1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’identité morale (Moral Identity Scale, MIS), élaborée par Karl Aquino et Americus Reed II en 2002, constitue l’instrument psychométrique de référence pour évaluer l’importance accordée par un individu aux caractéristiques morales au sein de son concept de soi. Fondée sur les théories socio-cognitives de la personnalité morale et les modèles de schémas de soi, l’échelle opérationnalise l’identité morale à travers deux dimensions orthogonales ou modérément corrélées : l’Internalisation (Internalization) et la Symbolisation (Symbolization). L’administration débute par une amorce standardisée présentant neuf traits moraux fondamentaux (bienveillant, compatissant, équitable, amical, généreux, serviable, travailleur, honnête et gentil). Les répondants évaluent ensuite dix items au total (cinq pour l’Internalisation et cinq pour la Symbolisation) à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).
Sur le plan psychométrique, la MIS présente une structure factorielle stable et reproductible, confirmée par de nombreuses analyses factorielles confirmatoires au sein d’échantillons diversifiés (étudiants, professionnels, consommateurs). Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent généralement entre 0,71 et 0,83 pour la sous-échelle d’Internalisation, et entre 0,71 et 0,82 pour celle de Symbolisation. La stabilité temporelle test-retest sur un intervalle de quatre à six semaines s’établit à r = 0,49 pour l’Internalisation et r = 0,71 pour la Symbolisation. L’échelle démontre une excellente validité convergente, discriminante et prédictive, s’associant significativement aux comportements pro-sociaux (bénévolat, dons caritatifs), au jugement moral en contexte organisationnel et à la résistance face au désengagement moral.
2. Mots-clés / Keywords
Identité morale, psychométrie, concept de soi, internalisation, symbolisation, comportement pro-social, éthique comportementale, prise de décision morale, échelle de Likert, psychologie sociale
3. Auteurs / Authors
L’Échelle d’identité morale a été conçue et validée par :
- Karl Aquino : Professeur émérite en marketing et sciences du comportement organisationnel à la Sauder School of Business, Université de Colombie-Britannique (University of British Columbia), Vancouver, Canada. Ses travaux pionniers portent sur le statut moral, les conflits interpersonnels au travail, le pardon et la justice organisationnelle. Courriel institutionnel : [email protected].
- Americus Reed II : Professeur titulaire de marketing (chaire Whitney M. Young, Jr.) à la Wharton School, Université de Pennsylvanie (University of Pennsylvania), Philadelphie, États-Unis. Ses recherches explorent l’impact des identités sociales, des valeurs morales et des affiliations groupales sur les attitudes et décisions des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de la Moral Identity Scale (MIS) est de quantifier la centralité psychologique et l’expression publique de la moralité dans la définition que l’individu donne de lui-même. Historiquement, la recherche en psychologie morale, largement dominée par les modèles cognitivo-développementaux de Jean Piaget et de Lawrence Kohlberg, postulait que le raisonnement moral et la maîtrise des stades de justice constituaient les prédicteurs essentiels de l’action éthique. Cependant, plusieurs décennies de recherches empiriques ont mis en lumière un écart substantiel entre le niveau de jugement moral formel et la conduite éthique effective (le dilemme « jugement-action » de Blasi). Pour combler cette faille théorique, Augusto Blasi a théorisé que les convictions morales ne se traduisent en actes que dans la mesure où la moralité est intégrée au cœur même de l’identité personnelle.
Aquino et Reed (2002) ont développé la MIS afin d’offrir une mesure quantitative rigoureuse de cette dynamique. L’échelle ne cherche pas à sonder les règles déontologiques abstraites ou les compétences cognitives de l’individu, mais à examiner à quel point l’auto-définition morale est subjectivement valorisée (Internalisation) et comment elle est projetée vers le monde extérieur à travers des actions visibles et des affiliations symboliques (Symbolisation).
En recherche fondamentale et appliquée, la MIS trouve de multiples applications :
- Comportement organisationnel et leadership éthique : Prédire les comportements déviants au travail, la propension à la dénonciation éthique (whistleblowing), la justice perçue et le leadership bienveillant. Les managers présentant un score élevé d’internalisation sont moins enclins à tolérer la fraude ou à exploiter leurs subordonnés.
- Comportement du consommateur et marketing social : Analyser la consommation responsable, l’achat de produits équitables, le boycott d’entreprises non éthiques et la générosité envers les organisations non gouvernementales.
- Psychologie sociale et politique : Étudier la réduction des préjugés, les attitudes d’inclusion envers les hors-groupes (outgroups), le don d’organes et l’engagement civique.
- Applications cliniques et médico-légales : Identifier les facteurs de vulnérabilité au désengagement moral, comprendre les mécanismes de rationalisation de comportements délictueux ou antisociaux et soutenir des interventions psycho-éducatives axées sur la consolidation de l’estime de soi morale.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de l’identité morale au sein de la MIS repose sur une structure bidimensionnelle distincte qui sépare la dimension intrapersonnelle (privée) de la dimension interpersonnelle (publique).
5.1. La dimension d’Internalisation (Centralité Privée)
L’Internalisation reflète le degré auquel un ensemble de traits moraux fondamentaux est profondément enraciné au centre du système d’auto-schémas d’une personne. Lorsqu’un individu possède une internalisation élevée, la moralité constitue un pilier non négociable de son sentiment d’intégrité et de valeur personnelle. Vivre en accord avec ces vertus n’est pas guidé par la peur des sanctions ou le désir de reconnaissance, mais par un besoin d’harmonie interne et d’authenticité. Si un écart survient entre les actes et les idéaux moraux, l’individu fait l’expérience d’une vive dissonance cognitive, de culpabilité et d’auto-reproche.
Sur le plan comportemental, l’Internalisation prédit de manière robuste les comportements intrinsèquement motivés, y compris dans l’anonymat le plus total. Par exemple, une personne ayant une internalisation élevée choisira de restituer un portefeuille égaré sans récompense, de faire des dons anonymes, ou de consacrer du temps bénévole à des causes marginalisées, même lorsque personne n’est présent pour valider son action.
5.2. La dimension de Symbolisation (Expression Publique)
La Symbolisation mesure la tendance à manifester et à communiquer son identité morale par le biais d’indicateurs observables et publics dans l’environnement social. Cette facette englobe le choix des vêtements, les types d’activités de loisirs, les lectures publiques, l’adhésion explicite à des organisations caritatives, religieuses ou militantes, ainsi que la participation visible à des actions collectives valorisées.
Contrairement à l’Internalisation, la Symbolisation est orientée vers autrui. Elle peut servir à affirmer son appartenance à une communauté morale, mais elle est également sensible aux enjeux de gestion des impressions (impression management) et au désir de reconnaissance sociale. Par exemple, un individu à forte symbolisation portera des insignes, des t-shirts de fondations caritatives ou publiera sur les réseaux sociaux ses contributions pro-sociales. Bien que la Symbolisation puisse amplifier l’action morale publique, elle ne garantit pas à elle seule une résistance sans faille aux tentations lorsque les actes demeurent secrets.
5.3. Interaction et Asymétrie Normative
Les deux dimensions sont modérément corrélées (généralement aux alentours de r = 0,40), indiquant qu’elles partagent un socle commun tout en demeurant conceptuellement et empiriquement dissociables. Un phénomène systématiquement observé dans la littérature concerne l’asymétrie des moyennes : la moyenne de l’Internalisation est systématiquement très élevée (souvent M ≈ 4,5 sur 5), témoignant d’une norme universelle selon laquelle la majorité des individus souhaitent se percevoir comme intègres, tandis que la Symbolisation présente des scores modérés et plus dispersés (M ≈ 3,0 sur 5). Les individus expriment ainsi une propension plus forte à chérir la morale en privé qu’à en faire une bannière publique ostentatoire.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La conception de la MIS s’inscrit à la croisée de trois cadres théoriques majeurs :
6.1. La théorie de l’identité morale d’Augusto Blasi
Le fondement philosophique et psychologique provient du modèle du « Soi Moral » proposé par Augusto Blasi (1983, 1984). Blasi postulait que la moralité acquiert une force motivationnelle impérieuse dès lors qu’elle devient constitutive de l’identité personnelle. Dans ce modèle, l’obligation d’agir moralement émane de l’impératif de cohérence interne : trahir un principe moral équivaut à trahir sa propre identité. L’Internalisation mesurée par Aquino et Reed opérationnalise directement ce concept de centralité du soi moral.
6.2. La théorie socio-cognitive des schémas de soi de Markus
Sur le plan cognitif, l’échelle s’inspire directement des travaux de Hazel Rose Markus (1977) sur les schémas de soi. Selon cette approche, l’identité est un réseau complexe de structures cognitives qui organisent et guident le traitement de l’information relative à soi-même. Un individu « schématique » pour la moralité possède des structures mnésiques hautement élaborées et chroniquement accessibles autour des concepts éthiques. Lorsqu’une situation comporte des enjeux moraux, ce schéma s’active automatiquement, influençant l’attention sélective, l’interprétation des dilemmes et la récupération des souvenirs.
6.3. L’accessibilité cognitive et l’amorçage identitaire
Aquino et Reed intègrent également les principes de l’accessibilité des connaissances (Higgins, 1996). L’identité morale peut être envisagée à la fois comme un trait stable (accessibilité chronique) et comme un état activable par le contexte (accessibilité situationnelle). En introduisant une liste explicite de neuf vertus prototypiques avant la passation des items, les auteurs créent une situation d’amorçage qui rend saillants les schémas moraux, permettant ainsi de mesurer la résonance du concept de soi par rapport à ces repères sémantiques universellement partagés.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la MIS a fait l’objet d’investigations exhaustives dans les études princeps d’Aquino et Reed (2002) ainsi que dans des réplications indépendantes internationales.
7.1. Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives avec des échelles mesurant des construits théoriquement apparentés :
- Empathie dispositionnelle : Des associations positives substantielles ont été observées avec l’échelle de préoccupation empathique de l’Interpersonal Reactivity Index (IRI) de Davis (r variant de 0,35 à 0,45 pour l’Internalisation).
- Développement moral cognitif : L’Internalisation corrèle modérément mais positivement avec les scores P du Defining Issues Test (DIT) de Rest (r ≈ 0,22), confirmant que l’identité morale et le raisonnement post-conventionnel partagent une variance commune tout en mesurant des construits séparés.
- Adhésion aux valeurs de bienveillance et d’universalisme : Corrélations fortes avec le modèle des valeurs universelles de Shalom Schwartz.
7.2. Validité discriminante
La MIS montre une indépendance conceptuelle et statistique vis-à-vis de construits qui pourraient biaiser l’auto-évaluation :
- Désirabilité sociale : L’Internalisation ne présente que de faibles corrélations non significatives avec l’échelle de désirabilité sociale de Marlowe-Crowne (r compris entre 0,08 et 0,14), dissipant l’hypothèse selon laquelle les scores élevés refléteraient un simple faux-semblant vertueux. En revanche, la Symbolisation montre une corrélation légère à modérée (r = 0,26) avec les dimensions de gestion des impressions, ce qui cadre avec sa définition d’affichage social.
- Traits de personnalité généraux : Faibles corrélations avec le modèle du Big Five, démontrant que l’identité morale ne se résume pas à l’Agréabilité ou à la Conscienciosité.
7.3. Validité prédictive et critériée
La capacité de l’échelle à prédire des conduites concrètes a été attestée par des protocoles expérimentaux et longitudinaux :
- Comportement de don et bénévolat : L’Internalisation prédit significativement le nombre réel d’heures de bénévolat promises et réalisées au sein d’associations caritatives, ainsi que le montant des dons versés à des banques alimentaires locales.
- Tricherie et malhonnêteté : Dans des situations expérimentales offrant la possibilité de tricher anonymement pour un gain financier, les participants affichant une forte internalisation trichent considérablement moins que leurs pairs.
- Attitudes envers les minorités : Une internalisation élevée est associée à une moindre propension à soutenir des politiques d’exclusion envers les demandeurs d’asile ou les groupes marginalisés.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de la MIS ont été établies sur des cohortes variées, confirmant la précision de la mesure à travers le temps et la consistance interne de chaque dimension.
8.1. Cohérence interne
Les coefficients de fidélité calculés dans la série d’études d’Aquino et Reed (2002) révèlent une excellente cohérence :
- Sous-échelle d’Internalisation : L’alpha de Cronbach varie typiquement entre 0,71 et 0,83 selon les échantillons. Les corrélations inter-items corrigées s’échelonnent de 0,42 à 0,65, indiquant une forte homogénéité sans redondance excessive.
- Sous-échelle de Symbolisation : L’alpha de Cronbach se situe constamment entre 0,71 et 0,82. Les indices de fidélité composite (oméga de McDonald) confirment ces résultats avec des valeurs généralement supérieures à 0,78.
8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été mesurée auprès d’un échantillon d’étudiants réexaminés après un intervalle de quatre à six semaines :
- Symbolisation : Le coefficient de corrélation temporelle s’élève à r = 0,71 (p < 0,001), attestant d’une excellente stabilité des pratiques d’affirmation publique.
- Internalisation : Le coefficient de corrélation s’élève à r = 0,49 (p < 0,01). Bien que statistiquement robuste, cette stabilité modérée s’explique par une restriction de variance (effet de plafond dû à des scores constamment élevés, M ≈ 4,5) ainsi que par la sensibilité de la centralité morale aux variations d’humeur et aux amorces environnementales immédiates.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de la MIS a été vérifiée par une démarche rigoureuse combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la phase initiale de conception (Aquino & Reed, 2002, Étude 1, N = 360), une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été exécutée sur un ensemble de questions préliminaires. Les critères d’extraction (valeurs propres de Kaiser supérieures à 1 et examen du diagramme de Cattell) ont nettement isolé deux facteurs dominants :
- Le Facteur 1 (Symbolisation) expliquait initialement la plus grande part de variance (environ 30 % à 35 %).
- Le Facteur 2 (Internalisation) expliquait environ 18 % à 22 % de la variance totale.
Tous les items retenus affichaient des saturations factorielles primaires élevées (> 0,55) sur leur facteur respectif, sans saturations croisées significatives (< 0,25).
9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les analyses confirmatoires ultérieures ont comparé plusieurs modèles concurrents afin de déterminer la structure la plus parcimonieuse et théoriquement adéquate :
- Modèle unidimensionnel (1 facteur général) : Ajustement médiocre (χ²/ddl > 5,0 ; CFI < 0,80 ; RMSEA > 0,12), invalidant l’hypothèse d’une identité morale indifférenciée.
- Modèle bidimensionnel orthogonal (2 facteurs indépendants) : Ajustement sous-optimal du fait de la corrélation naturelle existante entre sentiment intérieur et expression publique.
- Modèle bidimensionnel corrélé (2 facteurs reliés) : Ajustement remarquable et statistiquement supérieur à tous les autres modèles testés (χ²/ddl = 1,84 ; CFI = 0,96 ; TLI = 0,95 ; RMSEA = 0,048 [IC 90 % : 0,031–0,065] ; SRMR = 0,042).
Les saturations standardisées (λ) des items sur leur facteur assigné s’échelonnent entre 0,52 et 0,81 pour l’Internalisation, et entre 0,54 et 0,79 pour la Symbolisation. La corrélation inter-factorielle oscille classiquement entre r = 0,38 et r = 0,44 selon les études.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous une forme standardisée et concise :
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report inventory).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne.
- Procédure d’amorçage : L’administration commence obligatoirement par une phase d’induction cognitive au cours de laquelle le répondant lit attentivement une liste de neuf vertus fondamentales : bienveillant, compatissant, équitable, amical, généreux, serviable, travailleur, honnête, gentil. Le participant est invité à visualiser comment une personne possédant ces caractéristiques se comporterait, penserait et ressentirait le monde.
- Nombre total d’items : 10 items répartis équitablement :
- Sous-échelle d’Internalisation : 5 items (items évaluant la centralité intime du soi moral).
- Sous-échelle de Symbolisation : 5 items (items évaluant les manifestations comportementales et publiques).
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
- 1 = Tout à fait en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Neutre / Indécis (Neither agree nor disagree)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Cotation et calcul des scores :
- Les items 3 et 4 de la sous-échelle d’Internalisation sont formulés négativement et nécessitent une inversion préalable du score : Score inversé = 6 – Score brut (ainsi, 1 devient 5, 2 devient 4, etc.).
- Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique ou la somme des 5 items correspondants.
- Il est expressément déconseillé de fusionner l’Internalisation et la Symbolisation en un score global unique, car ces dimensions possèdent des relations prédictives différentielles distinctes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle d’identité morale a été publiée en 2002 dans le Journal of Personality and Social Psychology, publication phare de l’American Psychological Association (APA).
- Statut du droit d’auteur : Les droits patrimoniaux et d’édition de l’article original appartiennent à l’American Psychological Association. Toutefois, les auteurs ont mis l’échelle à disposition de la communauté académique.
- Frais d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique non commerciale, les travaux universitaires et l’enseignement supérieur.
- Utilisation commerciale : Toute incorporation dans des outils commerciaux d’évaluation RH, de coaching payant ou de sélection du personnel requiert une autorisation contractuelle explicite auprès de l’APA ou des détenteurs des droits.
12. Références / References
Voici les références bibliographiques clés au format APA (7e édition) :
- Aquino, K., & Reed, A., II. (2002). The self-importance of moral identity. Journal of Personality and Social Psychology, 83(6), 1423–1440. https://doi.org/10.1037/0022-3514.83.6.1423
- Blasi, A. (1983). Moral cognition and moral action: A theoretical perspective. Developmental Review, 3(2), 178–210. https://doi.org/10.1016/0273-2297(83)90029-1
- Blasi, A. (1984). Moral identity: Its role in moral functioning. Dans W. M. Kurtines & J. L. Gewirtz (dir.), Morality, moral behavior, and moral development (p. 128–139). John Wiley & Sons.
- Higgins, E. T. (1996). Knowledge activation: Accessibility, applicability, and salience. Dans E. T. Higgins & A. W. Kruglanski (dir.), Social psychology: Handbook of basic principles (p. 133–168). Guilford Press.
- Markus, H. (1977). Self-schemata and processing information about the self. Journal of Personality and Social Psychology, 35(2), 63–78. https://doi.org/10.1037/0022-3514.35.2.63
- Reed, A., II, & Aquino, K. (2003). Moral identity and the expanding circle of moral regard toward out-groups. Journal of Personality and Social Psychology, 84(6), 1270–1286. https://doi.org/10.1037/0022-3514.84.6.1270
- Shao, R., Aquino, K., & Freeman, D. (2008). Beyond moral reasoning: A review of moral identity research and its implications for business ethics. Business Ethics Quarterly, 18(4), 513–540. https://doi.org/10.5840/beq200818436
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Standard Induction Procedure (Traits presented to participants):
Caring, Compassionate, Fair, Friendly, Generous, Helpful, Hardworking, Honest, Kind.
The person with these characteristics could be you or someone else. For a moment, visualize how someone with these characteristics would think, feel, and act. When you have a clear picture of this person in mind, answer each of the following statements using the scale below:
1 = Strongly disagree |
2 = Disagree |
3 = Neither agree nor disagree |
4 = Agree |
5 = Strongly agree
Subscale 1: Internalization
- It would make me feel good to be a person who has these characteristics.
- Being someone who has these characteristics is an important part of who I am.
- I would be ashamed to be a person who had these characteristics. (Reverse scored – R)
- Having these characteristics is not really important to me. (Reverse scored – R)
- I strongly desire to have these characteristics.
Subscale 2: Symbolization
- I often wear clothes that identify me as having these characteristics.
- The types of things I do in my spare time (e.g., hobbies) identify me as having these characteristics.
- The kinds of books and magazines that I read identify me as having these characteristics.
- The fact that I have these characteristics is communicated to others by my membership in certain organizations.
- I am actively involved in activities that communicate to others that I have these characteristics.