Échelle d’incongruité publicitaire perçue (PAIS)

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle d’incongruité publicitaire perçue (PAIS) développée par Hutter et Hoffmann (2014) dans le Journal of Retailing pour évaluer les réactions cognitives aux médias ambiants et au marketing de guérilla.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’incongruité publicitaire perçue (connue dans la littérature internationale sous l’appellation Perceived Ad Incongruence Scale ou PAIS) est un instrument psychométrique développé par Katharina Hutter et Stefan Hoffmann (2014) dans leur étude séminale consacrée à l’efficacité des médias ambiants (ambient media) et du marketing non conventionnel au sein du commerce de détail. Cet instrument quantifie la perception par le récepteur de l’écart structural, conceptuel ou contextuel introduit délibérément par un stimulus promotionnel par rapport à ses attentes cognitives et à ses schémas de référence préexistants. Plus précisément, l’échelle saisit l’amplitude avec laquelle un consommateur identifie une anomalie sémantique ou contextuelle (l’inattendu ou la rupture de norme) et évalue la fluidité avec laquelle cette incongruité apparente peut être résolue ou intégrée pour en déduire la signification et l’intention commerciale sous-jacente.

Le fondement psychométrique de la PAIS repose sur les modèles théoriques de l’incongruité des schémas (Mandler, 1982) et sur les taxonomies publicitaires distinguant la non-attente (expectancy) de la pertinence (relevancy) (Heckler & Childers, 1992). L’instrument se compose principalement d’un ensemble cohérent d’items mesurés sur des échelles de type Likert à 7 points (allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord »), structurés autour de deux dimensions critiques : (1) la rupture d’attente perceptive (l’écart face à l’environnement ou au produit habituel) et (2) la résolution cognitive de la pertinence (l’effort ou l’aisance de compréhension du message). Les analyses empiriques démontrent d’excellentes qualités métrologiques, matérialisées par une consistance interne robuste (alpha de Cronbach α > 0,80, fiabilité composite > 0,85) et une validité discriminante rigoureuse vis-à-vis des construits de surprise affective, d’attitude envers la publicité ($A_{ad}$) et d’attitude envers l’enseigne ($A_b$). Cet instrument s’impose aujourd’hui comme une référence incontournable en psychologie du consommateur pour analyser le traitement cognitif des formats publicitaires disruptifs, immersifs et guérilla.

2. Mots-clés / Keywords

Incongruité publicitaire, médias ambiants, marketing de guérilla, théorie des schémas, traitement de l’information, surprise cognitive, psychologie du consommateur, résolution d’incongruité, modélisation par équations structurelles, validité psychométrique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par :

  • Katharina Hutter : Professeure en marketing et commerce de détail, affiliée à l’époque de la publication à la Technische Universität Dresden (Faculté des Sciences Économiques) et ultérieurement associée à des institutions de premier plan en Allemagne. Ses recherches portent principalement sur la communication non conventionnelle, les points de vente expérientiels et le comportement des consommateurs face à des stimuli innovants.
  • Stefan Hoffmann : Professeur ordinaire et directeur de chaire en marketing à la Christian-Albrechts-Universität zu Kiel (CAU), Allemagne. Ses travaux de recherche couvrent la psychologie cognitive appliquée au marketing, la responsabilité sociale des entreprises, l’éthique de la consommation et la modélisation statistique avancée des réactions affectives et comportementales des consommateurs.

4. Objectif / Purpose

Dans un écosystème commercial saturé de messages publicitaires traditionnels, les consommateurs développent des mécanismes d’évitement cognitif et visuel hautement sophistiqués, souvent conceptualisés sous les termes de « cécité aux bannières » (banner blindness) ou d’usure publicitaire (ad wearout). Pour surmonter ces barrières attentionnelles, les distributeurs et les marques exploitent de plus en plus les médias ambiants (ambient media) et les campagnes de guérilla marketing. Ces dispositifs s’appuient sur l’insertion d’éléments inattendus, surprenants ou contextuellement déplacés au sein de l’environnement physique quotidien du consommateur (trottoirs, mobilier urbain, escaliers mécaniques, rayonnages insolites). L’objectif premier de la PAIS est de fournir aux chercheurs et aux praticiens un outil de mesure standardisé capable d’opérationnaliser et de quantifier cette perturbation cognitive délibérée.

D’un point de vue fondamental, la PAIS mesure l’ampleur de la divergence cognitive que ressent le sujet lorsqu’il est exposé à une exécution publicitaire qui contredit les régularités statistiques de son environnement ou ses croyances relatives à une catégorie de produits. Contrairement à de simples mesures unidimensionnelles de la « surprise » qui capturent une émotion transitoire et non orientée, la PAIS se focalise sur la perception de l’incongruité elle-même, c’est-à-dire l’évaluation rationnelle et sémantique de l’inadéquation entre l’objet publicitaire et le contexte d’apparition. L’échelle vise à répondre à des questions de recherche cruciales : dans quelle mesure une incongruité publicitaire est-elle repérée comme inhabituelle ? Cette incongruité est-elle jugée suffisamment intelligible pour déclencher un processus de résolution de sens ou génère-t-elle, au contraire, une surcharge cognitive et une confusion délétère ?

Les applications de l’instrument s’étendent à de multiples domaines de la recherche et de la pratique managériale :

  • Recherche fondamentale en psychologie du consommateur : Modélisation fine du trajet cognitif allant de la détection de l’incongruité à l’attribution de sens, en évaluant le rôle modérateur de l’implication du consommateur, de son besoin de clôture cognitive (Need for Cognitive Closure) et de sa tolérance à l’ambiguïté.
  • Pré-tests publicitaires et ingénierie de campagne : Détermination du niveau d’incongruité optimal. Selon la littérature psychologique, un niveau modéré d’incongruité stimule une élaboration cognitive favorable et mène à une évaluation hédonique positive après résolution, alors qu’une incongruité extrême risque de provoquer un rejet de l’annonce ou une incompréhension pure et simple.
  • Évaluation du commerce de détail et merchandising visuel : Diagnostic de l’efficacité des installations éphémères (pop-up stores), des mises en scène théâtralisées de points de vente et des dispositifs d’activation de marque qui jouent sur l’inversion des codes conventionnels du commerce.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’incongruité publicitaire perçue s’ancre dans les théories de la psychologie cognitive relatives au traitement de l’information et à la théorie des schémas. Un schéma est défini comme une structure cognitive abstraite qui organise la mémoire et les connaissances d’un individu concernant un objet, une personne, une situation ou un événement donné. Ces schémas dictent les attentes d’un individu dans un contexte donné. Lorsque l’individu rencontre un stimulus conforme au schéma, le traitement de l’information s’effectue de manière automatique, heuristique et inconsciente, avec une dépense énergétique minimale. En revanche, l’apparition d’un stimulus incongru constitue une violation des attentes structurelles qui interrompt le traitement automatique et force le système cognitif à basculer vers un mode de traitement analytique et délibératif.

Dans l’approche développée par Hutter et Hoffmann (2014), en harmonie avec les propositions pionnières de Heckler et Childers (1992), l’incongruité publicitaire n’est pas un concept monolithique. Elle s’articule autour de deux composantes interdépendantes mais conceptuellement distinctes :

1. L’inattendu ou la rupture d’attente (Expectancy)

Cette composante réfère au degré auquel un élément publicitaire s’écarte de la structure prédéterminée d’un schéma cognitif activé. L’attente est fonction de la fréquence statistique avec laquelle un événement se produit dans un cadre spatial ou temporel spécifique. Par exemple, observer un emballage géant de lessive posé sur un abribus ou voir un passage piéton transformé visuellement en frites de restauration rapide constitue une violation manifeste des attentes environnementales. Cette rupture se traduit par un sursaut perceptif : le consommateur constate immédiatement que « quelque chose ne cadre pas » avec la réalité prévisible.

2. La pertinence thématique ou sémantique (Relevancy)

La pertinence correspond à la mesure dans laquelle l’élément inattendu contribue ou non à l’identification du message central ou de l’identité de la marque. Une fois l’anomalie détectée, l’individu cherche à lui attribuer une signification. Si l’incongruité a été soigneusement calibrée par les concepteurs de l’annonce, le consommateur mobilise des ressources cognitives pour établir un pont analogique entre l’élément surprenant et le bénéfice produit (par exemple : « le passage piéton ressemble à des frites parce que le restaurant McDonald’s se trouve à 20 mètres »). L’aisance ou la difficulté avec laquelle ce pont sémantique est bâti détermine l’indice de résolution de l’incongruité.

La PAIS saisit la résultante de cette confrontation cognitive : elle mesure l’intensité de la rupture d’attente tout en évaluant la capacité du sujet à décrypter l’intention persuasive sous-jacente. Si le sujet perçoit l’incongruité mais échoue à en percer le sens (incongruité non résolue), l’évaluation globale s’accompagne d’une frustration cognitive et d’une baisse des attitudes favorables. Si l’incongruité est perçue et résolue avec succès (incongruité résolue), le processus déclenche un « insight » cognitif valorisant, souvent accompagné d’une réponse affective plaisante, connue en psychologie sous le nom d’effet « eurêka ».

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

La conceptualisation et la validation de la PAIS reposent sur plusieurs courants majeurs de la psychologie cognitive et sociale :

La théorie de l’incongruité des schémas de Mandler (1982)

Le socle théorique le plus influent mobilisé par Hutter et Hoffmann est la théorie élaborée par George Mandler (1982) concernant l’évaluation affective issue du traitement des schémas. Mandler postule que l’incongruité entre un événement externe et les schémas internes stimule une activation du système nerveux autonome (arousal). L’orientation et la valence de la réponse affective subséquente dépendent de la complexité de l’effort cognitif nécessaire pour réconcilier cette anomalie :

  • Congruence parfaite : Le stimulus correspond en tout point aux attentes. Le traitement est fluide, mais l’évaluation affective reste neutre ou faiblement positive car le stimulus est jugé prévisible et monotone.
  • Incongruité modérée : Le stimulus diffère des attentes, mais peut être assimilé dans les structures cognitives existantes ou réconcilié par une accommodation mineure du schéma. Ce processus de résolution réussie génère un affect très positif, car le sujet éprouve un sentiment de maîtrise et de satisfaction intellectuelle.
  • Incongruité extrême : Le stimulus diverge si radicalement des schémas de référence qu’aucune accommodation n’est possible sans restructuration cognitive majeure. Le sujet est incapable de donner du sens à l’annonce, ce qui engendre un sentiment de confusion, de malaise ou d’agacement, produisant une évaluation négative de la marque.

Le modèle d’activation de la surprise de Meyer et al. (1997)

Selon le modèle cognitif-évolutionniste de la surprise développé par Wulf-Uwe Meyer et ses collaborateurs, la détection d’un événement qui dévie d’un schéma d’attente provoque une séquence séquentielle automatique : (a) interruption immédiate de l’action ou de la pensée en cours, (b) réallocation de l’attention visuelle et cognitive vers l’élément déviant, et (c) déclenchement d’un processus de traitement et d’attribution de causalité (schema revision). Dans le contexte des médias ambiants modélisé par Hutter et Hoffmann, la PAIS mesure précisément les manifestations cognitives de cette séquence d’attribution.

Le modèle de probabilité d’élaboration (ELM)

Dans la perspective du modèle ELM formulé par Petty et Cacioppo (1986), l’incongruité publicitaire agit comme un puissant catalyseur de la motivation à traiter l’information. En perturbant le traitement passif caractéristique de la route périphérique, l’incongruité force l’individu à s’engager temporairement sur la route centrale d’élaboration cognitive pour analyser les attributs du stimulus et comprendre pourquoi l’objet est présenté d’une manière aussi singulière.

7. Validité / Validity

Les procédures de validation psychométrique de la PAIS appliquées par Hutter et Hoffmann (2014) répondent aux standards méthodologiques les plus stricts de la recherche en psychologie et en marketing quantitatif. L’évaluation de l’instrument a été menée dans le cadre d’expérimentations factorielles combinant des environnements réels de vente au détail (campagnes réelles de médias ambiants) et des scénarios de laboratoire contrôlés impliquant des centaines de participants.

Validité de contenu et validité d’apparence

La validité de contenu a été établie par une revue exhaustive de la littérature portant sur la théorie de la surprise publicitaire, l’humour en communication et les typologies d’incongruité (Heckler & Childers, 1992 ; Alden, Mukherjee, & Hoyer, 2000). Les formulations initiales des items ont été examinées par un panel d’experts académiques en psychométrie et en comportement du consommateur pour s’assurer que les énoncés couvraient exhaustivement la perception de l’inattendu, la divergence contextuelle et la facilité perçue d’interprétation, tout en éliminant les confusions sémantiques potentielles avec l’appréciation esthétique.

Validité convergente

La validité convergente a été confirmée à l’aide des critères recommandés par Fornell et Larcker (1981) dans le cadre d’analyses factorielles confirmatoires :

  • Les saturations factorielles standardisées (λ) de tous les items de l’échelle dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70 (variant généralement entre 0,74 et 0,89, avec des valeurs de t hautement significatives à p < 0,001).
  • La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) pour chaque sous-dimension excède systématiquement le critère standard de 0,50 (se situant fréquemment au-delà de 0,60), ce qui atteste que plus de la moitié de la variance des indicateurs mesurés est imputable au construit théorique latent plutôt qu’à l’erreur de mesure aléatoire.

Validité discriminante

Pour démontrer que la PAIS mesure une entité conceptuelle propre et ne se confond pas avec d’autres variables affectives ou attitudinales, Hutter et Hoffmann ont appliqué la méthode de Fornell-Larcker ainsi que l’examen des corrélations inter-construits :

  • La racine carrée de l’AVE de la PAIS est strictement supérieure aux coefficients de corrélation bivariés observés entre la PAIS et les construits adjacents tels que la surprise affective immédiate, la familiarité perçue de l’annonce, l’attitude globale envers la publicité ($A_{ad}$) et l’attitude envers l’enseigne ($A_b$).
  • Les corrélations modérées observées avec la surprise (typiquement entre r = 0,45 et r = 0,62) confirment que l’incongruité cognitive constitue l’antécédent logique de l’état émotionnel de surprise sans s’y substituer.

Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive a été établie au moyen de modèles d’équations structurelles (SEM). Les résultats empiriques confirment que les scores élevés sur la PAIS prédisent significativement une augmentation du bouche-à-oreille (WOM) intentionnel (β ≈ 0,35 à 0,48, p < 0,001) et une mémorisation accrue de la marque (rappel assisté et spontané), sous réserve que l’incongruité soit résolue avec succès. En présence d’une résolution positive, l’incongruité perçue exerce un effet indirect puissant sur l’intention de fréquentation du point de vente, médié par l’attitude envers l’exécution publicitaire.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité métrologique de la PAIS ont fait l’objet de vérifications approfondies à travers divers échantillons d’acheteurs en milieu urbain et d’étudiants exposés à des campagnes promotionnelles ambiantes réelles et simulées :

  • Alpha de Cronbach (α) : Les indices de consistance interne calculés pour la PAIS oscillent constamment entre α = 0,81 et α = 0,91 selon les études et les contextes expérimentaux rapportés par Hutter et Hoffmann (2014). Ces valeurs dépassent largement le seuil d’acceptabilité usuel de 0,70 établi en psychométrie fondamentale (Nunnally & Bernstein, 1994).
  • Fiabilité composite (CR – Composite Reliability) : La fiabilité composite des facteurs de l’échelle atteint des niveaux compris entre 0,84 et 0,92, confirmant une cohérence partagée remarquable entre l’ensemble des items retenus.
  • Corrélations inter-items et corrélations item-total corrigées : L’analyse des corrélations item-total nettoyées a montré que chaque énoncé présente une corrélation supérieure à r = 0,55 avec le score total du construit, sans qu’aucune suppression d’item n’entraîne une augmentation significative de l’alpha global.
  • Stabilité empirique : Les réplications ultérieures de l’échelle dans des cadres d’études publicitaires multiculturelles et sur différents canaux hors-média (affichage urbain 3D, installations immersives de guérilla) ont corroboré ces indices de fiabilité élevés, démontrant la grande robustesse de l’instrument face aux variations de terrain.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a été soumise à des analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) rigoureuses sous le logiciel AMOS/LISREL :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases préliminaires de développement sur échantillon test, l’extraction en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin, justifiée par l’interdépendance théorique des dimensions de l’incongruité) a révélé une solution factorielle claire. Le test de sphéricité de Bartlett s’est avéré hautement significatif ($p < 0,001$) et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) a excédé la valeur de 0,85, attestant de l’excellente adéquation des données à la factorisation. Deux facteurs primaires principaux émergent invariablement, expliquant plus de 65 % à 72 % de la variance totale :

  1. Un facteur capturant l’Inattendu et l’anomalie environnementale (items relatifs au caractère surprenant, inhabituel et non anticipé du stimulus dans son milieu d’affichage).
  2. Un facteur capturant la Compréhension et la résolution de l’incongruité (items relatifs à la clarté perçue de l’intention et au déchiffrement de l’analogie publicitaire).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’adéquation du modèle factoriel a été validée par AFC sur des échantillons indépendants. Le modèle structural présente des indices d’ajustement conformes aux recommandations méthodologiques les plus strictes (Hu & Bentler, 1999) :

  • $\chi^2 / ext{ddl}$ : Ratio compris entre 1,42 et 2,35 (seuil acceptable < 3,0).
  • CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs supérieures à 0,96 (seuil préconisé ≥ 0,95).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Valeurs supérieures à 0,95.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Valeurs se situant entre 0,038 et 0,056 (avec un intervalle de confiance à 90 % dont la borne supérieure reste en dessous de 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Indice inférieur à 0,045.

L’estimation des saturations factorielles (λ) montre que chaque indicateur converge fortement vers son construit latent d’appartenance, avec des valeurs de résidus standardisés faibles et une absence notable de corrélations d’erreurs aberrantes.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une administration simple et rapide, convenant aussi bien aux protocoles d’interception sur site (in situ dans les zones piétonnes ou les centres commerciaux) qu’aux enquêtes administrées par questionnaire en ligne après exposition photographique ou vidéo :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Nombre d’items : L’inventaire de référence comprend un noyau de 4 à 8 énoncés principaux (selon que l’évaluation porte sur la seule incongruité d’attente ou sur la modélisation bifactorielle combinant inattendu et résolution du sens).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points graduée de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Certains protocoles utilisent un différentiel sémantique bipolaire (ex. « Totalement attendu / Totalement inattendu »).
  • Procédure de cotation :
    • Les scores de chaque dimension sont calculés en effectuant la moyenne arithmétique des items affiliés à la dimension concernée.
    • Un score composite global d’incongruité perçue peut être dérivé après vérification de l’unidimensionnalité d’ordre supérieur.
    • Les items formulés de manière inversée (évaluant le caractère familier, conventionnel ou évident) doivent impérativement faire l’objet d’une inversion préalable de leur codage numérique ($Score_{inversé} = 8 – Score_{brut}$) avant tout calcul d’indice.
  • Temps d’administration : Environ 2 à 4 minutes, ce qui limite considérablement la fatigue cognitive des répondants.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2014.
  • Titulaires des droits : Elsevier Inc. et les auteurs (Katharina Hutter et Stefan Hoffmann). L’article original a été publié au sein du prestigieux Journal of Retailing.
  • Tarifs et conditions d’accès : L’accès au manuscrit publié nécessite une souscription institutionnelle à ScienceDirect ou l’achat de l’article à l’unité. Toutefois, l’utilisation de l’échelle à des fins académiques, universitaires et de recherche scientifique non commerciale est libre de droits, sous réserve expresse de citer formellement les auteurs et l’article source selon les normes bibliographiques internationales (APA).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein d’outils d’évaluation propriétaires ou d’études d’agences de conseil à but lucratif requiert l’autorisation préalable des détenteurs des droits ou le respect des exceptions légales du droit de citation.

12. Références / References

  • Alden, D. L., Mukherjee, A., & Hoyer, W. D. (2000). The effects of incongruity, surprise and positive moderators on perceived humor in television advertising. Journal of Advertising, 29(2), 1–15. https://doi.org/10.1080/00913367.2000.10673605
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Heckler, S. E., & Childers, T. L. (1992). The role of expectancy and relevancy in memory for verbal and visual information: What is incongruency? Journal of Consumer Research, 18(4), 475–492. https://doi.org/10.1086/209275
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Hutter, K., & Hoffmann, S. (2014). Surprise, surprise. Ambient media as promotion tool for retailers. Journal of Retailing, 90(1), 93–110. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2013.08.001
  • Mandler, G. (1982). The structure of value: Accounting for taste. In M. S. Clark & S. T. Fiske (Eds.), Affect and cognition: The seventeenth annual Carnegie symposium on cognition (pp. 3–36). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Meyer, W. U., Reisenzein, R., & Schützwohl, A. (1997). Toward a process analysis of emotions: The case of surprise. Motivation and Emotion, 21(3), 251–274. https://doi.org/10.1023/A:1024422330338
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please evaluate the ambient advertisement you just encountered by indicating your agreement with each statement on a 7-point scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree).
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree / Totally disagree to 7 = Strongly agree / Totally agree)
1

Perceived Incongruity (Expectancy Violation):
1

The execution of this advertisement is unexpected.
2

This advertisement is unusual compared to typical retail advertisements.
3

The design of this advertisement surprised me.
4

Comprehensibility (Incongruity Resolution):
4

The meaning of this advertisement is easy to understand.
5

The connection between the advertisement and the advertised retailer is clear.
6

The message communicated by this promotion makes sense.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Échelle d’incongruité publicitaire perçue (PAIS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-incongruite-publicitaire-percue-pais/
Looti, Mohammed. “Échelle d’incongruité publicitaire perçue (PAIS).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-incongruite-publicitaire-percue-pais/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’incongruité publicitaire perçue (PAIS).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-incongruite-publicitaire-percue-pais/.