1. Résumé / Abstract
L’Échelle hospitalière d’anxiété et de dépression (couramment désignée sous l’acronyme anglophone HADS pour Hospital Anxiety and Depression Scale) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation mis au point en 1983 par Anthony S. Zigmond et R. Philip Snaith. Conçue initialement pour les services de médecine générale et les cliniques ambulatoires hospitalières non psychiatriques, la HADS a pour spécificité fondamentale de mesurer l’intensité des symptômes d’anxiété et de dépression en éliminant délibérément les manifestations somatiques susceptibles d’être confondues avec des affections organiques ou les effets indésirables de traitements médicaux (telles que l’asthénie, la perte de poids, l’insomnie ou les céphalées).
L’instrument est constitué de 14 items répartis de façon égale en deux sous-échelles distinctes de 7 items chacune : la sous-échelle d’anxiété (HADS-A, pour Anxiety) et la sous-échelle de dépression (HADS-D, pour Depression). Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en 4 points (cotée de 0 à 3), menant à un score composite oscillant entre 0 et 21 pour chaque dimension. La sous-échelle de dépression se focalise principalement sur le construit de l’anhédonie (perte de la capacité à éprouver du plaisir), considéré par les concepteurs comme le marqueur psychopathologique le plus pur de la dépression caractérisée non contaminé par la maladie physique, tandis que la sous-échelle d’anxiété mesure la tension psychique, l’appréhension et l’agitation motrice subjective.
Les propriétés psychométriques de la HADS ont été validées dans plusieurs centaines d’études internationales et traduites dans plus de quarante langues. Les indices de cohérence interne (alpha de Cronbach) varient généralement entre 0,80 et 0,93 pour la HADS-A, et entre 0,76 et 0,90 pour la HADS-D. La fidélité test-retest démontre une excellente stabilité temporelle à court et moyen terme. L’instrument est largement utilisé en psychologie de la santé, en psycho-oncologie, en cardiologie, ainsi que dans les essais cliniques pharmacologiques et interventionnels.
2. Mots-clés / Keywords
Hospital Anxiety and Depression Scale, HADS, anxiété, dépression, anhédonie, psychométrie, évaluation hospitalière, psycho-oncologie, médecine psychosomatique, dépistage clinique, validité factorielle, auto-évaluation.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée conjointement par le Dr Anthony S. Zigmond et le Dr R. Philip Snaith, tous deux psychiatres rattachés au département de psychiatrie de l’Université de Leeds et au St James’s University Hospital de Leeds, au Royaume-Uni. Leurs travaux cliniques pionniers au début des années 1980 visaient à combler une lacune diagnostique majeure : l’incapacité des inventaires psychiatriques traditionnels (tels que l’Inventaire de dépression de Beck ou l’Échelle d’anxiété de Hamilton) à discriminer la détresse émotionnelle authentique des répercussions physiques des pathologies somatiques chroniques.
Le Dr R. Philip Snaith (1933–2003) s’est particulièrement illustré durant sa carrière académique par ses recherches sur les troubles de l’humeur, la sémiologie psychiatrique et la mesure quantitative du plaisir et de l’anhédonie, publiant également la Snaith-Hamilton Pleasure Scale (SHAPS). Le Dr Anthony S. Zigmond a œuvré en tant que clinicien et enseignant, axant ses recherches sur l’interface entre la psychiatrie de liaison et la médecine interne.
4. Objectif / Purpose
Le but premier de la HADS est d’offrir aux praticiens hospitaliers et aux chercheurs un outil de dépistage rapide, fiable et cliniquement pertinent pour identifier et quantifier les états d’anxiété généralisée et les épisodes dépressifs chez des patients hospitalisés ou suivis en ambulatoire dans des services de médecine générale, de chirurgie ou d’oncologie. Les outils d’évaluation classiques de l’époque contenaient une proportion significative d’items physiques (fatigabilité, troubles gastro-intestinaux, altération de l’appétit, perturbation du sommeil, dysfonctionnements neurovégétatifs) qui entraînaient des taux prohibitifs de faux positifs chez les malades chroniques, cancéreux ou cardiaques.
En pratique clinique, l’utilisation de la HADS permet de déterminer si un patient atteint d’une pathologie somatique lourde présente une comorbidité anxio-dépressive nécessitant une prise en charge psychologique, psychiatrique ou psychopharmacologique spécialisée. Elle joue un rôle fondamental dans la médecine de liaison en facilitant la communication interprofessionnelle par une stratification claire des scores en trois catégories cliniques : absence de symptomatologie significative (scores de 0 à 7), symptomatologie douteuse ou limite (scores de 8 à 10), et trouble avéré nécessitant une intervention (scores de 11 à 21).
Dans le domaine de la recherche translationnelle, épidémiologique et interventionnelle, l’échelle est mobilisée pour mesurer l’efficacité de thérapies cognitivo-comportementales, de protocoles de réhabilitation cardiaque, de soins de support en oncologie ou d’essais cliniques portant sur des molécules innovantes. Sa brièveté (temps de passation moyen estimé entre 2 et 5 minutes) et son accessibilité linguistique garantissent un taux de réponse exceptionnellement élevé, limitant le fardeau cognitif pour les participants fragilisés par la maladie.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la HADS repose sur une partition sémiotique rigoureuse entre deux entités affectives interconnectées mais distinctes : l’anxiété psychique et la dépression anhédonique.
Sous-échelle d’anxiété (HADS-A)
La sous-échelle HADS-A mesure la tension psychologique, l’hypervigilance cognitive, la propension à l’inquiétude incontrôlable et les accès paroxystiques de panique. Contrairement à des outils comme le STAI (State-Trait Anxiety Inventory), la HADS-A s’intéresse à l’état éprouvé au cours de la semaine écoulée. Les items ciblent des manifestations internes telles que le sentiment d’être sous tension ou crispé (item 1), les pressentiments catastrophiques ou la peur d’un malheur imminent (item 3), les ruminations anxieuses incessantes (item 5), et les attaques de panique soudaines (item 13). Bien que la majorité des symptômes somatiques soient exclus, la sensation d’avoir « la gorge nouée » ou « des papillons dans l’estomac » (item 9) et l’impatience motrice subjective (item 11) ont été conservées par les auteurs en tant qu’équivalents émotionnels corporels directs non équivoques de l’anxiété aiguë.
Sous-échelle de dépression (HADS-D)
La sous-échelle HADS-D est construite autour du concept central d’anhédonie, défini comme le déficit ou la perte de réactivité émotionnelle positive face à des stimuli habituellement plaisants. Zigmond et Snaith ont postulé que les manifestations affectives cognitives de la dépression (telles que le désespoir ou l’auto-dépréciation) pouvaient être influencées par le contexte de vulnérabilité physique ou la confrontation à un diagnostic péjoratif, alors que l’incapacité à se réjouir (anhédonie consommatoire et anticipatoire) constituait le noyau sémiologique le plus spécifique de la dépression endogène ou caractérisée. Les items évaluent la préservation du plaisir éprouvé pour les activités usuelles (item 2), la capacité à rire et à percevoir le côté amusant des choses (item 4), le sentiment d’entrain et de gaieté (item 6), la baisse de l’élan vital ou le sentiment de ralentissement psychomoteur (item 8), la perte d’intérêt pour son apparence personnelle (item 10), la réjouissance par anticipation (item 12) et le plaisir dérivé d’un bon livre ou d’une émission radiophonique/télévisée (item 14).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel de la HADS s’enracine dans la psychiatrie descriptive britannique et s’articule étroitement avec le modèle tripartite des émotions développé ultérieurement par David Watson et Lee Anna Clark (1991). Selon ce modèle théorique, l’anxiété et la dépression partagent une composante transdiagnostique commune désignée sous le terme d’affectivité négative (ou détresse générale), caractérisée par la labilité émotionnelle, le pessimisme, l’irritabilité et le sentiment d’impuissance. Cependant, les deux syndromes se différencient nettement sur deux axes spécifiques :
- L’hyperactivation physiologique (Physiological Hyperarousal) : spécifique aux troubles anxieux, englobant la tension autonome, les sursauts et les sensations de panique ;
- Le faible niveau d’affectivité positive (Low Positive Affectivity) : spécifique à la dépression, se traduisant cliniquement par l’anhédonie, l’aboulie, l’apathie et l’extinction du sentiment de vitalité.
La force théorique de la démarche de Snaith et Zigmond réside dans leur anticipation empirique du modèle tripartite. En éliminant les marqueurs somatiques génériques (sommeil, appétit, énergie) qui saturent massivement sur le facteur général de détresse somatique ou de morbidité physique, et en centrant la mesure de la dépression sur le pôle de l’affectivité positive défaillante, les auteurs ont créé un outil capable d’optimiser la validité discriminante entre anxiété et dépression chez les personnes malades physiques.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la HADS ont été confirmées par d’abondantes méta-analyses, au premier rang desquelles figure la revue systématique de référence réalisée par Bjelland et ses collaborateurs (2002) englobant plus de 747 articles scientifiques.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de la HADS a été établie par la corrélation systématique de ses sous-échelles avec d’autres instruments psychiatriques standardisés reconnus par l’American Psychological Association (APA). La sous-échelle HADS-A présente des corrélations fortes (variant entre r = 0,60 et r = 0,78) avec le State-Trait Anxiety Inventory (STAI), la Hamilton Anxiety Rating Scale (HAM-A) et le Beck Anxiety Inventory (BAI). De manière analogue, la sous-échelle HADS-D présente des coefficients de corrélation compris entre r = 0,62 et r = 0,79 avec le Beck Depression Inventory (BDI) et la Montgomery-Åsberg Depression Rating Scale (MADRS).
Validité discriminante
Les corrélations entre les deux sous-échelles HADS-A et HADS-D s’établissent typiquement dans une fourchette modérée de 0,40 à 0,65 (moyenne rapportée par Bjelland et al. : r = 0,56), ce qui indique une discrimination satisfaisante tout en reflétant la comorbidité syndromique intrinsèque reconnue dans les classifications nosographiques comme le DSM-5.
Sensibilité et spécificité cliniques
En prenant comme étalon-or (gold standard) des entretiens psychiatriques structurés (tels que la SCAN ou la MINI) basés sur les critères du DSM ou de la CIM, un score seuil de 8 ou plus sur chaque sous-échelle optimise le compromis métrologique :
- HADS-A (seuil ≥ 8) : sensibilité moyenne de 0,89 (IC 95 % : 0,84–0,92) et spécificité moyenne de 0,78 (IC 95 % : 0,73–0,83).
- HADS-D (seuil ≥ 8) : sensibilité moyenne de 0,83 (IC 95 % : 0,78–0,87) et spécificité moyenne de 0,79 (IC 95 % : 0,74–0,84).
L’élévation du seuil à 11 ou plus porte la spécificité au-delà de 0,90, réduisant drastiquement les faux positifs dans le cadre d’un diagnostic d’exclusion avant traitement ciblé.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de la HADS a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle à travers de multiples contextes culturels et pathologies cliniques.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans la revue de la littérature de Bjelland et al. (2002), les coefficients alpha de Cronbach rapportés pour la sous-échelle HADS-A s’échelonnent de 0,68 à 0,93, avec une valeur médiane de α = 0,83. Pour la sous-échelle HADS-D, les coefficients s’étendent de 0,67 à 0,90, avec une valeur médiane de α = 0,82. Dans la version française validée par Razavi et al. (1989) ainsi que par Bocéréan et Dupret (2014), les indices de cohérence interne demeurent robustes (α ≥ 0,81 pour HADS-A et α ≥ 0,78 pour HADS-D).
Fidélité test-retest
Les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) et les coefficients de corrélation de Pearson calculés lors d’administrations répétées à des intervalles variant de deux semaines à un mois démontrent une excellente stabilité temporelle chez les patients dont l’état de santé est resté stable (r test-retest oscillant entre 0,70 et 0,88 pour les deux sous-échelles). La sensibilité au changement clinique a également été démontrée lors d’essais pharmacologiques et de psychothérapie, les scores régressant proportionnellement à la rémission clinique validée par un observateur indépendant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la HADS a fait l’objet de vifs débats académiques au sein de la communauté psychométrique internationale, oscillant entre des modèles unidimensionnels, bidimensionnels et tridimensionnels.
Le modèle bi-factoriel orthogonal ou corrélé d’origine
L’analyse factorielle exploratoire (AFE) originelle menée par Zigmond et Snaith (1983) a extrait deux facteurs clairs correspondant exactement aux deux sous-échelles théoriques. L’ensemble des items d’anxiété (items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13) saturaient de manière univoque sur le premier facteur (saturations factorielles allant de 0,41 à 0,76), tandis que les items de dépression (items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14) saturaient préférentiellement sur le second facteur (saturations de 0,38 à 0,79) sans saturation croisée notable supérieure à 0,30.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et modèles alternatifs
Des travaux ultérieurs utilisant l’analyse factorielle confirmatoire ont documenté la pertinence d’architectures alternatives :
- Le modèle bi-factoriel corrélé : Deux facteurs distincts mais significativement corrélés, offrant des indices d’adéquation robustes (CFI > 0,93, TLI > 0,91, RMSEA < 0,06) dans la plupart des cohortes de patients somatiques (oncologie, dialyse, réhabilitation respiratoire).
- Le modèle tripartite de Dunbar et al. (2000) : Comprenant trois dimensions : « affectivité négative » (items d’anxiété générale), « agitation autonome » (items de panique/tension physique directe), et « anhédonie » (items de dépression). Ce modèle s’aligne fidèlement sur les postulats théoriques de Clark et Watson.
- Le modèle hiérarchique bi-factoriel (Bifactor Model) : Mettant en évidence un facteur général de « détresse psychologique globale » sur lequel s’adossent deux facteurs de groupe spécifiques (anxiété et anhédonie). Ce modèle justifie sur le plan statistique l’usage clinique fréquent du score total (HADS-Total) allant de 0 à 42 pour quantifier la morbidité psychologique globale.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle hospitalière d’anxiété et de dépression présente des caractéristiques d’administration hautement standardisées :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé (auto-questionnaire standardisé).
- Format d’administration : Individuel, auto-administré ou complété par un tiers en cas d’incapacité motrice ou visuelle majeure du patient.
- Durée de passation : Environ 2 à 5 minutes.
- Période de référence temporelle : Les 7 derniers jours (la semaine écoulée), incluant le jour même de la passation.
- Nombre total d’items : 14 items brefs.
- Sous-échelles :
- HADS-A (Anxiété) : 7 items (items 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13).
- HADS-D (Dépression) : 7 items (items 2, 4, 6, 8, 10, 12, 14).
- Format des réponses : Échelle ordinale en 4 points (cotation de 0 à 3). Les ancres de réponse sont formulées textuellement de manière individualisée et adaptée pour chaque item (ex. « Presque tout le temps », « Souvent », « De temps en temps », « Pas du tout »).
- Inversion de cotation : Afin de limiter les biais d’acquiescement, certains items sont libellés de façon positive et d’autres de façon négative. Dans la cotation standard, les items 2, 4, 6, 7, 12 et 14 font l’objet d’un codage inversé (0 correspond à l’état le plus favorable et 3 à la symptomatologie maximale).
- Interprétation des scores par sous-échelle (0 à 21 points) :
- Score de 0 à 7 : Absence de symptomatologie / État normal (zone de non-cas).
- Score de 8 à 10 : Symptomatologie douteuse / Dépistage limite (zone d’alerte, surveillance recommandée).
- Score de 11 à 21 : Symptomatologie avérée / Cas cliniquement significatif (nécessite une confirmation diagnostique et une prise en charge).
- Score global composite : Un score total combiné (HADS-Total, de 0 à 42 points) supérieur ou égal à 13 ou 15 est fréquemment utilisé en recherche épidémiologique comme indice synthétique de détresse psychologique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’instrument a été initialement publié en 1983 dans la revue scientifique internationale Acta Psychiatrica Scandinavica. Historiquement, l’échelle a circulé librement dans le milieu médical hospitalier et universitaire en tant qu’outil clinique public. Cependant, les droits de propriété intellectuelle et de copyright de la version anglaise originale et de ses traductions officielles ont été acquis par l’éditeur britannique GL Assessment (anciennement nferNelson).
À ce titre, l’utilisation de l’échelle dans le cadre de recherches subventionnées par l’industrie pharmaceutique, d’essais cliniques commerciaux ou d’applications numériques commerciales requiert l’obtention d’une licence payante auprès de l’éditeur détenteur des droits. En revanche, pour la recherche académique non financée et la pratique clinique quotidienne en milieu hospitalier public, de nombreux pays maintiennent une tolérance d’usage sur la base des publications scientifiques princeps et des thèses universitaires de validation, sous réserve de citer scrupuleusement les travaux d’origine de Zigmond et Snaith (1983).
12. Références / References
- Bjelland, I., Dahl, A. A., Haug, T. T., & Neckelmann, D. (2002). The validity of the Hospital Anxiety and Depression Scale: An updated literature review. Journal of Psychosomatic Research, 52(2), 69–77. https://doi.org/10.1016/S0022-3999(01)00296-3
- Bocéréan, C., & Dupret, E. (2014). A validation study of the Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) in a large sample of French employees. BMC Psychiatry, 14, Article 354. https://doi.org/10.1186/s12888-014-0354-0
- Clark, L. A., & Watson, D. (1991). Tripartite model of anxiety and depression: Psychometric evidence and taxonomic implications. Journal of Abnormal Psychology, 100(3), 316–336. https://doi.org/10.1037/0021-843X.100.3.316
- Dunbar, M., Ford, G., Hunt, K., & Der, G. (2000). A confirmatory factor analysis of the Hospital Anxiety and Depression scale: Comparing empirically and theoretically derived structures. British Journal of Clinical Psychology, 39(1), 79–94. https://doi.org/10.1348/014466500163121
- McDowell, I. (2006). Measuring health: A guide to rating scales and questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
- Razavi, D., Delvaux, N., Farvacques, C., & Robaye, E. (1990). Screening for adjustment disorders and major depressive disorders in cancer in-patients: An European Organization for Research and Treatment of Cancer Psychosocial Group study. British Journal of Psychiatry, 156(1), 79–83. https://doi.org/10.1192/bjp.156.1.79
- Snaith, R. P. (2003). The Hospital Anxiety and Depression Scale. Health and Quality of Life Outcomes, 1, Article 29. https://doi.org/10.1186/1477-7525-1-29
- Zigmond, A. S., & Snaith, R. P. (1983). The Hospital Anxiety and Depression Scale. Acta Psychiatrica Scandinavica, 67(6), 361–370. https://doi.org/10.1111/j.1600-0447.1983.tb09716.x