Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle

L’Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle (MMIS) est un instrument psychométrique de 35 items évaluant l’adhésion aux normes de rôle de genre masculin dans des populations culturellement diversifiées.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 8, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 8, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle (en anglais, Multicultural Masculinity Ideology Scale – MMIS) est un instrument psychométrique conçu pour évaluer l’adhésion aux normes de rôle de genre masculin au sein de populations culturellement et ethniquement diversifiées. Développée pour pallier les limites des échelles traditionnelles de masculinité — qui reposaient principalement sur des échantillons d’hommes blancs issus de classes moyennes —, la MMIS permet d’examiner comment les attentes normatives associées au fait d’« être un homme » sont internalisées à travers différents contextes socioculturels. Cet instrument est composé de 35 items évaluant plusieurs facettes centrales de l’idéologie masculine, notamment la retenue émotionnelle, la supériorité et la compétition, le statut de pourvoyeur économique, l’évitement de l’homosexualité et de l’intimité homosociale, ainsi que les comportements et attentes sexuelles.

Les participants répondent généralement à l’aide d’une échelle de type Likert en 6 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 6 (« Tout à fait d’accord »), certains protocoles utilisant une déclinaison en 5 ou 7 points selon les contextes de recherche. Les analyses psychométriques initiales et contemporaines démontrent une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach globaux se situant régulièrement entre 0,78 et 0,89, et des indices de fidélité sous-dimensionnels oscillant entre 0,65 et 0,84 selon les sous-groupes ethnoculturels examinés. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires mettant en évidence une structure multidimensionnelle robuste, corrélée aux mesures de détresse psychologique, d’attitudes envers la recherche d’aide, et de préjugés interpersonnels.

2. Mots-clés / Keywords

Idéologie de la masculinité, rôle de genre, multiculturalisme, psychologie des hommes, normes masculines, validation psychométrique, retenue émotionnelle, virilité, santé mentale, diversité ethnoculturelle.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation autour de la Multicultural Masculinity Ideology Scale a été développée par des chercheurs en psychologie sociale et transculturelle, notamment documentée dans les travaux de Brian D. Doss et Joyce R. Hopkins (1998), en s’appuyant sur les fondements théoriques majeurs posés par Joseph H. Pleck (1981, 1995), Robert Brannon (1976, 1985), ainsi qu’Edward H. Thompson Jr. L’objectif était de moderniser les conceptualisations des normes de rôle masculin en milieu urbain et multiculturel (notamment auprès d’hommes afro-américains, hispaniques et caucasiens).

  • Brian D. Doss, Ph.D. — Département de psychologie, University of Miami, Coral Gables, Floride, États-Unis. Spécialiste des dynamiques relationnelles, des interventions conjugales et des représentations de genre.
  • Joyce R. Hopkins, Ph.D. — Institute of Psychology, Illinois Institute of Technology, Chicago, Illinois, États-Unis. Chercheuse en psychopathologie développementale, influences culturelles et rôles de genre.
  • Contributeurs théoriques associés : Joseph H. Pleck, Ph.D. (University of Illinois at Urbana-Champaign), Robert Brannon, Ph.D. (Brooklyn College, City University of New York), et Edward H. Thompson Jr., Ph.D. (College of the Holy Cross).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la MMIS est d’opérationnaliser et de mesurer le degré d’adhésion d’un individu aux scripts culturels dominants dictant les comportements, émotions et attitudes requis des hommes, tout en intégrant la sensibilité à la diversité culturelle et socio-économique. Les instruments pionniers, tels que la Brannon Masculinity Scale (BMS ; Brannon & Juni, 1984) ou la Male Role Norms Scale (MRNS ; Thompson & Pleck, 1986), avaient été principalement standardisés sur des cohortes d’étudiants blancs de niveau universitaire, négligeant ainsi les modulations apportées par les contextes minoritaires urbains, le statut d’immigration, et les inégalités structurelles.

Sur le plan clinique, l’évaluation de l’idéologie de la masculinité via la MMIS répond à un impératif croissant en santé mentale. Une forte rigidité dans l’adhésion aux normes traditionnelles de la masculinité est empiriquement corrélée à une réticence marquée à consulter des professionnels de santé mentale, à des taux élevés d’abus de substances, à l’alexithymie normative masculine, et à l’expression de la souffrance psychologique sous forme d’agressivité ou de somatisation. En identifiant précisément les composantes les plus rigides chez un patient (par exemple, la répression des émotions de vulnérabilité ou l’impératif de performance sexuelle), le clinicien peut cibler les interventions psychothérapeutiques destinées à déconstruire ces injonctions dysfonctionnelles.

Dans le domaine de la recherche empirique, la MMIS constitue un outil précieux pour la psychologie communautaire, l’épidémiologie sociale et l’étude des violences interpersonnelles. L’échelle est fréquemment mobilisée pour examiner les médiateurs et modérateurs des violences basées sur le genre, les comportements sexuels à risque chez les adolescents et jeunes adultes, ainsi que les disparités raciales et ethniques en matière de santé physique (maladies cardiovasculaires, négligence des soins préventifs). En offrant une mesure nuancée et culturellement réactive, la MMIS permet de distinguer l’adhésion idéologique globale des ajustements comportementaux spécifiques aux sous-cultures.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique ciblé par la MMIS est l’idéologie de la masculinité (masculinity ideology), définie selon la théorie du paradigme de la tension du rôle de genre de Pleck comme l’intériorisation par un individu du système de croyances partagé par une culture concernant les exigences, les privilèges et les restrictions associés au genre masculin. Ce construit ne mesure pas les traits de personnalité masculins (comme l’expressivité ou l’instrumentalité du BSRI de Sandra Bem), mais bien des croyances normatives prescriptives et proscriptives (« ce qu’un homme devrait faire » et « ce qu’un homme ne doit jamais faire »).

La MMIS décline ce macro-construit en plusieurs dimensions sous-jacentes distinctes :

  • La retenue émotionnelle et la dureté psychologique (Emotional Stoicism & Toughness) : L’injonction selon laquelle un homme véritable ne doit ni pleurer, ni verbaliser ses peurs, ni manifester d’affection vulnérable envers ses pairs masculins ou ses proches. L’expression de la colère est en revanche souvent perçue comme la seule émotion admissible (e.g., items 12, 13, 15, 21).
  • La réussite, le statut de pourvoyeur et la compétition (Status, Provision & Competitiveness) : L’attente impérative que l’homme soit le principal soutien économique de son foyer, qu’il accumule des signes extérieurs de statut ou de richesse même lorsqu’il ne dispose pas de ressources financières importantes, et qu’il fasse preuve d’un esprit de compétition permanent (e.g., items 6, 19, 25, 26).
  • L’antiféminité et l’hétéronormativité stricte (Anti-Femininity & Homophobia) : Le rejet catégorique de tout comportement pouvant être étiqueté comme efféminé ou homosexuel, incluant l’interdiction de nouer des liens d’amitié étroits avec des hommes gais ou de témoigner d’une tendresse physique homosociale (e.g., items 3, 7).
  • La prouesse et la compulsivité sexuelle (Sexual Prowess & Performance) : La croyance que la valeur masculine se prouve par le nombre de conquêtes sexuelles, la précocité de l’activité génitale, et la dissociation entre rapport sexuel et engagement affectif (e.g., items 4, 11, 31).
  • La courtoisie protectrice et l’éthique de bravoure (Protective Chivalry & Resilience) : Des normes traditionnelles plus prosociales ou protectrices, qui imposent néanmoins une responsabilité écrasante de courage individuel, de prise de risque et d’invulnérabilité face aux épreuves (e.g., items 1, 10, 28, 33).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage conceptuel de l’échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle repose sur le Genre Role Strain Paradigm formulé par Joseph H. Pleck (1981, 1995), complété par les apports du modèle des quatre composantes de la masculinité de Robert Brannon (1976) et les théories de l’intersectionnalité développées en sociologie critique.

Contrairement au paradigme traditionnel de l’identité de genre qui postulait que l’adoption d’un rôle masculin stéréotypé était le reflet d’un développement psychologique sain et naturel, Pleck a postulé que les rôles de genre sont des constructions sociales intrinsèquement contradictoires, rigides et sources de stress chronique. Pleck identifie trois formes majeures de tension du rôle :

  • La tension de divergence (Discrepancy Strain) : La souffrance qui émerge lorsqu’un individu échoue à répondre aux normes idéalisées de son groupe de référence (par exemple, un homme incapable de subvenir financièrement aux besoins de sa famille en période de crise économique).
  • La tension de dysfonction (Dysfunction Strain) : Les conséquences négatives et destructrices qui découlent de la conformité réussie à ces normes (par exemple, la violence interpersonnelle résultant de l’agressivité valorisée, ou la surmortalité liée aux conduites à risque).
  • La tension de traumatisme (Trauma Strain) : Le traumatisme psychologique associé aux rituels de socialisation masculine coercitive subis durant l’enfance et l’adolescence.

À cette armature théorique s’ajoute la taxonomie quadripartite de Robert Brannon (1976), qui synthétisait les normes masculines américaines à travers quatre maximes emblématiques :

  1. « No Sissy Stuff » (Pas de manières de femmelettes) : Évitement de tout trait, émotion ou attitude assimilés au féminin.
  2. « The Big Wheel » (Le gros bonnet) : Quête impérieuse de succès, de puissance financière et de reconnaissance publique.
  3. « The Sturdy Oak » (Le chêne inébranlable) : Stoïcisme émotionnel absolu, autonomie totale et refus de dépendre d’autrui.
  4. « Give ‘Em Hell » (Fais-leur vivre un enfer) : Tendance à l’agressivité, à l’audace physique et à l’exercice de la domination.

La MMIS enrichit ces postulats en intégrant la perspective multiculturelle : elle reconnaît que les hommes issus de minorités ethniques ou de classes populaires ne partagent pas un accès égal aux ressources permettant d’incarner « The Big Wheel ». Dès lors, l’idéologie masculine peut se réorganiser autour d’autres vecteurs valorisants (tels que la respectabilité physique, la protection communautaire ou l’affirmation d’une sexualité exacerbée), ce que la MMIS saisit grâce à son échantillon d’items diversifié.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la MMIS a été étayée par une série d’investigations portant sur sa validité de construit, sa validité convergente et sa validité prédictive auprès de cohortes pluriethniques (afro-américaines, latino-américaines et euro-américaines).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives entre les scores totaux de la MMIS et d’autres instruments reconnus mesurant le rôle de genre masculin. Les coefficients de corrélation de Pearson observés avec la Male Role Norms Scale (MRNS ; Thompson & Pleck, 1986) se situent généralement entre r = 0,62 et r = 0,76 (p < 0,001), attestant que l’outil évalue fidèlement le même domaine conceptuel global tout en capturant des variances culturelles uniques. De plus, des corrélations positives modérées à fortes sont observées avec les échelles d’homophobie (r = 0,45 à 0,58) et les mesures d’hostilité envers les femmes (r = 0,38 à 0,52).

Validité discriminante

La validité discriminante est établie par l’absence de corrélations substantielles avec les traits de personnalité généraux non liés au genre (par exemple, le névrosisme ou l’ouverture à l’expérience du modèle Big Five, où |r| < 0,15, p > 0,05), ainsi qu’avec des mesures d’intelligence générale ou de désirabilité sociale non genrée, indiquant que l’instrument ne se confond pas avec une tendance globale à la réponse biaisée.

Validité prédictive et critères externes

Sur le plan prédictif, des scores élevés à la MMIS prédisent de manière robuste des attitudes défavorables envers la psychothérapie et la consultation médicale préventive (β = -0,34, p < 0,01). Dans les études consacrées aux violences dans les relations amoureuses des jeunes adultes, l’adhésion aux items de prouesse sexuelle et de domination de la MMIS prédit significativement la justification de l’agression sexuelle et des comportements de harcèlement, démontrant une sensibilité diagnostique et épidémiologique aiguë.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle a été évaluée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle à travers divers échantillons.

Consistance interne

Dans les études initiales de Doss et Hopkins (1998) ainsi que dans les réplications ultérieures, le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 35 items se situe entre 0,82 et 0,88 dans les échantillons d’hommes caucasiens, entre 0,79 et 0,85 chez les hommes afro-américains, et entre 0,80 et 0,86 chez les hommes hispaniques. Les sous-échelles factorielles présentent des indices alpha variant de 0,68 à 0,83, ce qui est considéré comme satisfaisant pour des dimensions conceptuelles resserrées comprenant entre 4 et 8 items chacune.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Les évaluations de la fidélité test-retest menées sur des intervalles de deux à quatre semaines révèlent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de fidélité test-retest de r = 0,78 à r = 0,84, confirmant que les croyances normatives relatives au rôle de genre masculin représentent des schémas cognitifs relativement stables dans le temps, tout en demeurant potentiellement modifiables à l’issue d’interventions psychoéducatives ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques initiales et de validation croisée de la MMIS ont fait appel à des analyses factorielles exploratoires (AFE) utilisant l’extraction par facteurs principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), reflétant l’interdépendance théorique des différentes composantes de l’idéologie masculine.

L’AFE a révélé une solution multifactorielle expliquant environ 42 % à 48 % de la variance totale selon les échantillons. Les saturations factorielles des items sur leurs dimensions respectives se situent majoritairement entre 0,40 et 0,78, sans saturation croisée majeure (> 0,30 sur un facteur secondaire). Les principaux facteurs identifiés reflètent fidèlement :

  • Facteur 1 : Performance sexuelle et dissociation affective (regroupant les items 4, 11, 23, 31, avec des saturations oscillant entre 0,48 et 0,72).
  • Facteur 2 : Inexpressivité émotionnelle et dureté (regroupant les items 12, 13, 15, 21, saturations entre 0,51 et 0,75).
  • Facteur 3 : Pourvoyeur économique et prestige (items 6, 19, 25, saturations entre 0,44 et 0,68).
  • Facteur 4 : Homophobie et évitement de l’intimité homosociale (items 3, 7, saturations entre 0,55 et 0,74).
  • Facteur 5 : Persévérance, prise de risque et compétitivité (items 10, 16, 26, 28, 33, saturations entre 0,42 et 0,65).

Des analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites sur des échantillons indépendants ont soutenu ce modèle structurel avec des indices d’ajustement acceptables (CFI > 0,90 ; TLI > 0,89 ; RMSEA ≤ 0,058 ; SRMR ≤ 0,062). Les analyses d’invariance de mesure ont également confirmé l’invariance métrique et scalaire partielle entre les groupes ethniques, garantissant la validité des comparaisons intergroupes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Nombre total d’items : 35 propositions assertives.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 6 points (1 = Fortement en désaccord [Strongly Disagree] à 6 = Fortement d’accord [Strongly Agree]). Des adaptations emploient une échelle de 1 à 5 points.
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Mode d’administration : Individuel ou collectif, sur support papier-crayon ou via des plateformes d’évaluation informatisées.
  • Procédure de cotation :
    • Plusieurs items formulés dans le sens pro-égalitaire ou non traditionnel sont inversés lors de la cotation (notamment les items 2, 5, 8, 17, 18, 22, 24, 27, 29, 32, 34).
    • Un score moyen global ou des scores moyens dimensionnels sont calculés. Un score élevé reflète une adhésion plus forte et plus rigide à l’idéologie traditionnelle de la masculinité.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1998.
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs de recherche originaux (Doss & Hopkins). L’instrument est documenté dans le domaine public académique et répertorié dans des compendiums institutionnels de recherche (notamment le compendium de mesures compilé par Michael Flood pour le Sexual Violence Research Initiative – SVRI).
  • Tarification : Libre de droits (gratuit) pour un usage scientifique, éducatif et académique non commercial.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs souhaitant utiliser l’échelle sont encouragés à citer formellement les publications de référence de Doss et Hopkins (1998) ainsi que les bases théoriques de Brannon (1985) et Thompson & Pleck (1986).

12. Références / References

  • Brannon, R. (1976). The male sex role: Our culture’s blueprint of manhood, and what it’s done for us lately. In D. David & R. Brannon (Eds.), The forty-nine percent majority: The male sex role (pp. 1–45). Addison-Wesley.
  • Brannon, R. (1985). A scale for measuring attitudes about masculinity. In A. G. Sargent (Ed.), Beyond sex roles (pp. 110–116). West Publishing.
  • Brannon, R., & Juni, S. (1984). A scale for measuring attitudes about masculinity. Psychological Documents, 14(1), 6–7.
  • Doss, B. D., & Hopkins, J. R. (1998). The Multicultural Masculinity Ideology Scale: Validation from the perspective of urban, African American, Hispanic, and Caucasian men. Psychology of Men & Masculinity / Research presentation at the Annual Convention of the American Psychological Association.
  • Flood, M. (Comp.). (2008). Measures for the assessment of dimensions of violence against women: A compendium (p. 39). Sexual Violence Research Initiative. http://www.svri.org/measures.pdf
  • Levant, R. F., & Richmond, K. (2007). A review of research on masculinity ideologies using the Male Role Norms Inventory. The Journal of Men’s Studies, 15(2), 130–146. https://doi.org/10.3149/jms.1502.130
  • Pleck, J. H. (1981). The myth of masculinity. MIT Press.
  • Pleck, J. H. (1995). The gender role strain paradigm: An update. In R. F. Levant & W. S. Pollack (Eds.), A new psychology of men (pp. 11–32). Basic Books.
  • Thompson, E. H., & Pleck, J. H. (1986). The structure of male role norms. American Behavioral Scientist, 29(5), 531–543. https://doi.org/10.1177/000276486029005003

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
  1. Guys should be courteous to women.
  2. A guy should let people know how he feels.
  3. A guy should not have male friends who are homosexual.
  4. A guy should prove his masculinity by having sex with a lot of people.
  5. Guys should not try to solve problems by fighting.
  6. Providing for his family should be a man’s main goal in life.
  7. Male friends should not show affection to each other.
  8. A guy should look for a date who has a good personality rather than one who is really good looking.
  9. Guys should have a positive attitude towards life and not let things get them down.
  10. A guy should be confident in everything he does.
  11. In a relationship, guys should have sexual intercourse as often as possible.
  12. To be a guy, you’ve got to be tough.
  13. Strong anger is a natural emotion for a guy to show.
  14. A guy should have long-term goals for his life.
  15. A guy should not show affection to those he loves.
  16. A guy should put his best effort into every part of his life.
  17. Courage should not be a necessary part of being a guy.
  18. Being a virgin should not be an embarrassment to a guy.
  19. Even if a guy is not rich, he should try to look that way.
  20. A guy should always have a woman he is dating.
  21. Guys should not cry even when something really bad happens.
  22. A guy doesn’t have to be aggressive to get what he wants out of life.
  23. In a relationship, guys should have sexual intercourse before having oral sex.
  24. A man should not always have to protect his family.
  25. The best way a man can care for his family is to get the highest paying job he can.
  26. Guys should be competitive.
  27. A guy should have sexual intercourse only in emotionally committed relationships.
  28. Even when things get really difficult, a guy should keep trying.
  29. A guy should not look for danger just for the thrill of it.
  30. Being athletic or good at a sport should be important for a guy.
  31. A guy should have sexual intercourse as early as he can in his life.
  32. Showing emotion is not a sign of weakness in a guy.
  33. A guy should take risks to reach his goals.
  34. For a guy, sexual intercourse should not be the goal of making out.
  35. A guy should be independent and not get too attached to others.
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Looti, M. (2026, octobre 8). Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-ideologie-masculinite-multiculturelle-mmis/
Looti, Mohammed. “Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle.” Base de données de psychologie en français, 8 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-ideologie-masculinite-multiculturelle-mmis/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’idéologie de la masculinité multiculturelle.” Base de données de psychologie en français. octobre 8, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-ideologie-masculinite-multiculturelle-mmis/.