Échelle d’innovativité d’utilisation (USE-INN)

Découvrez l’Échelle d’innovativité d’utilisation (USE-INN) de Price et Ridgway (1983) : présentation académique complète, dimensions psychométriques, validité, analyse factorielle et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’innovativité d’utilisation (Use Innovativeness Scale, couramment désignée sous l’acronyme USE-INN) a été développée en 1983 par les chercheuses en comportement du consommateur Linda L. Price et Nancy M. Ridgway. Cet instrument psychométrique de référence a été conçu pour combler une lacune fondamentale dans la littérature marketing et psychologique : la distinction essentielle entre l’innovativité d’adoption (la propension à être parmi les premiers à acquérir un nouveau produit) et l’innovativité d’utilisation (la propension à utiliser des produits existants ou nouveaux de manières créatives, novatrices et non prévues par le concepteur).

L’échelle globale comprend 44 items administrés selon un format de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). La structure factorielle identifiée par les auteures s’articule autour de cinq sous-échelles distinctes : la Créativité / Curiosité (Creativity/Curiosity, 13 items, α = 0,86), les Préférences face au risque (Risk Preferences, 9 items, α = 0,70), la Simplicité volontaire (Voluntary Simplicity, 5 items, α = 0,64), la Réutilisation créative (Creative Reuse, 10 items, α = 0,82) et le Potentiel d’utilisations multiples (Multiple Use Potential, 7 items, α = 0,56). Le score global présente une moyenne empirique de 199 avec une étendue observée de 112 à 299 points. Les intercorrélations factorielles oscillent entre 0,14 et 0,65, témoignant d’une interdépendance modérée compatible avec un construit multidimensionnel. Validée au moyen d’un critère comportemental objectif basé sur la diversité et la complexité d’utilisation des calculatrices électroniques, l’USE-INN demeure à ce jour l’un des outils d’évaluation les plus robustes pour investiguer la créativité pratique, le comportement post-adoption et le bricolage adaptatif du consommateur.

2. Mots-clés / Keywords

innovativité d’utilisation, créativité du consommateur, comportement post-adoption, réutilisation créative, simplicité volontaire, psychométrie, prise de risque technologique, fixité fonctionnelle, bricolage adaptatif, polyvalence produit

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par :

  • Linda L. Price, Ph.D. : Professeure émérite de marketing, titulaire de chaires de recherche au sein de prestigieuses institutions académiques (notamment à l’Université de l’Oregon, l’Université d’Arizona et l’Université du Wyoming). Ses travaux pionniers portent sur la culture de consommation, la transmission d’informations interpersonnelles (concepts de Market Mavens) et la relation affective et praxéologique liant les individus aux objets matériels.
  • Nancy M. Ridgway, Ph.D. : Professeure de marketing à la Robins School of Business de l’Université de Richmond. Spécialiste reconnue des comportements de consommation atypiques, des achats compulsifs et de l’adaptation psychologique face aux innovations technologiques.

L’étude initiale fondant les bases psychométriques de l’instrument a été publiée sous le titre « Development of a Scale to Measure Use Innovativeness » dans les actes officiels de l’Association for Consumer Research en 1983.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle USE-INN est de théoriser et d’opérationnaliser une forme spécifique d’ingéniosité individuelle qui s’exprime après l’acte d’acquisition. Historiquement, les recherches menées sur la diffusion des innovations, largement inspirées par les travaux d’Everett Rogers, assimilaient l’innovativité à la précocité temporelle de l’achat : l’« innovateur » était défini comme l’individu achetant une technologie dès sa mise sur le marché. Price et Ridgway (1983) ont souligné la cécité théorique de ce paradigme : un consommateur peut acquérir un objet novateur par conformisme social ou aisance financière tout en exploitant ses fonctionnalités de façon routinière et minimale. À l’inverse, un individu disposant de ressources économiques limitées peut faire preuve d’une inventivité remarquable en détournant, réparant et réinventant des objets préexistants.

L’échelle USE-INN mesure précisément cette inventivité post-adoption. Elle cherche à quantifier les différences individuelles stables dans la propension à :

  • Démonter, explorer et comprendre le fonctionnement intime des artefacts techniques ;
  • Tolérer l’incertitude et braver le risque potentiel de détérioration lors de la manipulation d’appareils inconnus sans instructions ;
  • Préférer la réparation, l’auto-fabrication et le prolongement de vie des biens plutôt que leur remplacement passif ;
  • Transgresser les finalités prescrites par les fabricants pour inventer de nouveaux usages domestiques (détournement d’usage) ;
  • Valoriser la versatilité et l’adaptabilité fonctionnelle lors de l’évaluation des artefacts.

Sur le plan de la recherche, l’échelle trouve de multiples applications : en psychologie de la consommation, pour comprendre le consumer empowerment et le mouvement du « Do-It-Yourself » (DIY) ; en ergonomie et design d’interaction, pour anticiper les comportements d’appropriation imprévus ; et dans le domaine de la durabilité environnementale et de l’économie circulaire, où la réutilisation créative et l’extension du cycle de vie des produits constituent des leviers majeurs de réduction de l’empreinte écologique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’innovativité d’utilisation (Use Innovativeness) est conceptualisé comme un trait de personnalité cognitivo-comportemental multidimensionnel. Il reflète la capacité active du sujet à dépasser la fixité fonctionnelle (Duncker, 1945) — ce biais cognitif qui limite l’usage d’un objet aux seules fonctions pour lesquelles il a été conçu. L’USE-INN décompose ce trait en cinq dimensions théoriques complémentaires :

1. Créativité et Curiosité (Creativity/Curiosity – 13 items)

Cette dimension capture l’intérêt épistémique intrinsèque, la motivation à comprendre les mécanismes sous-jacents des objets et le plaisir associé au bricolage technologique (tinkering). Elle reflète une curiosité intellectuelle dirigée vers l’univers mécanique et électronique. Un individu affichant un score élevé sur cette dimension apprécie de démonter des appareils défectueux pour élucider leur panne, résout des énigmes techniques avec enthousiasme et découvre intuitivement des fonctionnalités méconnues ignorées par la majorité des utilisateurs.

2. Préférences face au risque (Risk Preferences – 9 items)

L’appropriation novatrice exige une rupture avec les procédures sécurisantes. Cette sous-échelle mesure la disposition à expérimenter des modes opératoires non conventionnels sans dépendre d’un encadrement ou d’un manuel d’utilisation. Les individus défavorables au risque évitent de toucher aux réglages avancés par peur de détériorer l’appareil (score inversé), alors que les individus à haute innovativité d’usage manifestent une confiance pragmatique (« self-efficacy » instrumentale) qui les pousse à tester directement les commandes inconnues.

3. Simplicité volontaire (Voluntary Simplicity – 5 items)

Inspirée par les mouvements de sobriété matérielle et d’indépendance à l’égard de la société de consommation marchande, cette facette quantifie la fierté et la satisfaction tirées de la prolongation de la durée de vie utile des biens, de la réparation autonome, de l’acquisition d’objets d’occasion et de la fabrication manuelle par rapport à l’achat passif de produits manufacturés neufs.

4. Réutilisation créative (Creative Reuse – 10 items)

Cette dimension évalue la capacité à transformer, recycler et reconvertir des objets obsolètes, des emballages ou des rebuts pour combler de nouvelles fonctions domestiques. Elle constitue l’antithèse directe de la fixité fonctionnelle : une boîte de conserve devient un range-outils spécialisé, une vieille échelle se mue en étagère décorative, ou un outil classique est employé pour résoudre un problème mécanique totalement étranger à sa vocation originelle.

5. Potentiel d’utilisations multiples (Multiple Use Potential – 7 items)

Cette composante cognitive mesure la valorisation de la polyvalence lors de l’acquisition et de l’usage des biens. L’individu évalue systématiquement les objets à l’aune de leur flexibilité instrumentale, accordant une prime psychologique élevée aux outils capables de s’adapter à une multitude de contextes et de remplir des tâches hétérogènes.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’USE-INN s’enracine dans la convergence de trois grands courants de la psychologie et des sciences sociales :

La théorie de la diffusion des innovations et ses limites

Dans sa formulation originelle, la théorie de la diffusion des innovations (Rogers, 1962, 1983) définissait l’innovativité comme le degré auquel une unité d’adoption adopte une idée nouvelle relativement plus tôt que les autres membres d’un système social. Cependant, comme l’ont démontré Midgley et Dowling (1978), la précocité d’achat est souvent contaminée par des variables contextuelles (revenu disponible, accessibilité géographique, exposition publicitaire). Price et Ridgway s’appuient sur cette critique pour proposer que l’innovativité véritable réside dans le traitement cognitif et l’action transformatrice exercée sur l’objet une fois introduit dans l’espace domestique.

L’innovativité innée et cognitive d’Elizabeth Hirschman

En 1980, Elizabeth C. Hirschman a modélisé l’innovativité comme une caractéristique de traitement de l’information, distinguant l’innovativité cognitive (recherche active d’informations et de stimuli intellectuels nouveaux) de l’innovativité sensorielle (recherche d’expériences affectives et sensorielles inédites). L’USE-INN opérationnalise directement la composante cognitive d’Hirschman en l’appliquant spécifiquement à la manipulation matérielle des produits et à la résolution de problèmes pratiques du quotidien.

La théorie du « Bricolage » et le dépassement de la fixité fonctionnelle

Sur le plan anthropologique et cognitif, l’échelle mobilise les concepts développés par l’anthropologue Claude Lévi-Strauss (1962) dans La Pensée sauvage, où le « bricoleur » s’oppose à l’« ingénieur ». Alors que l’ingénieur conçoit des outils subordonnés à un projet rigide, le bricoleur dialogue avec un ensemble hétéroclite d’instruments et de matériaux préexistants, découvrant dans leurs propriétés physiques des potentialités d’action imprévues. Ce processus psychologique exige la levée de la fixité fonctionnelle théorisée par Karl Duncker (1945), selon laquelle l’esprit humain tend spontanément à considérer la fonction canonique d’un objet comme un obstacle perceptif bloquant toute utilisation alternative.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique initiale conduite par Price et Ridgway (1983) a fait l’objet d’un protocole rigoureux de validation de construit, convergente, discriminante et prédictive :

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit a été établie en corrélant les scores de l’USE-INN avec des échelles préexistantes d’innovativité globale, de recherche de variété et de créativité générale. Les analyses démontrent que l’USE-INN partage une variance significative mais modérée avec ces construits, confirmant qu’elle capte bien une expression créative sans se réduire à une mesure générale d’intelligence ou d’extraversion.

Validité discriminante

L’enjeu majeur de validation consistait à prouver que l’innovativité d’utilisation était empiriquement distincte de l’innovativité d’adoption. Les corrélations observées entre l’USE-INN et les mesures classiques de précocité d’achat d’innovations de Rogers se sont révélées faibles à non significatives, attestant d’une excellente validité discriminante : les individus qui innovent dans l’usage ne sont pas nécessairement ceux qui achètent les nouveautés en premier.

Validité prédictive / liée à un critère

Pour démontrer la validité empirique de leur instrument, Price et Ridgway ont soumis les participants à une épreuve critère objective portant sur l’usage d’une calculatrice électronique scientifique/financière. Les répondants ayant obtenu un score élevé à l’USE-INN ont manifesté une variété et une complexité d’utilisation statistiquement bien supérieures (fréquence d’utilisation des touches de mémoire, programmation de fonctions indirectes, calculs statistiques avancés) par rapport aux répondants à faible score, qui restreignaient leur utilisation aux quatre opérations arithmétiques basiques. Cette corrélation robuste entre le score à l’échelle et le comportement effectif d’exploration a confirmé la validité prédictive de l’instrument.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de l’échelle a été quantifiée à l’aide du coefficient Alpha de Cronbach (α) pour chacune des sous-échelles lors de l’échantillonnage de référence :

  • Créativité / Curiosité (13 items) : α = 0,86 — Excellente consistance interne, attestant d’une grande cohérence des items explorant l’intérêt technique et le bricolage intellectuel ;
  • Réutilisation créative (10 items) : α = 0,82 — Très bonne consistance interne pour les comportements de détournement et de recyclage fonctionnel ;
  • Préférences face au risque (9 items) : α = 0,70 — Fiabilité acceptable, reflétant l’équilibre entre la prise de risque active et l’évitement de l’erreur instrumentale ;
  • Simplicité volontaire (5 items) : α = 0,64 — Consistance modérée, attendue pour un format concis de 5 items portant sur des comportements économiques variés ;
  • Potentiel d’utilisations multiples (7 items) : α = 0,56 — Fiabilité modeste, suggérant que la valorisation de la polyvalence constitue une dimension plus diffuse ou hétérogène chez les répondants.

Le score composite total présente une distribution normale avec une moyenne empirique de 199 points (pour une étendue théorique de 44 à 308 points et une étendue empirique observée de 112 à 299 points), garantissant une sensibilité métrique suffisante pour discriminer finement les profils d’utilisateurs le long du continuum de créativité instrumentale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement de l’USE-INN a reposé sur une série d’analyses factorielles exploratoires (AFE) appliquées à un large ensemble initial de propositions rédigées à partir d’entretiens qualitatifs et de revues de littérature. Une extraction en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) a permis d’isoler une solution à cinq facteurs distincts.

Les saturations factorielles des items retenus se sont échelonnées entre 0,40 et 0,78 sur leurs facteurs respectifs, sans contaminations croisées substantielles (saturations secondaires inférieures à 0,30 pour la quasi-totalité des items). Les intercorrélations entre les cinq facteurs varient de 0,14 à 0,65, confirmant que les sous-échelles captent des facettes interdépendantes mais non redondantes du construit unitaire d’innovativité d’usage :

  • La corrélation la plus élevée (r ≈ 0,65) est observée entre la Créativité/Curiosité et la Réutilisation créative, indiquant une synergie forte entre la compréhension technique et la reconversion inventive ;
  • Les corrélations les plus faibles (r ≈ 0,14) lient la Simplicité volontaire aux Préférences face au risque, illustrant que l’austérité matérielle ou la recherche d’économie ne procède pas nécessairement du même moteur psychologique que l’audace technologique.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Use Innovativeness Scale (USE-INN) — Échelle d’innovativité d’utilisation
  • Nature du test : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé)
  • Nombre total d’items : 44 items répartis en 5 sous-échelles dimensionnelles
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points (1 = Strongly Disagree / Pas du tout d’accord, 4 = Neutral / Neutre, 7 = Strongly Agree / Tout à fait d’accord)
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes
  • Procédure de cotation et calcul des scores :
    • Les items formulés dans le sens de la passivité ou de l’aversion au risque doivent faire l’objet d’une inversion de score (formule : Score_Inversé = 8 - Score_Brut).
    • Dans la sous-échelle Creativity/Curiosity, les items 5 et 10 sont inversés.
    • Dans la sous-échelle Risk Preferences, les items 3, 4 et 9 de la sous-échelle (correspondant aux items 16, 17 et 21 de la numérotation séquentielle globale) sont inversés.
    • Dans la sous-échelle Multiple Use Potential, l’item 5 de la sous-échelle (item 37 de la liste globale) fait l’objet d’une inversion de score si applicable selon la polarité de formulation.
    • Un score dimensionnel est obtenu par sommation (ou calcul de la moyenne arithmétique) des items de chaque sous-échelle. Un score composite total d’innovativité d’utilisation est obtenu par la somme globale des 44 items (étendue théorique de 44 à 308 points).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1983.
  • Propriété intellectuelle et droits : Les droits initiaux de publication appartiennent à l’Association for Consumer Research (ACR) et aux auteures (Linda L. Price et Nancy M. Ridgway).
  • Conditions d’accès et tarif : L’instrument est dans le domaine public académique (accès ouvert à des fins de recherche non commerciale). L’article source publié dans les Advances in Consumer Research est disponible librement via le portail officiel de l’ACR. Aucune redevance financière n’est exigée pour son utilisation dans le cadre d’études universitaires ou de thèses de doctorat, sous réserve d’une citation bibliographique adéquate.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études théoriques entourant l’instrument sont les suivantes :

  • Duncker, K. (1945). On problem-solving. Psychological Monographs, 58(5), i–113. https://doi.org/10.1037/h0093599
  • Hirschman, E. C. (1980). Innovativeness, novelty seeking, and consumer creativity. Journal of Consumer Research, 7(3), 283–295. https://doi.org/10.1086/208816
  • Lévi-Strauss, C. (1962). La pensée sauvage. Paris : Plon.
  • Midgley, D. F., & Dowling, G. R. (1978). Innovativeness: The concept and its measurement. Journal of Consumer Research, 4(4), 229–242. https://doi.org/10.1086/208701
  • Price, L. L., & Ridgway, N. M. (1983). Development of a scale to measure use innovativeness. In R. P. Bagozzi & A. M. Tybout (Eds.), Advances in Consumer Research (Vol. 10, pp. 679–684). Ann Arbor, MI : Association for Consumer Research. https://www.acrwebsite.org/volumes/6204/volumes/v10/NA-10
  • Rogers, E. M. (1983). Diffusion of innovations (3rd ed.). New York : The Free Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)

  1. I like to take things apart just to see how they work.
  2. When a machine breaks down, I usually try to fix it myself before calling a repair person.
  3. I enjoy figuring out how unfamiliar electronic devices work.
  4. I often find myself tinkering with mechanical or electronic gadgets.
  5. I have very little interest in knowing how mechanical things work.
  6. I am curious about the way new products operate.
  7. I often think of new ways to use ordinary household products.
  8. I like to experiment with different ways of doing routine tasks.
  9. When I get a new product, I read the manual thoroughly to discover all of its features.
  10. Technical details about how products work bore me.
  11. I often discover functions in products that others seem to overlook.
  12. I enjoy the challenge of solving a mechanical puzzle or problem.
  13. I find it exciting to explore the complex capabilities of modern technology.
  14. I am willing to try using a product even if I have never seen it used before.
  15. I feel comfortable operating new equipment without reading the instructions first.
  16. I avoid using complex equipment unless someone shows me how to use it first.
  17. I hesitate to try new features on appliances for fear of breaking them.
  18. I am willing to take a chance on a product with unfamiliar controls.
  19. I feel confident that I can figure out most consumer products on my own.
  20. When faced with an unfamiliar gadget, I usually jump right in and try it.
  21. I prefer to stick to the basic functions of a product rather than risk making an error.
  22. I don’t mind taking a risk on using a tool in an unconventional way.
  23. I prefer making something myself rather than buying it ready-made.
  24. I get satisfaction out of repairing older items rather than replacing them with new ones.
  25. I often buy secondhand goods or find uses for discarded items.
  26. I deliberately try to simplify my life by consuming fewer commercial products.
  27. I take pride in finding ways to extend the useful life of products I already own.
  28. I frequently repurpose containers, packages, and discarded materials for other uses.
  29. An old product can often serve an entirely new function in my home.
  30. I enjoy finding creative uses for items that most people would throw away.
  31. When an item no longer serves its original purpose, I try to adapt it for something else.
  32. I often invent new uses for everyday objects around the house.
  33. I usually consider whether a product has multiple uses before I decide to purchase it.
  34. I like products that can perform several different tasks.
  35. I look for items that can be adapted to many different situations.
  36. A product is more valuable to me if it has versatile applications.
  37. I prefer tools and appliances that can do more than just one specific job.
  38. I often use products in ways that the manufacturer never intended.
  39. I find unusual applications for common household tools.
  40. I look for shortcuts or innovative methods when working on household projects.
  41. I enjoy modifying products to better suit my individual needs.
  42. I like to customize products so that they perform unique functions.
  43. I often find that a product designed for one purpose works even better for another.
  44. When I run out of a specific product, I easily find an effective substitute among things I already have.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle d’innovativité d’utilisation (USE-INN). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-innovativite-utilisation-use-inn/
Looti, Mohammed. “Échelle d’innovativité d’utilisation (USE-INN).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-innovativite-utilisation-use-inn/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’innovativité d’utilisation (USE-INN).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-innovativite-utilisation-use-inn/.