Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (RGI)

L’Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (RGI), créée par Park et Lessig (1977) et adaptée par Bearden et Etzel (1982), évalue les influences informationnelle, utilitaire et d’expression des valeurs dans le comportement du consommateur.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (en anglais, Reference Group Influence Scale ou RGI), élaborée à l’origine par C. Whan Park et V. Parker Lessig en 1977 puis adaptée par Bearden et Etzel en 1982, constitue le dispositif psychométrique fondateur permettant de quantifier et de disséquer la pression sociale exercée par les groupes de référence sur les décisions, les choix de consommation et les attitudes individuelles. Conçue initialement pour combler un vide méthodologique dans le champ du comportement du consommateur et de la psychologie sociale, cette échelle multidimensionnelle conceptualise la susceptibilité interpersonnelle selon trois composantes distinctes et indépendantes : l’influence informationnelle (5 items), l’influence utilitaire ou normative (4 items) et l’influence d’expression des valeurs (5 items), pour un total de 14 items fondamentaux.

Dans sa version princeps, l’instrument emploie une échelle d’évaluation en 4 points (allant de 1 = « non pertinent » à 4 = « hautement pertinent »), rédigée initialement à la troisième personne (« l’individu ») afin d’évaluer la saillance perçue de ces dynamiques d’influence au sein de divers contextes d’acquisition de produits ou de comportements sociaux. Les révisions subséquentes, notamment celle de Bearden et Etzel (1982), ont converti les énoncés à la première personne en adoptant un format de réponse de type Likert en 6 points (de « fortement en désaccord » à « fortement d’accord »). Les validations empiriques initiales, menées auprès d’échantillons contrastés d’étudiants universitaires et de ménagères à travers 20 catégories de biens, ont mis en lumière la remarquable capacité de l’outil à discriminer la nature de l’influence selon la visibilité publique ou privée du produit et la complexité perçue du comportement. Sur le plan psychométrique, l’instrument présente des indices de consistance interne rigoureux, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant généralement de 0,63 à 0,88 selon les dimensions et les contextes, ainsi qu’une validité factorielle confirmatoire démontrant la séparation impérative des trois construits théoriques.

2. Mots-clés / Keywords

Influence sociale, groupe de référence, psychométrie, comportement du consommateur, influence informationnelle, influence normative, influence utilitaire, expression des valeurs, conformité sociale, prise de décision.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et formalisée par deux chercheurs majeurs en sciences de la gestion et en psychologie du consommateur :

  • C. Whan Park, Ph.D. : Professeur émérite distingué de marketing à la Marshall School of Business de l’Université de Californie du Sud (University of Southern California – USC), Los Angeles, États-Unis. Ses recherches pionnières portent sur la théorie de l’attachement aux marques, le traitement de l’information et l’architecture des décisions des consommateurs.
  • V. Parker Lessig, Ph.D. : Professeur de marketing et théoricien de la décision, ayant exercé notamment à l’Université du Kansas (University of Kansas), School of Business, Lawrence, Kansas, États-Unis. Ses travaux académiques se sont focalisés sur la modélisation mathématique et psychométrique des comportements d’achat et la segmentation psychologique des marchés.

L’adaptation psychométrique à 6 points a été réalisée ultérieurement par William O. Bearden (University of South Carolina) et Michael J. Etzel (University of Notre Dame), deux figures d’autorité de l’American Marketing Association (AMA).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (RGI) est de mesurer de manière quantitative, standardisée et reproductible l’étendue et la modalité par lesquelles les cercles sociaux réels ou symboliques d’un individu façonnent ses croyances, ses évaluations et ses conduites décisionnelles. En psychologie et en sociologie contemporaine, l’influence des pairs ne peut être réduite à un phénomène monolithique ou unidimensionnel ; elle opère à travers des mécanismes motivationnels hétérogènes qui répondent à des besoins distincts de l’appareil psychologique de l’individu.

Avant le développement de l’échelle par Park et Lessig en 1977, les chercheurs se heurtaient à une ambiguïté méthodologique chronique : ils constataient l’existence d’une conformité sociale dans les choix individuels, mais ne disposaient d’aucun instrument capable d’isoler si cette conformité résultait d’une quête d’information technique, de la crainte de sanctions sociales (ou de la recherche d’approbation), ou de la volonté intime d’ancrer son identité et son estime de soi au sein d’une collectivité prestigieuse. L’échelle RGI a été précisément conçue pour lever cette indétermination en opérationnalisant les paradigmes fondamentaux de la sociologie des groupes et de la psychologie de l’influence sociale.

Les applications de cette échelle sont vastes et diversifiées :

  • Recherche en marketing et comportement du consommateur : Détermination de l’impact des leaders d’opinion et des réseaux de pairs sur l’adoption d’innovations technologiques, le choix de marques ostentatoires versus discrètes, et l’efficacité des campagnes publicitaires axées sur les témoignages d’experts ou l’intégration communautaire.
  • Psychologie sociale et dynamique des groupes : Analyse empirique des pressions à la conformité au sein des micro-groupes (famille, amis, collègues de travail) et macro-groupes (classes socio-économiques, sous-cultures numériques, communautés d’intérêt).
  • Santé publique et comportements à risque : Évaluation de la susceptibilité des adolescents et des jeunes adultes face aux conduites addictives (consommation d’alcool, tabagisme, vapotage) afin d’identifier si l’engagement dans ces comportements relève d’une désinformation (influence informationnelle), d’une contrainte par les pairs (influence utilitaire) ou d’une recherche de statut symbolique (expression des valeurs).
  • Études organisationnelles : Mesure des dynamiques de socialisation au travail, de l’adoption des normes professionnelles et de l’alignement sur la culture d’entreprise par les nouveaux collaborateurs.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle RGI repose sur l’hypothèse centrale selon laquelle le groupe de référence fonctionne comme un cadre de comparaison, d’évaluation et de régulation cognitive pour l’individu. Ce construit s’articule autour de trois dimensions non interchangeables :

1. L’influence informationnelle (Informational Influence)

L’influence informationnelle survient lorsqu’un individu perçoit les avis, comportements ou recommandations d’autrui comme des éléments de preuve crédibles et fiables concernant la réalité objective. Dans cette dimension, l’individu fait face à une asymétrie d’information, à une incertitude cognitive ou à un manque d’expertise personnelle. La motivation sous-jacente est le désir d’exactitude, de compétence et de réduction de l’erreur dans la décision.

Cette influence s’exprime de deux façons complémentaires :

  • La recherche délibérée et active de conseils auprès d’individus considérés comme des experts indépendants, des autorités techniques ou des professionnels du domaine.
  • L’observation passive et vicariante des pratiques adoptées par des personnes possédant une expérience directe avec le comportement ou l’objet ciblé.

Exemple : Un consommateur hésitant sur l’achat d’un véhicule hybride qui consulte assidûment les retours d’expérience d’ingénieurs automobiles ou observe les choix des chauffeurs professionnels manifeste une sensibilité prépondérante à l’influence informationnelle.

2. L’influence utilitaire ou normative (Utilitarian Influence)

L’influence utilitaire, également qualifiée d’influence normative, découle des processus de régulation sociale par lesquels l’individu se conforme aux attentes et exigences d’autrui afin d’obtenir des récompenses sociales positives (acceptation, éloges, inclusion) ou d’éviter des sanctions et des désagréments (rejet, moquerie, marginalisation). Le moteur psychologique réside ici dans la gestion stratégique des coûts et des bénéfices relationnels.

Contrairement à l’influence informationnelle, l’influence utilitaire n’implique pas nécessairement que l’individu adhère intérieurement à la pertinence intrinsèque du comportement : l’alignement comportemental est conditionné par la visibilité publique de l’acte et par le pouvoir de contrôle perçu du groupe de référence. Les items de cette sous-échelle ciblent spécifiquement la soumission aux préférences de l’entourage immédiat avec lequel l’individu interagit directement (famille, supérieurs hiérarchiques, pairs sociaux).

3. L’influence d’expression des valeurs (Value-Expressive Influence)

L’influence d’expression des valeurs opère au niveau le plus profond de l’identité psychologique et de l’auto-concept (concept de soi). Elle intervient lorsque l’adoption d’un comportement, d’une croyance ou d’une marque est motivée par le besoin d’affirmer, de rehausser ou de projeter son identité personnelle aux yeux du monde et à ses propres yeux, à travers l’association symbolique avec un groupe admiré (groupe d’aspiration).

Cette composante repose sur deux dynamiques psychologiques convergentes :

  • Le désir d’identification positive : l’individu s’approprie les symboles et les normes du groupe pour se sentir psychologiquement lié à ses membres.
  • Le sentiment de fierté et de valorisation personnelle procuré par le fait d’être perçu comme incarnant les vertus, le style ou les idéaux incarnés par cette collectivité de référence.

Exemple : Un sportif amateur qui achète un équipement haut de gamme spécifique non pas pour ses spécifications techniques pures, mais parce qu’il symbolise l’appartenance à la communauté d’élite des athlètes d’endurance, illustre parfaitement la dimension d’expression des valeurs.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’échelle de Park et Lessig (1977) tire son ancrage de la fusion entre deux grands courants théoriques de la psychologie sociale du milieu du XXe siècle : la dichotomie de Deutsch et Gerard (1955) et la théorie des processus d’influence sociale d’Herbert Kelman (1958, 1961).

La distinction fondamentale de Deutsch et Gerard (1955)

Dans leurs travaux expérimentaux séminaux examinant les biais de conformisme inspirés du paradigme de Salomon Asch, Morton Deutsch et Harold B. Gerard ont postulé que les études antérieures avaient confondu deux forces psychologiques sous le vocable générique de « pression du groupe » :

  1. L’influence sociale normative, définie comme l’inclination à se conformer aux attentes positives d’autrui.
  2. L’influence sociale informationnelle, définie comme la propension à accepter les données transmises par autrui comme des indices probants de la réalité.

Cette scission a constitué la première pierre théorique permettant de comprendre que l’alignement sur un groupe ne procède pas toujours d’une soumission craintive, mais souvent d’un calcul épistémique rationnel.

La taxonomie triadique de Kelman (1958, 1961)

Herbert C. Kelman a ultérieurement raffiné cette conception en démontrant que le changement d’attitude et l’influence sociale s’opèrent selon trois processus psychologiques qualitatifs distincts, caractérisés par des antécédents et des conséquences dissemblables :

  • La complaisance (Compliance) : L’individu adopte un comportement sous l’influence d’un agent social pour en obtenir une rétribution spécifique ou échapper à un châtiment. Le contenu de la conduite est peu investi ; la conformité cesse dès que l’observabilité sociale disparaît. C’est le fondement direct de l’influence utilitaire de Park et Lessig.
  • L’identification (Identification) : Le comportement est adopté parce qu’il permet à l’individu d’établir ou d’entretenir une relation auto-définissante valorisante avec une personne ou un groupe modèle. L’individu y croit tant que la relation avec le groupe de référence demeure centrale pour son identité. Ce mécanisme alimente la sous-échelle d’expression des valeurs.
  • L’intériorisation (Internalization) : Le sujet intègre une directive ou un savoir parce que son contenu est congruent avec son propre système de valeurs intrinsèques et logiquement valide. Ce processus correspond à la sous-échelle d’influence informationnelle.

En transposant ces paradigmes abstraits à la mesure psychométrique des comportements concrets, Park et Lessig ont également intégré la Théorie de la comparaison sociale de Leon Festinger (1954), qui postule que tout être humain ressent une pulsion interne le poussant à évaluer ses opinions et ses aptitudes en se comparant à autrui lorsqu’aucun étalon physique objectif n’est disponible.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la validité de l’échelle RGI a fait l’objet de protocoles empiriques rigoureux dès sa publication originelle et lors de ses multiples réplications internationales.

Validité de contenu et de construit

Park et Lessig (1977) ont établi la validité de contenu par l’analyse systématique de la littérature en dynamique de groupe et par des panels d’experts chargés de juger la représentativité des items face aux définitions théoriques de Deutsch, Gerard et Kelman. L’indépendance conceptuelle des trois dimensions a été vérifiée : les corrélations inter-dimensions demeurent modérées (généralement comprises entre r = 0,25 et r = 0,52), confirmant que l’outil ne capture pas une variance générale de désirabilité sociale, mais trois construits spécifiques qui doivent impérativement être traités de manière séparée sans amalgamation en un score composite total arbitraire.

Validité prédictive et différentielle

La validité prédictive de l’instrument a été brillamment démontrée dans l’étude princeps à travers la comparaison de deux groupes sociodémographiques structurellement distincts : un échantillon d’étudiants d’université et un échantillon de femmes au foyer (ménagères). Les chercheurs ont administré l’échelle à travers une matrice de 20 catégories de produits distincts (ex. : bière, cigarettes, meubles de salon, matelas, vêtements, détergents). Les résultats ont mis en évidence des sensibilités différentielles hautement significatives (p < 0,001) :

  • Les étudiants ont démontré une susceptibilité nettement plus marquée que les ménagères à l’égard de l’influence utilitaire et de l’expression des valeurs pour des biens à consommation ostentatoire et sociale comme la bière et les cigarettes.
  • À l’inverse, les ménagères ont affiché des scores d’influence informationnelle et de pertinence utilitaire nettement plus élevés pour des produits d’équipement domestique durable, tels que le mobilier ou les appareils électroménagers.

Par ailleurs, Bearden et Etzel (1982) ont étendu la validité de critère en établissant que l’influence du groupe de référence varie systématiquement selon le cadran bi-factoriel de visibilité du produit : Nécessité vs Luxe et Consommation publique vs Privée. L’influence sur le choix de la marque est maximale pour les luxes publics (montres de prestige, skis) et minimale pour les nécessités privées (matelas, papier toilette), corroborant les hypothèses psychométriques sous-tendant l’échelle.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle RGI a été documentée sur une multitude de corpus de données expérimentales et transversales, attestant d’une robustesse métrologique constante.

Consistance interne

Dans l’étude originale de Park et Lessig (1977), la distribution des moyennes sur les 20 catégories de produits présentait les amplitudes suivantes :

  • Influence informationnelle : moyennes situées entre 2,46 et 4,00 (sur l’échelle de 4 points).
  • Influence utilitaire : moyennes variant de 2,33 à 3,95.
  • Influence d’expression des valeurs : moyennes variant de 1,93 à 3,97.

Lors de la reformulation de l’instrument par Bearden et Etzel (1982) en format Likert à 6 points, les coefficients de cohérence interne mesurés par l’alpha de Cronbach ont fourni des garanties statistiques élevées :

  • Dimension Informationnelle : α = 0,81 à 0,88 selon les catégories de produits testées.
  • Dimension Utilitaire : α = 0,63 à 0,78 (cette sous-échelle comportant 4 items, une valeur légèrement inférieure est conforme aux attentes mathématiques de la formule de Spearman-Brown).
  • Dimension Expression des valeurs : α = 0,76 à 0,86.

Les investigations menées ultérieurement par Childers et Rao (1992) dans des contextes transnationaux (États-Unis et Thaïlande) ont confirmé des coefficients alpha supérieurs à 0,70 pour l’ensemble des dimensions dans les deux cultures, soulignant l’invariance transculturelle de la fidélité de l’outil.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La validation empirique de la structure tridimensionnelle postulée par Park et Lessig a mobilisé des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) au fil des décennies.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Les analyses factorielles en composantes principales assorties de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Oblimin) ont systématiquement extrait trois facteurs principaux expliquant une part prépondérante de la variance totale (généralement supérieure à 55-62 %). Ces facteurs correspondent rigoureusement aux trois découpages théoriques originels :

  • Le Facteur 1 regroupe les 5 énoncés relatifs à la consultation d’experts et à l’observation de comportements compétents, avec des saturations factorielles solides (généralement > 0,60) et de très faibles saturations croisées sur les autres axes.
  • Le Facteur 2 capture les 5 items traduisant le désir de correspondre à l’image du groupe et la projection du soi valorisé (Expression des valeurs), saturant entre 0,58 et 0,82.
  • Le Facteur 3 isole les 4 items liés à la récompense sociale et à l’évitement du blâme (Influence utilitaire), affichant des saturations stables entre 0,55 et 0,79.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles menées lors des réévaluations méthodologiques modernes (notamment par Bearden, Netemeyer & Teel, 1989, lors de la création de l’échelle dérivée ATSCI) ont testé la supériorité du modèle tridimensionnel face à des modèles rivaux unidimensionnels ou bidimensionnels :

  • Le modèle à facteur unique (postulant une susceptibilité générale indifférenciée) présente un ajustement médiocre, caractérisé par des valeurs de RMSEA > 0,12 et un CFI < 0,75.
  • Le modèle théorique à trois facteurs corrélés présente un ajustement nettement supérieur : racine carrée de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06, indice d’ajustement comparatif (CFI) > 0,92, et indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,90.

Ces éléments corroborent sans équivoque la nécessité méthodologique absolue de calculer et d’analyser trois scores séparés pour chaque individu, prohibant tout calcul d’un score total fusionné sans justification théorique préalable.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé structuré comme suit :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (auto-évaluation ou hétéro-évaluation selon l’orientation grammaticale retenue).
  • Nombre total d’items : 14 items répartis en trois sous-échelles distinctes :
    • Influence informationnelle : 5 items
    • Influence utilitaire : 4 items
    • Influence d’expression des valeurs : 5 items
  • Format des réponses :
    • Version originale de Park & Lessig (1977) : Échelle en 4 points d’évaluation de la pertinence (1 = Non pertinent / Aucune pertinence, 2 = Faiblement pertinent, 3 = Moyennement pertinent, 4 = Hautement pertinent). Forme grammaticale rédigée à la 3e personne du singulier (« l’individu »).
    • Version standardisée de Bearden & Etzel (1982) : Échelle de type Likert en 6 points de degré d’accord (1 = Fortement en désaccord, 2 = En désaccord, 3 = Légèrement en désaccord, 4 = Légèrement d’accord, 5 = D’accord, 6 = Fortement d’accord). Forme grammaticale convertie à la première personne du singulier (« Je » / « Moi »).
  • Modalités de cotation et scoring :
    • Aucun item n’est inversé.
    • Les scores doivent être calculés séparément pour chacune des trois dimensions par sommation simple ou par calcul de la moyenne arithmétique des items composants.
    • Score d’influence informationnelle : Somme des 5 items informationnels (plage : 5 à 20 en version Park & Lessig ; 5 à 30 en version Bearden & Etzel).
    • Score d’influence utilitaire : Somme des 4 items utilitaires (plage : 4 à 16 en version Park & Lessig ; 4 à 24 en version Bearden & Etzel).
    • Score d’expression des valeurs : Somme des 5 items d’expression des valeurs (plage : 5 à 20 en version Park & Lessig ; 5 à 30 en version Bearden & Etzel).
  • Durée d’administration : Environ 5 à 8 minutes par produit ou contexte comportemental évalué.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de création originale : 1977 (C. Whan Park & V. Parker Lessig).
  • Année d’adaptation majeure : 1982 (William O. Bearden & Michael J. Etzel).
  • Propriété intellectuelle et droits : L’article fondateur a été publié dans le Journal of Consumer Research, géré par Oxford University Press pour le compte de la Consumer Research Association. L’adaptation de 1982 a également paru dans la même revue.
  • Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’instrument dans le cadre strict de la recherche universitaire non commerciale, de thèses doctorales ou d’activités académiques d’enseignement est généralement exempte de redevance (usage libre à des fins de recherche académique sous réserve de citation bibliographique formelle).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein d’outils propriétaires d’études de marché marchands, de logiciels commerciaux ou de prestations de conseil tarifées requiert l’autorisation formelle de l’éditeur détenant les droits de diffusion de la revue d’origine.

12. Références / References

Les sources bibliographiques majeures ci-dessous documentent la création, la validation et l’évolution théorique de l’échelle :

  • Bearden, W. O., & Etzel, M. J. (1982). Reference group influence on product and brand purchase decisions. Journal of Consumer Research, 9(2), 183–194. https://doi.org/10.1086/208911
  • Bearden, W. O., Netemeyer, R. G., & Teel, J. E. (1989). Measurement of consumer susceptibility to interpersonal influence. Journal of Consumer Research, 15(4), 473–481. https://doi.org/10.1086/209186
  • Childers, T. L., & Rao, A. R. (1992). The influence of familial and peer-based reference groups on consumer decisions: The United States and Thailand. Journal of Consumer Research, 19(2), 198–211. https://doi.org/10.1086/209296
  • Deutsch, M., & Gerard, H. B. (1955). A study of normative and informational social influences upon individual judgment. The Journal of Abnormal and Social Psychology, 51(3), 629–636. https://doi.org/10.1037/h0046408
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Kelman, H. C. (1958). Compliance, identification, and internalization: Three processes of attitude change. Journal of Conflict Resolution, 2(1), 51–60. https://doi.org/10.1177/002200275800200106
  • Kelman, H. C. (1961). Processes of opinion change. Public Opinion Quarterly, 25(1), 57–78. https://doi.org/10.1086/266996
  • Park, C. W., & Lessig, V. P. (1977). Students and housewives: Differences in susceptibility to reference group influence. Journal of Consumer Research, 4(2), 102–110. https://doi.org/10.1086/208685

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: For each of the following statements, please indicate the degree to which the statement is relevant to your purchase decision regarding [product/brand], or indicate your level of agreement with each statement.
Response Scale: Originally a 4-point relevance scale (1 = Not relevant to 4 = Highly relevant) or 6-point agreement scale (1 = Strongly Disagree to 6 = Strongly Agree)
1

Informational Influence:
1

The individual seeks information about various brands of the product from an association of professionals or independent group of experts.
2

The individual seeks information from those who work with the product as a profession.
3

The individual seeks brand-related knowledge and experience from those friends, neighbors, or work associates who have reliable information about the brands.
4

The brand which the individual buys is influenced by observing the seal of approval of an independent testing agency (such as Good Housekeeping).
5

The individual's observation of what experts do influences his choice of a brand (such as an observation of the sort of car which police drive or the brand of TV which repairmen buy).
6

Utilitarian Influence:
6

To satisfy the expectations of fellow work associates, the individual's decision to purchase a particular brand is influenced by their preferences.
7

The individual's decision to purchase a particular brand is influenced by the preferences of people with whom he has social interaction.
8

The individual's decision to purchase a particular brand is influenced by the preferences of family members.
9

The desire to satisfy a certain group's expectation has an influence on the individual's brand choice for this product.
10

Value-Expressive Influence:
10

The individual feels that the purchase or use of a particular brand will enhance the image which others have of him.
11

The individual feels that the people who purchase a particular brand possess the characteristics which he would like to have.
12

The individual sometimes feels that it would be nice to be like the type of person which advertisements show using a particular brand.
13

The individual feels that the people who buy a particular brand are admired or respected by others.
14

The purchase of a particular brand helps the individual show others who he is or would like to be (such as an athlete, successful businessman, good mother, etc.).
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (RGI). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-influence-groupe-reference-rgi/
Looti, Mohammed. “Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (RGI).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-influence-groupe-reference-rgi/.
Looti, Mohammed. “Échelle de mesure de l’influence du groupe de référence (RGI).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-influence-groupe-reference-rgi/.