1. Résumé
L’Échelle iranienne de coping religieux (Iranian Religious Coping Scale, IRCS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé par Abdulaziz Aflakseir et Peter G. Coleman en 2011. Conçu pour répondre aux spécificités culturelles, spirituelles et théologiques de la population iranienne, majoritairement de confession musulmane chiite, cet outil évalue la manière dont les individus mobilisent leurs croyances, leurs rituels et leurs représentations du divin pour faire face à des stresseurs existentiels majeurs, tels que les traumatismes de guerre, les maladies chroniques ou les pertes personnelles. L’instrument est composé de 22 items répartis en cinq dimensions fondamentales : les pratiques religieuses (Religious Practice), les sentiments négatifs envers Dieu (Negative Feelings toward God), la réévaluation bienveillante (Benevolent Reappraisal), le coping passif (Passive Coping) et le coping actif (Active Coping).
Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert à plusieurs degrés mesurant la fréquence ou l’intensité de recours à la stratégie décrite. Sur le plan psychométrique, l’IRCS présente des qualités robustes établies dans l’échantillon initial de développement auprès de vétérans handicapés de la guerre Iran-Irak et validées ultérieurement auprès de populations cliniques et générales. La cohérence interne est satisfaisante pour l’ensemble des sous-échelles, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant de 0,72 à 0,89. L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire corrobore la structure pentafactorielle, distinguant nettement les stratégies d’ajustement adaptatives (pratiques, réévaluation bienveillante, coping actif) des modalités dysfonctionnelles ou associées à une détresse psychologique accrue (sentiments négatifs envers Dieu, fatalisme passif). L’échelle constitue un jalon décisif dans le champ de la psychologie de la santé et de la psychométrie transculturelle en contexte islamique.
2. Mots-clés
Coping religieux, psychométrie, Islam chiite, adaptation au stress, réévaluation cognitive, santé mentale, psychologie transculturelle, Aflakseir, RCOPE, soutien spirituel.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et validée par les chercheurs suivants :
- Abdulaziz Aflakseir, Ph.D. : Professeur agrégé au Département de psychologie clinique, Faculté d’éducation et de psychologie, Université de Shiraz, Chiraz, République islamique d’Iran. Spécialiste de la psychologie de la santé, des traumatismes psychologiques et des déterminants spirituels de l’adaptation au stress. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Peter G. Coleman, Ph.D. : Professeur émérite de psychogérontologie au Département de psychologie et à l’École des sciences de la santé de l’Université de Southampton, Southampton, Royaume-Uni. Autorité internationale sur le vieillissement, la spiritualité, la mémoire autobiographique et les trajectoires de fin de vie.
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’Échelle iranienne de coping religieux est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur les stratégies de gestion du stress médiées par la religion au sein d’une aire culturelle distincte du monde occidental judéo-chrétien. Pendant plusieurs décennies, la recherche empirique sur la spiritualité et la santé mentale a reposé sur des paradigmes façonnés par des échantillons nord-américains et européens protestants ou catholiques, notamment via le modèle séminal du RCOPE développé par Kenneth Pargament. Si ces outils précurseurs ont démontré l’impact déterminant de la foi sur l’adaptation au stress vital, leur transposition directe dans le monde musulman posait d’importants défis d’équivalence conceptuelle et de validité de contenu.
L’IRCS a été élaborée afin de capturer non seulement les dimensions universelles du coping religieux, mais aussi les spécificités dogmatiques, liturgiques et émotionnelles de la tradition islamique chiite duodécimaine prévalant en Iran. Parmi ces particularités figurent le recours à l’intercession (Tawassul) auprès du Prophète et des Imams infaillibles, l’accomplissement de pèlerinages (Ziyarat) vers des sanctuaires sacrés en période d’affliction, la récitation de supplications codifiées (Du’a), ainsi que la conceptualisation de la souffrance terrestre comme une épreuve divine rédemptrice ou purificatrice des péchés.
Sur le plan des applications cliniques, l’IRCS permet aux psychologues, psychiatres et professionnels des soins palliatifs d’évaluer le profil d’ajustement religieux des patients confrontés à des traumatismes de guerre, des affections somatiques lourdes (cancers, insuffisances rénales, handicaps physiques irréversibles) ou des états dépressifs majeurs. L’identification de stratégies délétères — telles que la colère envers le Créateur ou le sentiment d’abandon spirituel — offre des pistes thérapeutiques ciblées pour désamorcer les crises existentielles. En recherche fondamentale, l’instrument sert de médiateur ou de modérateur robuste dans l’étude des liens complexes unissant le bien-être subjectif, la résilience, l’anxiété et la symptomatologie post-traumatique.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’IRCS est le coping religieux, défini comme l’utilisation de croyances, de pratiques, de rituels et de relations spirituelles pour prévenir ou gérer le stress, résoudre des problèmes existentiels et réguler les émotions négatives consécutives à des événements de vie indésirables. Ce construit est multidimensionnel et intègre des aspects affectifs, cognitifs et comportementaux répartis en cinq sous-échelles distinctes :
1. Pratiques religieuses (Religious Practice — 6 items)
Cette dimension comportementale et rituelle englobe la mobilisation de dévotions spécifiques destinées à restaurer la paix intérieure et à solliciter un secours transcendant. Elle intègre la lecture du Coran comme source de réconfort et de guidance cognitive, le souvenir continu de Dieu (Dhikr), l’invocation par la prière, le recours à des oraisons précises, la visite pieuse de lieux saints lors de bouleversements émotionnels, et l’appel direct à l’intercession du Prophète et des Imams. Ces comportements fournissent un ancrage structurant réduisant le sentiment d’impuissance face à l’adversité.
2. Sentiments négatifs envers Dieu (Negative Feelings toward God — 4 items)
Reflétant le pôle de la lutte religieuse (spiritual struggle), cette sous-échelle capture le doute existentiel, la rupture de confiance envers la providence et l’amertume spirituelle. Elle mesure des expériences telles que le sentiment d’avoir été délaissé par Dieu, la déception face à Sa miséricorde présumée, la conviction désillusionnée que Dieu ne peut ou ne veut pas répondre à toutes les prières, et l’expression directe d’une colère dirigée contre la transcendance pour avoir permis la survenue du drame. Ce versant est systématiquement associé dans la littérature à une détérioration de la santé mentale et à des scores élevés de détresse affective.
3. Réévaluation bienveillante (Benevolent Reappraisal — 6 items)
Cette dimension cognitive opère une refonte herméneutique de l’événement stressant à travers le prisme de la théologie de l’épreuve. L’individu réinterprète sa souffrance non pas comme une punition arbitraire, mais comme une manifestation de la volonté divine (Rida), un test spirituel formateur destiné à purifier l’âme de ses transgressions passées, une opportunité providentielle de rapprochement mystique avec Dieu, ou un catalyseur venant fortifier sa foi. Cette réévaluation confère un sens ultime à la douleur et favorise l’endurance patiente (Sabr).
4. Coping passif (Passive Coping — 3 items)
Cette composante comportementale et motivationnelle renvoie à une forme d’inhibition de l’action personnelle et à un fatalisme résigné. L’individu s’abstient de déployer des efforts instrumentaux ou des stratégies de résolution de problème, postulant que sa situation était prédestinée de manière inéluctable et qu’il incombe exclusivement à Dieu de dénouer la crise sans participation humaine active. Ce type d’attitude est souvent corrélé à des états d’impuissance acquise et à une passivité face aux soins médicaux.
5. Coping actif (Active Coping — 3 items)
À l’opposé du fatalisme, le coping actif incarne le concept islamique de la confiance agissante en Dieu (Tawakkul combiné à l’effort personnel ou Jahd). L’individu mobilise l’intégralité de ses ressources physiques, médicales, intellectuelles et matérielles pour résoudre la difficulté, puis, ayant accompli tout ce qui relevait de son pouvoir humain, confie l’issue finale à la volonté et à la souveraineté divines. Ce mode de coping synergique soutient une agentivité proactive tout en offrant un bouclier émotionnel contre l’anxiété du résultat.
6. Cadre théorique
Le développement de l’IRCS repose à l’intersection de deux courants théoriques majeurs : le modèle transactionnel du stress et du coping de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), et la théorie psychologique du coping religieux élaborée par Kenneth I. Pargament (1997).
Selon le paradigme de Lazarus et Folkman, le stress émerge d’une transaction dynamique entre la personne et son environnement, médiée par des processus d’évaluation cognitive primaire (évaluation de la menace, de la perte ou du défi) et secondaire (évaluation des ressources disponibles pour faire face). Le coping représente l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer des exigences internes ou externes spécifiques perçues comme excédant les ressources de l’individu. Pargament a enrichi cette perspective en démontrant que la religion ne constitue pas une simple variable périphérique ou résiduelle, mais un système d’orientation global fournissant des schémas d’interprétation cognitifs, des rituels régulateurs de l’affect et des liens d’attachement ontologiques.
Pargament a formalisé la distinction cruciale entre les styles de contrôle religieux :
- Le style collaboratif (l’individu et Dieu travaillent de concert),
- Le style délégant (l’individu transfère passivement la responsabilité à Dieu),
- Le style auto-directeur (l’individu agit sans se reposer sur la divinité).
Dans l’IRCS, cette typologie est réarticulée pour s’adapter à l’ontologie chiite. Le style délégant se retrouve dans la sous-échelle de coping passif, tandis que le style collaboratif s’exprime à travers le coping actif, en consonance étroite avec les traditions prophétiques affirmant : « Attache ton chameau, puis place ta confiance en Dieu ».
Sur le plan herméneutique, l’IRCS s’ancre dans la théodicée islamique de la patience (Sabr), de la satisfaction du décret divin (Rida) et de l’intercession (Tawassul). Contrairement aux approches séculières qui interprètent parfois toute résignation comme un déficit d’adaptation, le contexte iranien confère à la patience active une valeur vertueuse hautement régulatrice de l’homéostasie psychologique, pour autant qu’elle ne glisse pas vers le désespoir ou le ressentiment hostile envers Dieu.
7. Validité
La validité psychométrique de l’IRCS a été examinée à travers des démarches méthodologiques rigoureuses lors de sa construction initiale et dans des réplications ultérieures :
Validité de contenu et validité transculturelle
La création des items a combiné une approche déductive (adaptation d’items issus du RCOPE de Pargament) et une approche inductive basée sur des entretiens semi-structurés approfondis conduits auprès de vétérans de guerre iraniens handicapés physiques et de personnes confrontées à des stress chroniques. Les items ont été soumis à un panel d’experts en psychologie clinique, en sociologie de la religion et en études islamiques pour évaluer leur clarté sémantique, leur pertinence doctrinale et l’exhaustivité de la couverture du construit, conduisant à l’élagage des énoncés ambigus ou non spécifiques.
Validité convergente et divergente
La validité de construit a été documentée par l’analyse des corrélations bivariées et des modèles de régression avec des variables établies de santé mentale, notamment l’échelle de dépression du Centre d’études épidémiologiques (CES-D), l’Inventaire d’anxiété de Spielberger (STAI), l’Échelle de détresse péri-traumatique et l’Échelle de satisfaction de vie (SWLS) :
- Les sous-échelles de Pratiques religieuses, de Réévaluation bienveillante et de Coping actif corrèlent positivement et significativement avec le bien-être subjectif, la vitalité psychologique et la résilience, tout en affichant des corrélations négatives avec la dépression et l’anxiété situationnelle.
- La sous-échelle des Sentiments négatifs envers Dieu manifeste une validité convergente robuste avec les indices de pathologie psychologique : elle prédit positivement et significativement des scores élevés de dépression clinique (r variant typiquement entre 0,35 et 0,48 selon les études), d’idéation suicidaire latente et d’amertume post-traumatique.
- Le Coping passif montre des corrélations positives modérées avec la détresse émotionnelle et le sentiment d’impuissance acquise, confirmant son statut d’ajustement sous-optimal dans les épreuves requérant une prise en charge active de la santé.
Validité différentielle et prédictive
Des analyses en régression hiérarchique ont démontré que l’IRCS explique une part de variance incrémentielle significative dans les scores de santé mentale au-delà des mesures génériques de coping séculier (telles que le Brief COPE de Carver) et de religiosité générale (fréquence de prière ou appartenance confessionnelle simple), attestant de sa valeur prédictive spécifique.
8. Fidélité
Les propriétés métrologiques de fidélité de l’IRCS ont été établies au moyen d’indices de cohérence interne et de stabilité temporelle :
Cohérence interne
Dans l’étude princeps d’Aflakseir et Coleman (2011), les coefficients alpha de Cronbach calculés pour chacune des cinq dimensions démontrent une excellente à bonne homogénéité des items :
- Pratiques religieuses (6 items) : α = 0,89.
- Sentiments négatifs envers Dieu (4 items) : α = 0,79.
- Réévaluation bienveillante (6 items) : α = 0,79.
- Coping actif (3 items) : α = 0,79.
- Coping passif (3 items) : α = 0,72.
Les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil standard de 0,40 pour la quasi-totalité des items, indiquant que chaque énoncé contribue de façon substantielle et cohérente à son facteur respectif sans redondance excessive.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Lors d’évaluations administrées à un sous-échantillon à un intervalle de quatre semaines dans des conditions de stabilité clinique relative, les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et les corrélations de Pearson ont oscillé entre 0,74 et 0,85 pour les différentes dimensions, témoignant d’une bonne stabilité temporelle tout en conservant la sensibilité nécessaire pour détecter d’éventuelles réorganisations spirituelles consécutives à des interventions psychothérapeutiques.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’IRCS a été vérifiée par des procédures factorielles rigoureuses.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction initiale des facteurs a été conduite à l’aide d’une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), justifiée par l’interdépendance théorique attendue entre les différentes facettes du comportement religieux. L’adéquation de l’échantillonnage a été confirmée par un indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) supérieur à 0,85 et un test de sphéricité de Bartlett hautement significatif (p < 0,001).
L’analyse des valeurs propres (critère de Kaiser > 1,0) et l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot) de Cattell ont mis en évidence une solution optimale en cinq facteurs expliquant plus de 58 % de la variance totale :
- Le facteur 1 (Pratiques religieuses) rassemble les items 2, 7, 11, 14, 17 et 20, avec des saturations factorielles comprises entre 0,62 et 0,84.
- Le facteur 2 (Réévaluation bienveillante) regroupe les items 1, 6, 13, 16, 18 et 22, avec des saturations s’échelonnant de 0,55 à 0,78.
- Le facteur 3 (Sentiments négatifs envers Dieu) réunit les items 3, 8, 12 et 21, affichant des saturations situées entre 0,58 et 0,81.
- Le facteur 4 (Coping actif) s’articule autour des items 5, 10 et 15, avec des saturations comprises entre 0,66 et 0,82.
- Le facteur 5 (Coping passif) comprend les items 4, 9 et 19, avec des saturations variant de 0,60 à 0,76.
Aucun phénomène de contamination factorielle croisée majeure (cross-loading > 0,35 sur plusieurs facteurs simultanés) n’a nécessité la suppression d’items supplémentaires.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Dans des travaux ultérieurs menés sur des cohortes indépendantes de patients iraniens, l’analyse factorielle confirmatoire a validé le modèle à cinq facteurs corrélés face à des modèles rivaux (unifactoriel ou bifactoriel positif/négatif). Les indices d’ajustement statistique ont confirmé la qualité du modèle théorique :
- Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) < 2,5
- Comparative Fit Index (CFI) ≥ 0,93
- Tucker-Lewis Index (TLI) ≥ 0,91
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,058 (intervalle de confiance à 90 % : [0,048 ; 0,067])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) ≤ 0,052
10. Instrument de mesure
Voici les caractéristiques techniques de passation et de dépouillement de l’instrument :
- Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique sécurisée.
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) confrontés à des situations de stress aigu, chronique, médical ou traumatique en milieu culturel iranien ou musulman chiite.
- Nombre total d’items : 22 items brefs et univoques.
- Durée moyenne de passation : Environ 7 à 10 minutes.
- Échelle de cotation (format de réponse) : Échelle de Likert en 4 points évaluant la fréquence ou l’intensité du recours à la stratégie lors de l’événement stressant :
0 = Not at all / Not used (Pas du tout / Jamais)
1 = Somewhat (Un peu / Rarement)
2 = Quite a bit (Assez / Parfois)
3 = A great deal (Énormément / Très souvent)
(Note : Certaines adaptations de recherche utilisent une modalité en 5 points de 1 à 5 ; la formule standard en 4 points est celle issue de la matrice RCOPE originale). - Affectation des items par sous-échelle :
- Pratiques religieuses : Items 2, 7, 11, 14, 17, 20.
- Sentiments négatifs envers Dieu : Items 3, 8, 12, 21.
- Réévaluation bienveillante : Items 1, 6, 13, 16, 18, 22.
- Coping passif : Items 4, 9, 19.
- Coping actif : Items 5, 10, 15.
- Calcul des scores et interprétation :
- Le score de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la somme brute ou la moyenne arithmétique des items affiliés.
- Il n’est pas recommandé de calculer un score total unifié, car les sentiments négatifs et le coping passif représentent des dynamiques fonctionnellement opposées à la réévaluation bienveillante ou au coping actif.
- Un score élevé aux dimensions positives (pratiques, réévaluation, coping actif) dénote un recours structuré et adaptatif aux ressources de la foi.
- Un score élevé aux sentiments négatifs envers Dieu signale un conflit spirituel aigu requérant une vigilance clinique particulière.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 2011.
- Titulaires des droits d’auteur : Abdulaziz Aflakseir et Peter G. Coleman. L’article original a été publié dans le Journal of Muslim Mental Health sous les auspices de Michigan Publishing.
- Statut d’accès et licence : L’outil est disponible en accès libre à des fins de recherche académique non commerciale et d’enseignement clinique sous réserve de citation bibliographique appropriée.
- Tarification : L’utilisation de l’échelle est totalement exempte de frais d’acquisition pour les chercheurs indépendants, les étudiants universitaires et les institutions de soins publiques.
- Demandes d’utilisation commerciale : Toute intégration dans une plateforme logicielle payante, un programme d’aide aux employés ou un protocole de recherche commandité par l’industrie doit faire l’objet d’une autorisation formelle préalable auprès des auteurs et de l’éditeur de la revue.
12. Références
Les travaux scientifiques fondateurs et les études psychométriques de référence relatifs à l’IRCS incluent :
- Aflakseir, A., & Coleman, P. G. (2009). The influence of religious coping on the mental health of disabled Iranian war veterans. Mental Health, Religion & Culture, 12(2), 175–190. https://doi.org/10.1080/13674670802422797
- Aflakseir, A., & Coleman, P. G. (2011). Initial development of the Iranian Religious Coping Scale. Journal of Muslim Mental Health, 6(1), 44–61. https://doi.org/10.3998/jmmh.10381607.0006.104
- Carver, C. S. (1997). You want to measure coping but your protocol’s too long: Consider the Brief COPE. International Journal of Behavioral Medicine, 4(1), 92–100. https://doi.org/10.1207/s15327558ijbm0401_6
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Pargament, K. I. (1997). The psychology of religion and coping: Theory, research, practice. Guilford Press.
- Pargament, K. I., Koenig, H. G., & Perez, L. M. (2000). The many methods of religious coping: Development and initial validation of the RCOPE. Journal of Clinical Psychology, 56(4), 519–543. https://doi.org/10.3390/rel2010051
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 0 = Not at all / Not used, 1 = Somewhat, 2 = Quite a bit, 3 = A great deal (* indicates items adapted from RCOPE)
- Saw my situation as God’s will.*
- Sought comfort and guidance by reading the Qur’an.
- Realized that God cannot answer all of my prayers.*
- Didn’t do much, just expected God to solve my problems for me.*
- Did everything I could, then I asked God to sort out it Himself.*
- Sought patience because God is with those who patiently persevere.
- Appealed to Prophet and Imams.
- Felt God had forgotten me (Wondered if God really cares).*
- Was destined to have this situation, so I didn’t try to change it.
- Turned the situation over to God after doing all that I could.*
- Sought tranquility by remembrance of God.
- I was disappointed with God’s grace and mercy.
- Viewed my situation as a trial from God.
- Read certain prayers.
- Did what I could and turned the rest over to God.*
- Thought suffering may bring me closer to God.*
- Sought help with prayer.
- My suffering was purification of my sins.
- Didn’t try to do much; just assumed God would handle it.*
- Attended pilgrimage when I felt upset.
- I expressed anger at God for letting this problem happened.*
- Suffering and difficulties strengthened my faith.*