Échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-11)

L’Échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-11) est l’instrument de référence internationale pour mesurer l’impulsivité motrice, attentionnelle et par non-planification. Analyse approfondie, cotation et items complets.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

L’Échelle d’impulsivité de Barratt (Barratt Impulsiveness Scale, version 11 ou BIS-11) constitue l’étalon-or international pour l’évaluation multidimensionnelle de l’impulsivité chez l’adulte et l’adolescent. Élaborée dans sa version définitive par alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,79 et 0,84 pour le score total dans les populations générales et cliniques. Sa fidélité test-retest à moyen terme (r > 0,80) en fait un outil de choix pour les études longitudinales, la recherche fondamentale en neurosciences cognitives, ainsi que l’évaluation clinique des troubles psychiatriques caractérisés par une dysrégulation comportementale (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles de l’usage de substances, trouble de la personnalité limite, conduites suicidaires et comportements médico-légaux).

2. Mots-clés

Impulsivité, Échelle de Barratt, BIS-11, psychométrie, évaluation clinique, impulsivité motrice, impulsivité attentionnelle, non-planification, prise de décision, neurosciences cognitives.

3. Auteurs

La version 11 de l’échelle d’impulsivité de Barratt est le résultat de travaux collaboratifs menés par des chercheurs de premier plan dans le domaine de la neuropsychiatrie comportementale :

  • Jim H. Patton, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychologie et de neurosciences de l’Université Baylor (Waco, Texas, États-Unis). Spécialiste de la psychophysiologie et de la mesure des traits de personnalité.
  • Matthew S. Stanford, Ph.D. : Neuroscientifique comportementaliste, directeur général du Hope and Healing Center & Institute à Houston (Texas) et ancien professeur associé de psychologie et de neurosciences à l’Université Baylor. Ses recherches portent sur les bases biologiques de l’agressivité impulsive et des troubles neurocomportementaux.
  • Ernest S. Barratt, Ph.D. (1925–2003) : Chercheur pionnier et professeur au Département de psychiatrie et des sciences comportementales de la University of Texas Medical Branch (UTMB) à Galveston (Texas). Considéré comme l’un des pères fondateurs de l’étude scientifique contemporaine de l’impulsivité, il a consacré plus de cinquante ans à formaliser les paradigmes psychophysiologiques de ce construit.

4. Objectif

L’objectif premier de la BIS-11 est de fournir une évaluation standardisée, quantitative et différentielle du trait d’impulsivité chez l’être humain. Alors que les premières approches théoriques de la personnalité (telles que le modèle d’Eysenck) subsumaient fréquemment l’impulsivité sous le méta-trait d’extraversion ou de recherche de sensations, Barratt et ses collaborateurs ont cherché à isoler l’impulsivité en tant que dimension psychologique autonome et multidimensionnelle.

Applications en recherche fondamentale et clinique

Dans le domaine de la recherche, la BIS-11 est employée pour cartographier les endophénotypes cognitifs et neurobiologiques. Elle permet de disséquer précisément les anomalies de connectivité cortico-sous-corticale (notamment au sein du réseau fronto-striatal) associées aux différentes facettes de l’impulsivité. Elle est largement utilisée comme étalon lors de la validation d’épreuves de laboratoire informatisées mesurant l’inhibition de la réponse motrice (telles que la tâche Go/No-Go ou le Stop Signal Task) et la prise de décision en contexte d’incertitude (comme le Iowa Gambling Task ou le paradigme de dévaluation temporelle / delay discounting).

Pertinence diagnostique et pronostique

En pratique clinique et psychiatrique, l’instrument s’avère indispensable pour documenter les manifestations symptomatiques et guider la prise en charge thérapeutique dans un large spectre de pathologies :

  • Addictologie et troubles de l’usage de substances : L’impulsivité non-planifiée et l’impulsivité motrice prédisent la vulnérabilité à l’initiation des consommations de drogues, la rechute précoce et l’adhésion thérapeutique fragile ;
  • Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l’adulte : Les composantes attentionnelle et motrice de la BIS-11 permettent de quantifier la sévérité des déficits d’inhibition exécutive résiduels ;
  • Troubles de la personnalité (cluster B) : Notamment le trouble de la personnalité borderline et la personnalité antisociale, où l’impulsivité conditionne la survenue de passages à l’acte autodestructeurs ou hétéro-agressifs ;
  • Psychiatrie médico-légale et criminologie : Évaluation du risque de récidive violente et analyse des conduites délinquantes non préméditées.

5. Construit psychologique

Le modèle structural de la BIS-11 postule une architecture hiérarchique articulée autour de trois dimensions de second ordre, subdivisées en six facteurs de premier ordre. Cette granularité permet de distinguer les processus cognitifs précoces (attentionnels) des défaillances de planification et des actes moteurs purs.

1. L’impulsivité attentionnelle (Attentional Impulsiveness)

Cette dimension renvoie à l’incapacité à maintenir une focalisation cognitive soutenue et à résister aux pensées intrusives ou concurrentes. Elle traduit une vulnérabilité aux stimuli distracteurs internes ou externes.

  • Attention (premier ordre) : Reflète l’effort cognitif requis pour se concentrer sur une tâche en cours et la propension à l’inattention (ex. item 5 : « I don’t pay attention » ; item 9 inversé : « I concentrate easily »).
  • Instabilité cognitive (premier ordre) : Évalue la labilité de la pensée, caractérisée par une fuite des idées, des pensées parasites et une incapacité à fixer l’esprit sur un raisonnement suivi (ex. item 6 : « I have racing thoughts » ; item 26 : « I have outside thoughts when thinking »).

2. L’impulsivité motrice (Motor Impulsiveness)

L’impulsivité motrice caractérise la propension à initier des actions physiques de manière précipitée, sans délibération préalable, guidée par une réponse immédiate aux stimuli de l’environnement.

  • Motricité (premier ordre) : Mesure la tendance directe à agir sur le coup de l’émotion ou de l’impulsion sans mesurer le risque corporel ou matériel (ex. item 2 : « I do things without thinking » ; item 17 : « I act on impulse » ; item 22 : « I buy things on impulse »).
  • Persévérance (premier ordre) : Capture la constance dans l’effort physique et professionnel, la stabilité face aux contingences de la vie quotidienne et la capacité à terminer les projets amorcés (ex. item 16 : « I change jobs » ; item 21 : « I change where I live » ; item 30 inversé : « I plan for the future »).

3. L’impulsivité par non-planification (Non-planning Impulsiveness)

Cette facette représente la composante temporelle et stratégique du construit. Elle reflète un désintérêt pour les conséquences à moyen et long terme des décisions présentes, une myopie face à l’avenir et un évitement des calculs probabilistes complexes.

  • Contrôle de soi (premier ordre) : Examine la capacité de tempérance délibérative, l’organisation méticuleuse et la discipline personnelle (ex. item 1 inversé : « I plan tasks carefully » ; item 8 inversé : « I am self-controlled » ; item 13 inversé : « I plan for job security »).
  • Complexité cognitive (premier ordre) : Évalue le goût pour les activités intellectuellement stimulantes, l’élaboration de stratégies abstraites et la résolution d’énigmes logiques par opposition au besoin de gratification immédiate (ex. item 15 inversé : « I like to think about complex problems » ; item 29 inversé : « I like puzzles » ; item 27 : « I am more interested in the present than the future »).

6. Cadre théorique

L’élaboration de la BIS s’inscrit au carrefour des modèles dispositionnels de la personnalité et de la neuropsychologie de l’inhibition comportementale. Historiquement, Ernest Barratt a développé sa conceptualisation en réaction aux modélisations univariées dominantes du milieu du XXe siècle.

L’héritage d’Eysenck et la divergence théorique

Dans les premières versions du modèle PEN (Psychotisme-Extraversion-Névrosisme) de Hans Eysenck, l’impulsivité était assimilée à une sous-composante de l’extraversion. Plus tard, Eysenck et Eysenck (1977) ont fait évoluer l’impulsivité vers la dimension de psychotisme au sein du questionnaire EPQ et de l’inventaire I-7. Barratt a contesté ce rattachement réducteur, affirmant que l’impulsivité constituait un axe psychobiologique indépendant de l’extraversion sociale et de la recherche d’aventure.

Neurobiologie et substrats cérébraux

La théorie de Barratt est profondément ancrée dans les neurosciences translationnelles. Elle s’articule étroitement avec les théories de Jeffrey Gray concernant le Behavioral Inhibition System (BIS) et le Behavioral Activation System (BAS) :

  • Le cortex préfrontal ventromédian et orbitofrontal : Ces régions cérébrales, impliquées dans l’évaluation de la valeur motivationnelle des stimuli et l’apprentissage par renforcement, sont spécifiquement associées à l’impulsivité par non-planification ;
  • Le cortex préfrontal dorsolatéral et le cortex cingulaire antérieur : Sous-tendent les fonctions exécutives de haut niveau, le contrôle attentionnel et la détection d’erreurs, dont l’altération sous-tend l’impulsivité attentionnelle ;
  • Les boucles cortico-sous-corticales et l’aire motrice supplémentaire : Régulent l’initiation et l’inhibition des programmes moteurs, directement corrélées à l’impulsivité motrice ;
  • Modulations monoaminergiques : Barratt a émis l’hypothèse (confirmée ultérieurement par les données pharmacologiques) qu’un tonus sérotoninergique central réduit couplé à une réactivité dopaminergique mésolimbique exacerbée constitue le substrat biochimique de l’impulsivité de trait.

7. Validité

Les propriétés métrologiques de la BIS-11 ont fait l’objet d’investigations exhaustives dans une multitude d’échantillons cliniques, judiciaires et communautaires à travers le monde.

Validité convergente

La BIS-11 présente des corrélations positives fortes avec d’autres échelles d’évaluation de la dysrégulation comportementale :

  • Corrélations modérées à fortes (r = 0,55 à 0,72) avec les sous-échelles d’urgence positive et négative de l’échelle UPPS-P ;
  • Corrélations positives significatives avec l’échelle d’impulsivité I-7 d’Eysenck (r = 0,60 à 0,75) ;
  • Corrélations inverses avec la dimension de caractère « Auto-détermination » (Self-Directedness) du TCI de Cloninger (r = -0,48 à -0,62).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à différencier les populations saines des groupes cliniques caractérisés par des pathologies du spectre impulsif. Les scores totaux et factoriels de la BIS-11 sont significativement plus élevés chez les patients souffrant de dépendances aux opioïdes ou à l’alcool, de jeu pathologique, de trouble bipolaire en phase maniaque, et chez les détenus incarcérés pour des crimes avec violence impulsive non préméditée (Patton et al., 1995 ; Stanford et al., 2009).

Validité écologique et prédictive

Sur le plan prédictif, des scores élevés à la BIS-11 corrèlent de manière reproductible avec :

  • Des taux d’escompte temporel plus élevés (préférence marquée pour de petites récompenses immédiates par rapport à des gains plus substantiels mais différés) ;
  • Un nombre accru d’erreurs d’actionnement (commissions) dans les tâches d’inhibition motrice automatisées ;
  • L’historique de tentatives de suicide à haute létalité, soulignant le rôle pronostique de l’impulsivité motrice dans le passage à l’acte auto-agressif.

8. Fidélité

La fidélité psychométrique de la BIS-11 a été documentée dans des contextes transculturels très diversifiés (versions anglaise, française, italienne, espagnole, allemande, chinoise, japonaise).

Consistance interne

Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) rapportés dans la littérature sont conformes aux exigences psychométriques pour les auto-questionnaires de personnalité :

  • Score total de la BIS-11 : alpha de Cronbach généralement compris entre 0,79 et 0,84 dans les échantillons d’étudiants, d’adultes tout-venant et de patients psychiatriques ;
  • Sous-échelle Impulsivité non-planifiée : alpha = 0,72 à 0,78 ;
  • Sous-échelle Impulsivité motrice : alpha = 0,70 à 0,75 ;
  • Sous-échelle Impulsivité attentionnelle : alpha = 0,61 à 0,74 (cette sous-échelle présente régulièrement un coefficient légèrement plus faible en raison de la mixité de ses items d’inattention et d’accélération cognitive).

Stabilité temporelle (Test-Retest)

L’évaluation de la fidélité test-retest corrobore le statut de la BIS-11 comme mesure d’un trait dispositionnel stable :

  • Sur un intervalle d’un mois, les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillent entre 0,83 et 0,89 pour le score total (Stanford et al., 2009) ;
  • Sur un intervalle de six mois à un an, la corrélation test-retest demeure supérieure à 0,70 chez les sujets témoins ne recevant aucune intervention pharmacologique ou psychothérapeutique ciblée.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle de la BIS-11 a fait l’objet d’intenses débats méthodologiques depuis la publication princeps de Patton, Stanford et Barratt en 1995. Les auteurs ont utilisé une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation oblique sur un échantillon hétérogène comprenant des étudiants universitaires, des adultes en population générale et des détenus incarcérés.

Modèle hiérarchique original

L’analyse en composantes principales a mis en évidence un modèle à deux niveaux :

  • Facteurs de premier ordre (6 facteurs) : Attention (5 items), Instabilité cognitive (3 items), Motricité (7 items), Persévérance (4 items), Contrôle de soi (6 items), Complexité cognitive (5 items).
  • Facteurs de second ordre (3 facteurs) : Regroupement des facteurs de premier ordre sous les trois chapeaux conceptuels majeurs (Attentionnelle, Motrice, Non-planification).

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et validité transculturelle

Les modélisations par équations structurelles menées ultérieurement (ex. Fossati et al., 2001 ; Someya et al., 2001 ; Baylé et al., 2000 pour la version française) ont montré que le modèle hiérarchique à trois facteurs de second ordre offre une adéquation globale acceptable aux données empiriques (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,90), bien que certains items (notamment l’item 4 « I am happy-go-lucky » ou l’item 23 « I can only think about one problem at a time ») présentent parfois des saturations factorielles croisées selon les contextes linguistiques et culturels.

Certains auteurs (Reis et al., 2013) ont suggéré des versions abrégées (telles que la BIS-Brief ou la BIS-15) pour pallier ces fluctuations factorielles marginales, mais la BIS-11 originale à 30 items demeure la matrice de référence universellement adoptée.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory) ;
  • Nombre d’items : 30 propositions rédigées sous forme de déclarations courtes à la première personne ;
  • Temps d’administration : Environ 5 à 10 minutes ;
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 4 modalités :
    • 1 = Rarement / Jamais (Rarely/Never)
    • 2 = Occasionnellement (Occasionally)
    • 3 = Souvent (Often)
    • 4 = Presque toujours / Toujours (Almost Always)
  • Items inversés (11 items) : 1, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 15, 20, 29, 30. Ces items doivent faire l’objet d’une inversion de cotation préalable au calcul des scores (4 = 1, 3 = 2, 2 = 3, 1 = 4).
  • Procédure de cotation et scores :
    • Score total : Somme de l’ensemble des 30 items (après inversion des 11 items). L’étendue possible est de 30 à 120 points. Un score total élevé reflète une impulsivité globale sévère. Dans la littérature, un score supérieur ou égal à 72 est fréquemment considéré comme l’indice clinique d’une impulsivité hautement dysfonctionnelle ;
    • Sous-échelle Attentionnelle : Somme des items 5, 6, 9*, 11, 20*, 24, 26, 28 (Étendue : 8 à 32) ;
    • Sous-échelle Motrice : Somme des items 2, 3, 4, 16, 17, 19, 21, 22, 23, 25, 30* (Étendue : 11 à 44) ;
    • Sous-échelle Non-planification : Somme des items 1*, 7*, 8*, 10*, 12*, 13*, 14, 15*, 18, 27, 29* (Étendue : 11 à 44).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication : 1995 pour la révision finale BIS-11 (développements initiaux : BIS-1 en 1959, BIS-10 en 1983).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : L’échelle d’impulsivité de Barratt est une œuvre protégée par le droit d’auteur académique (détenue originellement par Ernest S. Barratt et l’Université du Texas Medical Branch), mais les auteurs ont expressément stipulé sa mise à disposition libre et sans frais (open-access) pour tous les travaux de recherche académique, scientifique et les évaluations cliniques à but non lucratif.
  • Tarif : Gratuit pour une utilisation non commerciale.
  • Conditions d’utilisation : Aucune autorisation formelle écrite payante n’est requise pour une utilisation de recherche, sous réserve de citer expressément la publication source de Patton, Stanford et Barratt (1995) et de respecter scrupuleusement la formulation originale des items et l’algorithme de cotation. Pour une intégration commerciale ou logicielle propriétaire, les détenteurs des droits doivent être contactés.

12. Références

Baylé, F. J., Bourdel, M. C., Caci, H., Gorwood, P., Chignon, J. M., Adès, J., & Lôo, H. (2000). Structure factorielle de la version française de l’échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-10). Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, 158(4), 316-320.

Eysenck, S. B., & Eysenck, H. J. (1977). The place of impulsiveness in a personality system. British Journal of Social and Clinical Psychology, 16(1), 57-68. https://doi.org/10.1111/j.2044-8260.1977.tb01003.x

Fossati, A., Di Ceglie, A., Acquarini, E., & Barratt, E. S. (2001). Psychometric properties of an Italian version of the Barratt Impulsiveness Scale-11 (BIS-11) in nonclinical subjects. Journal of Clinical Psychology, 57(6), 815-828. https://doi.org/10.1002/jclp.1051

Luengo, M. A., Carrillo-de-la-Peña, M. T., & Otero, J. M. (1991). The components of impulsiveness: A comparison of the I.7 Impulsiveness Questionnaire and the Barratt Impulsiveness Scale. Personality and Individual Differences, 12(7), 657-667. https://doi.org/10.1016/0191-8869(91)90220-4

Miller, E. (2003). The measurement of impulsivity (Doctoral dissertation, Coventry University and University of Warwick). Warwick Research Archive Portal. http://wrap.warwick.ac.uk/2900/

Miller, E., Tudway, J., & Watson, D. (2003). Investigating the Attentional-Fixity theory of impulsivity (Dickman, 1993, 1996) among a UK sexual offending sample. Journal of Interpersonal Violence (manuscrit soumis).

Patton, J. H., Stanford, M. S., & Barratt, E. S. (1995). Factor structure of the Barratt Impulsiveness Scale. Journal of Clinical Psychology, 51(6), 768-774. https://doi.org/10.1046/j.1440-1819.2001.00796.x

Stanford, M. S., Mathias, C. W., Dougherty, D. M., Lake, S. L., Anderson, N. E., & Patton, J. H. (2009). Fifty years of the Barratt Impulsiveness Scale: An update and review. Personality and Individual Differences, 47(5), 385-395. https://doi.org/10.1016/j.paid.2009.04.008

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I plan tasks carefully.
2

I do things without thinking
3

I make up my mind quickly
4

I am happy-go-lucky
5

I don't pay attention
6

I have racing thoughts
7

I plan trips well ahead of time
8

I am self-controlled
9

I concentrate easily
10

I save regularly
11

I squirm at plays or lectures
12

I am a careful thinker
13

I plan for job security
14

I say things without thinking
15

I like to think about complex problems
16

I change jobs
17

I act on impulse
18

I get easily bored when solving thought problems
19

I act on the spur of the moment
20

I am a steady thinker
21

I change where I live [I change residences].
22

I buy things on impulse
23

I can only think about one problem at a time
24

I change hobbies
25

I spend more than I earn [I spend or ch‎arge more than I earn].
26

I have outside thoughts when thinking [I often have extraneous thoughts when thinking].
27

I am more interested in the present than the future
28

I am restless at lectures or talks
29

I like puzzles
30

I plan for the future [I am future oriented].
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-11). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-impulsivite-barratt-bis-11-2/
Looti, Mohammed. “Échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-11).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-impulsivite-barratt-bis-11-2/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’impulsivité de Barratt (BIS-11).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-impulsivite-barratt-bis-11-2/.