1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’individualisme et de collectivisme horizontaux et verticaux (Horizontal and Vertical Individualism–Collectivism Scale, HVIC), développée initialement par Harry C. Triandis, Theodore M. Singelis, Dharm P. S. Bhawuk et Michele J. Gelfand en 1995, constitue un jalon fondamental dans l’évaluation psychométrique des orientations culturelles au niveau individuel. Dépassant la dichotomie classique et unidimensionnelle entre individualisme et collectivisme, cet instrument intègre une dimension structurelle orthogonale : l’axe horizontal (valorisation de l’égalité et de la parité de statut) et l’axe vertical (acceptation des hiérarchies, de l’inégalité et de la compétition statutaire). Ce croisement théorique génère une matrice à quatre quadrants distincts : l’individualisme horizontal (IH), l’individualisme vertical (IV), le collectivisme horizontal (CH) et le collectivisme vertical (CV).
Dans sa version princeps exhaustive de 1995, l’échelle se compose de 32 items auto-rapportés (répartis en 8 items par sous-échelle), administrés via une échelle de Likert en 9 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord / Définitivement non ») à 9 (« Tout à fait d’accord / Définitivement oui »). Les analyses psychométriques attestent d’une fidélité satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,67 et 0,82 selon les sous-échelles et les contextes socioculturels. L’instrument a démontré une validité de construit robuste, une validité discriminante vis-à-vis d’autres mesures de la personnalité, ainsi qu’une valeur prédictive confirmée dans des domaines variés tels que le comportement du consommateur, la dynamique organisationnelle, les styles d’attribution causale et la négociation internationale.
2. Mots-clés / Keywords
individualisme horizontal, individualisme vertical, collectivisme horizontal, collectivisme vertical, psychométrie multiculturelle, valeurs culturelles, soi indépendant, soi interdépendant, hiérarchie sociale, égalitarisme, échelle de Triandis, analyse factorielle confirmatoire
3. Auteurs / Authors
L’échelle HVIC a été développée et raffinée par une équipe de chercheurs éminents en psychologie interculturelle et en psychologie sociale :
- Theodore M. Singelis : Professeur émérite de psychologie à la California State University, Chico (États-Unis). Spécialiste reconnu de la conceptualisation du soi et de la mesure quantitative des construits culturels.
- Harry C. Triandis (1926–2019) : Professeur émérite de psychologie à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). Considéré comme l’un des pères fondateurs de la psychologie interculturelle contemporaine et théoricien central des syndromes culturels.
- Dharm P. S. Bhawuk : Professeur de gestion et de psychologie organisationnelle à la Shidler College of Business, University of Hawaiʻi at Mānoa (Honolulu, États-Unis). Spécialiste du management interculturel, des modèles indigènes et de l’efficacité interculturelle.
- Michele J. Gelfand : Professeure de comportement organisationnel et de psychologie à la Stanford Graduate School of Business (anciennement à l’Université du Maryland, College Park, États-Unis). Mondialement renommée pour ses travaux sur les cultures rigides et souples (tight/loose cultures) et la négociation.
4. Objectif / Purpose
L’objectif scientifique premier de l’échelle HVIC est de pallier les insuffisances théoriques et empiriques inhérentes aux modèles bipolaires simplificateurs qui opposaient traditionnellement l’individualisme au collectivisme. Dans les conceptualisations antérieures issues notamment des travaux pionniers de Geert Hofstede, ces orientations étaient traitées comme les deux extrémités exclusives d’un même continuum macro-sociologique. Une telle approche masquait la complexité psychologique intra-individuelle et échouait à rendre compte des variations qualitatives majeures observées entre des sociétés nominalement classées au sein du même pôle.
Sur le plan de la justification théorique, Singelis et ses collaborateurs (1995) ont démontré qu’une société individualiste démocratique et égalitaire (telle que la Suède ou la Norvège) ne partage pas la même structure de valeurs qu’une société individualiste hautement compétitive et orientée vers la réussite matérielle (comme les États-Unis). De même, un collectivisme basé sur la solidarité horizontale entre pairs (observé par exemple dans certains kibboutz traditionnels ou communautés agraires autonomes) diffère profondément d’un collectivisme autoritaire et vertical, structuré par la soumission inconditionnelle à la hiérarchie patriarcale ou étatique (fréquemment documenté dans les contextes confucéens traditionnels). L’HVIC a ainsi été créée pour opérationnaliser ces nuances à l’échelle micro-psychologique.
Dans la recherche académique, l’échelle permet de cartographier avec finesse les syndromes culturels subjectifs intériorisés par les individus (souvent désignés sous les termes d’idiocentrisme et d’allocentrisme). Ses applications empiriques se sont rapidement étendues :
- Psychologie du consommateur et marketing : Compréhension des motivations d’achat ostentatoire (associées à l’IV), des comportements de consommation collaborative (associés au CH), ou de la conformité aux choix familiaux (VC).
- Psychologie organisationnelle : Analyse du leadership, des préférences en matière de justice distributive (principe d’égalité vs principe de mérite ou de besoin) et de la gestion des conflits au sein d’équipes multiculturelles.
- Psychologie clinique et de la santé : Exploration des styles de soutien social, de la détresse psychologique liée à la rupture de la conformité de groupe, et de l’adaptation psychologique des migrants.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle sous-jacent à l’HVIC repose sur la combinaison orthogonale de deux axes fondamentaux : l’axe d’autonomie/interdépendance du soi et l’axe de valorisation de l’égalité versus de la hiérarchie. Cette conceptualisation engendre quatre orientations distinctes :
Individualisme horizontal (IH / Horizontal Individualism)
L’individualisme horizontal définit une orientation où l’individu conçoit le soi comme autonome, souverain et indépendant d’autrui, tout en accordant une importance primordiale à l’égalité fondamentale entre les êtres humains. Dans cette configuration, l’individu cherche à affirmer son unicité, son authenticité et son originalité personnelle sans ressentir le besoin d’entrer en compétition avec autrui ou de revendiquer un statut social supérieur. L’accent est mis sur la liberté d’expression, l’auto-détermination et l’absence de coercition hiérarchique. Par exemple, une personne à score élevé en IH valorise le fait de « faire les choses à sa propre manière » tout en reconnaissant pleinement le même droit à chaque pair, sans volonté d’ascendance sociale.
Individualisme vertical (IV / Vertical Individualism)
L’individualisme vertical conceptualise un soi indépendant engagé dans une dynamique compétitive et hiérarchique. L’individu ne se contente pas d’être distinct ; il aspire activement à surpasser autrui, à acquérir du pouvoir, du prestige, et à gravir les échelons des structures sociales établies. L’inégalité est perçue comme un fait naturel, inévitable, voire bénéfique pour stimuler l’excellence. Le succès personnel se mesure comparativement : gagner, dominer et obtenir une reconnaissance publique supérieure sont les moteurs essentiels du comportement. Les items typiques de ce quadrant mesurent l’anxiété ou la tension ressentie lorsqu’un tiers réussit mieux que soi, ainsi que la croyance que la compétition constitue le moteur indispensable de toute société viable.
Collectivisme horizontal (CH / Horizontal Collectivism)
Le collectivisme horizontal décrit une vision de l’existence où l’individu perçoit son identité comme fondamentalement imbriquée dans celle de son endogroupe, au sein d’une relation symétrique et égalitaire. Les membres du groupe sont vus comme des semblables de même rang partageant des buts communs, des ressources et une interdépendance harmonieuse. L’accent est placé sur la coopération, le partage émotionnel et matériel, la bienveillance réciproque et le consensus démocratique. L’autorité hiérarchique n’y est pas centrale ; c’est le lien fraternel et l’empathie mutuelle qui cimentent le collectif. L’épanouissement personnel dépend directement du bien-être d’autrui, sans qu’intervienne une obligation de soumission à une autorité arbitraire.
Collectivisme vertical (CV / Vertical Collectivism)
Le collectivisme vertical se caractérise par un soi interdépendant subordonné aux impératifs d’un groupe formellement hiérarchisé. L’individu intègre les exigences du devoir, de la loyauté inconditionnelle, du sacrifice de soi et du respect scrupuleux de l’autorité (notamment parentale, clanique ou institutionnelle). Dans ce cadre, la cohésion du groupe prime absolument sur les désirs personnels, et la stabilité collective repose sur l’acceptation de la hiérarchie des statuts et des rôles prescrits. La déférence filiale, le respect de la tradition et l’abnégation face aux décisions prises par les aînés ou les dirigeants constituent les manifestations comportementales prédominantes de cette dimension.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle de l’HVIC s’enracine dans la convergence de trois grands courants théoriques de la psychologie et de l’anthropologie sociale :
La théorie des syndromes culturels de Triandis
Harry Triandis a postulé l’existence de « syndromes culturels », définis comme des constellations de croyances, d’attitudes, de normes et de valeurs partagées, organisées autour d’un thème central et transmises à travers les générations. En examinant la variabilité transculturelle, Triandis a souligné que l’individualisme et le collectivisme ne pouvaient être pleinement compris sans y adjoindre la notion de distance hiérarchique et d’ordonnancement social. La dimension horizontale/verticale découle directement de la manière dont une culture structure la distribution du pouvoir : les cultures horizontales accentuent la similitude statutaire, tandis que les cultures verticales institutionnalisent la différenciation des rangs et des privilèges.
La théorie de la construction de soi de Markus et Kitayama
Le cadre théorique s’appuie également sur la distinction séminale établie par Hazel Rose Markus et Shinobu Kitayama (1991) entre le *soi indépendant* (independent self-construal) et le *soi interdépendant* (interdependent self-construal). L’HVIC affine cette théorie en démontrant que l’indépendance peut être vécue soit dans l’affirmation singulière égalitaire (IH), soit dans la rivalité comparative (IV). De même, l’interdépendance peut se manifester par une symbiose collaborative horizontale (CH) ou par un alignement déférent sur l’autorité hiérarchique (CV).
Les modèles relationnels d’Alan Fiske
Enfin, l’échelle résonne puissamment avec la typologie des quatre modèles relationnels universels développée par l’anthropologue Alan Page Fiske (1991) :
- Le Communal Sharing (partage communautaire) et l’Equality Matching (égalité réciproque) correspondent étroitement aux fondements du collectivisme horizontal et de l’individualisme horizontal.
- L’Authority Ranking (autorité hiérarchique) fournit le socle conceptuel direct du collectivisme vertical.
- Le Market Pricing (tarification marchande) et la compétition fondée sur la proportionnalité des mérites s’alignent avec les axiomes de l’individualisme vertical.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques de l’HVIC ont été rigoureusement documentées à travers de multiples échantillons internationaux depuis la publication de Singelis et al. (1995) :
Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit a été établie en comparant des modèles factoriels concurrents. Les analyses factorielles confirmatoires menées par Singelis et al. (1995), puis répliquées par Triandis et Gelfand (1998), démontrent systématiquement la supériorité statistique d’une structure à quatre facteurs indépendants ou modérément corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel ou à un modèle bidimensionnel standard (individualisme global vs collectivisme global). Les indices d’adéquation (notamment le CFI, le TLI et le RMSEA) atteignent des seuils satisfaisants une fois les résidus d’items spécifiques contrôlés.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été attestée par des corrélations significatives et cohérentes avec des instruments étalonnés :
- La sous-échelle IV est fortement corrélée à l’orientation vers la dominance sociale (Social Dominance Orientation, SDO ; r ≈ 0,35 à 0,50) et aux valeurs de pouvoir et d’accomplissement du modèle de Shalom Schwartz.
- La sous-échelle IH corrèle positivement avec l’autonomie, l’authenticité personnelle et les valeurs d’auto-direction (Schwartz ; r ≈ 0,40 à 0,55).
- La sous-échelle CH est positivement associée aux mesures d’empathie dispositionnelle, à l’orientation communautaire et aux valeurs de bienveillance universelle (r ≈ 0,45 à 0,60).
- La sous-échelle CV présente des corrélations substantielles avec les échelles d’autoritarisme de droite (Right-Wing Authoritarianism, RWA), la piété filiale et les valeurs de conformité et de tradition (r ≈ 0,40 à 0,65).
Validité discriminante et prédictive
La validité discriminante est étayée par la quasi-orthogonalité observée entre certaines sous-échelles : par exemple, les corrélations entre l’individualisme vertical et le collectivisme horizontal sont généralement proches de zéro, voire légèrement négatives, indiquant que ces construits capturent des dimensions psychologiques sans chevauchement parasite. Sur le plan prédictif, l’échelle prédit avec succès des variables comportementales : l’IV prédit la recherche de statut via des marques de luxe, le CH prédit l’adhésion aux comportements pro-environnementaux coopératifs, et le CV prédit la soumission aux directives des figures d’autorité lors de dilemmes moraux.
8. Fidélité / Reliability
La cohérence interne de l’échelle de 32 items de Singelis et al. (1995) a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach dans une multitude d’études empiriques. Les valeurs publiées dans l’étude princeps pour les échantillons universitaires américains sont les suivantes :
- Individualisme horizontal (IH) : α = 0,67 à 0,74
- Individualisme vertical (IV) : α = 0,74 à 0,82
- Collectivisme horizontal (CH) : α = 0,74 à 0,80
- Collectivisme vertical (CV) : α = 0,68 à 0,77
Bien que certains coefficients (notamment pour l’IH et le CV) puissent occasionnellement se situer légèrement en dessous du seuil traditionnel de 0,70 dans des échantillons hétérogènes ou lors de traductions non raffinées, les versions resserrées ultérieures (telles que l’échelle à 16 items de Triandis & Gelfand, 1998) ont rapporté des indices de fidélité composite et des alphas compris entre 0,73 et 0,85. En outre, la fidélité test-retest évaluée sur des intervalles de 4 à 8 semaines démontre une stabilité temporelle satisfaisante (coefficients de corrélation intraclasse compris entre 0,70 et 0,82), confirmant que l’instrument capture des orientations de valeurs dispositionnelles stables dans le temps plutôt que de simples états fluctuants.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Lors de la phase de validation initiale, Singelis et ses collègues (1995) ont soumis une vaste matrice d’items à des analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (oblimin) et orthogonale (varimax). Les critères de sédimentation de Cattell et l’analyse parallèle de Horn ont clairement isolé quatre facteurs majeurs expliquant la variance commune des réponses. Les 32 items retenus présentaient tous des saturations factorielles primaires supérieures à |0,35| sur leur facteur respectif, sans saturation croisée majeure excédant |0,25|.
Par la suite, l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) est devenue le standard pour tester la robustesse de l’architecture quadridimensionnelle. Les modélisations par équations structurelles (SEM) ont permis de tester les niveaux d’invariance de mesure à travers divers groupes culturels :
- Invariance factorielle configurationnelle : Largement validée à travers les continents (Amérique du Nord, Asie de l’Est, Europe occidentale), confirmant que la structure à 4 facteurs s’applique de manière universelle.
- Invariance métrique (faible) : Démontrée pour la grande majorité des items, ce qui autorise la comparaison des corrélations et des covariances entre cultures.
- Invariance scalaire (forte) : Plus difficile à atteindre sans relaxer certaines contraintes d’interception sur quelques items particuliers, un phénomène classique dans les instruments d’évaluation de valeurs soumis à des biais de désirabilité sociale ou à des styles de réponse différentiels (tels que la tendance à l’acquiescement ou l’usage des points extrêmes).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Horizontal and Vertical Individualism–Collectivism Scale (HVIC)
- Formats existants :
- Version intégrale princeps : 32 items (Singelis et al., 1995).
- Version courte consolidée : 16 items (Triandis & Gelfand, 1998 — 4 items par sous-échelle).
- Version réduite pour le marketing : 14 items (Sivadas et al., 2008).
- Type d’administration : Questionnaire auto-rapporté sur support papier ou informatisé.
- Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 9 points (1 = Strongly disagree / Definitely no à 9 = Strongly agree / Definitely yes).
- Répartition des sous-échelles (version 32 items) :
- Individualisme horizontal (HI) : Items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
- Individualisme vertical (VI) : Items 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16.
- Collectivisme horizontal (HC) : Items 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24.
- Collectivisme vertical (VC) : Items 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32.
- Consignes de cotation et scores :
- Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la somme ou la moyenne arithmétique des 8 items affiliés.
- Aucun item n’est inversé (no items are reverse scored).
- Les scores varient de 8 à 72 pour la somme brute de chaque sous-échelle (ou de 1 à 9 en calcul de moyenne), un score élevé dénotant une adhésion plus forte à l’orientation concernée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 1995 (première publication formelle par Singelis, Triandis, Bhawuk et Gelfand).
- Statut des droits d’auteur : Les items de l’échelle ont été publiés au sein de revues savantes à comité de lecture (notamment Cross-Cultural Research, publiée par SAGE Publications).
- Tarification et accessibilité : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche académique, scientifique et pédagogique non commerciale. L’accord formel des détenteurs de copyright d’origine n’est pas requis pour une utilisation universitaire standard sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps.
- Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument au sein de plateformes d’évaluation commerciale, d’outils de sélection des ressources humaines ou d’audits organisationnels payants nécessite la consultation des éditeurs institutionnels respectifs et des auteurs.
12. Références / References
Fiske, A. P. (1991). Structures of social life: The four elementary forms of human relations. Free Press.
Hofstede, G. (1980). Culture’s consequences: International differences in work-related values. SAGE Publications.
Markus, H. R., & Kitayama, S. (1991). Culture and the self: Implications for cognition, emotion, and motivation. Psychological Review, 98(2), 224–253. https://doi.org/10.1037/0033-295X.98.2.224
Schwartz, S. H. (1992). Universals in the content and structure of values: Theoretical advances and empirical tests in 20 countries. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 25, pp. 1–65). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60281-6
Singelis, T. M., Triandis, H. C., Bhawuk, D. P. S., & Gelfand, M. J. (1995). Horizontal and vertical dimensions of individualism and collectivism: A theoretical and measurement refinement. Cross-Cultural Research, 29(3), 240–275. https://doi.org/10.1177/106939719502900302
Sivadas, E., Bruvold, N. T., & Nelson, M. R. (2008). A reduced version of the horizontal and vertical individualism and collectivism scale: A four-country assessment. Journal of Business Research, 61(3), 201–210. https://doi.org/10.1016/j.jbusres.2007.06.016
Triandis, H. C. (1995). Individualism & collectivism. Westview Press.
Triandis, H. C., & Gelfand, M. J. (1998). Converging measurement of horizontal and vertical individualism and collectivism. Journal of Personality and Social Psychology, 74(1), 118–128. https://doi.org/10.1037/0022-3514.74.1.118
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale: 9-point Likert scale (1 = Strongly disagree / Definitely no to 9 = Strongly agree / Definitely yes)
- I often do « my own thing. »
- One should live one’s life independently of others.
- I like my privacy.
- I prefer to be direct and forthright when discussing with people.
- I am a unique individual.
- What happens to me is my own doing.
- When I succeed, it is usually because of my abilities.
- I enjoy being unique and different from others in many ways.
- It annoys me when other people perform better than I do.
- Competition is the law of nature.
- When another person does better than I do, I get tense and aroused.
- Without competition, it is not possible to have a good society.
- Winning is everything.
- It is important that I do my job better than others.
- I enjoy working in situations involving competition with others.
- Some people emphasize winning; I am not one of them.
- If a coworker gets a prize, I would feel proud.
- The well-being of my coworkers is important to me.
- To me, pleasure is spending time with others.
- When another person does well, I am happy for him or her.
- I feel good when I cooperate with others.
- My happiness depends very much on the happiness of those around me.
- It is important to maintain harmony within my group.
- It is important to me that I respect the decisions made by my groups.
- I would sacrifice an activity that I enjoy if my family did not approve it.
- I would do what would please my family, even if I detested that activity.
- Before taking a major trip, I consult with most members of my family and many friends.
- I usually sacrifice my self-interest for the benefit of my group.
- Children should be taught to place duty before pleasure.
- I hate to disagree with others in my group.
- We should keep our aging parents with us at home.
- It is important to me that I respect the decisions made by my parents.