Échelle d’évaluation du contrôle de soi (SCRS)

L’Échelle d’évaluation du contrôle de soi (Self-Control Rating Scale – SCRS), développée par Kendall et Wilcox (1979), est un instrument psychométrique de 33 items conçu pour évaluer l’autocontrôle et l’impulsivité chez l’enfant avec une excellente consistance interne (alpha = 0,98).

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’évaluation du contrôle de soi (Self-Control Rating Scale ou SCRS), développée initialement par Philip C. Kendall et Lauren E. Wilcox en 1979, est un instrument psychométrique de référence conçu pour mesurer le niveau de maîtrise de soi, d’inhibition comportementale et d’impulsivité chez l’enfant d’âge scolaire (généralement entre 5 et 12 ans). Élaborée à l’intersection de la psychologie clinique infantile et des théories cognitivo-comportementales, la SCRS a été spécifiquement conçue pour combler une lacune diagnostique majeure : l’absence d’outils standardisés mesurant les composantes manifestes et cognitives de l’autorégulation dans les environnements naturels tels que l’école ou le foyer familial.

L’échelle se compose de 33 items formulés sous forme de questions comportementales précises, évaluées par des informateurs clés (enseignants ou parents) sur une échelle de type Likert en 7 points (allant de 1 = « jamais » à 7 = « toujours »). Bien que le construit opérationnalisé cible un continuum unidimensionnel de maîtrise de soi versus impulsivité, les items explorent la résistance à la distraction, la tolérance à la frustration, le report de gratification, la planification délibérée et le respect des normes sociales. Sur le plan psychométrique, la SCRS se distingue par des indices de fidélité exceptionnellement élevés, notamment une consistance interne rapportée avec un coefficient alpha de Cronbach de 0,98 et une stabilité temporelle test-retest de 0,84 sur un intervalle de 3 à 4 semaines. Ses corrélations significatives avec les mesures objectives de laboratoire, les observations comportementales en classe et les critères du TDAH confirment sa validité convergente et discriminante, faisant de la SCRS un étalon méthodologique incontournable pour la recherche clinique et l’évaluation de l’efficacité thérapeutique.

2. Mots-clés / Keywords

Contrôle de soi, autocontrôle, impulsivité, évaluation psychométrique, psychologie de l’enfant, fonctions exécutives, thérapie cognitivo-comportementale, autorégulation, échelle de Kendall-Wilcox, observation comportementale, TDAH, validation psychométrique.

3. Auteurs / Authors

L’Échelle d’évaluation du contrôle de soi a été conçue et standardisée par des figures pionnières de la psychologie clinique et cognitivo-comportementale de l’enfant :

  • Philip C. Kendall, Ph.D., ABPP : Professeur émérite et titulaire de la chaire de psychologie à la Temple University (Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis). Fondateur et directeur de la Child and Adolescent Anxiety Disorders Clinic (CAADC). Chercheur de renommée mondiale dans le développement d’interventions cognitivo-comportementales adaptées à l’enfance. (Contact institutionnel : Department of Psychology, Temple University, Philadelphia, PA 19122, USA).
  • Lauren E. Wilcox, Ph.D. : Collaboratrice de recherche clinique à l’Université du Minnesota lors de l’élaboration originale de l’instrument en 1979, spécialisée en psychologie clinique du développement et en méthodologie de l’évaluation comportementale.
  • Contributeurs aux extensions et analyses complémentaires : Bonnie A. Zupan (Ph.D.) et Lauren Braswell (Ph.D.), associées aux travaux d’extension factorielle et de réplication clinique (1981) ; Robert C. Hays (1988) pour les codifications normatives en évaluation comportementale ; Christopher J. Lennings (1991) pour les adaptations appliquées aux populations d’adolescents et jeunes délinquants.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Self-Control Rating Scale (SCRS) est de fournir une évaluation quantitative, fiable et standardisée de la capacité de l’enfant à moduler et guider son propre comportement en fonction des exigences contextuelles, par opposition à des réactions guidées par l’impulsivité immédiate, la désorganisation ou la labilité émotionnelle. Dans le paysage diagnostique de la fin des années 1970, l’évaluation de l’impulsivité chez l’enfant reposait quasi exclusivement sur des tests cognitifs de laboratoire en situation artificielle, tels que le Matching Familiar Figures Test (MFFT) de Jerome Kagan ou les tâches de performance continue (Continuous Performance Tasks). Bien que ces épreuves offraient un contrôle rigoureux, leur validité écologique s’avérait fréquemment déficiente, corrélant faiblement avec les comportements réels manifestés dans les classes d’école et les interactions familiales quotidiennes.

Kendall et Wilcox ont donc formalisé la SCRS pour répondre à trois impératifs cliniques et scientifiques majeurs :

  • Validité écologique de l’observation : Mesurer le comportement d’autocontrôle tel qu’il s’actualise dans l’environnement social réel, grâce au jugement standardisé d’adultes référents (enseignants, éducateurs, parents) qui observent l’enfant sur de longues périodes et dans une multitude de situations (jeux de groupe, files d’attente, consignes académiques, résolution de problèmes).
  • Évaluation des protocoles d’intervention cognitivo-comportementale : Fournir un instrument sensible aux changements thérapeutiques. La SCRS a été développée parallèlement à la mise en place de programmes d’entraînement à l’auto-instruction verbale inspirés de Donald Meichenbaum. L’échelle permet ainsi de mesurer si l’apprentissage de stratégies d’arrêt (« stop and think ») se généralise au comportement quotidien en classe.
  • Identification diagnostique précoce et dépistage : Différencier avec précision les enfants manifestant des difficultés d’inhibition sévères (pouvant relever de la constellation du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, ou de troubles des conduites débutants) de leurs pairs au développement typique.

En clinique pédiatrique comme en neuropsychologie du développement, l’outil sert à établir des profils de base (baseline), à suivre les trajectoires de maturation développementale des fonctions d’inhibition et à tester l’efficacité comparative de thérapeutiques pharmacologiques et psychothérapeutiques.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique au cœur de la SCRS est le contrôle de soi comportemental et cognitif chez l’enfant, appréhendé le long d’un continuum bipolaire allant de la régulation autonome maximale à l’impulsivité envahissante. Kendall et Wilcox ont défini l’autocontrôle non pas comme une entité intrapsychique statique, mais comme un processus dynamique par lequel l’enfant inhibe délibérément une réponse réflexe ou immédiate au profit d’une conduite dirigée vers un objectif à long terme, guidée par des règles internes ou environnementales.

Bien que la SCRS soit principalement interprétée via un score composite total, son contenu opérationnalise plusieurs dimensions comportementales interdépendantes :

  • Inhibition des réponses motrices et verbales automatiques : La capacité d’attendre son tour, de ne pas interrompre les conversations d’autrui et de réprimer le besoin d’agir précipitamment. Exemples : item 7 (« Attend son tour pour parler ou interrompt de façon inappropriée »), item 11 (« Attend patiemment son tour dans une file d’attente ») et item 24 (« Réfléchit avant de répondre ou lance plusieurs réponses d’un coup »).
  • Persistance face à l’effort et poursuite d’objectifs à long terme : La capacité de maintenir son attention sur une tâche ardue malgré la tentation d’abandonner ou l’attrait d’activités alternatives plus gratifiantes dans l’immédiat. Exemples : item 5 (« Travaille pour des objectifs à long terme »), item 8 (« Reste engagé dans ce qu’il fait jusqu’à l’achèvement complet ») et item 29 (« Persiste ou cherche de l’aide face à la difficulté au lieu d’abandonner »).
  • Résistance à la distraction et concentration sélective : L’aptitude à filtrer les stimuli non pertinents de l’environnement scolaire pour mener à bien ses responsabilités. Exemples : item 25 (« Est facilement distrait de son travail ou de ses corvées ») et item 33 (« Fait trop de choses à la fois ou se concentre sur une seule activité »).
  • Régulation affective et modulation de l’excitation : L’aptitude à désamorcer délibérément un état de surexcitation motrice ou émotionnelle sans recourir à une contrainte physique externe. Exemple : item 3 (« Capacité à se calmer délibérément lorsqu’il ou elle est excité(e) ou sous tension »).
  • Capacité de report de la gratification (Delay of Gratification) : La disposition à renoncer à une récompense immédiate mais modeste en vue d’obtenir un bénéfice ultérieur plus significatif, en écho direct aux paradigmes de Walter Mischel. Exemple : item 19 (« Préfère saisir un petit jouet aujourd’hui ou attendre un jouet plus grand demain »).
  • Respect des conventions et contrôle prosocial : L’intégration des normes régissant les activités coopératives, l’inhibition des conduites intrusives et la limitation de l’égocentrisme interactionnel. Exemples : item 2 (« S’immisce dans des jeux sans y être invité »), item 13 (« Suit les suggestions des autres en groupe ou impose ses propres idées ») et item 22 (« Enfreint les règles de base »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de la SCRS repose principalement sur le croisement de trois courants fondateurs de la psychologie contemporaine :

1. Le paradigme cognitivo-comportemental et l’autorégulation par le langage intérieur

Le cadre théorique direct de l’outil s’enracine dans la psychologie soviétique du développement du langage, notamment formulée par Lev Vygotski et Alexandre Louria, puis transposée dans l’approche cognitivo-comportementale nord-américaine par Donald Meichenbaum. Selon Louria, la régulation du comportement moteur traverse trois stades successifs : d’abord contrôlé par les ordres d’un adulte (contrôle externe), le comportement est ensuite régulé par le langage manifeste de l’enfant (auto-instructions verbales à haute voix), pour être enfin intériorisé sous forme de langage intérieur silencieux (inner speech). L’enfant impulsif souffre d’une dysconnexion ou d’un retard développemental dans l’internalisation de ce mécanisme médiateur. La SCRS a été élaborée afin d’enregistrer les manifestations tangibles de cette absence d’auto-médiation verbale (« Pense avant d’agir », item 31).

2. La théorie du délai de gratification et l’apprentissage social

Le modèle de l’apprentissage social de Albert Bandura et les travaux expérimentaux de Walter Mischel sur le report de la récompense constituent le deuxième pilier théorique. Pour ces théoriciens, le contrôle de soi n’est pas un trait de personnalité inné et rigide, mais une constellation de compétences cognitives apprises et modulables : anticipation des conséquences, contrôle de l’attention sélective, génération d’images cognitives distrayantes et contrôle du stimulus. L’incapacité à différer la gratification est donc conceptualisée comme un déficit de mise en œuvre de ces stratégies métacognitives.

3. La neuropsychologie de l’inhibition et des fonctions exécutives

Bien que développée avant l’essor massif des neurosciences cognitives modernes, la SCRS anticipe remarquablement le modèle unifié de l’inhibition comportementale développé ultérieurement par Russell Barkley pour modéliser le TDAH. Selon Barkley, l’inhibition comportementale constitue la fonction exécutive pivot permettant le déploiement de quatre fonctions neuropsychologiques critiques : la mémoire de travail non verbale, l’internalisation du langage, la régulation de l’affect/motivation/éveil et la reconstitution comportementale. Les 33 items de la SCRS fournissent une cartographie comportementale de ces défaillances exécutives dans le quotidien scolaire et familial.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques relatives à la validité de la SCRS ont fait l’objet de nombreuses investigations empiriques menées par Kendall et Wilcox (1979), puis répliquées et étendues par Kendall, Zupan et Braswell (1981), ainsi que par des équipes indépendantes.

Validité de construit

La validité de construit a été documentée dès la création de l’instrument en comparant des échantillons d’enfants étiquetés par leurs enseignants comme présentant des niveaux élevés versus faibles de contrôle de soi. Les analyses de variance ont systématiquement démontré des écarts statistiques très significatifs (p < 0,001) entre les deux groupes, prouvant la capacité de l’outil à capter les variations réelles du construit ciblé. De plus, la validité de construit se confirme par des patterns de corrélations attendus avec des tests cognitifs standardisés : la SCRS corrèle significativement avec les erreurs et la latence au Matching Familiar Figures Test (MFFT) ainsi qu’avec les scores aux matrices progressives de Raven mesurant le raisonnement analytique non verbal.

Validité convergente

La SCRS présente de fortes corrélations convergentes avec d’autres échelles d’évaluation standardisées du comportement :

  • Corrélations élevées (r oscillant entre 0,70 et 0,85) avec les échelles de comportement de Conners (notamment les facteurs d’hyperactivité et d’inattention).
  • Corrélations modérées à fortes avec les observations directes en milieu écologique : Kendall et Wilcox ont enregistré des corrélations allant de 0,55 à 0,68 entre les scores de la SCRS attribués par les enseignants et la fréquence d’émissions de comportements hors-tâche (off-task behaviors) mesurés par des observateurs indépendants dissimulés dans la classe.

Validité discriminante

L’instrument discrimine avec succès l’impulsivité comportementale et cognitive des déficits d’intelligence générale pure. Lorsque le quotient intellectuel (QI) est contrôlé statistiquement, la SCRS conserve son pouvoir explicatif unique sur les conduites scolaires perturbatrices et la performance académique, prouvant que l’échelle ne se contente pas de mesurer l’efficience cognitive globale mais isole rigoureusement l’autorégulation.

Validité prédictive et sensibilité au changement

La SCRS s’est avérée remarquablement sensible aux changements thérapeutiques induits par des programmes de remédiation cognitive et de thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Dans l’étude clinique de Kendall et Wilcox (1979), les enfants ayant suivi l’entraînement aux auto-instructions ont montré une réduction statistiquement significative de leurs scores SCRS (indiquant une amélioration substantielle du contrôle de soi), corrélée aux progrès observés dans la performance académique et l’autonomie en classe.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité de la Self-Control Rating Scale révèle des caractéristiques métrologiques de premier ordre, dépassant la plupart des standards conventionnels en psychométrie clinique :

Consistance interne

Dans l’échantillon princeps de validation (Kendall & Wilcox, 1979), composé de 110 enfants d’école élémentaire (classes de CE2 à CM2 / grades 3 to 6), le coefficient alpha de Cronbach a atteint la valeur exceptionnelle de 0,98. Des réplications subséquentes (Kendall, Zupan, & Braswell, 1981) sur des échantillons élargis et diversifiés ont systématiquement retrouvé des coefficients compris entre 0,96 et 0,98. Cette consistance interne quasi parfaite atteste d’une très forte homogénéité des énoncés et d’une corrélation item-total robuste pour chacun des 33 items.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’enfants (n = 24) réévalués par les mêmes enseignants sur un intervalle temporel de 3 à 4 semaines sans intervention intermédiaire. Le coefficient de corrélation de Pearson obtenu s’élève à r = 0,84 (p < 0,001). Cette stabilité démontre que l’instrument capture une dimension dispositionnelle relativement stable à moyen terme, tout en demeurant perméable aux effets d’interventions ciblées.

Accord inter-juges

L’accord entre évaluateurs indépendants (par exemple deux enseignants observant le même élève, ou comparaison enseignant principal vs éducateur spécialisé) affiche des corrélations variant habituellement de r = 0,65 à r = 0,78. Bien que satisfaisant, cet écart relatif reflète fidèlement la variabilité écologique de l’expression de l’autocontrôle selon les exigences contextuelles et la structuration des activités.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’analyse de la structure sous-jacente de la SCRS a suscité d’importants débats méthodologiques au sein de la littérature psychométrique :

Analyse factorielle exploratoire (AFE) originale

Lors de la création de l’outil, Kendall et Wilcox ont soumis les 33 items à une analyse factorielle exploratoire (méthode des composantes principales avec rotation varimax). Les résultats ont mis en évidence la prédominance absolue d’un facteur général unique qui expliquait à lui seul une très large proportion de la variance totale du test (plus de 50 %). L’ensemble des 33 items présentaient des saturations factorielles très élevées sur ce premier facteur (la majorité dépassant 0,60, et plusieurs s’élevant au-delà de 0,80).

Sur la base de ces indices statistiques et du coefficient alpha de 0,98, Kendall et ses collaborateurs ont conclu au caractère fondamentalement unidimensionnel de l’instrument sur le plan de son utilisation clinique standard, justifiant l’addition directe de l’ensemble des items en un score total composite.

Analyses factorielles confirmatoires et modèles multifactoriels

Toutefois, des réanalyses méthodologiques ultérieures et des études factorielles conduites sur des populations cliniques ou des cohortes d’adolescents (notamment Lennings, 1991) ont suggéré que cette unidimensionnalité statistique apparente masquait des composantes fonctionnelles distinctes. Lorsque l’analyse force l’extraction de facteurs secondaires, trois dimensions cohérentes se dégagent fréquemment :

  • Facteur 1 : Régulation de l’attention et persistance cognitive (saturations fortes sur les items 4, 8, 25, 28, 31, 33), reflétant le contrôle exécutif de la concentration et de la tâche scolaire.
  • Facteur 2 : Inhibition comportementale et impulsivité motrice (saturations fortes sur les items 2, 7, 10, 11, 12, 20), traduisant l’hyperactivité motrice, la difficulté à attendre et l’intrusion physique.
  • Facteur 3 : Conformité sociale et modulation émotionnelle (saturations sur les items 1, 9, 13, 15, 22), rendant compte de l’opposition, du respect de l’autorité adulte et des règles du groupe.

Néanmoins, en raison de l’inter-corrélation très étroite de ces dimensions (souvent r > 0,70), l’utilisation d’un modèle factoriel hiérarchique (un facteur général d’autocontrôle de second ordre coiffant les sous-facteurs spécifiques) demeure la représentation structurelle la plus largement admise sur le plan psychométrique.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le protocole d’administration et la cotation de la SCRS s’articulent selon les caractéristiques opérationnelles suivantes :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’hétéro-évaluation comportementale standardisé (Behavioral Rating Scale).
  • Populations cibles : Enfants scolarisés âgés de 5 à 12 ans (extension possible jusqu’à 14 ans selon les contextes éducatifs).
  • Informateurs / Évaluateurs : Enseignants de classe, instituteurs, psychologues scolaires, éducateurs ou parents ayant une observation continue de l’enfant depuis au moins 4 à 6 semaines.
  • Nombre d’items : 33 items rédigés sous forme d’interrogations comportementales concrètes.
  • Format d’échelle de réponse : Échelle de Likert graduée en 7 points : de 1 (représentant le pôle « Jamais » / « Never ») à 7 (représentant le pôle « Toujours » / « Always »).
  • Directionnalité et calcul du score :
    • L’instrument est conçu de sorte que les scores élevés reflètent un déficit de contrôle de soi (c’est-à-dire une forte impulsivité).
    • Les items orientés positivement vers le contrôle de soi (par exemple, item 1 : « Peut-on compter sur lui ? », item 5 : « Travaille pour des buts à long terme ? », item 8 : « Reste engagé jusqu’à la fin ? ») font l’objet d’un recodage inversé (inversion des points : 1 devient 7, 2 devient 6, etc.).
    • Les items orientés vers l’impulsivité (par exemple, item 2 : « S’immisce dans les jeux », item 10 : « Veut tout immédiatement ») sont cotés directement de 1 à 7.
  • Plage des scores totaux : Le score total s’étend de 33 (maîtrise de soi maximale, absence totale d’impulsivité observée) à 231 (impulsivité extrême, déficit sévère d’autocontrôle).
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes par enfant pour un observateur familier.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de parution princeps : 1979 (publication dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology).
  • Droits d’auteur et copyright : © 1979 American Psychological Association (APA) pour l’article princeps de Kendall et Wilcox.
  • Statut d’accès et licence : L’échelle a été publiée dans son intégralité dans le domaine de la recherche universitaire par les auteurs afin de favoriser l’évaluation empirique des psychothérapies de l’enfant. L’utilisation à des fins de recherche académique, de travaux de thèse et d’enseignement est généralement libre de redevance (sans frais commerciaux), sous réserve de citer scrupuleusement les publications de référence.
  • Tarification : L’instrument ne fait pas l’objet d’un kit commercial payant distribué par un éditeur privé de tests psychologiques standardisés ; les cliniciens et chercheurs peuvent reproduire les items figurant dans la littérature scientifique avec mention de la source APA.
  • Contact et autorisations formelles : Pour toute utilisation commerciale ou inclusion dans des logiciels propriétaires, les autorisations de reproduction doivent être sollicitées auprès de l’APA Permissions Office ([email protected]) ou directement auprès du Pr Philip C. Kendall.

12. Références / References

  • Kendall, P. C., & Wilcox, L. E. (1979). Self-control in children: Development of a rating scale. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 47(6), 1020–1029. https://doi.org/10.1037/0022-006X.47.6.1020
  • Kendall, P. C., Zupan, B. A., & Braswell, L. (1981). Self-control in children: Further analyses of the Self-Control Rating Scale. Behavior Therapy, 12(5), 667–681. https://doi.org/10.1016/S0005-7894(81)80138-0
  • Kendall, P. C., & Hays, R. C. (1988). Self-control rating scale. In M. Hersen & A. S. Bellack (Eds.), Dictionary of behavioral assessment techniques (pp. 395–396). Pergamon Press.
  • Lennings, C. J. (1991). A modification of the Kendall-Wilcox Self-Control Scale for Delinquents. International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, 35(1), 83–91. https://doi.org/10.1177/0306624X9103500110
  • Barkley, R. A. (1997). Behavioral inhibition, sustained attention, and executive functions: Constructing a unifying theory of ADHD. Psychological Bulletin, 121(1), 65–94. https://doi.org/10.1037/0033-2909.121.1.65
  • Meichenbaum, D., & Goodman, J. (1971). Training impulsive children to talk to themselves: A means of developing self-control. Journal of Abnormal Psychology, 77(2), 115–126. https://doi.org/10.1037/h0030773
  • Mischel, W., Shoda, Y., & Rodriguez, M. I. (1989). Delay of gratification in children. Science, 244(4907), 933–938. https://doi.org/10.1126/science.2658056

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Rating Format: 1 = never, to, 7 = always

  1. When the child promises to do something‚ can you count on him or her to do it?
  2. Does the child butt into games or activities even when he or she hasn’t been invited?
  3. Can the child deliberately calm down when he or she is excited or all would up?
  4. Is the quality of the child’s work all about the same or does it vary a lot?
  5. Does the child work for long-range goals?
  6. When the child asks a question‚ does he or she wait for an answer‚ or jump to something else (e.g.‚ new question) before waiting for an answer?
  7. Does the child interrupt inappropriately in conversations with peers‚ or wait his or her turn to speak?
  8. Does the child stick to what he or she is doing until he or she is finished with it?
  9. Does the child follow the instructions of responsible adults?
  10. Does the child have to have everything right away?
  11. When the child has to wait in line‚ does he or she do so patiently?
  12. Does the child sit still?
  13. Can the child follow suggestions of others in group projects‚ or does he or she insist on imposing his or her own ideas?
  14. Does the child have to be reminded several times to do something before he or she does it?
  15. When reprimanded‚ does the child answer back inappropriately?
  16. is the child accident-prone?
  17. Does the child neglect or forget regular chores or tasks?
  18. Are there days when the child seems incapable of settling down to work?
  19. Would the child more likely grab a smaller toy today or wait for a larger toy tomorrow‚ if given the choice?
  20. Does the child grab for the belongings of others?
  21. Does the child bother others when they’re trying to do things?
  22. Does the child break basic rules?
  23. Does the child watch where he or she is going?
  24. In answering questions‚ does the child give one thoughtful answer‚ or blurt out several answers all at once?
  25. Is the child easily distracted from his or her work or chores?
  26. Would you describe this child more as careful or careless?
  27. Does the child play well with peers (follows rules‚ waits turn‚ cooperates)?
  28. Does the child jump or switch from activity to activity rather than sticking to one thing at a time?
  29. If a task is at first too difficult for the child‚ will he or she get frustrated and quit‚ or first seek help with the problem?
  30. Does the child disrupt games?
  31. Does the child think before he or she acts?
  32. If the child paid more attention to his or her work‚ do you think he or she would do much better than at present?
  33. Does the child do too many things at once‚ or does he or she concentrate on one thing at a time?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 4). Échelle d’évaluation du contrôle de soi (SCRS). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-evaluation-controle-de-soi-scrs-kendall-wilcox/
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation du contrôle de soi (SCRS).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-evaluation-controle-de-soi-scrs-kendall-wilcox/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’évaluation du contrôle de soi (SCRS).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-evaluation-controle-de-soi-scrs-kendall-wilcox/.