1. Résumé / Abstract
L’Échelle de l’environnement favorisant le rétablissement (Recovery Enhancing Environment Scale, REE), initialement conçue par le Dr Priscilla Ridgway et ses collaborateurs (Ridgway & Press, 2004 ; Ridgway, 2011), est un instrument de mesure psychométrique et programmatique développé pour évaluer dans quelle mesure les services de santé mentale et les environnements institutionnels soutiennent et favorisent le processus de rétablissement en santé mentale selon la perspective propre des usagers. Contrairement aux outils traditionnels d’évaluation de la qualité des soins ou de satisfaction des patients, la REE operationalise le rétablissement en tant que démarche multidimensionnelle d’autodétermination, de redéfinition identitaire, d’intégration sociale et de reconquête de pouvoir d’agir (empowerment).
L’instrument se structure en plusieurs modules complémentaires : un profil sociodémographique, une évaluation du stade personnel d’implication dans le rétablissement (dérivée du modèle transthéorique de Prochaska et DiClemente), une batterie d’éléments programmatiques spécifiques (évaluant à la fois l’importance accordée à chaque facteur et la performance effective de l’équipe clinique et des programmes), un volet dédié aux besoins spécifiques des minorités et populations vulnérables (diversité culturelle, co-occurrences d’addictions, antécédents de traumatismes, minorités sexuelles et de genre, parentalité), ainsi qu’une échelle d’indicateurs individuels de bien-être et de réhabilitation intitulée Recovery Markers (RM-R). Les échelles de réponse reposent principalement sur des échelles de type Likert à 4 points (« Tout à fait d’accord » à « Pas du tout d’accord ») ou à 5 points dans la version standard originale de 2004, complétées par des indicateurs dichotomiques (Vrai/Faux ou Oui/Non) pour les jalons socioprofessionnels.
Sur le plan psychométrique, la REE présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre .88 et .96 pour l’ensemble des sous-échelles de soutien environnemental, et excédant .90 pour les marqueurs individuels de rétablissement. La validité de construit, explorée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, corrobore une modélisation hiérarchique articulant des facteurs de soutien relationnel, d’orientation vers les objectifs personnels, d’ouverture citoyenne et de réponse aux besoins fondamentaux. Utilisée à travers de multiples juridictions internationales et dans les programmes d’évaluation de la qualité axés sur les données probantes, la REE s’impose comme un étalon-or de la recherche translationnelle participative en santé mentale communautaire.
2. Mots-clés / Keywords
Santé mentale communautaire, Rétablissement psychiatrique, Évaluation de programmes, Échelle REE, Environnement thérapeutique, Empowerment, Autodétermination, Psychométrie, Indicateurs de rétablissement, Soutien par les pairs, Pratiques axées sur le rétablissement, Priscilla Ridgway.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan affiliés au milieu universitaire et aux organisations de défense des droits des usagers de la psychiatrie :
- Priscilla Ridgway, Ph.D., LCSW : Chercheuse et professeure adjointe, Department of Psychiatry, Yale Program for Recovery and Community Health (PRCH), Yale University School of Medicine, New Haven, Connecticut, États-Unis. Auteure pionnière des modèles empiriques de rétablissement et de résilience institutionnelle. (Correspondance historique : [email protected]).
- Jerome Press, M.S.W. : Statisticien et chercheur en santé mentale publique, consultant auprès des départements d’État de la santé mentale et de l’administration des services d’abus de substances et de santé mentale (SAMHSA).
- Collaborateurs du projet DREEM et REE-MI : Des adaptations régionales et institutionnelles substantielles ont été conduites en collaboration avec le Michigan Department of Community Health (MDCH) et des réseaux de pairs-aidants certifiés, renforçant le caractère participatif et communautaire du projet d’instrumentation.
4. Objectif / Purpose
La conception de la Recovery Enhancing Environment Scale (REE) répond à un impératif historique et paradigmatique : opérer la transition des modèles biomédicaux asilaires et de réduction des symptômes vers des modèles de soins axés sur le rétablissement (recovery-oriented systems of care). Pendant des décennies, les instruments de mesure appliqués en psychiatrie se sont cantonnés à quantifier la sévérité symptomatique (ex. BPRS, PANSS), les déficits cognitifs ou la conformité thérapeutique. La REE a été créée pour offrir une mesure scientifique standardisée de la qualité écologique et relationnelle des services de soutien, telle que perçue directement par les bénéficiaires des soins.
Applications cliniques et en gestion des services
Au niveau clinique et organisationnel, la REE permet aux gestionnaires de programmes de santé mentale communautaire, aux cliniciens et aux équipes pluridisciplinaires :
- D’identifier les décalages institutionnels : En comparant la valeur que les usagers accordent à un élément (ex. « Trouver un sens à sa vie », « Être soutenu face aux traumatismes ») et l’assistance effective apportée par l’équipe, la REE calcule un indice de concordance des priorités permettant un ciblage précis des interventions.
- De guider l’amélioration continue de la qualité (ACQ) : L’outil sert de baromètre dans les audits cliniques pour transformer les structures hospitalières ou médico-sociales en milieux favorables au bien-être, à la dignité et à la liberté de choix.
- De soutenir les plans de services individualisés : La section relative aux marqueurs individuels (RM-R) permet d’établir une cartographie des forces, des réussites fonctionnelles et des besoins émergents du patient, favorisant la co-construction d’objectifs de vie authentiques.
Applications en recherche
Dans le domaine de la recherche translationnelle, la REE est mobilisée pour :
- Tester l’efficacité des interventions novatrices (telles que le logement d’abord / Housing First, le soutien à l’emploi selon le modèle IPS ou la pair-aidance institutionnalisée).
- Analyser les liens médiateurs entre un environnement clinique respectueux des droits et l’adhésion subjective au rétablissement, la réduction de l’auto-stigmatisation et la qualité de vie globale.
- Fournir des métriques comparables entre différents centres de soins régionaux ou nationaux, facilitant le benchmarking éthique et clinique.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par la REE repose sur une conception dialectique du rétablissement : celui-ci ne découle pas uniquement de mécanismes intrapsychiques ou pharmacologiques, mais constitue le résultat d’une interaction dynamique entre l’agentivité de la personne et les opportunités offertes par son écosystème de soutien. L’outil conceptualise cette interaction à travers plusieurs dimensions majeures :
1. L’engagement individuel dans le rétablissement (Stades de changement)
Cette dimension mesure le positionnement motivationnel de la personne à l’égard de sa trajectoire de réadaptation. Elle classe l’usager dans des états allant de la non-conscience ou du désengagement (« Je n’ai jamais entendu parler du rétablissement » ou « Je ne ressens pas le besoin de me rétablir ») jusqu’à l’engagement actif (« Je suis engagé activement dans mon rétablissement ») et au maintien (« Je me sens pleinement rétabli »). Cette conceptualisation s’inspire directement des modèles de préparation au changement psychologique.
2. Les éléments environnementaux de promotion du rétablissement
Cette composante centrale évalue dix à vingt-quatre domaines écologiques cruciaux, décomposés selon deux axes : l’importance accordée au domaine par l’usager et la performance concrète du programme. Les domaines fondamentaux incluent :
- L’identité positive au-delà du trouble : Reconnaissance de la personne dans son entièreté (biologique, psychologique, sociale et spirituelle), sans la réduire à une étiquette diagnostique nosographique.
- Le sens et la direction de vie : Capacité de l’équipe à aider le sujet à redéfinir sa trajectoire, ses passions et ses finalités existentielles.
- L’espoir et la vision positive de l’avenir : Transmission par les professionnels d’une croyance authentique en la capacité d’amélioration de la personne et normalisation des rechutes comme étapes d’apprentissage.
- L’autonomisation et l’auto-gestion des symptômes : Transmission de compétences d’adaptation (coping), identification précoce des signes précurseurs de crise et développement de stratégies d’auto-régulation.
- Le respect des droits fondamentaux et l’empowerment : Promotion active du consentement éclairé, procédures transparentes de traitement des plaintes et renonciation des soignants aux dynamiques asymétriques de coercition ou d’hyper-contrôle.
- La réponse aux besoins matériels primaires : Assistance concrète pour l’obtention de revenus stables, l’accès au logement décent autonome et la couverture des soins de santé générale.
- La connectivité sociale et la citoyenneté : Encouragement à nouer des relations réciproques, intégration au sein de la communauté ordinaire au-delà des structures psychiatriques et participation citoyenne.
3. La sensibilité aux besoins particuliers et populations spécifiques
La REE est pionnière dans l’intégration de sous-échelles conditionnelles mesurant la sécurité culturelle, la compétence clinique face aux doubles diagnostics (santé mentale et toxicomanie), la prise en charge éclairée par le trauma (trauma-informed care), l’inclusivité des minorités de genre et sexuelles, ainsi que l’accompagnement des responsabilités parentales.
4. Les marqueurs de rétablissement (RM-R)
Ce volet évalue les manifestations tangibles du rétablissement personnel : sentiment de sécurité résidentielle, présence d’un réseau social de soutien mutuel, sentiment d’utilité sociale, autodétermination décisionnelle, vitalité psychologique, gestion du stress et accès à des rôles valorisés (emploi, études, bénévolat).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
La Recovery Enhancing Environment Scale s’enracine au confluent de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine, de la sociologie de la santé et du travail social émancipateur :
Le modèle du rétablissement en santé mentale (Recovery Model)
Formulé initialement par des auteurs comme William Anthony (1993), Patricia Deegan (1988) et Courtenay Harding (1987), le modèle du rétablissement postule que la réhabilitation psychiatrique ne se résume pas à la disparition clinique des symptômes (guérison au sens médical traditionnel), mais constitue un processus d’apprentissage personnel profondément subjectif visant à vivre une vie pleine, porteuse de sens et d’espoir, même en présence de limitations persistantes causées par la maladie.
La théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory)
Développée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan (2000), la théorie de l’autodétermination identifie trois besoins psychologiques fondamentaux universels : le besoin d’autonomie, le besoin de compétence et le besoin d’appartenance sociale. La REE transpose directement cette grille d’analyse au contexte psychiatrique : un environnement de soins n’est propice au rétablissement que s’il soutient le sentiment d’agentivité du patient, valide ses compétences existantes et dissout l’isolement social par le biais de liens horizontaux et équitables.
La théorie écologique du développement humain
Inspirée par les travaux d’Urie Bronfenbrenner, la psychologie communautaire considère l’individu au sein de systèmes emboîtés (microsystème des relations de soins, mésosystème des organisations communautaires, macrosystème des valeurs socioculturelles relatives à la stigmatisation). La REE évalue précisément l’adéquation entre l’écosystème institutionnel (le programme, son climat, ses attitudes de travail) et l’épanouissement individuel, faisant de l’environnement un déterminant proximal du rétablissement.
Le modèle transthéorique du changement (TTM)
Proposé par Prochaska et DiClemente, ce modèle stipule que le changement comportemental s’effectue à travers des étapes prévisibles (pré-contemplation, contemplation, préparation, action, maintenance). La REE opérationnalise cette séquence dans sa deuxième section pour appréhender la trajectoire de la personne sans présumer d’une trajectoire linéaire unique.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques de la REE ont fait l’objet de rigoureuses évaluations empiriques, notamment dans le cadre d’études d’envergure menées aux États-Unis (Michigan, Connecticut, Massachusetts) et lors de réplications internationales (Australie, Norvège, Royaume-Uni).
Validité de contenu et validité participative
La validité de contenu de la REE a été garantie dès sa conception par l’adoption d’une méthodologie participative rigoureuse (Community-Based Participatory Research). Priscilla Ridgway et ses collègues ont conduit des séries de groupes de discussion (focus groups) et d’entretiens qualitatifs approfondis auprès de plusieurs centaines d’usagers de services de santé mentale, de pairs-aidants et de professionnels du rétablissement. Chaque item a été formulé, raffiné et approuvé par des comités consultatifs de personnes ayant un vécu expérientiel de la maladie mentale, assurant une pertinence écologique et une validité d’apparence exceptionnelles.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et positives entre les scores de l’échelle des marqueurs de rétablissement (RM-R), les scores d’environnement favorable (REE Elements) et des échelles validées mesurant des construits analogues :
- La Recovery Assessment Scale (RAS ; Corrigan et al., 2004) : corrélations de r = .62 à .74 (p < .001) avec les dimensions de confiance, de sens et d’espoir.
- L’Empowerment Scale de Rogers et al. (1997) : corrélations modérées à fortes (r = .51 à .68, p < .001) avec la sous-échelle d’autodétermination et de contrôle de la REE.
- L’échelle d’évaluation globale du fonctionnement social et de la qualité de vie (ex. WHOQOL-BREF) : corrélations positives robustes (r > .55).
Validité discriminante
L’échelle a démontré une capacité nette à discriminer les usagers fréquentant des structures institutionnelles traditionnelles paternalistes de ceux engagés dans des programmes d’action communautaire explicitement formés aux pratiques de rétablissement. De plus, les corrélations avec les mesures directes de sévérité symptomatique psychiatrique globale (comme les sous-échelles d’anxiété ou de psychose du BPRS) restent faibles à modestes (r compris entre -.18 et -.28), démontrant que la REE capture un construit d’épanouissement et de résilience écologique distinct du simple niveau d’atténuation symptomatique.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de la REE a été documentée au sein d’échantillons diversifiés de patients vivant avec des troubles psychiatriques sévères (troubles du spectre de la schizophrénie, troubles bipolaires, dépressions majeures récurrentes).
Consistance interne
Les analyses de consistance interne démontrent une homogénéité des items de haut niveau à travers les différentes sections :
- Section Éléments du programme (Soutien environnemental) : Le coefficient alpha de Cronbach (α) global pour l’évaluation de la performance du programme varie entre .93 et .96 selon les études. Les sous-domaines individuels (ex. soutien au développement des compétences, soutien relationnel, respect des droits) affichent des coefficients α s’échelonnant de .82 à .91.
- Section Climat organisationnel (version 2004) : Le coefficient α oscille entre .89 et .94, confirmant que les items reflètent fidèlement une perception unifiée de l’ambiance institutionnelle de bienveillance et de sécurité.
- Section Marqueurs de rétablissement (RM / RM-R) : L’alpha de Cronbach se situe systématiquement entre .88 et .93 pour l’ensemble des énoncés mesurant l’état subjectif de rétablissement de la personne.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Dans des protocoles de réévaluation à intervalle de deux à quatre semaines menés auprès d’usagers stables sur le plan clinique, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) de la REE a dépassé .81 pour les échelles de programme et .85 pour les marqueurs de rétablissement, attestant d’une excellente stabilité temporelle tout en demeurant sensible aux transformations réelles survenant dans le milieu de vie ou dans la trajectoire clinique de la personne.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les études psychométriques consacrées à la structure interne de la REE ont eu recours à l’analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), suivie d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) pour tester la robustesse des modèles théoriques sous-jacents.
Structure factorielle de l’environnement de soutien (Elements of Recovery)
Les analyses factorielles de la batterie d’éléments programmatiques révèlent une structure multidimensionnelle stable pouvant être appréhendée sous forme d’un modèle hiérarchique à facteurs de second ordre. Les quatre dimensions primaires émergentes sont :
- Facteur 1 : Centration sur la personne et développement personnel (Person-Centered Care & Growth) : Regroupe les items touchant à l’identité positive, au respect de la globalité de l’être humain, à la recherche de sens et à l’encouragement à sortir de sa zone de confort. Les saturations factorielles de ces items se situent principalement entre .62 et .84.
- Facteur 2 : Espoir, autonomie et empowerment (Hope & Self-Direction) : Englobe le partage du pouvoir décisionnel, l’absence de coercition des soignants et la croyance active des professionnels dans le potentiel du patient. Les saturations factorielles varient entre .58 et .79.
- Facteur 3 : Connexion sociale et intégration communautaire (Social & Community Inclusion) : Rassemble les soutiens aux relations entre pairs, à la réconciliation familiale et à l’accès au tissu social élargi, avec des saturations factorielles oscillant de .54 à .76.
- Facteur 4 : Besoins fondamentaux et citoyenneté (Basic Needs & Rights Protection) : Comprend la défense des droits légaux, l’information sur les recours, le logement et les ressources financières, avec des saturations de .60 à .82.
Structure des marqueurs de rétablissement (RM-R)
L’analyse confirmatoire sur la section RM-R montre des indices d’adéquation robustes (CFI > .92, TLI > .90, RMSEA < .06) pour une structure à deux facteurs interdépendants : un facteur de Bien-être psychologique et sens de soi (estime personnelle, espoir, vitalité, spiritualité) et un facteur de Compétence sociale et environnementale (stabilité résidentielle, relations réciproques, contrôle décisionnel, activités productives).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique, programmatique et normatif (auto-évaluation assistée ou non par un pair-chercheur).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation électronique interactive sur tablette et ordinateur.
- Versions disponibles :
- Version originale complète REE (2004) : 24 grands domaines d’éléments de soutien (comportant chacun 3 items d’évaluation d’assistance programmatique), un volet de besoins particuliers à 5 sous-catégories, 14 items de climat organisationnel, 27 items de marqueurs de rétablissement (RM) et questions ouvertes finales.
- Version révisée abrégée (REE-MI / Michigan, 2011) : 10 grands domaines d’éléments de soutien (chacun assorti d’une question d’importance et de 3 sous-items d’action programmatique), section de besoins spécifiques conditionnels, et 27 marqueurs de rétablissement révisés (RM-R).
- Échelle de réponse :
- Format à 4 points (REE-MI) : SA = Tout à fait d’accord (Strongly Agree), A = D’accord (Agree), D = Pas d’accord (Disagree), SD = Tout à fait en désaccord (Strongly Disagree).
- Format à 5 points (REE 2004) : Inclut en option une position médiane neutre : N = Incertain / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Not sure).
- Format dichotomique (Jalons socio-économiques) : True / False (Vrai / Faux) ou Yes / No (Oui / Non).
- Cotation et calcul des scores :
- Les scores aux items Likert sont codés de 1 (Désaccord fort) à 4 (Accord fort) [ou de 1 à 5].
- Des moyennes de sous-échelles sont calculées pour chaque domaine spécifique du soutien environnemental.
- Analyse d’écart (Gap Analysis) : Dans les versions intégrant la double notation (Importance accordée vs Réalisation par le programme), la soustraction du score de réalisation au score d’importance identifie les zones prioritaires d’amélioration de service (les écarts positifs traduisant des besoins non comblés).
- Le score global des Recovery Markers (RM-R) est obtenu par la somme ou la moyenne arithmétique des énoncés de fonctionnement personnel.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Années de publication de référence : 2004 (première diffusion de la REE par Priscilla Ridgway et Jerome Press) ; 2011 (version révisée REE-MI et adaptations DREEM).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Développé au sein de consortiums de recherche publique incluant le Yale Program for Recovery and Community Health et des services de santé d’État. La propriété intellectuelle est détenue par les auteurs (Priscilla Ridgway & Jerome Press).
- Conditions d’utilisation et politique tarifaire : L’outil a été conçu comme un instrument du domaine public universitaire à vocation non commerciale. Il est généralement accessible sans frais de licence pour les projets de recherche académique, les audits cliniques d’établissements publics et les démarches d’évaluation pilotées par des organismes communautaires sans but lucratif.
- Autorisations : Bien que libre de droits pour la recherche non marchande, toute reproduction formelle, modification du contenu ou intégration logicielle commerciale nécessite la demande de consultation ou l’accord préalable des auteurs et de l’équipe détentrice des droits à l’Université Yale.
12. Références / References
- Anthony, W. A. (1993). Recovery from mental illness: The guiding vision of the mental health service system in the 1990s. Psychosocial Rehabilitation Journal, 16(4), 11–23. https://doi.org/10.1037/h0095655
- Corrigan, P. W., Salzer, M., Ralph, R. O., Sangster, Y., & Keck, L. (2004). Examining the factor structure of the Recovery Assessment Scale. Schizophrenia Bulletin, 30(4), 1035–1041. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.schbul.a007118
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Deegan, P. E. (1988). Recovery: The lived experience of rehabilitation. Psychosocial Rehabilitation Journal, 11(4), 11–19. https://doi.org/10.1037/h0099565
- Harding, C. M., Brooks, G. W., Ashikaga, T., Strauss, J. S., & Breier, A. (1987). The Vermont longitudinal study of persons with severe mental illness, II: Long-term outcome of subjects who once were severely ill. American Journal of Psychiatry, 144(6), 727–735. https://doi.org/10.1176/ajp.144.6.727
- O’Connell, M., Tondora, J., Croog, G., Evans, A., & Davidson, L. (2005). From rhetoric to routine: Assessing perceptions of recovery-oriented practices in a state mental health and addiction system. Psychiatric Rehabilitation Journal, 28(4), 378–386. https://doi.org/10.2975/28.2005.378.386
- Ridgway, P., & Press, A. (2004). Assessing the recovery orientation of mental health environments: Development and testing of the Recovery Enhancing Environment Measure (REE). Unpublished manuscript, University of Kansas School of Social Welfare / Yale Program for Recovery and Community Health.
- Ridgway, P. (2011). The Recovery Enhancing Environment Measure: Technical Manual and Implementation Guide. New Haven, CT: Yale Program for Recovery and Community Health.
- Rogers, E. S., Chamberlin, J., Ellison, M. L., & Crean, T. (1997). A consumer-constructed scale to measure empowerment among users of mental health services. Psychiatric Services, 48(8), 1042–1047. https://doi.org/10.1176/ps.48.8.1042
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- What age group are you in (Check your current age group)?
- What is your gender?
- What is your racial or ethnic background?
- In total‚ how long have you received any form of mental health services?
- Do you currently receive any community mental health services from programs other than this one?
- having my rights respected and upheld is important to my recovery. SA‚ A‚ D‚ SD
- having positive relationships is important to my recovery. SA‚ A‚ D‚ SD
- having my basic needs met is important to my recovery. SA‚ A‚ D‚ SD
- having a sense of control over my life and feeling empowered is important to my recovery. SA‚ A‚ D‚ SD
- Taking on new challenges and moving out of my comfort zone is important to my recovery. SA‚ A‚ D‚ SD
- I’m using my personal strengths‚ skills or talents. SA‚ A‚ D‚ SD
- I have goals I’m working to achieve. SA‚ A‚ D‚ SD
- I have reasons to get out of bed in the morning. SA‚ A‚ D‚ SD
- I have more good days than bad. SA‚ A‚ D‚ SD
- I have a decent quality of life. SA‚ A‚ D‚ SD
- I control the important decisions in my life. SA‚ A‚ D‚ SD
- I contribute to my community. SA‚ A‚ D‚ SD
- I am growing as a person. SA‚ A‚ D‚ SD
- I have a sense of belonging. SA‚ A‚ D‚ SD
- I feel alert and alive. SA‚ A‚ D‚ SD
- I feel hopeful about my future. SA‚ A‚ D‚ SD
- I am able to deal with stress. SA‚ A‚ D‚ SD
- I believe I can make positive changes in my life. SA‚ A‚ D‚ SD
- I’m not working‚ but see myself working within 6 months. True False
- I am working part time (less than 35 hours a week). True False
- I am working full time (35 or more hours per week). True False
- I am in school. True False