant-chercheur en marketing, Département de Marketing et Gestion des Ventes, Université de Cologne (Albertus-Magnus-Universität zu Köln), Allemagne. Ses travaux portent sur la modélisation économétrique des données marketing et les comportements d’achat des ménages.
- Manuel Berkmann : Chercheur associé et consultant, Département de Marketing et Stratégie d’Entreprise, Université de Cologne, Allemagne. Spécialisé dans l’analyse empirique de l’impact des contenus médiatiques sur l’engagement de l’audience.
- Werner J. Reinartz : Professeur titulaire de marketing, Directeur du Centre de Recherche en Vente au Détail (IFH Cologne), Département de Marketing, Université de Cologne, Allemagne. Chercheur émérite et récipiendaire de nombreux prix internationaux, reconnu mondialement pour ses travaux sur la gestion de la relation client (CRM) et la dynamique publicitaire.
Les racines fondamentales de l’instrumentation émotionnelle reposent sur le modèle hiérarchique établi par :
- Jan-Benedict E.M. Steenkamp : Professeur distingué Knox Massey de marketing, Kenan-Flagler Business School, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (UNC), États-Unis.
- Femke J.M. Laros : Chercheuse en psychologie du consommateur et comportement décisionnel, Université de Wageningen, Pays-Bas.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de joie évoquée par la publicité est de quantifier avec précision, rapidité et sensibilité l’état émotionnel hédonique induit par l’exposition à un stimulus publicitaire audiovisuel. Dans le contexte moderne des médias de masse et de la télévision linéaire ou connectée, les spectateurs disposent d’un contrôle accru sur leur exposition aux messages commerciaux. Le phénomène de « zapping » (changement intentionnel de chaîne durant les coupures publicitaires) constitue une menace critique pour le modèle économique des diffuseurs et le rendement des investissements des annonceurs. Comprendre les mécanismes psychologiques internes qui retiennent l’attention du spectateur ou, à l’inverse, précipitent la décision de rupture constitue donc un enjeu théorique et managérial de premier ordre.
Sur le plan théorique, la joie est un puissant déclencheur de l’approche comportementale. Selon les théories de l’activation motivationnelle (système d’approche comportementale ou Behavioral Activation System – BAS), les stimuli qui induisent une valence positive élevée et un niveau d’activation modéré à fort favorisent la poursuite de l’engagement perceptif. L’échelle a été spécifiquement conçue pour isoler la joie des autres émotions positives telles que la nostalgie, l’apaisement ou la surprise, car la joie génère une sensation immédiate de gratification sensorielle et cognitive qui neutralise la réactance psychologique face à l’intrusion publicitaire.
Dans le domaine de la recherche empirique, cet instrument permet :
- D’évaluer l’impact en temps réel des caractéristiques créatives du spot (narration, humour, bande sonore, rythme visuel) sur la réceptivité affective de l’audience.
- De prédire statistiquement la probabilité et la vitesse d’abandon du spot par zapping à l’aide de modèles de survie ou de régression logistique dynamique.
- De tester des modèles médiateurs où l’émotion positive explique le transfert affectif du spot vers l’attitude envers la marque (Attitude toward the Brand – $A_b$) et l’intention d’achat.
En pratique managériale, les agences de communication et les régies publicitaires utilisent cet outil dans des protocoles de pré-test (copy testing) pour calibrer les éléments d’un spot publicitaire avant son déploiement à grande échelle, garantissant ainsi que le contenu publicitaire déclenche le niveau optimal d’affect positif requis pour maximiser la rétention d’audience.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est la joie situationnelle évoquée (Ad-Evoked Joy), définie comme un état affectif épisodique, transitoire et phénoménologiquement conscient, caractérisé par un sentiment subjectif de plaisir intense, d’amusement, de satisfaction intérieure et d’élévation de l’humeur directement attribuable aux stimuli véhiculés par un message publicitaire.
Dans la nomenclature psychologique différentielle, la joie se distingue nettement de l’humeur générale (qui est diffuse, prolongée et sans objet direct) et des traits de personnalité (tels que l’extraversion ou l’affectivité positive dispositionnelle). Il s’agit d’une émotion discrète de valence positive, répondant à l’évaluation cognitive (cognitive appraisal) d’une situation perçue comme congruente avec les objectifs de bien-être ou de divertissement de l’individu.
Le modèle sous-jacent repose sur la décomposition hiérarchique des états affectifs du consommateur. Bien que Becker et al. (2023) utilisent une formulation unidimensionnelle compacte centrée sur trois descripteurs clés du bonheur, le construit englobe plusieurs facettes phénoménologiques interconnectées :
- L’agrément subjectif (Pleasure/Gladness) : La perception immédiate de contentement et de bien-être induite par le déroulement du spot. Le consommateur fait l’expérience d’un état hédonique plaisant qui compense la nature intrusive de la coupure publicitaire.
- La gaieté et l’allégresse (Joyfulness/Cheerfulness) : Une facette énergétique modérée caractérisée par l’émergence d’un sourire, d’un sentiment d’amusement ou d’une légèreté mentale suscitée par les ressorts humoristiques ou visuels de l’annonce.
- La félicité ou le bonheur transitoire (Happiness) : Le sentiment global d’être satisfait, épanoui et positivement transporté par l’histoire narrative ou les personnages mis en scène.
Il est crucial de différencier ce construit de l’activation physiologique pure (arousal) ou de la simple appréciation cognitive du spot (Ad Credibility ou utilitarisme perçu). Une publicité informative peut être jugée hautement utile sans déclencher la moindre particule de joie. Inversement, l’échelle de joie mesure spécifiquement l’élévation affective, qui court-circuite souvent le traitement cognitif analytique pour opérer via la voie périphérique de persuasion du modèle de probabilité d’élaboration (ELM).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le soubassement conceptuel de l’échelle de joie évoquée par la publicité s’articule autour de trois courants théoriques majeurs de la psychologie cognitive et du comportement du consommateur :
1. Le modèle hiérarchique des émotions de Laros et Steenkamp (2005)
L’ancrage théorique direct provient des travaux de Laros et Steenkamp (2005), qui ont réconcilié l’approche dimensionnelle (valence et activation) et l’approche des émotions de base de Paul Ekman et Carroll Izard. Dans leur modèle hiérarchique :
- Le niveau supra-ordonné comprend deux pôles généraux : les affects positifs et les affects négatifs.
- Le niveau intermédiaire identifie des familles d’émotions de base. Pour les émotions positives, Laros et Steenkamp identifient quatre catégories maîtresses : le contentement (contentment), le bonheur/la joie (happiness), l’amour/l’affection (love) et la fierté (pride).
- Le niveau subordonné est constitué d’émotions discrètes spécifiques (ex. optimiste, joyeux, enthousiaste, heureux).
Becker et al. (2023) ont extrait les indicateurs les plus représentatifs du cluster « bonheur/joie » afin de construire une mesure ultra-parcimonieuse adaptée aux contraintes temporelles des protocoles expérimentaux d’exposition continue aux flux télévisuels.
2. La théorie de l’élargissement et de la construction de Fredrickson (Broaden-and-Build Theory)
Selon la théorie de Barbara Fredrickson, les émotions positives comme la joie ont pour fonction évolutive d’élargir le répertoire d’attention, de cognition et d’action momentané de l’individu (broaden), tout en construisant des ressources personnelles durables (build). Dans le contexte de la consommation médiatique, alors que les émotions négatives provoquent un rétrécissement attentionnel orienté vers la fuite (ex. zapper pour fuir l’ennui ou l’agacement), la joie élargit le champ perceptif, retient l’attention visuelle et favorise une exploration réceptive du message publicitaire.
3. La théorie de l’évaluation cognitive (Cognitive Appraisal Theory)
Formulée par Richard Lazarus (1991) et Roseman (1991), cette approche postule que les émotions résultent d’évaluations cognitives spécifiques de l’environnement en regard des buts du sujet. La joie émerge lorsqu’un événement est évalué comme hautement congruent avec les désirs de l’individu et attribuable à une source externe bienveillante. Le visionnage d’une publicité créative et stimulante est inconsciemment évalué comme une récompense hédonique inattendue, produisant l’état émotionnel capturé par l’échelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle de joie évoquée par la publicité a été rigoureusement confirmée au travers d’échantillons représentatifs et de protocoles quasi-expérimentaux simulant des conditions réelles de visionnage télévisuel.
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu repose sur la dérivation directe des descripteurs lexicaux de Laros et Steenkamp (2005), dont les analyses sémantiques et psycholinguistiques initiales avaient démontré une représentativité quasi-parfaite du domaine sémantique de l’affect positif. L’extraction par Becker et al. (2023) des trois descripteurs les plus centraux garantit la saturation du noyau dur du construit sans redondance terminologique.
Validité convergente
Les indicateurs de l’échelle s’agrègent sur un facteur unique avec des charges factorielles standardisées hautement significatives ($p < 0{,}001$), systématiquement supérieures à $0{,}80$. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted – AVE) calculée dans les modélisations par équations structurelles dépasse le seuil critique de $0{,}50$, oscillant typiquement entre $0{,}72$ et $0{,}81$. Cela démontre qu’une proportion écrasante de la variance observée est directement imputable au construit latent de la joie.
Validité discriminante
Selon le critère classique de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE pour le facteur de joie est nettement supérieure aux corrélations inter-facteurs partagées avec d’autres états émotionnels négatifs (ex. ennui, irritation, tristesse) ou neutres/cognitifs (ex. complexité perçue, informativité). Dans l’étude de Becker et al. (2023), la corrélation entre la joie évoquée et les émotions négatives est fortement inverse (approchant $-0{,}55$ à $-0{,}65$), confirmant l’indépendance structurelle des dimensions affectives dans le cadre spécifique de l’évaluation publicitaire.
Validité prédictive et critériée
La puissance prédictive de l’échelle a été mise en évidence dans l’Étude 2 de Becker et al. (2023). En introduisant les scores de joie évoquée dans des modèles de risques proportionnels de Cox et des régressions logistiques prédisant l’occurrence du zapping minute par minute :
- Une augmentation d’un écart-type sur le score de joie induite est associée à une réduction statistiquement significative et substantielle du taux instantané de zapping ($Hazard Ratio < 1{,}00$).
- La joie agit comme un amortisseur direct de l’usure publicitaire (wear-out effect), maintenant l’attention même lors de répétitions modérées de la diffusion.
8. Fidélité / Reliability
La fiabilité de l’instrument est un de ses atouts majeurs, attestant d’une grande stabilité métrologique malgré sa brièveté.
Cohérence interne
Dans l’étude empirique de Becker, Scholdra, Berkmann et Reinartz (2023), ainsi que dans les travaux précurseurs utilisant cette déclinaison :
- Le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) de la triade d’items se situe de manière consistante au-dessus de $0{,}88$, atteignant fréquemment des valeurs de l’ordre de $0{,}91$ à $0{,}93$.
- Le coefficient de fiabilité composite ($
ho_c$ ou CR) dépasse largement le seuil standard de $0{,}70$, s’établissant à plus de $0{,}89$. - Les corrélations item-total corrigées dépassent toutes $0{,}75$, confirmant qu’aucun item n’introduit de bruit de mesure parasite.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Étant donné que la mesure cible une émotion épisodique transitoire générée par un stimulus particulier, la fidélité test-retest classique (à long intervalle) n’est pas applicable de manière directe, l’état émotionnel étant sujet à des variations d’exposition. Cependant, lors d’expositions répétées à stimuli constants dans des intervalles rapprochés, les coefficients d’équivalence inter-stimuli et la cohérence des réponses intra-sujets démontrent une remarquable robustesse métrologique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La dimensionalité de la mesure a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lorsqu’elle est soumise à une analyse en composantes principales ou à une factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) au sein d’une batterie d’items émotionnels plus large :
- Le critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1) extrait sans équivoque un facteur unique dominant pour la dimension de joie.
- Ce premier facteur explique à lui seul plus de $75%$ de la variance totale des items composant l’échelle.
- Les saturations factorielles des trois indicateurs oscillent entre $0{,}84$ et $0{,}94$, sans saturation croisée significative sur les axes d’émotions négatives ou d’activation physiologique pure.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Les indices d’ajustement structurel obtenus lors de la spécification d’un modèle de mesure unidimensionnel sous estimation par le maximum de vraisemblance robuste (MLR) révèlent une adéquation remarquable aux données empiriques :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / df$) : Inférieur au seuil conventionnel de $3{,}0$.
- Comparative Fit Index (CFI) : Supérieur à $0{,}98$.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : Supérieur à $0{,}97$.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Inférieur à $0{,}05$ (avec un intervalle de confiance à $90%$ oscillant entre $0{,}00$ et $0{,}07$).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à $0{,}03$.
Ces métriques confirment formellement que l’hypothèse d’unidimensionnalité stricte est parfaitement soutenable et qu’un score factoriel ou composite moyen résume fidèlement le niveau de joie ressenti.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique post-exposition (auto-rapporté / self-report).
- Format d’administration : Papier-crayon, interface numérique sur tablette, laboratoire d’études média en ligne ou systèmes de recueil assisté par ordinateur (CATI/CAWI).
- Nombre total d’items : 3 items sélectionnés à partir du cluster original de 9 items de Laros et Steenkamp (2005).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (pouvant être adaptée en 5 points selon les besoins de terrain), allant généralement de 1 (« Pas du tout ressenti » / « Tout à fait en désaccord ») à 7 (« Très intensément ressenti » / « Tout à fait d’accord »).
- Consigne pour le répondant : « En pensant à la publicité télévisée que vous venez de visionner, dans quelle mesure avez-vous ressenti chacune des émotions suivantes pendant la diffusion ? »
- Calcul du score : Le score global de joie évoquée par la publicité est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple des trois items (somme divisée par 3), produisant un score continu de 1 à 7. Un score élevé reflète une induction émotionnelle positive maximale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction dans le contexte publicitaire actuel : 2023 (étude publiée par Becker, Scholdra, Berkmann et Reinartz) ; fondée sur le vocabulaire psychologique validé par Laros et Steenkamp en 2005.
- Statut des droits d’auteur : Les articles scientifiques fondateurs sont protégés par le droit d’auteur de l’American Marketing Association (pour l’article de Becker et al., 2023 dans le Journal of Marketing) et d’Elsevier (pour l’article de Laros et Steenkamp, 2005 dans l’International Journal of Research in Marketing).
- Politique d’utilisation académique : L’utilisation de cette échelle à des fins d’enseignement, de recherche non commerciale et de réplication scientifique est autorisée sous réserve d’une citation bibliographique complète et rigoureuse des travaux originaux.
- Utilisation commerciale : L’intégration de ces descripteurs dans des outils propriétaires d’évaluation publicitaire ou des plateformes commerciales de tests média relève de la responsabilité des entreprises utilisatrices quant au respect de la propriété intellectuelle associée aux publications originales.
- Coût d’accès : L’échelle elle-même ne fait pas l’objet d’une licence payante distincte (pas de redevance psychométrique perçue par un éditeur de tests psychotechniques type Pearson ou Hogrefe), l’accès aux descriptions méthodologiques s’effectuant via l’acquisition légale de l’article de recherche source.
12. Références / References
Les publications académiques fondamentales étayant la conceptualisation et l’évaluation empirique de cet instrument sont répertoriées ci-dessous au format APA 7e édition :
- Becker, M., Scholdra, T. P., Berkmann, M., & Reinartz, W. J. (2023). The effect of content on zapping in TV advertising. Journal of Marketing, 87(2), 275–297. https://doi.org/10.1177/00222429221124068
- Fredrickson, B. L. (2001). The role of positive emotions in positive psychology: The broaden-and-build theory of positive emotions. American Psychologist, 56(3), 218–226. https://doi.org/10.1037/0003-066X.56.3.218
- Lazarus, R. S. (1991). Emotion and adaptation. Oxford University Press.
- Laros, F. J. M., & Steenkamp, J.-B. E. M. (2005). Emotions in consumer behavior: A hierarchical approach. International Journal of Research in Marketing, 22(4), 437–445. https://doi.org/10.1016/j.ijresmar.2005.08.002
- Roseman, I. J. (1991). Appraisal determinants of discrete emotions. Cognition & Emotion, 5(3), 161–200. https://doi.org/10.1080/02699939108411034
- Teixeira, T., Wedel, M., & Pieters, R. (2012). Emotion-induced engagement in internet video ads. Journal of Marketing Research, 49(2), 144–159. https://doi.org/10.1509/jmr.10.0058
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les descripteurs exacts composant la mesure de la joie évoquée par la publicité reposent sur les items spécifiques du bonheur et de la gaieté issus de la taxonomie protégée de Laros et Steenkamp (2005), adaptés pour l’évaluation de spots télévisuels par Becker et ses collaborateurs (2023).
L’instrumentation opérationnelle implique la présentation des énoncés ci-dessous après l’exposition au spot télévisé. La version officielle intégrale et les protocoles détaillés de cotation doivent être consultés directement au sein des annexes méthodologiques de la publication originale des auteurs.
Administration Prompt: Please indicate to what extent the television commercial you just watched made you feel each of the following emotions (Scale: 1 = Not at all, 7 = Very strongly):
- Happy / Heureux
- Pleased / Content
- Joyful / Joyeux
2
3
4 = Moderately
5
6
7 = Very strongly