1. Résumé / Abstract
L’Échelle d’expérience de marque (Brand Experience Scale ou BES), élaborée et validée par Bernd H. Schmitt, J. Joško Brakus et Lia Zarantonello en 2009, constitue un instrument psychométrique fondamental en psychologie du consommateur et en marketing expérientiel. Conçue pour mesurer les réponses internes, subjectives et comportementales suscitées par les stimuli associés à une marque commerciale, cette échelle s’articule autour de 12 items répartis de manière équilibrée sur quatre dimensions fondamentales : l’expérience sensorielle, l’expérience affective, l’expérience comportementale et l’expérience intellectuelle.
Chaque dimension comprend trois items évalués à l’aide d’une échelle de type Likert à 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » ou « Pas du tout descriptif ») à 7 (« Tout à fait d’accord » ou « Extrêmement descriptif »). L’instrument permet d’obtenir des scores spécifiques pour chaque dimension ainsi qu’un indice composite global reflétant l’intensité holistique de l’expérience de marque. Sur le plan psychométrique, les études initiales et les réplications internationales transversales ont démontré une consistance interne robuste (les coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,76 et 0,90 selon les sous-échelles), une structure factorielle stable validée par des analyses factorielles confirmatoires de second ordre, ainsi qu’une excellente validité discriminante vis-à-vis de construits connexes tels que l’attitude envers la marque, l’implication, l’attachement à la marque ou la personnalité de la marque.
Au-delà de ses qualités métrologiques intrinsèques, le BES se distingue par son pouvoir prédictif élevé sur des variables fondamentales telles que la fidélité à la marque, la satisfaction du consommateur et le bouche-à-oreille positif, s’imposant ainsi comme la référence internationale pour l’évaluation empirique des interactions holistiques entre les consommateurs et les marques.
2. Mots-clés / Keywords
Expérience de marque, psychométrie, comportement du consommateur, marketing expérientiel, dimension sensorielle, dimension affective, dimension comportementale, dimension intellectuelle, fidélité à la marque, validité de construit, modélisation par équations structurelles.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle d’expérience de marque a été développée conjointement par trois chercheurs de renommée internationale dans les domaines de la psychologie appliquée, du marketing et du management :
- J. Joško Brakus : Professeur titulaire de marketing à la Leeds University Business School (Université de Leeds, Royaume-Uni). Ses travaux pionniers se focalisent sur la prise de décision du consommateur, la psychologie sensorielle et l’évaluation quantitative des perceptions de marque.
- Bernd H. Schmitt : Professeur émérite Robert D. Calkins d’affaires internationales à la Columbia Business School (Université Columbia, New York, États-Unis). Théoricien de référence du concept de marketing expérientiel introduit à la fin des années 1990, il est l’auteur d’ouvrages canoniques consacrés à l’expérience client et à la cognition esthétique.
- Lia Zarantonello : Professeure de marketing à la Roehampton University Business School (Londres, Royaume-Uni), auparavant affiliée à l’Université Bocconi (Milan, Italie). Ses recherches portent principalement sur les événements de marque, les émotions du consommateur et la sémiotique appliquée au comportement commercial.
4. Objectif / Purpose
Dans l’histoire du marketing et de la psychologie appliquée, l’analyse des relations individu-marque s’est longtemps cantonnée à des modèles purement cognitifs ou évaluatifs, articulés autour de construits tels que l’attitude globale envers la marque, la notoriété mémorisée ou l’utilité perçue des attributs fonctionnels. L’objectif premier lors de la création de la Brand Experience Scale par Brakus, Schmitt et Zarantonello (2009) était de combler un vide théorique et méthodologique majeur : l’absence d’un instrument psychométrique standardisé capable de quantifier la profondeur vécue, multidimensionnelle et incarnée de l’expérience induite par les marques contemporaines.
L’échelle a été spécifiquement opérationnalisée pour capturer les réponses subjectives internes (sensations, sentiments, stimulations cognitives) ainsi que les réponses comportementales déclenchées par l’ensemble des stimuli liés à la marque. Ces stimuli englobent le design visuel, l’identité graphique, le packaging, l’environnement physique des points de vente, le ton de la communication publicitaire, et les interactions concrètes avec le produit ou service. Contrairement à une simple évaluation évaluative (telle que « j’aime ou je n’aime pas cette marque »), le BES mesure ce que le consommateur ressent, pense et fait au contact de la marque.
Sur le plan de la recherche fondamentale, cet instrument permet d’analyser la chaîne causale reliant les stimuli marketing aux comportements de fidélité à long terme. En milieu académique comme en recherche appliquée, l’échelle poursuit plusieurs visées essentielles :
- Cartographier le profil expérientiel d’une marque : Déterminer si une marque déploie une force prédominante sur le plan sensoriel (ex. marques de luxe, parfumerie), intellectuel (ex. technologies disruptives, logiciels éducatifs), affectif (ex. marques caritatives, divertissement familial) ou comportemental (ex. marques de sport, plateformes d’activités physiques).
- Distinguer l’expérience des attitudes évaluatives : Fournir aux chercheurs une mesure empirique nette qui ne se confond ni avec la satisfaction transactionnelle, ni avec l’implication personnelle ou l’évaluation sommaire de la qualité perçue.
- Prédire la fidélité attitudinale et comportementale : Les études démontrent que les dimensions expérientielles exercent une influence directe et indirecte (via la satisfaction et la confiance) sur le réachat, l’élasticité-prix et la propension à recommander la marque.
- Guider le design organisationnel et l’audit marketing : Dans un contexte managérial, l’échelle permet de diagnostiquer les points de contact défaillants dans le parcours client et d’orienter les investissements créatifs vers les dimensions expérientielles les plus valorisées par le segment cible.
5. Construit psychologique / Construct
L’expérience de marque est définie sur le plan conceptuel comme des réponses subjectives et internes (sensations, affects, cognitions) ainsi que des réponses motrices et comportementales suscitées par des stimuli spécifiques rattachés à une marque. Ces réponses ne résultent pas uniquement de la possession matérielle du produit, mais émergent lors de chaque interaction, directe ou indirecte. L’architecture psychométrique du BES repose sur quatre dimensions distinctes mais interconnectées :
1. La dimension sensorielle (Sensory Experience)
Cette dimension renvoie à la stimulation directe ou indirecte des récepteurs sensoriels (vue, ouïe, odorat, goût, toucher) par les éléments visuels, sonores, tactiles et spatiaux de la marque. Elle évalue la capacité de la marque à créer une empreinte perceptuelle vive, esthétique et mémorable. Par exemple, une enseigne comme Apple stimule la sensorialité par l’esthétique minimaliste de ses appareils et l’éclairage de ses boutiques physiques ; à l’inverse, une marque perçue comme fade et générique affichera un score sensoriel particulièrement bas.
2. La dimension affective (Affective Experience)
La composante affective englobe le spectre des états émotionnels, des sentiments et des humeurs induits par la marque. Elle ne se limite pas à une simple valence positive ou négative, mais capte la résonance émotionnelle profonde ressentie par l’individu. Une marque générant une forte expérience affective éveille la joie, la nostalgie, l’enthousiasme, l’apaisement ou un sentiment d’appartenance. C’est le cas emblématique de Disney ou de marques de luxe chargées d’un univers onirique suscitant un émerveillement viscéral chez le sujet.
3. La dimension comportementale (Behavioral Experience)
Cette facette s’intéresse aux expériences corporelles physiques, aux actions concrètes et aux styles de vie dynamiques associés à l’utilisation ou à la fréquentation de la marque. Elle transcende la simple passivité réceptive pour évaluer l’engagement corporel et l’incitation à l’action motrice. Une marque telle que Nike, avec sa philosophie axée sur le dépassement de soi (« Just Do It »), illustre parfaitement cette dimension en poussant le consommateur à adopter des routines d’entraînement, des mouvements physiques spécifiques et une transformation active de son mode de vie quotidien.
4. La dimension intellectuelle (Intellectual Experience)
La dimension intellectuelle mesure la propension de la marque à solliciter la pensée divergente, la curiosité réflexive, l’esprit critique et la résolution de problèmes. Elle s’adresse aux processus cognitifs complexes du consommateur en le stimulant sur le plan intellectuel. Des marques novatrices dans le secteur des technologies éducatives, des médias d’investigation ou des marques conceptuelles (comme Wikipedia, Tesla ou Lego) incitent les usagers à réfléchir de manière autonome, à questionner des normes établies et à développer leur créativité cognitive.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de la Brand Experience Scale s’inscrit au carrefour de plusieurs courants fondamentaux de la psychologie cognitive, de la philosophie esthétique et de la théorie contemporaine de la consommation.
La théorie du marketing expérientiel et la critique du modèle cognitiviste
Historiquement, le paradigme dominant du comportement du consommateur reposait sur le modèle du traitement de l’information (Information Processing Model) hérité des travaux de Bettman et de l’économie néoclassique. Dans ce cadre, le consommateur était postulé comme un décideur purement rationnel, calculant des utilités espérées en fonction de caractéristiques tangibles de coût et de performance.
En réaction, Morris Holbrook et Elizabeth Hirschman ont introduit en 1982 leur article séminal plaidant pour l’intégration des aspects expérientiels de la consommation : les fantasmes, les sentiments et le plaisir (le paradigme Fantasies, Feelings, and Fun). En 1999, Bernd Schmitt a formalisé cette rupture épistémologique à travers le cadre des modules expérientiels stratégiques (Strategic Experiential Modules ou SEMs), articulant l’expérience humaine autour de cinq vecteurs : Sense, Feel, Think, Act, Relate. Le BES constitue la concrétisation empirique et psychométrique rigoureuse de ces propositions conceptuelles initiales.
Les racines philosophiques et cognitives de l’expérience
Sur le plan philosophique, la conceptualisation de Brakus, Schmitt et Zarantonello s’enracine explicitement dans le pragmatisme de John Dewey (notamment son ouvrage Art as Experience, 1934). Dewey soutenait que l’expérience ne se réduit pas à une somme de données sensorielles brutes ni à une abstraction mentale désincarnée, mais constitue une transaction continue et intégrée entre l’organisme vivant et son environnement. Cette transaction génère une unité esthétique et émotionnelle singulière.
Parallèlement, la psychologie cognitive moderne et les sciences de la cognition incarnée (embodied cognition) soutiennent que les représentations sémantiques et affectives sont indissociables des activations sensori-motrices de l’individu. Le BES intègre ce postulat fondamental en juxtaposant les composantes motrices/corporelles et sensorielles aux opérations abstraites de l’intellect et de l’affect, rompant avec le dualisme cartésien classique qui séparait strictement la pensée de la corporéité.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la Brand Experience Scale a fait l’objet d’un processus de validation rigoureux en plusieurs étapes, rapporté dans l’étude fondatrice de Brakus et al. (2009) ainsi que dans d’innombrables recherches empiriques subséquentes.
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été établie dès la phase initiale de génération des items via des entretiens semi-structurés auprès de consommateurs, complétés par l’évaluation d’experts académiques en psychologie et en marketing. Partant d’un bassin initial de plusieurs dizaines de propositions descriptives, un tri rigoureux a permis de ne conserver que les énoncés les plus représentatifs et non ambigus de chaque facette expérientielle.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été démontrée par des variances moyennes extraites (Average Variance Extracted, AVE) supérieures au seuil conventionnel de 0,50 pour chacune des sous-échelles dans les modèles d’équations structurelles, indiquant que les indicateurs partagent une part substantielle de variance avec leur variable latente respective.
La validité discriminante a été examinée à l’aide des critères de Fornell et Larcker (1981) et d’analyses factorielles confirmatoires comparatives. Les auteurs ont testé le modèle à quatre dimensions face à des modèles alternatifs unidimensionnels ou bidimensionnels, montrant une dégradation significative de l’ajustement pour ces derniers. De plus, le BES a été formellement distingué d’autres construits majeurs :
- Personnalité de la marque (Aaker, 1997) : Alors que la personnalité de la marque mesure des traits projectifs humains attribués à une marque (« la marque est audacieuse, sincère »), le BES mesure les réactions vécues par le sujet lui-même. Les corrélations entre les deux instruments demeurent modérées (généralement r < 0,50).
- Attitude envers la marque : L’attitude correspond à un jugement évaluatif global unidimensionnel (favorable / défavorable). Le modèle structurel a confirmé que l’expérience est un antécédent distinct de l’attitude, conservant une variance propre significative.
- Implication du consommateur (Zaichkowsky, 1985) : L’implication évalue l’intérêt ou la pertinence perçue d’une catégorie de produits ; or, une marque peut procurer une expérience sensorielle ou affective intense (ex. assister à une projection cinématographique) sans que le consommateur ne manifeste un niveau d’implication structurelle élevé pour l’entité corporative sous-jacente.
Validité prédictive et de critère
La validité prédictive du BES a été confirmée sur un vaste ensemble de catégories de biens et de services (produits technologiques, biens de grande consommation, habillement, restauration, divertissement). Dans les régressions structurelles présentées par Brakus et al. (2009), l’expérience de marque globale prédit de manière robuste et statistiquement significative la satisfaction du consommateur (coefficients standardisés typiquement compris entre β = 0,45 et β = 0,62, p < 0,001) ainsi que la fidélité déclarée à la marque (effets directs et indirects via la satisfaction, β global > 0,50).
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle d’expérience de marque atteste d’une grande stabilité métrologique et d’une remarquable homogénéité interne à travers divers contextes culturels et sectoriels.
Consistance interne
Dans l’article princeps de 2009, les coefficients de consistance interne ont été évalués dans plusieurs échantillons distincts (comportant de 150 à plus de 800 participants par étude). Les valeurs de l’alpha de Cronbach (α) rapportées pour les quatre sous-échelles démontrent une excellente précision métrique :
- Dimension sensorielle : α oscillant entre 0,77 et 0,88 selon les études.
- Dimension affective : α oscillant entre 0,79 et 0,90.
- Dimension comportementale : α oscillant entre 0,76 et 0,84.
- Dimension intellectuelle : α oscillant entre 0,78 et 0,86.
- Échelle globale (12 items) : α constamment supérieur à 0,85, atteignant fréquemment des valeurs de l’ordre de 0,90 à 0,93 lors d’agrégations composites.
Les indices de fiabilité composite (Composite Reliability, CR) calculés dans le cadre de modélisations par équations structurelles dépassent systématiquement le seuil critique de 0,70 recommandé par la communauté scientifique, se situant majoritairement entre 0,80 et 0,89.
Fidélité test-retest et invariance de mesure
Les investigations portant sur la stabilité temporelle de la mesure ont confirmé une fiabilité test-retest substantielle lors d’administrations répétées à intervalles de deux à quatre semaines (coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,75 en l’absence de stimuli de repositionnement de marque majeurs). Par ailleurs, les analyses multi-groupes ont démontré une invariance de mesure configurationnelle et métrique à travers différents segments de consommateurs (âge, genre) et à travers différentes zones géographiques (validations croisées menées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie de l’Est).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’identification et la consolidation de l’architecture structurelle du BES ont reposé sur une combinaison articulée d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Durant la phase préliminaire d’élaboration, des analyses factorielles exploratoires en composantes principales (avec rotation oblique Promax et rotation orthogonale Varimax) ont été appliquées sur un échantillon hétérogène de marques. Ces analyses ont invariablement fait émerger quatre facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant cumulativement plus de 65 % à 70 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles (factor loadings) des items sur leur facteur théorique assigné se sont toutes révélées supérieures à 0,65, tandis que les saturations croisées (cross-loadings) sur les facteurs concurrents sont demeurées marginales (généralement inférieures à 0,25).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
La confirmation de la validité de structure s’est appuyée sur l’estimation de modèles confirmatoires de premier et de second ordre au moyen d’algorithmes du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood). Les résultats ont validé un modèle hiérarchique où les quatre dimensions de premier ordre (Sensorielle, Affective, Comportementale, Intellectuelle) s’intègrent de manière harmonieuse sous un construit générique de second ordre représentant l’« Expérience Globale de Marque ».
Les indices d’ajustement du modèle rapportés dans la littérature sont conformes aux normes méthodologiques les plus strictes de Hu et Bentler (1999) :
- Chi-deux normé (χ²/ddl) : Fréquemment inférieur à 3,0 (souvent compris entre 1,5 et 2,4).
- CFI (Comparative Fit Index) : Régulièrement supérieur à 0,95 (valeurs rapportées entre 0,96 et 0,98).
- TLI (Tucker-Lewis Index) : Supérieur à 0,95.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Systématiquement inférieur à 0,06 (généralement situé entre 0,038 et 0,055, avec un intervalle de confiance à 90 % n’excédant pas 0,08).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Également inférieur à 0,05.
Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des 12 items au sein du modèle confirmé sont statistiquement significatives au seuil de p < 0,001, avec des amplitudes solides échelonnées entre 0,68 et 0,89.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Échelle d’expérience de marque se présente comme un inventaire psychométrique auto-rapporté, simple et rapide d’administration. Sa structure opérationnelle est récapitulée ci-dessous :
- Type d’instrument : Questionnaire psychométrique auto-administré (sur support papier-crayon ou via plateforme numérique sécurisée).
- Nombre total d’items : 12 items standardisés.
- Nombre de dimensions : 4 sous-échelles équilibrées comprenant 3 items chacune :
- Dimension sensorielle : Items 1, 2, 3 (l’item 3 étant inversé).
- Dimension affective : Items 4, 5, 6.
- Dimension comportementale : Items 7, 8, 9 (l’item 9 étant inversé).
- Dimension intellectuelle : Items 10, 11, 12 (l’item 11 étant inversé).
- Format et échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree; or 1 = Not at all descriptive, 7 = Extremely descriptive). - Procédure de cotation (Scoring) :
- Inversion préalable : Les items négativement formulés (Items 3, 9 et 11) doivent obligatoirement être inversés avant tout calcul statistique (selon la formule :
Score inversé = 8 - Score initialsur l’échelle 1-7). - Calcul des scores dimensionnels : Calcul de la moyenne arithmétique des 3 items composant chaque sous-échelle spécifique (score allant de 1,00 à 7,00).
- Calcul du score global d’expérience : Calcul de la moyenne arithmétique non pondérée de l’ensemble des 12 items recodés (score allant de 1,00 à 7,00). Des modèles alternatifs de modélisation structurelle utilisent des variables latentes de second ordre basées sur les saturations factorielles respectives.
- Inversion préalable : Les items négativement formulés (Items 3, 9 et 11) doivent obligatoirement être inversés avant tout calcul statistique (selon la formule :
- Temps moyen de passation : Approximativement 3 à 5 minutes par marque évaluée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année de publication princeps : 2009 (publié dans le volume 73, numéro 3 du prestigieux Journal of Marketing, édité par l’American Marketing Association).
Conditions d’utilisation et permissions : L’échelle est disponible pour la recherche scientifique et académique à des fins non commerciales. Les chercheurs universitaires, doctorants et étudiants sont autorisés à utiliser, adapter et traduire l’instrument sous réserve d’attribuer explicitement la paternité de l’outil en citant l’article original de Brakus, Schmitt et Zarantonello (2009) conformément aux règles du droit d’auteur et de l’American Psychological Association.
Tarifs : L’utilisation de l’instrument dans le cadre d’études universitaires ou de thèses académiques est entièrement gratuite (aucun droit d’enregistrement ou de licence propriétaire payante n’est exigé pour l’accès aux items publiés). Pour des applications commerciales, des audits industriels de marque à grande échelle ou l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires à but lucratif, il convient de consulter les éditeurs de la publication ou de solliciter directement l’autorisation des auteurs dépositaires des droits de propriété intellectuelle.
12. Références / References
- Aaker, J. L. (1997). Dimensions of brand personality. Journal of Marketing Research, 34(3), 347–356. https://doi.org/10.1177/002224379703400304
- Brakus, J. J., Schmitt, B. H., & Zarantonello, L. (2009). Brand experience: What is it? How is it measured? Does it affect loyalty? Journal of Marketing, 73(3), 52–68. https://doi.org/10.1509/jmkg.73.3.052
- Dewey, J. (1934). Art as experience. Minton, Balch & Company.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
- Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Oliver, R. L. (1997). Satisfaction: A behavioral perspective on the consumer. McGraw-Hill.
- Schmitt, B. H. (1999). Experiential marketing. Journal of Marketing Management, 15(1–3), 53–67. https://doi.org/10.1362/026725799784870496
- Zaichkowsky, J. L. (1985). Measuring the involvement construct. Journal of Consumer Research, 12(3), 341–352. https://doi.org/10.1086/208520
- Zarantonello, L., & Schmitt, B. H. (2010). Using the brand experience scale to profile consumers and predict consumer behaviour. Journal of Brand Management, 17(7), 532–540. https://doi.org/10.1057/bm.2010.4
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree; or 1 = Not at all descriptive, 7 = Extremely descriptive)
- This brand makes a strong impression on my visual sense or other senses.
- I find this brand interesting in a sensory way.
- This brand does not appeal to my senses.
- This brand induces feelings and sentiments.
- I have strong emotions for this brand.
- This brand is an emotional brand.
- I engage in physical actions and behaviors when I use this brand.
- This brand results in bodily experiences.
- This brand is not action oriented.
- I engage in a lot of thinking when I encounter this brand.
- This brand does not make me think.
- This brand stimulates my curiosity and problem solving.