1. Résumé / Abstract
L’Échelle de l’environnementalisme dans les choix de produits (Environmentalism in Product Choices Scale ou EPCS) est un instrument psychométrique développé pour quantifier la propension individuelle des consommateurs à privilégier l’achat de biens présentant un impact environnemental négatif réduit. Introduit et popularisé dans les recherches en psychologie de la consommation et en marketing vert, notamment par Kareklas, Carlson et Muehling (2014), cet outil évalue la manière dont les croyances et sensibilités écologiques se traduisent directement en critères de sélection lors de l’acte d’achat. L’échelle examine plusieurs facettes concrètes de l’éco-responsabilité matérielle, notamment la préférence pour les produits conçus à partir de matières recyclées, les formulations chimiques ou agricoles respectueuses des écosystèmes et la réduction substantielle des emballages superflus.
Composée généralement d’une structure unidimensionnelle ou resserrée autour d’un facteur d’ordre supérieur à items multiples (généralement évalués sur une échelle de Likert en 7 points allant de « Fortement en désaccord » à « Fortement d’accord »), l’EPCS capture l’orientation altruiste et environnementale du consommateur face aux arbitrages du marché. Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une excellente consistance interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach régulièrement supérieurs à 0,85, ainsi qu’une validité convergente et prédictive robuste vis-à-vis des comportements d’achat éco-responsables, tels que la sélection de denrées biologiques, de produits ménagers écologiques ou d’appareils à faible empreinte carbone. L’EPCS s’impose ainsi comme un standard d’évaluation rigoureux pour discriminer les attitudes pro-environnementales déclaratives des motivations concrètes guidant le comportement de choix sur le lieu de vente.
2. Mots-clés / Keywords
Environnementalisme, choix de produits, comportement du consommateur, psychométrie, consommation durable, alimentation biologique, motivations altruistes, emballage écologique, écoconception, responsabilité environnementale, intention d’achat, marketing vert.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été formalisée et appliquée dans les travaux séminaux menés par une équipe de chercheurs en marketing et en communication persuasive de premier plan :
- Ioannis Kareklas, Ph.D. — Professeur associé de marketing, School of Business, University at Albany, State University of New York (SUNY) / anciennement Washington State University. Spécialiste des modèles de persuasion publicitaire, des comportements prosociaux et de la consommation durable. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Jeffrey R. Carlson, Ph.D. — Professeur associé de marketing, Robins School of Business, University of Richmond / anciennement University of Connecticut. Ses travaux portent sur la cognition du consommateur, l’identification à la marque et les motivations d’achat éthiques. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Darrel D. Muehling, Ph.D. — Professeur émérite de marketing, Carson College of Business, Washington State University. Chercheur reconnu pour ses contributions sur l’efficacité publicitaire, la nostalgie et les réponses affectives et cognitives aux allégations environnementales. Courriel institutionnel :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’Environmentalism in Product Choices Scale (EPCS) est de mesurer précisément l’ampleur avec laquelle un consommateur intègre des impératifs écologiques dans ses processus décisionnels d’achat. Historiquement, la recherche en psychologie sociale et environnementale a été confrontée au phénomène bien documenté du « green attitude-behavior gap » (le fossé entre l’attitude écologique globale et le comportement effectif). De nombreux instruments mesurent l’inquiétude générale face au réchauffement climatique ou l’adhésion abstraite à des idéaux de préservation planétaire (comme le New Ecological Paradigm), sans pour autant parvenir à prédire si un individu est prêt à modifier ses habitudes au moment de sélectionner une marque ou un produit dans un rayon de supermarché.
L’EPCS a été élaborée pour combler cette lacune théorique et empirique. Son but est d’ancrer la mesure du construit environnementaliste directement au niveau de l’objet de consommation. Elle permet de répondre à plusieurs interrogations scientifiques et opérationnelles :
- Dans quelle mesure les consommateurs valorisent-ils les attributs intrinsèques d’écoconception (formulations non toxiques, procédés agricoles sans pesticides) par rapport aux attributs conventionnels tels que le prix, la commodité ou la notoriété de la marque ?
- Comment les aspects extrinsèques de durabilité (réduction de l’emballage, matériaux recyclés ou biodégradables) influencent-ils le consentement à payer et la préférence de marque ?
- Quel est le poids relatif des considérations altruistes (bénéfices environnementaux pour la collectivité) par rapport aux considérations purement égoïstes (bénéfices personnels liés à la santé, au statut ou au bien-être individuel) dans la prise de décision ?
Sur le plan des applications de recherche, l’EPCS fournit aux chercheurs en psychologie du consommateur une métrique standardisée pour tester des modèles structurels complexes reliant les valeurs personnelles, l’exposition à des messages publicitaires et les choix de consommation durable. Dans le contexte de la recherche appliquée et du marketing sociétal, l’outil permet de segmenter les marchés selon la sensibilité écologique réelle des acheteurs, d’optimiser la conception des messages sur les écolabels et d’évaluer l’efficacité des campagnes de communication préconisant des modes de vie durables.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’EPCS repose sur l’opérationnalisation de l’environnementalisme appliqué aux choix de consommation. Contrairement à une préoccupation écologique diffuse, ce construit représente une disposition comportementale cohérente et ciblée, caractérisée par la volonté active d’allouer ses ressources financières à des options commerciales qui minimisent l’empreinte écologique négative. Ce construit s’articule autour de trois dimensions complémentaires interdépendantes :
1. La préférence pour les matériaux recyclés et recyclables
Cette dimension évalue l’inclination du consommateur à privilégier des articles issus de l’économie circulaire. Elle implique la reconnaissance par le consommateur que l’extraction de matières premières vierges est délétère pour l’environnement, incitant l’individu à valoriser des produits composés de fibres post-consommation, de plastiques régénérés ou de métaux recyclés. L’individu démontrant un score élevé sur cette facette accepte consciemment les potentielles variations esthétiques ou de texture d’un matériau recyclé en contrepartie de sa vertu écologique.
2. Les formulations respectueuses de l’environnement
Cette composante cible le contenu substantiel et chimique du produit lui-même. Elle renvoie à l’évitement délibéré des substances chimiques persistantes, polluantes, toxiques ou issues de la pétrochimie. Dans l’industrie alimentaire, cela se traduit par le choix de denrées cultivées sans engrais de synthèse, sans pesticides et sans organismes génétiquement modifiés (agriculture biologique). Dans les produits ménagers ou cosmétiques, elle se manifeste par la préférence pour des ingrédients biodégradables, d’origine végétale et non testés sur les animaux. Le consommateur attribue ici une valeur morale et écologique à l’innocuité de la composition pour la faune, la flore et les cours d’eau.
3. La minimisation et l’écoconception du conditionnement
La troisième facette examine la sensibilité du consommateur à la problématique de l’emballage. Elle capture la réprobation face au suremballage plastique, à l’emploi de barquettes individuelles non nécessaires et aux contenants non compostables. L’individu valorise les alternatives en vrac, les recharges concentrées, les packagings allégés en matière ou conçus en carton certifié durable. Cette dimension met en jeu la prise de conscience de la gestion des déchets en fin de vie du produit.
Dans le modèle théorique sous-jacent à l’EPCS, ces trois dimensions convergent vers un même construit latent : une posture d’arbitrage conscient où l’individu fait prévaloir la préservation des ressources planétaires sur les attributs de consommation traditionnels de l’économie linéaire.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement et l’interprétation de l’EPCS s’ancrent dans plusieurs corpus théoriques majeurs de la psychologie sociale, cognitive et comportementale :
La Théorie du Comportement Planifié (TPB)
Formulée par Icek Ajzen (1991), la Théorie du Comportement Planifié stipule que les intentions comportementales sont prédites par l’attitude envers le comportement, les normes subjectives et le contrôle comportemental perçu. Dans ce cadre, l’EPCS capture l’attitude évaluative spécifique envers les actes de consommation durable. Plus l’attitude envers l’achat écologique est favorable et accessible en mémoire, plus l’intention de sélectionner un produit à faible empreinte environnementale lors du choix en magasin est robuste.
La Théorie Valeur-Croyance-Norme (VBN)
Élaborée par Paul C. Stern (2000), la théorie Value-Belief-Norm postule que les comportements pro-environnementaux découlent d’une chaîne causale débutant par les valeurs personnelles fondamentales (biosphériques, altruistes et égoïstes), traversant les croyances écologiques générales, pour aboutir à l’activation d’un sentiment d’obligation morale personnelle (la norme personnelle). L’EPCS opère comme le point d’aboutissement de ce processus : elle mesure la cristallisation de la norme personnelle dans des règles de décision matérielles tangibles.
Le Modèle d’Activation de la Norme et la Dualité Altruisme / Égoïsme
L’apport spécifique de Kareklas, Carlson et Muehling (2014) dans l’usage de cette échelle réside dans l’articulation entre motivations altruistes et égoïstes. En s’appuyant sur le modèle d’activation de la norme de Shalom Schwartz, les auteurs démontrent que la décision d’acheter des produits durables (comme l’alimentation biologique) n’est pas purement désintéressée. L’EPCS mesure la composante axée sur le bien public (l’altruisme environnemental, le bénéfice pour autrui et pour la planète), laquelle interagit en synergie avec des considérations égoïstes (santé personnelle, goût supérieur, statut social) pour déterminer l’attitude globale et la fidélité aux marques durables.
7. Validité / Validity
Les études empiriques évaluant les propriétés psychométriques de l’EPCS ont mis en évidence des niveaux rigoureux de validité scientifique :
Validité de construit
La validité de construit a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses. Les items de l’échelle présentent de fortes saturations factorielles sur leur facteur de rattachement (souvent comprises entre 0,72 et 0,91), indiquant que les variables observées capturent avec précision la variance du construit latent théorisé. Les indices d’ajustement globaux des modèles de mesure rapportés dans la littérature sont conformes aux seuils méthodologiques stricts (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,95 ; TLI > 0,94 ; SRMR < 0,05).
Validité convergente
La validité convergente est confirmée par des corrélations positives, statistiquement significatives et élevées avec d’autres échelles validées évaluant l’engagement écologique, notamment :
- Le New Ecological Paradigm (NEP) de Dunlap et al. ($r$ oscillant généralement entre 0,45 et 0,62, $p < 0,001$) ;
- L’échelle des valeurs écologiques du consommateur (GREEN Scale de Haws, Winterich et Naylor) ($r > 0,70$) ;
- La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède systématiquement le seuil critique de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker, atteignant couramment des valeurs situées entre 0,60 et 0,75.
Validité discriminante
L’EPCS se distingue nettement de construits connexes tels que la sensibilité générale au prix, la recherche de variété ou la conscience de santé individuelle (Health Consciousness). La corrélation modérée observée entre l’EPCS et la conscience de santé ($r \approx 0,30$ à $0,42$) atteste que le souci environnemental dans les choix matériels ne se réduit pas à une simple préoccupation pour son bien-être corporel personnel. De surcroît, le critère de Fornell-Larcker est respecté : la racine carrée de l’AVE de l’EPCS est supérieure à ses corrélations avec toute autre variable latente du modèle théorique.
Validité prédictive et critérielle
Dans les protocoles expérimentaux et quasi-expérimentaux conduits par Kareklas et ses collaborateurs (2014), les scores obtenus à l’EPCS prédisent significativement les attitudes envers les publicités promouvant des produits biologiques ($eta = 0,38$, $p < 0,001$) et l’intention réelle d’achat de biens certifiés durables ($eta = 0,44$, $p < 0,001$), même après contrôle des variables sociodémographiques et du revenu disponible.
8. Fidélité / Reliability
La fiabilité de l’instrument a été évaluée à travers de multiples échantillons de consommateurs adultes et étudiants dans divers contextes culturels et économiques :
- Consistance interne : Le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) rapporté dans l’étude princeps de Kareklas, Carlson et Muehling (2014) est exceptionnellement élevé, atteignant $\alpha = 0,91$. Les réplications ultérieures dans le domaine de la consommation verte confirment une constance remarquable, avec des alphas oscillant systématiquement entre 0,87 et 0,94.
- Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : L’indice de fiabilité composite de Werts-Linn-Jöreskog dépasse régulièrement 0,88, attestant que la part de variance attribuable au construit latent est prépondérante par rapport à la variance d’erreur de mesure.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que les attitudes puissent évoluer en fonction des stimuli informationnels, les protocoles mesurant la stabilité test-retest à un intervalle de 3 à 4 semaines démontrent un coefficient de corrélation intraclasse ($ICC$) supérieur à 0,82, attestant de la robustesse de l’échelle comme mesure d’une disposition attitudinale stable dans le temps.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validation structurale de l’instrument a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies :
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors des phases initiales d’extraction (utilisant la factorisation en axes principaux ou le maximum de vraisemblance avec rotation oblique Promax/Oblimin) :
- L’application du critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1,0) et l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) isolent invariablement un facteur dominant majeur qui explique à lui seul plus de 62 % à 70 % de la variance totale des items.
- L’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) dépasse généralement 0,88, indiquant une adéquation d’échantillonnage remarquable, tandis que le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif ($p < 0,001$).
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles (SEM) confirment la pertinence du modèle unidimensionnel ou de premier ordre hiérarchique :
| Indice d’ajustement | Valeur observée moyenne | Seuil méthodologique recommandé |
|---|---|---|
| Chi-deux normé ($\chi^2 / dl$) | 1,85 – 2,40 | < 3,00 |
| Comparative Fit Index (CFI) | 0,96 – 0,98 | > 0,95 |
| Tucker-Lewis Index (TLI) | 0,95 – 0,97 | > 0,95 |
| RMSEA [IC à 90 %] | 0,042 [0,028 ; 0,059] | < 0,06 |
| Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) | 0,031 | < 0,08 |
Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) se révèlent statistiquement significatives ($p < 0,001$) et d’une magnitude élevée, attestant d’une excellente cohérence dimensionnelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’EPCS est un auto-questionnaire standardisé conçu pour une passation rapide et rigoureuse.
- Type de passation : Auto-administré (sur support papier, tablette ou questionnaire en ligne).
- Nombre d’items : Variable selon les versions (la version canonique adaptée comprend typiquement de 4 à 8 items ciblés évaluant les préférences matérielles du consommateur).
- Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Plutôt en désaccord (Somewhat Disagree)
- 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
- 5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
- 6 = D’accord (Agree)
- 7 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Tous les items sont généralement formulés dans le sens positif du construit (aucun item inversé dans la formulation standard, bien qu’un contrôle de la désirabilité sociale ou d’acquiescement soit recommandé).
- Un score global d’environnementalisme dans les choix de produits est calculé en effectuant la moyenne arithmétique ou la somme cumulée des items.
- Un score plus élevé traduit une préférence prononcée et active pour les produits à faible impact écologique.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Année de formalisation : 2014 (dans sa formulation publiée dans le Journal of Advertising).
Statut des droits et conditions d’accès :
- L’article original et sa mise en page sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur académique (Taylor & Francis) et de l’American Academy of Advertising.
- Utilisation pour la recherche académique : L’utilisation des items de l’échelle à des fins de recherche scientifique non commerciale est généralement autorisée dans le cadre des principes d’usage loyal (fair use), sous réserve d’une citation bibliographique intégrale des auteurs originaux (Kareklas et al., 2014).
- Utilisation commerciale et conseil : Toute intégration de l’instrument dans des logiciels commerciaux, des panels d’études de marché payants ou des audits industriels nécessite l’autorisation préalable expresse des ayants droit ou des auteurs.
- Tarification : Aucun coût de licence n’est facturé pour les projets universitaires et les thèses doctorales.
12. Références / References
Les publications fondatrices et études connexes associées à l’EPCS incluent :
- Ajzen, I. (1991). The theory of planned behavior. Organizational Behavior and Human Decision Processes, 50(2), 179–211. https://doi.org/10.1016/0749-5978(91)90020-T
- Banerjee, B., & McKeage, K. (1994). How green is my value: Exploring the relationship between environmentalism and materialism. Advances in Consumer Research, 21(1), 147–152.
- Dunlap, R. E., Van Liere, K. D., Mertig, A. G., & Jones, R. E. (2000). New trends in measuring environmental attitudes: Measuring endorsement of the New Ecological Paradigm: A revised NEP scale. Journal of Social Issues, 56(3), 425–442. https://doi.org/10.1111/0022-4537.00176
- Haws, K. L., Winterich, K. P., & Naylor, R. W. (2014). Seeing the world through GREEN-tinted glasses: Green consumption values and responses to environmentally friendly products. Journal of Consumer Psychology, 24(3), 336–354. https://doi.org/10.1016/j.jcps.2013.11.002
- Kareklas, I., Carlson, J. R., & Muehling, D. D. (2014). ‘I eat organic for my benefit and yours’: Egoistic and altruistic considerations for purchasing organic food and their implications for advertising strategists. Journal of Advertising, 43(1), 18–32. https://doi.org/10.1080/00913367.2013.867886
- Kim, Y., & Choi, S. M. (2005). Antecedents of green purchase behavior: An examination of collectivism, environmental concern, and PCE. Advances in Consumer Research, 32, 592–599.
- Stern, P. C. (2000). New environmental theories: Toward a coherent theory of environmentally significant behavior. Journal of Social Issues, 56(3), 407–424. https://doi.org/10.1111/0022-4537.00175
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels complets de l’échelle d’évaluation de l’environnementalisme dans les choix de produits sont soumis aux droits de propriété intellectuelle des auteurs originaux et de l’éditeur de la revue scientifique de référence. Par respect de la législation sur le droit d’auteur et pour éviter toute distorsion psychométrique, les items indicatifs reproduits ci-dessous sont présentés à titre d’illustration théorique et didactique de l’opérationnalisation du construit.
Instructions to respondents: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your consumer product choices, using the scale from 1 (Strongly Disagree) to 7 (Strongly Agree).
1. I make an effort to buy products that are packaged in recycled or recyclable materials.
(1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree)
2. Whenever possible, I choose products that have a reduced amount of packaging to minimize waste.
(1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree)
3. I prefer purchasing products with environmentally friendly ingredients or chemical formulations.
(1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree)
4. I deliberately select goods that are known to have a minimal negative impact on the natural environment.
(1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree)
5. When comparing similar brands, I choose the option manufactured using environmentally sustainable processes.
(1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Somewhat Disagree | 4 = Neither Agree nor Disagree | 5 = Somewhat Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree)