- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’impulsivité de Barratt (Barratt Impulsiveness Scale, version 11 ou BIS-11) constitue l’un des instruments d’auto-évaluation les plus utilisés et validés à l’échelle internationale dans l’évaluation psychométrique du trait d’impulsivité. Développée initialement par le Professeur Ernest S. Barratt et raffinée par Patton, Stanford et Barratt en 1995, cette mesure multidimensionnelle comprend 30 items évaluant les prédispositions comportementales, cognitives et motivationnelles menant à des actions rapides, non planifiées et inadaptées face à des stimuli internes ou externes. Le modèle factoriel sous-jacent de la BIS-11 distingue trois facteurs principaux de second ordre, eux-mêmes subdivisés en six facteurs de premier ordre : l’impulsivité attentionnelle (caractérisée par l’inattention et l’instabilité cognitive), l’impulsivité motrice (définie par l’action motrice impulsive et le manque de persévérance) et l’impulsivité non-planifiée (reflétant l’absence de prospective, d’anticipation et de maîtrise de soi).
Les répondants évaluent chaque proposition sur une échelle de type Likert en 4 points allant de 1 (« Rarement/Jamais ») à 4 (« Presque toujours/Toujours »). Sur le plan des propriétés psychométriques, la BIS-11 démontre une consistance interne globale solide, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,79 et 0,84 pour le score total à travers diverses populations cliniques (ex. trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles liés à l’usage de substances, trouble de la personnalité limite, troubles bipolaires) et non cliniques (étudiants, population générale adulte, détenus). La fidélité test-retest présente des corrélations de Pearson élevées ($r \geq 0,80$) sur des intervalles de plusieurs mois, attestant de la stabilité temporelle du trait. Validée et adaptée dans plus de trente langues, la BIS-11 demeure l’étalon-or pour explorer les corrélats neurobiologiques, comportementaux et psychopathologiques de l’impulsivité.
2. Mots-clés / Keywords
Impulsivité, BIS-11, Échelle de Barratt, Psychométrie, Prise de décision, Inhibition cognitive, TDAH, Addictions, Neuropsychologie, Régulation comportementale, Évaluation clinique.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’impulsivité de Barratt a été conçue, développée et itérée au fil de plusieurs décennies par des figures majeures de la psychiatrie et des neurosciences comportementales :
- Ernest S. Barratt, Ph.D. (1925–2003) : Professeur émérite au Département de psychiatrie et des sciences du comportement de l’University of Texas Medical Branch (UTMB) à Galveston, Texas, États-Unis. Pionnier mondial de la recherche expérimentale et neurophysiologique sur l’impulsivité et l’agressivité.
- Jim H. Patton, Ph.D. : Professeur de psychologie et de neurosciences au Département de psychologie et de neurosciences de l’Baylor University, Waco, Texas, États-Unis. Spécialiste de la psychométrie et de la modélisation cognitive des traits de personnalité.
- Matthew S. Stanford, Ph.D. : Directeur général du Hope and Healing Center & Institute à Houston, Texas, et ancien professeur associé de psychologie et de neurosciences à l’Baylor University. Expert reconnu dans les neurosciences de l’impulsivité, des traumatismes crâniens et des comportements agressifs (Email institutionnel : [email protected]).
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de la BIS-11 est de quantifier avec précision les manifestations phénotypiques et psychologiques du trait d’impulsivité chez les adultes et les adolescents. Dans la perspective des neurosciences cognitives, l’impulsivité n’est pas un concept unitaire ou unidimensionnel ; elle représente une constellation hétérogène de déficits dans l’inhibition de la réponse motrice, l’allocation attentionnelle, la tolérance au délai de gratification et la planification prospective. La BIS-11 a été conçue pour opérationnaliser ces composantes distinctes au moyen d’un auto-questionnaire standardisé, économique en temps d’administration et robuste sur le plan analytique.
Sur le plan de la recherche fondamentale et translationnelle, l’échelle permet de relier les traits autodéclarés à des paradigmes expérimentaux d’inhibition comportementale (tels que la tâche de Go/No-Go, le Stop-Signal Task ou les tâches d’actualisation temporelle comme le Delay Discounting). Elle sert également de phénotype intermédiaire pour les études de neuro-imagerie fonctionnelle (IRMf) explorant l’activité et la connectivité du cortex préfrontal ventromédian, du cortex cingulaire antérieur et du striatum ventral, ainsi que pour les recherches en génétique comportementale ciblant les voies sérotoninergiques et dopaminergiques.
Dans le champ des applications cliniques et psychiatriques, la BIS-11 est largement exploitée pour diagnostiquer, caractériser et suivre l’évolution thérapeutique de divers troubles mentaux où l’impulsivité constitue un critère diagnostique majeur ou une dimension transdiagnostique critique. Parmi les indications prédominantes figurent :
- Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l’adulte, où les sous-échelles motrice et attentionnelle permettent de cartographier la sévérité des symptômes exécutifs ;
- Les troubles liés à l’usage de substances et addictions comportementales (alcoolodépendance, abus de stimulants, jeu d’argent pathologique, hyperconnectivité), chez lesquels l’impulsivité non planifiée prédit le taux de rechute et l’observance thérapeutique ;
- Le trouble de la personnalité limite (borderline) et les troubles de la personnalité antisociale, où l’impulsivité motrice est fortement corrélée aux passages à l’acte auto- ou hétéro-agressifs ;
- Les troubles de l’humeur (épisodes maniaques et hypomaniaques du trouble bipolaire, conduites suicidaires dans la dépression majeure) ;
- La psychologie médico-légale et pénitentiaire, pour l’évaluation du risque de récidive criminelle, des comportements violents et de la dysrégulation émotionnelle en milieu carcéral.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle théorique de la BIS-11 postule que l’impulsivité s’articule autour de trois dimensions majeures d’ordre supérieur, décomposées en six facettes élémentaires d’ordre inférieur. Cette architecture multidimensionnelle permet d’isoler des profils cognitivo-comportementaux spécifiques :
1. Impulsivité attentionnelle (Attentional Impulsiveness)
Cette dimension évalue la propension du sujet à éprouver des difficultés de concentration, de focalisation mentale et de gestion des pensées intrusives ou accélérées. Elle regroupe 8 items répartis en deux sous-facettes de premier ordre :
- Attention : Capacité à maintenir une concentration soutenue sur une tâche cognitive donnée sans être distrait par des stimuli non pertinents (ex. item 5 : « I don’t « pay attention » » ; item 9 inversé : « I concentrate easily »).
- Instabilité cognitive (Cognitive Instability) : Tendance à vivre des fluctuations rapides de la pensée, une accélération idéique ou des difficultés à stabiliser son raisonnement intérieur (ex. item 6 : « I have « racing » thoughts » ; item 26 : « I often have extraneous thoughts when thinking »).
2. Impulsivité motrice (Motor Impulsiveness)
Cette composante traduit la propension à agir dans l’instant sans inhibition préalable, caractérisée par une réactivité comportementale prématurée et un besoin physique ou moteur de mouvement. Elle se compose de 11 items regroupés en deux composantes de premier ordre :
- Action motrice (Motor) : Passage à l’acte physique immédiat en réaction à des pulsions ou des opportunités environnementales sans délibération (ex. item 2 : « I do things without thinking » ; item 17 : « I act « on the spur of the moment » » ; item 22 : « I buy things on impulse »).
- Persévérance motrice / Complexité (Motor Persistence / Complexity) : Tendance à changer brusquement d’activités, de loisirs, de résidence ou d’emploi, combinée à une intolérance à l’immobilité physique (ex. item 16 : « I change jobs » ; item 21 : « I change where I live » ; item 24 : « I change hobbies »).
3. Impulsivité non-planifiée (Nonplanning Impulsiveness)
Cette dimension mesure l’orientation temporelle du sujet vers le présent au détriment de l’avenir, son manque d’anticipation des conséquences à long terme et son aversion pour les tâches demandant une réflexion prospective structurée. Elle comporte 11 items subdivisés en :
- Maîtrise de soi (Self-Control) : Capacité à réguler consciemment ses pulsions, à organiser ses ressources financières et à faire preuve de rigueur délibérative (ex. item 1 inversé : « I plan tasks carefully » ; item 8 inversé : « I am self-controlled » ; item 10 inversé : « I save regularly »).
- Complexité cognitive (Cognitive Complexity) : Appétence pour la résolution de problèmes intellectuels abstraits, goût des défis logiques et projection dans le futur (ex. item 12 inversé : « I am a careful thinker » ; item 15 inversé : « I like to think about complex problems » ; item 27 : « I am more interested in the present than in the future »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage conceptuel de la BIS-11 s’inscrit dans les théories biopsychologiques de la personnalité, initiées dans la seconde moitié du XXe siècle. Ernest S. Barratt a amorcé ses travaux dans les années 1950, initialement inspiré par les paradigmes de Hans Eysenck sur l’extraversion, le névrosisme et le psychoticisme. Eysenck considérait initialement l’impulsivité comme une sous-facette de l’extraversion, avant de la relier plus étroitement au psychoticisme. Barratt s’est écarté de ce modèle unitaire pour soutenir que l’impulsivité constitue un méta-trait fondamental et orthogonal à l’anxiété.
La théorie de Barratt postule l’existence de systèmes neuronaux distincts régissant le traitement de l’information :
- Un système attentionnel/cognitif régulé par les structures préfrontales dorsolatérales, responsable de la mémoire de travail et de l’inhibition des interférences distractives ;
- Un système moteur/comportemental interconnecté avec les ganglions de la base et l’aire motrice supplémentaire, impliqué dans la gâchette motrice et la suppression de l’action prépotente ;
- Un système de planification/évaluation prospective dépendant des réseaux cortico-striataux ventro-médiaux et orbitofrontaux, sous-tendant l’anticipation temporelle et le calcul de la valeur subjective des récompenses différées.
Ce cadre théorique a été ultérieurement enrichi par les modèles neuro-comportementaux de Jeffrey Gray (la théorie de la sensibilité au renforcement, distinguant le Behavioral Activation System [BAS] et le Behavioral Inhibition System [BIS]) ainsi que par les conceptualisations plus récentes de Whiteside et Lynam (modèle UPPS). L’approche de Barratt conserve une place unique car elle lie étroitement les patterns cognitifs conscients aux réponses motrices directes, modélisant l’impulsivité comme un déséquilibre entre l’activation comportementale immédiate et les freins inhibiteurs cortico-frontaux.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la BIS-11 a fait l’objet de centaines de publications empiriques à travers le monde :
Validité de construit et validité factorielle
L’étude princeps de Patton, Stanford et Barratt (1995), menée auprès d’un échantillon normatif de 412 étudiants de premier cycle, 248 patients psychiatriques hospitalisés et 73 détenus, a démontré que la structure hiérarchique à trois facteurs de second ordre (attentionnelle, motrice, non-planifiée) expliquait de manière stable et parcimonieuse la variance totale du construit par rapport aux modèles unifactoriels.
Validité convergente
La BIS-11 présente des corrélations positives statistiquement significatives avec :
- Les dimensions d’urgence négative ($r = 0,45$ à $0,62$) et de manque de préméditation ($r = 0,55$ à $0,70$) de l’échelle UPPS-P d’impulsivité ;
- La recherche de nouveauté (Novelty Seeking) du Questionnaire de tempérament et de caractère de Cloninger (TCI) ($r \approx 0,50$) ;
- Le facteur d’extraversion et la facette d’impulsivité du NEO-PI-R de Costa et McCrae ;
- Les mesures comportementales de dévaluation temporelle de la récompense (Delay Discounting), où des scores élevés à la sous-échelle non-planifiée prédisent une préférence marquée pour les gains immédiats plus modestes.
Validité discriminante
La BIS-11 montre des corrélations faibles à nulles avec des construits théoriquement distincts comme l’anxiété-trait mesurée par le STAI ($r < 0,20$) ou le niveau d’intelligence générale fluide mesuré par les matrices progressives de Raven, démontrant que l’échelle n’est pas un simple proxy du déficit intellectuel ou de la détresse affective.
Validité prédictive et clinique
De multiples études démontrent que les scores totaux et factoriels de la BIS-11 permettent de discriminer significativement les populations cliniques des témoins sains. Les patients souffrant de TDAH adulte présentent des scores totaux moyens significativement supérieurs ($M = 75,4$, $SD = 10,2$) à ceux des groupes témoins ($M = 61,3$, $SD = 8,9$). De même, dans les populations incarcérées ou souffrant de troubles de l’usage de substances, l’impulsivité motrice prédit de manière robuste les antécédents d’actes violents, les tentatives de suicide et l’échec précoce des programmes de désintoxication.
8. Fidélité / Reliability
Les études psychométriques soutiennent la fidélité et la cohérence des mesures obtenues via la BIS-11 :
Consistance interne
Dans l’étude fondatrice de Patton et al. (1995), les coefficients alpha de Cronbach étaient les suivants :
- Score total BIS-11 : $\alpha = 0,83$ pour les étudiants de premier cycle, $\alpha = 0,79$ pour les patients psychiatriques et $\alpha = 0,80$ pour les détenus ;
- Sous-échelle Impulsivité attentionnelle : $\alpha = 0,74$ (étudiants), $\alpha = 0,70$ (patients) ;
- Sous-échelle Impulsivité motrice : $\alpha = 0,59$ (étudiants), $\alpha = 0,65$ (patients) ;
- Sous-échelle Impulsivité non-planifiée : $\alpha = 0,72$ (étudiants), $\alpha = 0,73$ (patients).
Dans les versions adaptées et validées (notamment la version française validée par Baylé et al., 2000, et Sartori et al., 2010), le coefficient alpha de Cronbach pour le score global se situe de façon reproductible entre 0,77 et 0,85, garantissant une homogénéité des items adaptée à l’évaluation individuelle.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été confirmée sur divers intervalles temporels. Stanford et al. (2009) ont rapporté un coefficient de corrélation intraclasse de $r = 0,83$ sur un intervalle d’un mois chez des sujets sains, et des coefficients supérieurs à $r = 0,70$ pour chacune des trois sous-échelles. Ces indices confirment que l’instrument capte un trait dispositionnel endurant plutôt qu’un simple état émotionnel transitoire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la BIS-11 a été établie à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) par analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax), puis confirmée par de multiples analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Modèle structural à trois facteurs de second ordre
L’analyse de Patton et al. (1995) a extrait initialement 6 facteurs de premier ordre (Attention, Instabilité cognitive, Motrice, Persévérance motrice, Maîtrise de soi, Complexité cognitive) qui se regroupent de manière cohérente sous trois facteurs d’ordre supérieur :
- Facteur 1 : Impulsivité non-planifiée — Explique la part la plus importante de la variance (items 1R, 7R, 8R, 10R, 12R, 13R, 14, 15R, 18, 27, 29R), avec des saturations factorielles comprises entre 0,42 et 0,71.
- Facteur 2 : Impulsivité motrice — Regroupe les items d’action immédiate et de fluctuation comportementale (items 2, 3, 4, 16, 17, 19, 21, 22, 23, 25, 30R), avec des saturations oscillant entre 0,38 et 0,68.
- Facteur 3 : Impulsivité attentionnelle — Regroupe les items de distractibilité et d’intrusion cognitive (items 5, 6, 9R, 11, 20R, 24, 26, 28), avec des saturations situées entre 0,40 et 0,65.
Indices d’ajustement en AFC
Les modélisations en équations structurelles menées dans la littérature internationale confirment l’adéquation du modèle trifactoriel hiérarchique avec des indices d’ajustement satisfaisants : $\chi^2/df < 2,5$, Comparative Fit Index (CFI) $\geq 0,90$, Tucker-Lewis Index (TLI) $\geq 0,89$, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) compris entre 0,045 et 0,060. Bien que certains items présentent des saturations croisées mineures (par exemple l’item 14 ou l’item 24 selon les cultures), la structure à trois sous-échelles demeure le modèle de référence universellement admis.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report questionnaire).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne.
- Nombre total d’items : 30 items rédigés sous forme d’énoncés à la première personne du singulier.
- Échelle de réponse (Mandatory Response Format) : Échelle de Likert en 4 points :
- 1 = Rarely/Never (Rarement/Jamais)
- 2 = Occasionally (Occasionnellement)
- 3 = Often (Souvent)
- 4 = Almost Always/Always (Presque toujours/Toujours)
- Durée approximative de passation : 5 à 10 minutes.
- Items inversés (Reverse-Scored Items) : 11 items font l’objet d’une inversion de cotation (cotés 4 = Rarely/Never, 3 = Occasionally, 2 = Often, 1 = Almost Always/Always) : Items 1, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 15, 20, 29, 30.
- Calcul des scores des sous-échelles :
- Impulsivité attentionnelle : Somme des items 5, 6, 9R, 11, 20R, 24, 26, 28 (Étendue du score : 8 à 32).
- Impulsivité motrice : Somme des items 2, 3, 4, 16, 17, 19, 21, 22, 23, 25, 30R (Étendue du score : 11 à 44).
- Impulsivité non-planifiée : Somme des items 1R, 7R, 8R, 10R, 12R, 13R, 14, 15R, 18, 27, 29R (Étendue du score : 11 à 44).
- Score total BIS-11 : Somme des 3 sous-échelles (Étendue totale : 30 à 120 points). Un score total élevé indique un niveau d’impulsivité global plus important. Un score supérieur à 72 est fréquemment considéré en recherche clinique comme indiquant une impulsivité hautement pathologique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1959 (version 1 par Ernest Barratt) ; version 11 standardisée actuelle publiée en 1995 par Patton, Stanford et Barratt.
- Statut des droits d’auteur et licence : L’échelle BIS-11 est un instrument sous licence académique protégée par le droit d’auteur de ses auteurs originaux et de l’University of Texas Medical Branch / Baylor University.
- Conditions d’utilisation : L’utilisation de la BIS-11 à des fins de recherche académique non commerciale et dans la pratique clinique individuelle est généralement autorisée à titre gracieux, sous réserve de citer explicitement la publication de référence (Patton et al., 1995) et de ne pas modifier les énoncés originaux. Pour les utilisations commerciales, les essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires, l’obtention d’une licence formelle auprès des ayants droit ou de l’éditeur est requise.
- Tarifs : Gratuit pour la recherche scientifique sans but lucratif.
12. Références / References
- Barratt, E. S. (1959). Anxiety and impulsiveness related to psychomotor efficiency. Perceptual and Motor Skills, 9(3), 191–198. https://doi.org/10.2466/pms.1959.9.3.191
- Baylé, F. J., Bourdel, M. C., Caci, H., Gorwood, P., Chignon, J. M., Adès, J., & Lôo, H. (2000). Factor analysis of french translation of the Barratt impulsiveness scale (BIS-10). The Canadian Journal of Psychiatry, 45(2), 156–165. https://doi.org/10.1177/070674370004500206
- Patton, J. H., Stanford, M. S., & Barratt, E. S. (1995). Factor structure of the Barratt Impulsiveness Scale. Journal of Clinical Psychology, 51(6), 768–774. https://doi.org/10.1002/1097-4679(199511)51:6<768::AID-JCLP2270510607>3.0.CO;2-1
- Sartori, G., Pellegrini, C., & Mele, S. (2010). Psychometric properties and construct validity of the Barratt Impulsiveness Scale (BIS-11). Comprehensive Psychiatry, 51(5), 550–557. https://doi.org/10.1016/j.comppsych.2010.02.006
- Stanford, M. S., Mathias, C. W., Dougherty, D. M., Lake, S. L., Anderson, N. E., & Patton, J. H. (2009). Fifty years of the Barratt Impulsiveness Scale: An update and review. Personality and Individual Differences, 47(5), 385–395. https://doi.org/10.1016/j.paid.2009.04.008
- Whiteside, S. P., & Lynam, D. R. (2001). The Five Factor Model and impulsivity: Using a structural model of personality to understand impulsivity. Personality and Individual Differences, 30(4), 669–689. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(00)00064-7