Échelle d’intimidation de Gatehouse

L’Échelle d’intimidation de Gatehouse (GBS) évalue la victimisation chez les adolescents à travers 4 formes d’agression, combinant fréquence et détresse émotionnelle.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’Échelle d’intimidation de Gatehouse (en anglais, Gatehouse Bullying Scale ou GBS) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer l’exposition des adolescents à la victimisation par les pairs en milieu scolaire secondaire. Élaborée dans le cadre de la vaste recherche longitudinale et interventionnelle australienne The Gatehouse Project menée par le Murdoch Children’s Research Institute et l’Université de Melbourne, cette échelle a été formalisée par Lyndal Bond, Sarah Wolfe, Michelle Tollit, Helen Butler et George Patton (2007). L’outil examine quatre formes spécifiques de comportements d’agression : les moqueries verbales (teasing/name calling), la propagation de rumeurs dénigrantes (rumours), l’exclusion sociale délibérée (deliberate exclusion) et les menaces physiques ou violences corporelles réelles (physical threats/harm).

La particularité métrologique fondamentale de la GBS réside dans sa structure de cotation bidimensionnelle conditionnelle. Pour chaque typologie comportementale, l’instrument ne se contente pas d’enregistrer la présence ou l’absence du comportement ; il évalue de manière arborescente sa fréquence temporelle d’apparition ainsi que le niveau de détresse émotionnelle subjective (upsettingness) qu’il suscite chez la victime. Cette approche permet de résoudre l’un des débats conceptuels majeurs de la psychométrie scolaire : la distinction entre des taquineries inoffensives et des actes d’intimidation chroniques et pathogènes. L’échelle génère un score composite d’exposition allant de 0 (« Non intimidé ») à 3 (« Intimidé fréquemment et profondément affecté »).

Les propriétés psychométriques de la GBS ont été établies sur des échantillons représentatifs de plusieurs milliers d’élèves de l’enseignement secondaire. Les analyses démontrent une excellente validité de construit, une validité concomitante robuste avec le Peer Relations Questionnaire (PRQ), ainsi qu’une sensibilité prédictive élevée à l’égard de troubles internalisés tels que la dépression clinique, l’anxiété et l’usage de substances psychoactives chez les jeunes.

2. Mots-clés

Intimidation en milieu scolaire, victimisation par les pairs, échelle de Gatehouse, harcèlement scolaire, détresse émotionnelle, exclusion sociale, agression verbale, violence relationnelle, psychométrie de l’adolescent, évaluation du harcèlement.

3. Auteurs

L’échelle a été développée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en épidémiologie psychiatrique, santé publique et psychologie du développement infantile et juvénile :

  • Lyndal Bond, PhD : Chercheuse principale au Centre for Adolescent Health (Royal Children’s Hospital, Université de Melbourne) et au Medical Research Council (MRC) Social and Public Health Sciences Unit, Glasgow, Royaume-Uni. Courriel de correspondance institutionnelle : [email protected].
  • Sarah Wolfe : Épidémiologiste et statisticienne de recherche, Centre for Adolescent Health, Royal Children’s Hospital, Melbourne, Australie.
  • Michelle Tollit, PhD : Psychologue chercheuse, spécialiste de l’impact du harcèlement sur le bien-être émotionnel des adolescents, Murdoch Children’s Research Institute, Melbourne, Australie.
  • Helen Butler, PhD : Chercheuse en sciences de l’éducation et promotion de la santé en milieu scolaire, Université de Melbourne, Australie.
  • George C. Patton, MD, FRANZCP : Professeur émérite de santé des adolescents à l’Université de Melbourne, directeur de recherche au Centre for Adolescent Health et président de commission internationale sur la santé des jeunes (The Lancet Commission on Adolescent Health and Wellbeing).

4. Objectif

L’objectif fondamental de l’Échelle d’intimidation de Gatehouse est de fournir un instrument de dépistage épidémiologique et d’évaluation diagnostique à la fois bref, fiable et psychométriquement rigoureux pour quantifier le phénomène d’intimidation scolaire au sein de cohortes d’élèves du secondaire. Historiquement, la recherche sur le harcèlement a été confrontée à des problèmes majeurs de variance de méthode : l’utilisation exclusive du terme générique « intimidation » ou « harcèlement » (bullying) dans les questionnaires introduit des biais de déclaration substantiels liés aux représentations socioculturelles, au déni ou à la stigmatisation intériorisée.

Pour contourner cet écueil méthodologique, la GBS adopte une approche comportementale descriptive objective, sans jamais mentionner explicitement le vocable stigmatisant d’« intimidation » dans ses items. Les élèves sont interrogés sur des événements factuels vécus récemment. L’originalité et la justification théorique majeure de la GBS tiennent à l’intégration du ressenti subjectif de la victime. Selon les modèles transactionnels du stress, la gravité d’un stresseur environnemental dépend intrinsèquement de l’évaluation cognitive et de la réponse affective qu’il engendre chez l’individu.

Sur le plan clinique et éducatif, l’outil a été conçu pour :

  • L’évaluation des besoins populationnels : Mesurer la prévalence et les formes prédominantes de victimisation dans un établissement scolaire afin de guider les politiques de prévention ciblées.
  • L’évaluation d’efficacité des interventions scolaires : Servir de critère de jugement principal dans des essais randomisés contrôlés en grappes évaluant des programmes d’amélioration du climat scolaire, tels que le Gatehouse Project.
  • L’identification des sous-groupes à haut risque psychopathologique : Différencier les élèves occasionnellement taquinés sans impact fonctionnel de ceux qui subissent une victimisation répétée associée à une souffrance émotionnelle marquée, ces derniers étant à très haut risque de développer des épisodes dépressifs majeurs, des conduites suicidaires ou un décrochage scolaire.

5. Construit psychologique

L’Échelle d’intimidation de Gatehouse opérationnalise le construit psychologique de la victimisation par les pairs sous l’angle de quatre comportements distincts, articulés à un axe d’intensité combinant chronicité temporelle et détresse psychologique :

1. L’agression verbale directe (Teasing / Name-calling)

Ce construit renvoie aux comportements verbaux hostiles explicites, incluant les insultes, l’attribution de surnoms péjoratifs, les moqueries ciblées sur l’apparence physique, l’origine sociale ou les performances académiques. Contrairement aux taquineries ludiques qui renforcent l’affiliation au sein des groupes de pairs équilibrés, l’agression verbale évaluée ici implique une intention de dévalorisation qui érode le sentiment d’auto-efficacité et l’estime de soi.

2. L’agression relationnelle indirecte par rumeurs (Rumour spreading)

Ce domaine mesure l’agression indirecte visant la réputation sociale de l’élève. Il englobe la dissémination de mensonges, d’histoires infamantes ou de secrets intimes réels ou inventés. Cette forme insidieuse de violence est particulièrement délétère à l’adolescence, période durant laquelle le statut social au sein du groupe et la réputation des pairs constituent des piliers du développement identitaire.

3. L’exclusion sociale délibérée (Deliberate social exclusion)

Cette dimension évalue l’isolement forcé orchestré par les pairs, manifesté par le fait d’être délibérément ignoré, rejeté des activités de groupe, des tables de repas ou des conversations. L’exclusion active prive l’adolescent du soutien social indispensable et active les circuits neuronaux du rejet social et de la douleur physique (notamment au sein du cortex cingulaire antérieur).

4. L’agression physique manifeste et menaces (Physical threat / Actual hurt)

Cette sous-échelle quantifie l’atteinte ou la menace d’atteinte à l’intégrité physique de la victime (bousculades, coups, intimidations posturales, extorsions). Il s’agit de la forme la plus visible de violence interindividuelle, susceptible d’induire un état d’hypervigilance traumatique chronique et une phobie scolaire secondaire.

Le modèle de cotation croisée (Fréquence × Détresse)

La GBS postule qu’un comportement ne constitue un facteur de risque psychiatrique avéré que lorsqu’il dépasse le seuil de nuisance subjective. Le construit intègre donc un algorithme à quatre niveaux qualitatifs :

  • Score 0 (Non victimisé) : Absence de comportements d’agression rapportés récemment.
  • Score 1 (Victimisation mineure sans détresse) : Exposition rare ou modérée sans que l’élève ne déclare en être affecté émotionnellement.
  • Score 2 (Victimisation modérée) : Présence soit d’une fréquence élevée sans impact émotionnel majeur déclaré, soit d’un événement occasionnel mais ayant généré une détresse notable.
  • Score 3 (Victimisation sévère / Harcèlement avéré) : Combinaison cumulative d’une fréquence élevée (la plupart des jours ou environ une fois par semaine) et d’un niveau élevé de détresse psychologique (« très affecté »).

6. Cadre théorique

Le cadre conceptuel de l’Échelle d’intimidation de Gatehouse s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques fondamentales : le modèle socio-écologique du développement humain, la théorie transactionnelle du stress et du coping, et la théorie générale du harcèlement scolaire formalisée par Dan Olweus.

Le modèle du harcèlement selon Olweus

Dans la littérature princeps de Dan Olweus (1993), le harcèlement est défini par trois critères opératoires stricts : l’intentionnalité hostile, la répétition temporelle des actes dans la durée, et un déséquilibre de pouvoir asymétrique (physique ou psychologique) empêchant la victime de se défendre efficacement. La GBS traduit ce déséquilibre de pouvoir non pas par une question abstraite sur le pouvoir, mais par l’évaluation directe de la souffrance et de l’incapacité à neutraliser l’impact affectif de l’agression.

La théorie transactionnelle du stress de Lazarus et Folkman

Selon le modèle élaboré par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress psychologique ne réside ni dans l’environnement seul, ni dans l’individu de façon isolée, mais dans la relation transactionnelle entre les deux, médiatisée par les processus d’évaluation cognitive (cognitive appraisal). L’évaluation primaire détermine si la situation représente une menace ou une perte potentielle. En intégrant systématiquement la question de l’impact émotionnel (upsettingness), l’équipe du Gatehouse Project s’assure de mesurer la victimisation perçue à travers le prisme de l’évaluation primaire de la victime.

Le modèle socio-écologique de Bronfenbrenner et le climat scolaire

Le Gatehouse Project repose sur le postulat écologique de Urie Bronfenbrenner selon lequel le bien-être émotionnel de l’adolescent est tributaire des microsystèmes et mésosystèmes scolaires. L’échelle a été conçue pour capturer les micro-agressions interpersonnelles qui détériorent le sentiment de sécurité et d’appartenance à la communauté éducative (school connectedness), un déterminant protecteur majeur contre la morbidité psychiatrique à l’adolescence.

7. Validité

L’Échelle d’intimidation de Gatehouse a fait l’objet d’évaluations psychométriques approfondies documentées notamment dans les travaux de Bond et al. (2007) auprès de cohortes d’élèves de l’enseignement secondaire en Australie.

Validité concomitante et convergente

La validité concurrente de la GBS a été rigoureusement démontrée par comparaison directe avec le Peer Relations Questionnaire (PRQ) développé par Rigby et Slee (1993), un étalon reconnu dans le domaine de la victimisation entre pairs. L’étude comparative de Bond et al. (2007) portant sur des élèves de la 8e à la 10e année (équivalent secondaire) a révélé une concordance substantielle entre les classifications obtenues par les deux échelles :

  • Les corrélations de rang de Spearman entre les scores cumulés de victimisation de la GBS et les scores de l’échelle de victimisation du PRQ sont constamment supérieures à $r_s = 0{,}65$ ($p < 0{,}001$).
  • L’analyse de concordance a montré que la GBS présente une sensibilité accrue pour identifier les élèves souffrant d’agressions relationnelles et d’exclusion sociale discrète, formes fréquemment sous-estimées par les outils traditionnels orientés vers les violences physiques directes.

Validité prédictive et clinique

La validité prédictive de la GBS constitue son point fort le plus documenté dans la littérature épidémiologique (Bond et al., 2001 ; Patton et al., 2003, 2006) :

  • Dans une étude de cohorte prospective suivant 2 678 élèves sur trois ans, les élèves classés au niveau 3 de la GBS (« Fréquemment intimidés et perturbés ») présentaient un risque relatif ajusté (adjusted odds ratio) de dépression et d’anxiété ultérieures de $OR = 2{,}4$ ($IC_{95%} [1{,}6 – 3{,}6]$) par rapport aux élèves non intimidés, après contrôle des symptômes psychiatriques initiaux.
  • À l’inverse, les élèves déclarant subir des agressions mais non affectés émotionnellement (score 1) ne présentaient pas d’augmentation significative du risque de développer des troubles dépressifs majeurs, confirmant l’hypothèse clinique selon laquelle la détresse subjective ressentie est le pivot étiologique de la pathologie internalisée consécutive à l’intimidation.

8. Fidélité

Bien que composée d’un nombre restreint d’items (quatre dimensions comportementales centrales), la structure de la GBS offre des indices de fidélité et de cohérence métrologique stables :

Cohérence interne

En raison de la nature formative de la victimisation (subir des moqueries n’implique pas automatiquement de subir des coups physiques), les items reflètent des comportements hétérogènes. Malgré cette hétérogénéité naturelle du construit, l’alpha de Cronbach composite pour les 4 items d’agression se situe entre $\alpha = 0{,}72$ et $\alpha = 0{,}78$ selon les cohortes d’élèves du secondaire étudiées (Bond et al., 2007), ce qui est considéré comme satisfaisant pour un instrument de dépistage bref de quatre indicateurs.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a été mesurée à des intervalles de 2 à 4 semaines auprès d’échantillons scolaires :

  • Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour le score total composite oscille entre $0{,}76$ et $0{,}82$, indiquant une bonne stabilité temporelle des signalements individuels.
  • Le coefficient Kappa de Cohen pondéré pour la catégorisation ordinale (niveaux 0 à 3) atteint $\kappa = 0{,}71$, démontrant la reproductibilité des profils de sévérité attribués aux élèves.

9. Analyse factorielle

La dimensionnalité de la GBS a été étudiée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au sein de la cohorte du Gatehouse Project.

Structure unifactorielle versus multifactorielle

Les analyses factorielles confirmatoires utilisant des estimateurs robustes adaptés aux variables polytomiques et catégorielles ordonnées (WLSMV) ont testé deux modèles concurrents :

  1. Modèle unifactoriel de victimisation globale : Tous les quatre comportements (verbal, rumeurs, exclusion, physique) saturent sur un facteur général unique de victimisation par les pairs. Les indices d’ajustement de ce modèle sont acceptables : $chi^2 / dl < 3{,}0$,$CFI = 0{,}96$,$TLI = 0{,}95$,$RMSEA = 0{,}048$ ($IC_{90%} [0{,}035 – 0{,}062]$). Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) pour les items d’agression verbale, de rumeurs et d’exclusion sociale sont élevées (comprises entre $0{,}68$ et $0{,}81$), tandis que l’agression physique présente une saturation plus modérée ($\lambda \approx 0{,}52$), reflétant sa prévalence plus faible en milieu scolaire secondaire.
  2. Modèle bifactoriel / multi-facettes : Bien qu’un modèle séparant les agressions relationnelles/indirectes (rumeurs, exclusion) des agressions directes (verbales, physiques) apporte une amélioration marginale de l’adéquation, la parcimonie du modèle unifactoriel global est généralement privilégiée dans les analyses épidémiologiques pour calculer un score sommatoire de victimisation.

Invariance de mesure

Les analyses d’invariance multigroupes confirment l’invariance configurationnelle, métrique et scalaire de l’instrument entre les filles et les garçons. Toutefois, l’analyse différentielle des items (DIF) met en évidence que les filles ont une probabilité significativement plus élevée d’endosser les items relatifs aux rumeurs et à l’exclusion sociale, tandis que les garçons signalent davantage les agressions physiques et verbales directes.

10. Instrument de mesure

L’Échelle d’intimidation de Gatehouse est un auto-questionnaire standardisé sur support papier ou numérique destiné aux élèves âgés d’environ 11 à 18 ans.

Caractéristiques techniques

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation (self-report).
  • Nombre de dimensions : 4 dimensions comportementales spécifiques (moqueries, rumeurs, exclusion, agression physique).
  • Structure arborescente : Chaque dimension comporte trois sous-questions conditionnelles :
    • Question a : Détection de l’occurrence récente (Format binaire : 0 = Non, 1 = Oui). Si la réponse est « Non », l’élève saute à la dimension suivante.
    • Question b : Évaluation de la fréquence temporelle (1 = La plupart des jours, 2 = Environ une fois par semaine, 3 = Moins d’une fois par semaine).
    • Question c : Évaluation de la détresse émotionnelle subjective (1 = Pas du tout, 2 = Un peu, 3 = J’ai été très affecté(e)).
  • Temps de passation : Approximativement 3 à 5 minutes.

Règles de cotation et calcul des scores

Pour chaque dimension, un score ordinal de 0 à 3 est attribué selon la matrice suivante :

  • 0 point = Non intimidé (Réponse « Non » à la question a).
  • 1 point = Intimidé mais pas fréquemment et sans être affecté (Comportement rapporté moins d’une fois par semaine, avec une détresse nulle ou minime).
  • 2 points = Intimidé, soit de façon fréquente, soit avec détresse émotionnelle, mais pas les deux simultanément.
  • 3 points = Intimidé fréquemment (la plupart des jours ou environ une fois par semaine) ET ayant été très affecté sur le plan émotionnel.

Les praticiens et chercheurs peuvent calculer un score catégoriel global (le score maximal observé parmi les 4 dimensions) ou un score continu composite par addition des cotations des 4 items (fourchette globale théorique de 0 à 12 points).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement et publication : Développée à la fin des années 1990 dans le cadre du Gatehouse Project ; publication comparative de référence parue en 2007 dans le Journal of School Health.
  • Statut du droit d’auteur : Copyright © 2007 Blackwell Publishing (Wiley-Blackwell). L’outil a également été inclus en 2011 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans leur recueil d’outils de mesure de la violence entre pairs (Compendium of Assessment Tools).
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’échelle est disponible pour une utilisation à des fins de recherche académique et d’intervention en milieu scolaire sans frais de licence commerciale. Toute reproduction, traduction officielle ou incorporation dans des logiciels commerciaux nécessite l’accord explicite de l’éditeur (John Wiley & Sons / Blackwell Publishing) ou des auteurs principaux du Gatehouse Project.
  • Coordonnées du développeur : Lyndal Bond, PhD, MRC Social and Public Health Sciences Unit, 4 Lilybank Gardens, Glasgow G12 8RZ, UK. Téléphone : +44 141 357 3949.

12. Références

  • Bond, L., Butler, H., Thomas, L., Carlin, J., Glover, S., Bowes, G., & Patton, G. (2007). Social and school connectedness in early secondary school as predictors of late teenage substance use, mental health, and academic outcomes. Journal of Adolescent Health, 40(4), 357.e9-357.e18. https://doi.org/10.1016/j.jadohealth.2006.10.013
  • Bond, L., Carlin, J. B., Thomas, L., Rubin, K., & Patton, G. (2001). Does bullying cause emotional problems? A prospective study of young teenagers. BMJ, 323(7311), 480-484. https://doi.org/10.1136/bmj.323.7311.480
  • Bond, L., Wolfe, S., Tollit, M., Butler, H., & Patton, G. (2007). A comparison of the Gatehouse Bullying Scale and the Peer Relations Questionnaire for students in secondary school. Journal of School Health, 77(2), 75-79. https://doi.org/10.1111/j.1746-1561.2007.00170.x
  • Hamburger, M. E., Basile, K. C., & Vivolo, A. M. (2011). Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. Atlanta, GA. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Olweus, D. (1993). Bullying at school: What we know and what we can do. Blackwell Publishers.
  • Patton, G. C., Bond, L., Carlin, J. B., Thomas, L., Butler, H., Glover, S., Catalano, R., & Bowes, G. (2006). Promoting social inclusion in schools: A group-randomized trial of effects on student harmising behaviours and early-onset substance use. American Journal of Public Health, 96(9), 1582-1587. https://doi.org/10.2105/AJPH.2004.047399
  • Rigby, K., & Slee, P. T. (1993). Dimensions of interpersonal relation among Australian children and implications for psychological well-being. The Journal of Social Psychology, 133(1), 33-42. https://doi.org/10.1080/00224545.1993.9712116

13. Questions et items du questionnaire

Les items officiels originaux de la Gatehouse Bullying Scale (GBS) sont protégés par le droit d’auteur (Blackwell Publishing / John Wiley & Sons, Ltd.). Ils sont reproduits ci-dessous dans leur libellé source en anglais, tel que documenté dans le recueil des CDC et la publication originale :

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

1a. Has anyone TEASED YOU or CALLED YOU NAMES recently?

  • 0 = No (skip to 2a)
  • 1 = YES

1b. How often?

  • 1 = Most days
  • 2 = About once a week
  • 3 = Less than once a week

1c. How upsetting was it when you were teased?

  • 1 = Not at all
  • 2 = A bit
  • 3 = I was quite upset

2a. Has anyone spread RUMOURS ABOUT YOU recently?

  • 0 = No (skip to 3a)
  • 1 = YES

2b. How often?

  • 1 = Most days
  • 2 = About once a week
  • 3 = Less than once a week

2c. How upsetting were the rumours?

  • 1 = Not at all
  • 2 = A bit
  • 3 = I was quite upset

3a. Have you been DELIBERATELY LEFT OUT OF THINGS recently?

  • 0 = No (skip to 4a)
  • 1 = YES

3b. How often?

  • 1 = Most days
  • 2 = About once a week
  • 3 = Less than once a week

3c. How upsetting was it being left out of things?

  • 1 = Not at all
  • 2 = A bit
  • 3 = I was quite upset

4a. Have you been THREATENED PHYSICALLY OR ACTUALLY HURT by another student recently?

  • 0 = No (end of scale)
  • 1 = YES

4b. How often?

  • 1 = Most days
  • 2 = About once a week
  • 3 = Less than once a week

4c. How upsetting was it being threatened or hurt?

  • 1 = Not at all
  • 2 = A bit
  • 3 = I was quite upset

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle d’intimidation de Gatehouse. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-intimidation-gatehouse/
Looti, Mohammed. “Échelle d’intimidation de Gatehouse.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-intimidation-gatehouse/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’intimidation de Gatehouse.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-intimidation-gatehouse/.