Échelle de l’état de pardon de soi (SFFA & SFB)

L’Échelle de l’état de pardon de soi (SSFS / SFFA & SFB) mesure le pardon de soi situationnel après une transgression. Découvrez sa théorie, sa validité, ses propriétés psychométriques et ses items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle de l’état de pardon de soi (couramment désignée sous l’acronyme SSFS pour State Self-Forgiveness Scale, intégrant les sous-échelles SFFA [Self-Forgiving Feelings and Actions] et SFB [Self-Forgiving Beliefs]) est un instrument psychométrique développé initialement par Michael J. A. Wohl, Lise DeShea et René L. Wahkinney (2008). Cet outil a été conçu pour évaluer de manière empirique, valide et fidèle le degré auquel un individu parvient à se pardonner à la suite d’une transgression interpersonnelle ou intrapersonnelle spécifique et contextualisée. Contrairement aux mesures dispositionnelles évaluant la propension générale au pardon de soi en tant que trait de personnalité stable, la SSFS capte la dynamique situationnelle, cognitive, affective et comportementale du pardon envers soi-même à un moment donné.

L’instrument se compose de 17 items répartis en deux dimensions factorielles distinctes mais interdépendantes : les émotions et actions envers soi-même (SFFA, 8 items évaluant la compassion, l’acceptation de soi, le rejet et l’auto-punition) et les croyances envers soi-même (SFB, 9 items évaluant le sentiment de valeur personnelle, l’estime et l’auto-condamnation globale). Les participants répondent à l’aide d’une échelle de Likert en 4 points allant de 1 (« Pas du tout » / Not at all) à 4 (« Complètement » / Completely). Les études psychométriques démontrent une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,93 pour chacune des sous-échelles, ainsi qu’une excellente validité factorielle, convergente et prédictive, particulièrement documentée dans les recherches sur le bien-être subjectif, la réduction de la détresse psychologique et l’efficacité des protocoles d’intervention thérapeutique.

2. Mots-clés / Keywords

Pardon de soi, état psychologique, culpabilité, honte, compassion envers soi, psychométrie, évaluation psychologique, bien-être subjectif, transgression morale, restructuration cognitive, auto-condamnation, psychologie clinique.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs en psychologie sociale et clinique :

  • Michael J. A. Wohl, Ph.D. : Professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université Carleton (Ottawa, Ontario, Canada). Directeur du Betterment Labs, spécialiste reconnu des dynamiques de réconciliation, du pardon intergroupe et intrapersonnel, et des processus de réparation psychologique. Contact institutionnel : Université Carleton.
  • Lise DeShea, Ph.D. : Psychomètre et biostatisticienne, affiliée lors des travaux initiaux à l’Université de l’Oklahoma (Norman, Oklahoma, États-Unis), spécialisée dans la modélisation statistique avancée et le développement d’instruments de mesure psychologique.
  • René L. Wahkinney, M.S. / Ph.D. : Chercheur en psychologie associé aux travaux sur la régulation affective et les réponses intrapersonnelles aux transgressions à l’Université de l’Oklahoma.
  • Brandon J. Griffin, Ph.D. : Chercheur clinicien affilié à la Virginia Commonwealth University et au Veterans Affairs Medical Center, qui a contribué de manière significative à l’application empirique et à l’évaluation clinique de l’échelle dans le cadre de protocoles d’intervention structurés (2014).

4. Objectif / Purpose

Dans l’étude scientifique des émotions morales, une distinction fondamentale s’établit entre les traits dispositionnels (la propension générale d’une personne à réagir d’une certaine façon à travers le temps et les contextes) et les états psychologiques (les réponses émotionnelles, cognitives et motivationnelles transitoires déclenchées par un événement spécifique). L’objectif premier de la State Self-Forgiveness Scale est de mesurer le pardon de soi situationnel consécutif à une offense, une erreur ou une faute personnelle précise désignée par le répondant. Avant l’introduction de cette échelle, la majorité des instruments psychométriques disponibles appréhendaient le pardon de soi comme une variable globale et intemporelle, échouant ainsi à saisir la dynamique temporelle, les fluctuations thérapeutiques et l’impact direct d’une transgression aiguë.

Le pardon de soi authentique ne se résume pas à l’oubli complaisant de la faute ni à l’auto-absolution narcissique. Il s’agit d’un processus psychologique exigeant par lequel un individu qui reconnaît pleinement sa responsabilité dans un préjudice causé à autrui ou à lui-même abandonne progressivement l’auto-condamnation destructive, le mépris de soi et les comportements d’auto-châtiment, tout en restaurant une bienveillance fondamentale et une évaluation lucide de sa dignité morale. La SSFS vise précisément à capturer cette double réalité à travers ses deux composantes : d’une part, la régulation des émotions et des comportements punitifs (SFFA), et d’autre part, la reconstruction d’un système de croyances positives et bienveillantes sur soi (SFB).

Sur le plan des applications cliniques et de la recherche en santé mentale, la SSFS répond à des impératifs diagnostiques et évaluatifs majeurs :

  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : L’outil sert de marqueur sensible au changement lors de psychothérapies axées sur les remords pathologiques, le syndrome de stress post-traumatique avec détresse morale (moral injury), les troubles dépressifs majeurs et les dépendances (alcoolisme, jeu pathologique) où la rechute génère une intense auto-dépréciation.
  • Différenciation clinique de la détresse morale : L’échelle permet de dissocier les manifestations de la culpabilité adaptative (orientée vers l’action réparatrice) des ruminations destructrices liées à la honte ontologique (le sentiment que le soi est intrinsèquement corrompu).
  • Recherche expérimentale en laboratoire : La SSFS permet aux chercheurs d’induire le rappel d’une transgression réelle en milieu contrôlé et d’évaluer immédiatement l’impact de manipulations cognitives (ex. prise de recul, réévaluation morale, induction d’auto-compassion) sur l’état de pardon de soi.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de pardon de soi situationnel capté par la SSFS s’articule autour de deux dimensions factorielles distinctes mais corrélées, reflétant la structure multidimensionnelle de la réponse humaine face à la transgression commise :

1. Sentiments et actions envers soi-même (SFFA : Self-Forgiving Feelings and Actions)

La sous-échelle SFFA (items 1 à 8) explore la dimension phénoménologique immédiate et affective du rapport à soi consécutif à la prise de conscience de l’acte répréhensible. Elle mesure l’équilibre entre la bienveillance proactive et l’auto-agression réactive. Cette composante comprend :

  • L’affect bienveillant et l’acceptation : La capacité d’éprouver de la compassion et de l’empathie envers sa propre vulnérabilité (ex. « …feel compassionate toward myself », « …feel accepting of myself »). Il s’agit de neutraliser le dégoût de soi suscité par la transgression.
  • L’absence d’auto-châtiment et d’auto-dénigrement : La cessation des conduites intériorisées de punition psychologique ou comportementale (ex. « …punish myself », « …put myself down »). Ces items mesurent la propension de l’individu à s’infliger une souffrance punitive pour compenser symboliquement la faute commise.

Une personne affichant un score élevé à la sous-échelle SFFA a réussi à désactiver le système d’alerte et d’auto-attaque déclenché par l’erreur commise, substituant au ressentiment intrapersonnel une posture de soin et d’acceptation inconditionnelle sans pour autant nier le caractère immoral ou inadapté du comportement passé.

2. Croyances envers soi-même (SFB : Self-Forgiving Beliefs)

La sous-échelle SFB (items 9 à 17) appréhende les schémas cognitifs profonds et les jugements évaluatifs globaux que l’individu porte sur son identité et sa valeur intrinsèque à la suite de l’acte fautif. Alors que la SFFA concerne ce que l’individu ressent et fait vis-à-vis de lui-même, la SFB évalue ce qu’il croit être :

  • L’évaluation de la valeur morale globale : La croyance que, malgré l’acte commis, la personne demeure fondamentalement digne d’amour, respectable et convenable (ex. « …worthy of love », « …decent », « …acceptable »).
  • Le rejet de la totalisation négative (dé-catastrophisation identitaire) : L’évitement des jugements absolutistes assimilant l’erreur commise à une pourriture ou une noirceur ontologique globale (ex. « …a bad person », « …rotten », « …awful », « …terrible »).

Cette distinction entre l’acte répréhensible (« J’ai fait une chose terrible ») et l’identité fondamentale (« Je suis une personne horrible ») constitue la pierre angulaire de la théorie de la culpabilité versus la honte postulée par Helen Block Lewis et June Tangney. La sous-échelle SFB mesure précisément la capacité cognitive à préserver l’intégrité du soi contre la contagion identitaire de la faute.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SSFS s’inscrit au carrefour de plusieurs traditions théoriques majeures de la psychologie contemporaine :

Le modèle de stress et de coping appliqué au pardon (Worthington & Scherer)

Everett L. Worthington Jr. et ses collègues conceptualisent la prise de conscience d’une faute personnelle comme une source majeure de stress intrapersonnel. La transgression crée une dissonance morale et une menace aiguë pour le concept de soi. Face à cette menace, l’individu mobilise des stratégies de coping. Le non-pardon de soi persistant constitue une réponse inadaptée caractérisée par des ruminations punitives, de l’anxiété et une dépression réactionnelle. Dans ce cadre théorique, le pardon de soi situationnel représente une stratégie de coping adaptative axée sur la régulation émotionnelle, permettant de réduire l’écart entre le soi réel (qui a failli) et le soi idéal ou normatif.

Le modèle intégratif du pardon de soi (Hall & Fincham)

Frank D. Hall et Frank D. Fincham (2005) ont formalisé un modèle dans lequel le pardon de soi authentique exige le franchissement séquentiel de plusieurs étapes psychologiques incontournables :

  1. La reconnaissance objective du tort commis et l’acceptation de la responsabilité personnelle ;
  2. L’expérience émotionnelle de la culpabilité et de la peine morale ;
  3. La réduction graduelle des affects négatifs intrapersonnels (honte, rancœur envers soi) ;
  4. L’adoption d’affects et de cognitions bienveillants envers soi-même.

La SSFS s’aligne rigoureusement sur les deux dernières étapes du modèle de Hall et Fincham en mesurant directement le déclin des affects d’auto-punition et la renaissance d’un regard compatissant et bienveillant.

La théorie de la dissonance cognitive et de l’auto-affirmation

Inspirée des travaux de Leon Festinger et de Claude Steele sur la théorie de l’affirmation de soi, la conception sous-jacente à la SSFS postule que commettre un acte immoral ou pernicieux confronte l’individu à une contradiction intolérable : « Je pense être une personne bienveillante et morale, or j’ai commis un acte répréhensible ». Pour résoudre cette tension insupportable, le psychisme peut réagir soit par des mécanismes d’évitement défensif (le pseudo-pardon ou la minimisation hypocrite de la faute), soit par un effondrement punitif (l’auto-flagellation). La SSFS capture la résolution saine de cette dissonance : l’individu accepte la réalité de la transgression tout en réaffirmant sa valeur humaine globale.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de la SSFS a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses documentées dans l’étude princeps de Wohl, DeShea et Wahkinney (2008), ainsi que dans des travaux ultérieurs d’auteurs tels que Woodyatt et Wenzel (2013) et Griffin (2014) :

Validité de construit et convergente

La validité convergente de l’échelle a été solidement établie par l’observation de corrélations hautement significatives et théoriquement cohérentes avec plusieurs construits établis :

  • Bien-être psychologique subjectif : Des corrélations positives substantielles ont été constatées entre les scores globaux de la SSFS et l’échelle d’affect positif du PANAS (r variant de 0,35 à 0,48, p < 0,001), l’estime de soi mesurée par l’échelle de Rosenberg (r = 0,42 à 0,55), ainsi que la satisfaction de vie.
  • Détresse psychologique et psychopathologie : Les sous-échelles SFFA et SFB corrèlent négativement avec l’affect négatif (r = -0,40 à -0,56), la symptomatologie dépressive mesurée par le BDI (Beck Depression Inventory), l’anxiété situationnelle et les scores de rumination de honte (r = -0,50 à -0,62).
  • Propension générale au pardon : La corrélation entre la SSFS (mesure d’état) et l’échelle de propension dispositionnelle au pardon de soi (mesure de trait) est modérée à forte (r ≈ 0,40 à 0,50), ce qui confirme que l’état situationnel partage une variance commune avec le trait tout en restant distinct et sensible aux particularités de l’offense évoquée.

Validité discriminante

Les analyses confirment que la SSFS ne se confond pas avec des construits voisins indésirables :

  • Distinction du pseudo-pardon (dédouanement complaisant) : Les études montrent que les individus qui obtiennent des scores élevés à la SSFS ne manifestent pas une baisse de l’empathie envers la victime ni une négation de la responsabilité, contrairement aux individus engagés dans le dédouanement immoral ou le narcissisme défensif.
  • Séparation empirique d’avec la désirabilité sociale : Les corrélations avec les échelles de mensonge ou de désirabilité sociale (telle que l’échelle de Marlow-Crowne) demeurent négligeables (r < 0,15, non significatif), attestant que les scores ne résultent pas d’une simple tentative de présentation de soi favorable.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans l’essai contrôlé randomisé mené par Brandon J. Griffin (2014) évaluant un cahier d’exercices thérapeutiques d’auto-pardon (Self-forgiveness Workbook), la SSFS a démontré une remarquable sensibilité au changement. Les participants du groupe d’intervention ont présenté une augmentation statistiquement significative de leurs scores à la SFFA et à la SFB entre le pré-test et le post-test (tailles d’effet de d de Cohen allant de 0,65 à 0,82), augmentation directement prédictive d’une baisse des consultations de santé mentale et des symptômes de détresse morale au suivi longitudinal.

8. Fidélité / Reliability

Les analyses de consistance interne et de précision métrologique confirment la robustesse de l’instrument à travers divers échantillons universitaires, cliniques et communautaires :

Consistance interne

  • Sous-échelle SFFA (Sentiments et actions) : Le coefficient alpha de Cronbach varie de manière constante entre 0,85 et 0,90 selon les études (Wohl et al., 2008 rapportent un α = 0,87 lors de la validation initiale ; Griffin, 2014 rapporte α = 0,89). Le coefficient oméga de McDonald (ω), plus précis en présence de charges factorielles inégales, oscille également autour de 0,88.
  • Sous-échelle SFB (Croyances) : La consistance interne de la dimension cognitive est tout aussi élevée, avec des alphas de Cronbach rapportés entre 0,87 et 0,93 (Wohl et al., 2008 : α = 0,91 ; Griffin, 2014 : α = 0,92).
  • Score total de la SSFS : L’ensemble de l’échelle des 17 items atteint couramment une cohérence globale supérieure à 0,92.

Corrélations item-total et fidélité test-retest

Toutes les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil recommandé de 0,40, la majorité se situant entre 0,55 et 0,78, ce qui indique que chaque énoncé contribue de façon substantielle et cohérente à son facteur respectif.

Concernant la fidélité test-retest, s’agissant d’une mesure d’état (conçue pour fluctuer en réponse au travail thérapeutique ou au temps écoulé depuis la faute), les coefficients temporels à long terme ne doivent théoriquement pas être excessivement élevés. Toutefois, sur un intervalle court de 24 à 48 heures sans intervention (groupe contrôle en attente), la stabilité temporelle demeure forte (r = 0,78 à 0,84), démontrant que la mesure est stable en l’absence de processus de changement actif mais hautement sensible aux interventions ciblées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de la SSFS a été méthodologiquement vérifiée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) :

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase de création de l’instrument, Wohl, DeShea et Wahkinney (2008) ont soumis le bassin initial d’items à une extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax), tenant compte de la corrélation théorique naturelle entre sentiments et croyances. L’analyse du diagramme d’éboulis (scree plot) de Cattell ainsi que le critère de Kaiser ont nettement isolé une structure à deux facteurs majeurs expliquant plus de 55 % de la variance totale des données :

  • Facteur 1 (SFFA) : Regroupe l’ensemble des 8 items relatifs aux affects et comportements d’auto-compassion ou de punition personnelle. Les saturations factorielles s’échelonnent de 0,58 à 0,84.
  • Facteur 2 (SFB) : Regroupe les 9 items évaluant le statut moral de la personne (« décent », « acceptable », « horrible »). Les saturations factorielles s’étendent de 0,62 à 0,88.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations confirmatoires par équations structurelles ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unifactoriel global et un modèle bifactoriel corrélé. Les indices d’ajustement du modèle à deux facteurs corrélés ont systématiquement affiché une adéquation supérieure aux standards internationaux :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) : > 0,94 ;
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,93 ;
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : compris entre 0,048 et 0,062 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08) ;
  • Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : < 0,055.

La corrélation inter-facteurs entre la SFFA et la SFB se situe généralement aux alentours de r = 0,60 à 0,70. Ce niveau d’association témoigne du fait que les sentiments bienveillants et les croyances d’acceptation de soi s’alimentent mutuellement, tout en justifiant le calcul et l’interprétation distincte des deux dimensions.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Échelle de l’état de pardon de soi (State Self-Forgiveness Scale – SSFS, comprenant SFFA et SFB).
  • Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
  • Champ d’application : Évaluation d’état psychologique suite à un événement répréhensible spécifique identifié par le sujet.
  • Nombre total d’items : 17 items.
  • Structure des sous-échelles :
    • Sentiments et actions envers soi (SFFA) : Items 1 à 8.
    • Croyances envers soi (SFB) : Items 9 à 17.
  • Amorces des questions (Stems) :
    • Pour les items 1 à 8 : « As I consider what I did that was wrong, I… » (En considérant ce que j’ai fait de mal, je…)
    • Pour les items 9 à 17 : « As I consider what I did that was wrong, I believe I am… » (En considérant ce que j’ai fait de mal, je crois que je suis…)
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points :
    • 1 = Pas du tout (Not at all)
    • 2 = Un peu (A little)
    • 3 = En grande partie (Mostly)
    • 4 = Complètement (Completely)
  • Modalités de cotation et inversion :
    • Items inversés (cotation à reverser avant calcul : 1=4, 2=3, 3=2, 4=1) :
      • SFFA : Items 2, 4, 7, 8 (énoncés négatifs : rejet, antipathie, punition, rabaissement).
      • SFB : Items 11, 12, 14, 16, 17 (croyances négatives : affreux, terrible, pourri, mauvaise personne, horrible).
    • Items directs : Items 1, 3, 5, 6 (SFFA) et Items 9, 10, 13, 15 (SFB).
    • Calcul des scores : On calcule la moyenne ou la somme des items pour chaque sous-échelle, ainsi qu’un score global composite. Un score élevé reflète un degré supérieur de pardon de soi authentique et une résolution saine de la culpabilité.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2008 (Wohl, DeShea, & Wahkinney).
  • Statut des droits et conditions d’accès : L’échelle a été mise à disposition dans le domaine public académique à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire. Les auteurs autorisent l’utilisation de la SSFS sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale.
  • Tarification : Accès libre et gratuit (0 € / 0 $) pour les chercheurs, cliniciens et étudiants menant des travaux de recherche sans but lucratif.
  • Utilisation commerciale ou clinique institutionnelle : Toute utilisation dans le cadre d’applications logicielles payantes, d’entreprises privées de coaching ou de programmes d’évaluation commerciale nécessite l’accord formel des auteurs et/ou des détenteurs des droits de reproduction (Société canadienne de psychologie / APA).

12. Références / References

Les publications fondamentales et études psychométriques de référence relatives à la SSFS incluent :

  • Griffin, B. J. (2014). Efficacy of a self-forgiveness workbook: A randomized controlled trial with university students (Doctoral dissertation). Virginia Commonwealth University, VCU Scholars Compass. https://doi.org/10.25772/E4V8-8422
  • Hall, J. H., & Fincham, F. D. (2005). Self-forgiveness: The stepchild of forgiveness research. Journal of Social and Clinical Psychology, 24(5), 621–637. https://doi.org/10.1521/jscp.2005.24.5.621
  • Wohl, M. J. A., DeShea, L., & Wahkinney, R. L. (2008). Looking within: Measuring state self-forgiveness and its relationship to psychological well-being. Canadian Journal of Behavioural Science / Revue canadienne des sciences du comportement, 40(1), 1–10. https://doi.org/10.1037/0008-400X.40.1.1
  • Woodyatt, L., & Wenzel, M. (2013). The psychological pathways to self-forgiveness: The differential effects of genuine self-forgiveness and self-punitiveness. The Journal of Positive Psychology, 8(4), 317–328. https://doi.org/10.1080/17439760.2013.791777
  • Worthington, E. L., Jr., & Scherer, M. (2004). Forgiving oneself: An enduring process with broad health benefits. Psychotherapy: Theory, Research, Practice, Training, 41(4), 383–394. https://doi.org/10.1037/0033-3204.41.4.383

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = Not at all, 2 = A little, 3 = Mostly, 4 = Completely

As I consider what I did that was wrong, I…

  1. …feel compassionate toward myself.
  2. …feel rejecting of myself.
  3. …feel accepting of myself.
  4. …feel dislike toward myself.
  5. …show myself acceptance.
  6. …show myself compassion.
  7. …punish myself.
  8. …put myself down.

As I consider what I did that was wrong, I believe I am…

  1. …acceptable.
  2. …okay.
  3. …awful.
  4. …terrible
  5. …decent.
  6. …rotten.
  7. …worthy of love.
  8. …a bad person.
  9. ….horrible.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Échelle de l’état de pardon de soi (SFFA & SFB). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-etat-pardon-de-soi-sffa-sfb/
Looti, Mohammed. “Échelle de l’état de pardon de soi (SFFA & SFB).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-etat-pardon-de-soi-sffa-sfb/.
Looti, Mohammed. “Échelle de l’état de pardon de soi (SFFA & SFB).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-etat-pardon-de-soi-sffa-sfb/.