Échelle de l’état émotionnel PAD

Découvrez l’Échelle de l’état émotionnel PAD de Mehrabian et Russell (1974) : dimensions de plaisir, d’éveil et de dominance, validité, analyse factorielle et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’Échelle de l’état émotionnel PAD (PAD Emotional State Scale), développée initialement par les psychologues environnementaux Albert Mehrabian et James A. Russell en 1974, constitue l’un des modèles tridimensionnels les plus influents et les plus robustes de la psychologie contemporaine pour la mesure des expériences affectives transitoires. Cet instrument psychométrique a été conçu afin de capturer l’éventail complet des réponses émotionnelles humaines face à des environnements physiques, architecturaux, virtuels ou commerciaux à travers trois dimensions bipolaires et orthogonales fondamentales : le Plaisir (Pleasure), l’Éveil ou activation (Arousal), et la Dominance (Dominance).

L’échelle se compose de 18 paires d’adjectifs antonymes réparties équitablement en trois sous-échelles de 6 items chacune. La passation s’effectue au moyen d’une échelle à différentiel sémantique en 9 points, cotée traditionnellement de -4 à +4 ou de 1 à 9. La sous-échelle de Plaisir évalue la valence hédonique globale de l’état émotionnel (allant d’un état dysphorique ou déplaisant à un sentiment de joie intense et de satisfaction). La sous-échelle d’Éveil mesure le degré d’activation neurovégétative, de vigilance motrice et de stimulation cognitive (d’un état de torpeur ou d’inactivité à une excitation fébrile). Enfin, la sous-échelle de Dominance quantifie le sentiment de contrôle personnel, de liberté d’action et d’autonomie exercé par l’individu sur son contexte immédiat, par opposition à une sensation de soumission ou de restriction imposée par l’environnement.

Les propriétés psychométriques de l’échelle PAD ont été validées au sein d’une multitude d’échantillons hétérogènes et de contextes culturels diversifiés. Les analyses de cohérence interne révèlent invariablement d’excellents coefficients alpha de Cronbach, se situant de manière récurrente au-dessus de 0,80 pour les trois facteurs, tandis que les analyses factorielles confirmatoires corroborent sans équivoque la structure tridimensionnelle hypothétique. Très populaire en ergonomie, en design d’interaction, en psychologie clinique et particulièrement dans le paradigme S-O-R (Stimulus-Organisme-Réponse) en comportement du consommateur, le modèle PAD demeure l’étalon-or des approches dimensionnelles de l’affectivité.

2. Mots-clés

Échelle PAD, Mehrabian et Russell, plaisir, éveil émotionnel, dominance, psychologie environnementale, différentiel sémantique, affect dimensionnel, modèle stimulus-organisme-réponse, comportement du consommateur, psychométrie, valence affective.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par :

  • Albert Mehrabian, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Californie à Los Angeles (University of California, Los Angeles – UCLA), États-Unis. Spécialiste pionnier de la communication non verbale, de la psychologie de la personnalité et de la psychologie environnementale.
  • James A. Russell, Ph.D. : Chercheur et professeur distingué de psychologie, affilié notamment au Boston College (Boston College), Massachusetts, États-Unis. Figure majeure et théoricien de renommée mondiale dans le champ de la théorie constructiviste des émotions et de la structure circulaire et dimensionnelle du circumplex des affects.

4. Objectif

L’objectif épistémologique et appliqué sous-tendant la conception de l’échelle de l’état émotionnel PAD réside dans la volonté de fournir une méthode de quantification universelle, standardisée et parcimonieuse des états affectifs humains. Avant les travaux pionniers de Mehrabian et Russell en 1974, la recherche en psychologie des émotions était principalement fragmentée entre des taxonomies catégorielles rigides (postulant un ensemble restreint d’émotions de base discrètes comme la colère, la peur ou la tristesse) et des approches descriptives non standardisées de la psychologie phénoménologique.

Mehrabian et Russell ont cherché à résoudre un problème spécifique de la psychologie environnementale naissante : comment mesurer avec précision, rapidité et comparabilité les réactions internes vécues par les individus lorsqu’ils interagissent avec un cadre spatial donné (bâtiments administratifs, hôpitaux, espaces naturels, environnements commerciaux, habitations privées) ? Les auteurs ont postulé que les caractéristiques physiques d’un environnement (son agencement spatial, son niveau acoustique, son éclairage, sa température ou ses couleurs) n’induisent pas directement des comportements moteurs, mais modulent d’abord l’état émotionnel interne de l’organisme. Cet état émotionnel interne sert de variable médiatrice centrale dictant les comportements subséquents, en particulier les conduites d’approche (désir de rester, d’explorer, d’interagir) ou d’évitement (désir de fuir, d’éviter les interactions, sentiment d’inconfort).

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’échelle PAD répond à trois visées majeures :

  • Évaluation environnementale et architecturale : Diagnostiquer l’impact psychologique des espaces réels et virtuels sur le bien-être subjectif, la concentration, la réduction du stress et l’orientation des usagers.
  • Comportement du consommateur et marketing sensoriel : Déterminer l’influence des ambiances sonores, olfactives, chromatiques et spatiales en point de vente sur la durée de visite, le budget dépensé et la fidélité client, popularisée par Donovan et Rossiter (1982) via le modèle S-O-R.
  • Interactions homme-machine et ergonomie cognitive : Mesurer les réactions affectives instantanées induites par les interfaces logicielles, les jeux vidéo, les agents conversationnels ou les dispositifs de réalité immersive.

En contexte clinique et psychopathologique, l’échelle permet en outre d’évaluer de manière dynamique les fluctuations de l’humeur au cours d’une intervention thérapeutique ou d’une exposition contrôlée à des stimuli anxiogènes, offrant ainsi un monitoring écologique direct des modulations affectives du patient.

5. Construit psychologique

Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument PAD postule que n’importe quelle expérience émotionnelle consciente peut être décomposée et localisée géométriquement dans un espace continu tridimensionnel défini par les axes orthogonaux de Plaisir, d’Éveil et de Dominance.

5.1. La dimension de Plaisir (Pleasure – P)

La dimension de Plaisir correspond à la valence affective ou à la tonalité hédonique fondamentale de l’état émotionnel. Elle reflète le degré auquel un individu se sent intrinsèquement bien, réjoui, serein ou satisfait par rapport à un état de déplaisir, d’insatisfaction ou de douleur morale. Cette dimension se situe sur un continuum bipolaire allant de la dysphorie la plus aiguë (dépression, chagrin, répulsion) au bien-être euphorique le plus intense (joie, ravissement, béatitude).

Dans l’échelle, elle est capturée par six descripteurs bipolaires : Happy – Unhappy, Pleased – Annoyed, Satisfied – Unsatisfied, Contented – Melancholic, Hopeful – Despairing, et Relaxed – Bored. Un score élevé sur cette composante témoigne d’un état subjectif éminemment positif et gratifiant, renforçant les attitudes favorables envers le stimulus déclencheur.

5.2. La dimension d’Éveil (Arousal – A)

L’axe d’Éveil renvoie au niveau d’énergie, d’activation motrice et d’excitation neurophysiologique éprouvé par le sujet. Indépendamment du fait que la situation soit agréable ou désagréable, l’éveil varie de l’assoupissement léthargique, du calme profond ou de la torpeur, jusqu’à une stimulation physiologique intense, un état d’alerte maximal, voire une frénésie incontrôlée.

Les items évaluant l’éveil incluent des paires contrastées telles que : Stimulated – Relaxed, Excited – Calm, Frenzied – Sluggish, Jittery – Dull, Wide awake – Sleepy, et Aroused – Unaroused. L’éveil module l’intensité avec laquelle l’émotion est vécue. Par exemple, la combinaison d’un plaisir élevé et d’un éveil élevé engendre l’exaltation ou l’extase, tandis qu’un plaisir élevé associé à un faible éveil correspond plutôt à la détente ou à la sérénité méditative.

5.3. La dimension de Dominance (Dominance – D)

La Dominance est la composante conative et relationnelle du modèle PAD. Elle qualifie le degré auquel l’individu perçoit qu’il exerce une maîtrise, un pouvoir ou une influence sur son environnement immédiat, ou, à l’opposé, la mesure dans laquelle il se sent contrôlé, influencé, guidé, restreint ou dominé par des forces externes indépendantes de sa volonté.

Cette dimension s’incarne dans les items suivants : Controlling – Controlled, Influential – Influenced, In control – Cared-for, Dominant – Submissive, Autonomous – Guided, et Important – Awed. La dominance joue un rôle capital dans les contextes institutionnels, hiérarchiques ou commerciaux : un individu placé dans un cadre inconnu, bruyant ou intimidant (comme un aéroport labyrinthique ou un tribunal) manifestera un score d’éveil élevé mais une dominance effondrée, situation propice à un profond sentiment d’anxiété et d’impuissance.

6. Cadre théorique

Le cadre théorique de l’échelle PAD s’enracine dans la convergence de la psychologie béhavioriste néo-médiationniste, de la tradition des différentiels sémantiques de Charles Osgood et des débuts de la psychologie environnementale cognitive.

6.1. La tradition d’Osgood et la sémantique de l’affect

Dans les années 1950, Charles E. Osgood, Suci et Tannenbaum (1957) ont démontré à travers de vastes études transculturelles d’analyse factorielle que la signification affective de n’importe quel concept peut être ramenée à trois dimensions structurales fondamentales : Évaluation (Evaluation), Puissance (Potency) et Activité (Activity) — le modèle EPA. Mehrabian et Russell (1974) ont opéré une transposition psychologique directe de cette découverte linguistique : si le système sémantique humain traite les informations selon ces trois axes, c’est précisément parce que le système nerveux sous-jacent réagit émotionnellement selon trois axes équivalents : Plaisir (Évaluation), Éveil (Activité) et Dominance (Puissance).

6.2. Le modèle Stimulus – Organisme – Réponse (S-O-R)

Le modèle PAD constitue le cœur conceptuel de la formulation Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R) formulée par Mehrabian et Russell, puis formalisée dans les sciences appliquées par Donovan et Rossiter (1982) :

  • Stimulus (S) : L’ensemble des stimuli physiques et sociaux de l’environnement (température, éclairage, musique, densité de foule, configuration spatiale).
  • Organisme (O) : L’état affectif médiateur interne de l’individu, mesuré exclusivement à l’aide des trois dimensions du PAD.
  • Réponse (R) : Les comportements manifestes finaux, catégorisés dichotomiquement en comportements d’Approche (volonté d’exploration, d’affiliation sociale, de consommation, d’attachement) ou d’Évitement (désir d’interruption de la tâche, repli social, fuite de l’environnement).

Ce paradigme réfute le béhaviorisme radical (S-R) en affirmant qu’aucun stimulus environnemental ne produit une réponse motrice directe sans transiter par une modification de l’état PAD de l’individu.

7. Validité

La validité psychométrique de l’échelle PAD a été étayée par un corpus expérimental massif au cours des cinq dernières décennies, démontrant une adéquation remarquable tant sur le plan théorique que prédictif.

7.1. Validité de construit et validité convergente

La validité de construit a été documentée dès la publication séminale de Mehrabian et Russell (1974). Les auteurs ont corrélé les scores de l’échelle PAD avec des mesures psychophysiologiques objectives :

  • La dimension d’Éveil présente des corrélations positives statistiquement significatives (r oscillant entre 0,45 et 0,68, p < 0,001) avec la conductance cutanée (réponse électrodermale), l’accélération du rythme cardiaque et les rythmes bêta à l’électroencéphalogramme.
  • La dimension de Plaisir démontre une convergence robuste avec l’activité électromyographique faciale du muscle grand zygomatique (responsable du sourire) et des corrélations négatives avec celle du muscle corrugateur du sourcil (associé au froncement et à la détresse).
  • De plus, la sous-échelle de Plaisir corrèle très fortement (r > 0,75) avec d’autres échelles de bien-être hédonique validées, telles que l’échelle d’affect positif de la PANAS (Watson, Clark, & Tellegen, 1988).

7.2. Validité discriminante

Bien que certains chercheurs (notamment Russell lui-même dans ses écrits ultérieurs sur le modèle circumplex de 1980) aient parfois remis en question l’indépendance statistique de la Dominance, de multiples analyses factorielles confirmatoires et matrices multi-traits multi-méthodes confirment que les trois facteurs partagent une variance commune modérée : les intercorrélations entre Plaisir et Éveil demeurent généralement inférieures à 0,25 dans des contextes non extrêmes, confirmant leur quasi-orthogonalité.

7.3. Validité prédictive et écologique

La validité prédictive du modèle est particulièrement étayée dans la littérature sur l’atmosphère des points de vente. L’étude fondamentale de Donovan et Rossiter (1982), répliquée par Donovan, Rossiter, Marcoolyn et Nesdale (1994), démontre que les dimensions de Plaisir et d’Éveil expliquent à elles seules plus de 40 % de la variance du temps passé en magasin et des dépenses non planifiées effectuées par les consommateurs. La dimension de Dominance s’avère particulièrement discriminante pour prédire la satisfaction des usagers dans les contextes où l’individu a besoin d’exercer un contrôle élevé sur sa tâche (tels que les interfaces bancaires ou les parcours de soins médicaux).

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle PAD a été évaluée à de multiples reprises sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle (test-retest).

8.1. Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps de Mehrabian et Russell (1974), les coefficients de cohérence interne (mesurés à l’aide de l’alpha de Cronbach) pour les échelles composées de 6 items chacune se sont avérés remarquablement élevés :

  • Plaisir : α = 0,86 à 0,91
  • Éveil : α = 0,80 à 0,88
  • Dominance : α = 0,77 à 0,84

Des méta-analyses et des réplications ultérieures conduites dans des contextes variés (par exemple, Havlena et Holbrook, 1986 ; Bigné et al., 2005) ont confirmé que les valeurs de l’alpha dépassent presque systématiquement le seuil critique d’acceptabilité de 0,80 pour le Plaisir et l’Éveil, la dimension de Dominance oscillant généralement entre 0,76 et 0,83 en fonction de la clarté linguistique des adjectifs traduits.

8.2. Fidélité test-retest

Bien que l’échelle PAD soit conçue pour capturer un « état » émotionnel transitoire (state) et non un « trait » stable de personnalité (pour lequel Mehrabian a développé une échelle de trait distincte), les évaluations de fidélité test-retest à court terme (intervalles de 15 à 30 minutes sous conditions de stimulation environnementale identique et constante) mettent en évidence des coefficients de stabilité élevés compris entre r = 0,78 et r = 0,87, confirmant la précision de mesure de l’instrument face à un stimulus invariant.

9. Analyse factorielle

La confirmation empirique de la structure tridimensionnelle du modèle PAD repose sur d’abondantes analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

9.1. Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Lors des premières analyses factorielles conduites avec rotation Varimax orthogonale par Mehrabian et Russell (1974), trois facteurs principaux ont émergé de manière récurrente, expliquant conjointement plus de 55 % à 65 % de la variance totale des 18 paires d’adjectifs :

  • Le facteur 1, représentant le Plaisir, présente des saturations factorielles très élevées (λ > 0,70) sur des items comme Happy – Unhappy et Satisfied – Unsatisfied, sans cross-loadings notables sur les autres axes.
  • Le facteur 2, identifié comme l’Éveil, rassemble des saturations comprises entre 0,62 et 0,81 pour des paires telles que Stimulated – Relaxed et Frenzied – Sluggish.
  • Le facteur 3, correspondant à la Dominance, affiche des saturations oscillant entre 0,55 et 0,78 pour des items comme Controlling – Controlled et Autonomous – Guided.

9.2. Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Dans les modélisations par équations structurelles modernes (SEM), le modèle théorique à trois facteurs orthogonaux ou corrélés présente d’excellents indices d’ajustement global. Les études contemporaines rapportent classiquement des indices satisfaisant aux standards psychométriques rigoureux de Hu et Bentler :

  • CFI (Comparative Fit Index) : ≥ 0,93 – 0,96
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : ≥ 0,92 – 0,95
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : ≤ 0,045 – 0,060 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : ≤ 0,050

Ces données confirment sans ambiguïté que le modèle tridimensionnel offre un ajustement significativement supérieur à n’importe quel modèle alternatif unidimensionnel ou bidimensionnel (par exemple, Plaisir-Éveil sans la Dominance).

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous un format d’auto-évaluation standardisé particulièrement simple et rapide à administrer :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique fondé sur la technique du différentiel sémantique.
  • Nombre total d’items : 18 items bipolaires.
  • Sous-échelles :
    • Plaisir (Pleasure – P) : 6 items (items 1 à 6).
    • Éveil (Arousal – A) : 6 items (items 7 à 12).
    • Dominance (Dominance – D) : 6 items (items 13 à 18).
  • Format et échelle de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 9 points (9-point semantic differential scale), cotée soit de -4 à +4 (avec 0 comme point neutre), soit de 1 à 9.
  • Procédure de cotation (Scoring) : Les items dont la polarité est inversée sont recodés de sorte qu’un score élevé corresponde toujours à un niveau élevé de Plaisir, d’Éveil ou de Dominance. Le score de chaque dimension est obtenu soit en calculant la moyenne arithmétique des 6 items correspondants, soit en effectuant leur somme globale (pouvant aller de 6 à 54 pour une échelle cotée de 1 à 9, ou de -24 à +24 pour une cotation de -4 à +4).
  • Temps de passation : Environ 2 à 4 minutes, ce qui en fait un outil idéal pour les mesures in situ en temps réel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle a été initialement publiée en 1974 dans l’ouvrage fondateur An Approach to Environmental Psychology aux presses du MIT (MIT Press).

  • Statut des droits et licences : L’échelle originale de 18 items à différentiel sémantique est entrée dans le domaine public académique à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement supérieur. Les chercheurs peuvent utiliser les paires d’adjectifs publiées sans versement de royalties, sous réserve expresse de citer formellement les auteurs originaux (Mehrabian & Russell, 1974).
  • Utilisations commerciales : Toute intégration de l’instrument dans des logiciels commerciaux propriétaires, des plateformes payantes d’études de marché ou des produits brevetés peut nécessiter une consultation auprès des ayants droit ou des éditeurs détenteurs des droits originaux de l’ouvrage (The MIT Press).

12. Références

  • Bigné, J. E., Andreu, L., & Gnoth, J. (2005). The theme park experience: An analysis of pleasure, arousal and satisfaction. Tourism Management, 26(6), 833–844. https://doi.org/10.1016/j.tourman.2004.05.006
  • Donovan, R. J., & Rossiter, J. R. (1982). Store atmosphere: An environmental psychology approach. Journal of Retailing, 58(1), 34–57.
  • Donovan, R. J., Rossiter, J. R., Marcoolyn, G., & Nesdale, A. (1994). Store atmosphere and purchasing behavior. Journal of Retailing, 70(3), 283–294. https://doi.org/10.1016/0022-4359(94)90037-5
  • Havlena, W. J., & Holbrook, M. B. (1986). The varieties of consumption experience: Comparing two typologies of emotion in consumer behavior. Journal of Consumer Research, 13(3), 394–404. https://doi.org/10.1086/209078
  • Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. MIT Press.
  • Osgood, C. E., Suci, G. J., & Tannenbaum, P. H. (1957). The measurement of meaning. University of Illinois Press.
  • Russell, J. A. (1980). A circumplex model of affect. Journal of Personality and Social Psychology, 39(6), 1161–1178. https://doi.org/10.1037/h0077714
  • Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 9-point semantic differential scale (scored -4 to +4, or 1 to 9)

Instructions: Please indicate how you feel right now in this environment by selecting the position between each pair of adjectives that best describes your current emotional state.

Pleasure Subscale

  1. Happy – Unhappy
  2. Pleased – Annoyed
  3. Satisfied – Unsatisfied
  4. Contented – Melancholic
  5. Hopeful – Despairing
  6. Relaxed – Bored

Arousal Subscale

  1. Stimulated – Relaxed
  2. Excited – Calm
  3. Frenzied – Sluggish
  4. Jittery – Dull
  5. Wide awake – Sleepy
  6. Aroused – Unaroused

Dominance Subscale

  1. Controlling – Controlled
  2. Influential – Influenced
  3. In control – Cared-for
  4. Dominant – Submissive
  5. Autonomous – Guided
  6. Important – Awed
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle de l’état émotionnel PAD. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-etat-emotionnel-pad/
Looti, Mohammed. “Échelle de l’état émotionnel PAD.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-etat-emotionnel-pad/.
Looti, Mohammed. “Échelle de l’état émotionnel PAD.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-etat-emotionnel-pad/.