1. Résumé / Abstract
L’Échelle de l’environnement familial (en anglais, Family Environment Scale ou FES), conçue par Rudolf H. Moos et Bernice S. Moos (1974, 1981, 1994), constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement validés en psychologie clinique, en thérapie familiale et en psychiatrie sociale pour évaluer le climat social et le fonctionnement systémique au sein du foyer. Dérivée du paradigme de l’écologie sociale développé par Moos à l’Université Stanford, l’échelle conceptualise l’environnement familial non pas comme une simple agrégation de caractéristiques individuelles, mais comme un système écologique interactif exerçant une influence déterminante sur le bien-être psychologique, l’adaptation psychosociale et le développement individuel de ses membres.
L’instrument conventionnel (Forme R, pour Real) comprend un total de 90 items formulés sous forme d’affirmations dichotomiques (Vrai ou Faux), répartis équitablement sur 10 sous-échelles de 9 items chacune. Ces 10 sous-échelles sont elles-mêmes regroupées en trois grandes métadomaines conceptuels : (1) les dimensions relationnelles (Cohésion, Expressivité, Conflit), qui examinent la qualité des liens affectifs et la communication ; (2) les dimensions de développement personnel (Indépendance, Orientation vers la réussite, Orientation intellectuelle et culturelle, Orientation vers les loisirs actifs, Emphase morale et religieuse), qui appréhendent les vecteurs de croissance et les pôles d’intérêt valorisés ; et (3) les dimensions de maintien du système familial (Organisation, Contrôle), qui explorent la structure fonctionnelle, les règles et la hiérarchie du système domestique.
Les propriétés psychométriques de la FES ont fait l’objet d’un corpus empirique exhaustif sur plusieurs décennies. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach ou Kuder-Richardson 20) oscillent généralement entre 0,61 et 0,78 selon les sous-échelles et les populations cibles, ce qui reflète la nature dichotomique des items et la brièveté des échelles de 9 items. La stabilité temporelle test-retest se révèle satisfaisante, avec des coefficients de corrélation variant de 0,68 à 0,86 sur des intervalles de plusieurs mois. L’instrument bénéficie d’une solide validité convergente et discriminante, démontrant une remarquable capacité à distinguer les familles tout-venant des familles confrontées à des pathologies psychiatriques, à des conduites addictives ou à des dysfonctionnements relationnels sévères.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de l’environnement familial, FES, Rudolf Moos, climat social, fonctionnement familial, systémique, cohésion familiale, conflit, écologie sociale, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle de l’environnement familial a été développée par :
- Rudolf H. Moos, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychiatrie et des sciences du comportement de l’École de médecine de l’Université Stanford et chercheur principal au Center for Health Care Evaluation (CHCE) du Veterans Affairs Palo Alto Health Care System, Californie, États-Unis. Pionnier mondial de la psychologie environnementale et de l’écologie sociale appliquée aux milieux institutionnels et familiaux.
- Bernice S. Moos, B.S. : Chercheuse associée au Social Ecology Laboratory, Département de psychiatrie et des sciences du comportement, Université Stanford, et Veterans Affairs Palo Alto Health Care System, co-auteure des manuels d’évaluation et des études normatives de la FES.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Family Environment Scale (FES) est de fournir une mesure objective, multidimensionnelle et standardisée du climat socio-environnemental tel qu’il est perçu par les membres d’une famille. Alors que les premières approches en psychologie clinique évaluaient le patient de manière isolée ou se focalisaient exclusivement sur la pathologie intrapsychique individuelle, Rudolf Moos a cherché à opérationnaliser l’impact direct du contexte micro-écologique du foyer sur les conduites individuelles et l’adaptation psychologique.
Applications cliniques
Dans la pratique clinique et la thérapie familiale systémique, la FES remplit plusieurs fonctions diagnostiques et thérapeutiques de premier ordre :
- Diagnostic systémique et profils de discordance : L’administration de l’échelle à l’ensemble des membres d’une même cellule familiale (parents et enfants âgés d’au moins 11-12 ans) permet d’identifier les écarts perceptuels intrafamiliaux. Par exemple, un parent peut percevoir un niveau élevé de cohésion et d’organisation, tandis qu’un adolescent rapporte une prédominance de contrôle et d’inhibition émotionnelle, mettant ainsi en lumière des asymétries de communication.
- Comparaison entre la réalité perçue et l’idéal : L’existence de versions parallèles (Forme R pour l’environnement réel et Forme I pour l’environnement idéal) permet de calculer un indice de divergence entre ce que la famille vit et ce à quoi ses membres aspirent, orientant directement les objectifs thérapeutiques.
- Évaluation des interventions : La FES sert couramment de mesure d’issue thérapeutique (outcome measure), permettant d’objectiver les modifications du climat familial après une intervention systémique, un programme de psychoéducation parentale ou un traitement psychiatrique.
Applications en recherche
En recherche fondamentale et épidémiologique, la FES est mobilisée pour analyser les déterminants environnementaux de la psychopathologie développementale :
- Vulnérabilité et résilience : Identification des facteurs protecteurs (forte cohésion, expressivité saine) et des facteurs de risque (conflits chroniques, contrôle rigide) associés aux troubles anxio-dépressifs, aux conduites addictives chez les adolescents et aux troubles du comportement perturbateur.
- Psychologie de la santé et maladies chroniques : Analyse de l’impact de pathologies somatiques infantiles (diabète de type 1, épilepsie, affections oncologiques) sur la dynamique familiale, et réciproquement, de l’effet du climat familial sur l’adhésion thérapeutique et le pronostic médical.
5. Construit psychologique / Construct
La FES repose sur une architecture tridimensionnelle comprenant 10 sous-échelles distinctes, chacune explorant un domaine précis de la dynamique intrafamiliale. Chaque sous-échelle est évaluée à l’aide de 9 items dichotomiques formulés de manière positive ou inversée pour limiter les biais d’acquiescement.
1. Dimensions relationnelles (Relationship Dimensions)
Ces dimensions évaluent le degré d’engagement mutuel des membres de la famille, la liberté avec laquelle ils s’expriment et la manière dont ils gèrent les tensions :
- Cohésion (Cohesion – Items 1, 11, 21, 31, 41, 51, 61, 71, 81) : Mesure le degré d’engagement mutuel, d’aide réciproque, d’affection et de soutien que les membres de la famille s’apportent les uns aux autres. Exemple clinique : Une famille avec une cohésion élevée manifeste une forte solidarité face aux crises, tandis qu’un faible score reflète l’isolement affectif ou le désengagement.
- Expressivité (Expressiveness – Items 2, 12, 22, 32, 42, 52, 62, 72, 82) : Évalue dans quelle mesure les individus sont encouragés à extérioriser leurs émotions, leurs pensées et leurs difficultés personnelles de manière spontanée et directe. Un score bas indique une censure affective ou la peur du jugement.
- Conflit (Conflict – Items 3, 13, 23, 33, 43, 53, 63, 73, 83) : Quantifie l’intensité et la fréquence des disputes ouvertes, de l’hostilité, de la colère verbale ou physique et de l’agressivité au sein du foyer.
2. Dimensions de développement personnel (Personal Growth Dimensions)
Ces sous-échelles examinent les axes de développement individuel favorisés ou inhibés par la culture du groupe familial :
- Indépendance (Independence – Items 4, 14, 24, 34, 44, 54, 64, 74, 84) : Détermine si les membres sont incités à être autonomes, sûrs d’eux-mêmes, capables de prendre leurs propres décisions et de préserver un espace de vie privée.
- Orientation vers la réussite (Achievement Orientation – Items 5, 15, 25, 35, 45, 55, 65, 75, 85) : Évalue l’importance accordée à la réussite scolaire, professionnelle et concurrentielle, ainsi que l’accent mis sur la maxime « être le meilleur ».
- Orientation intellectuelle et culturelle (Intellectual-Cultural Orientation – Items 6, 16, 26, 36, 46, 56, 66, 76, 86) : Mesure le degré d’intérêt porté aux activités politiques, sociales, intellectuelles, artistiques et littéraires au sein du foyer.
- Orientation vers les loisirs actifs (Active-Recreational Orientation – Items 7, 17, 27, 37, 47, 57, 67, 77, 87) : Mesure la participation active à des activités récréatives, sportives, de plein air et associatives.
- Emphase morale et religieuse (Moral-Religious Emphasis – Items 8, 18, 28, 38, 48, 58, 68, 78, 88) : Évalue la centralité des valeurs éthiques, des principes moraux explicites, de la pratique spirituelle et des croyances religieuses dans le quotidien familial.
3. Dimensions de maintien du système familial (System Maintenance Dimensions)
Ces dimensions analysent l’organisation structurelle, la clarté des règles et les mécanismes de régulation hiérarchique au sein de l’environnement familial :
- Organisation (Organization – Items 9, 19, 29, 39, 49, 59, 69, 79, 89) : Mesure l’importance accordée à la structure claire, à la planification rigoureuse des activités, à la ponctualité, à l’ordre matériel et à la répartition précise des tâches domestiques.
- Contrôle (Control – Items 10, 20, 30, 40, 50, 60, 70, 80, 90) : Évalue la rigidité des règles familiales, l’inflexibilité des prescriptions parentales, la présence d’une autorité centralisée et la mesure dans laquelle les membres utilisent des injonctions et des sanctions pour orienter la vie collective.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement épistémologique de la FES s’inscrit à la croisée de l’écologie sociale développée par Rudolf Moos et des théories systémiques de la famille formulées au milieu du XXe siècle.
L’écologie sociale de Rudolf Moos
Moos a postulé que tout environnement humain (milieu scolaire, unité hospitalière, milieu de travail ou cellule familiale) possède une « personnalité » ou un « climat » social unique qui peut être décrit à travers trois dimensions transversales universelles :
- Les relations interpersonnelles (Relationship) ;
- La trajectoire de croissance individuelle (Personal Growth) ;
- La stabilité et le changement organisationnel (System Maintenance and System Change).
Inspiré par l’équation fondamentale de Kurt Lewin, selon laquelle le comportement est fonction de l’interaction entre la personne et son environnement ($B = f(P, E)$), Moos conceptualise le climat familial comme un médiateur psychologique central influençant la santé physique et mentale, l’estime de soi et le fonctionnement adaptatif.
L’articulation avec la théorie générale des systèmes et la thérapie structurelle
La FES fait écho aux travaux de Ludwig von Bertalanffy sur la théorie générale des systèmes et aux concepts de la thérapie familiale structurelle de Salvador Minuchin. Dans la terminologie de Minuchin, les sous-échelles de Cohésion et d’Indépendance permettent d’opérationnaliser les notions de « frontières » intrafamiliales :
- Un score très élevé de cohésion associé à un faible score d’indépendance traduit un fonctionnement enchevêtré (enmeshed), où la différenciation du soi est entravée.
- À l’inverse, un faible score de cohésion et une indépendance excessive traduisent un fonctionnement désengagé (disengaged), caractérisé par l’absence de soutien et le détachement affectif.
- Les sous-échelles d’Organisation et de Contrôle permettent d’opérationnaliser les concepts de hiérarchie, de flexibilité ou de rigidité morphostatique du système familial face aux transitions de vie.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de la FES a été documentée à travers des centaines d’études transculturelles, soutenant son applicabilité empirique et clinique.
Validité de construit
La validité de construit a été démontrée par la corrélation cohérente entre les sous-échelles de la FES et d’autres instruments psychométriques évaluant le fonctionnement familial, tels que le Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales (FACES de David Olson) ou le Beavers Interactional Scales. Les études révèlent que la sous-échelle Cohésion de la FES présente des corrélations positives élevées ($r > 0,70$) avec la cohésion du FACES, confirmant la convergence théorique des mesures.
Validité discriminante et différentielle
La FES démontre une remarquable capacité à distinguer les cohortes cliniques des échantillons normatifs :
- Populations psychiatriques : Les familles comprenant un membre souffrant de dépression majeure ou de troubles bipolaires affichent des scores significativement plus bas en Cohésion et Expressivité, et des scores nettement plus élevés en Conflit comparativement aux familles témoins (Moos & Moos, 1994).
- Addictologie : Dans les foyers touchés par l’alcoolodépendance parentale, les profils de la FES mettent en évidence une combinaison typique de faible cohésion, d’inhibition de l’expressivité émotionnelle, de conflits récurrents et de désorganisation structurelle.
- Délinquance et troubles des conduites : Les recherches menées chez des adolescents présentant des conduites antisociales montrent une corrélation robuste entre les conduites externalisées et un pattern familial caractérisé par des conflits intenses et un contrôle soit déficitaire, soit arbitrairement autoritaire.
Validité prédictive
Dans des études longitudinales, les scores initiaux de la FES se sont révélés de puissants prédicteurs de l’évolution clinique à long terme. Par exemple, chez des patients en rémission de troubles dépressifs, un environnement familial caractérisé par un score élevé de Conflit et un faible score de Cohésion prédit significativement le risque de rechute à un an, démontrant la validité écologique de l’instrument.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de la FES englobe la cohérence interne et la stabilité temporelle par test-retest, documentées dans les manuels normatifs successifs de Rudolf et Bernice Moos ainsi que dans la littérature internationale indépendante.
Cohérence interne
En raison du format de réponse dichotomique (Vrai/Faux) et du nombre restreint d’items par sous-échelle (9 items), les coefficients de cohérence interne (Kuder-Richardson 20 et alpha de Cronbach) se situent dans des fourchettes modérées mais jugées satisfaisantes pour des échelles environnementales multidimensionnelles :
- Cohésion : $\alpha \approx 0,78$
- Expressivité : $\alpha \approx 0,69$
- Conflit : $\alpha \approx 0,75$
- Indépendance : $\alpha \approx 0,61$
- Orientation vers la réussite : $\alpha \approx 0,74$
- Orientation intellectuelle et culturelle : $\alpha \approx 0,78$
- Orientation vers les loisirs actifs : $\alpha \approx 0,67$
- Emphase morale et religieuse : $\alpha \approx 0,78$
- Organisation : $\alpha \approx 0,76$
- Contrôle : $\alpha \approx 0,67$
L’échelle d’Indépendance présente historiquement la cohérence interne la plus basse (souvent entre 0,55 et 0,65 dans les réplications indépendantes), ce qui s’explique par la nature hétérogène de l’autonomie à l’adolescence et à l’âge adulte.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été rigoureusement documentée :
- À 2 mois d’intervalle : Les coefficients de corrélation oscillent entre 0,68 (Indépendance) et 0,86 (Cohésion, Emphase morale et religieuse), attestant d’une excellente stabilité du climat perçu en l’absence d’interventions thérapeutiques majeures.
- À 4 et 12 mois : Même sur des périodes plus longues, la stabilité moyenne des sous-échelles demeure comprise entre 0,54 et 0,72, confirmant que la FES évalue des traits climatiques relativement stables du milieu familial plutôt que des fluctuations émotionnelles passagères.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la FES a suscité un débat psychométrique nourri depuis les années 1980, opposant la structure théorique à dix facteurs postulée par Moos à des modèles factoriels d’ordre supérieur identifiés empiriquement.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Plusieurs études empiriques indépendantes (notamment Fowler, 1980 ; Bloom, 1985 ; Kronenberger & Thompson, 1990) ont soumis les 90 items ou les 10 sous-échelles à des analyses factorielles exploratoires. Ces travaux ont régulièrement montré que les dix sous-échelles ont tendance à se regrouper en trois méta-facteurs de second ordre qui confirment la triade théorique originale de Moos :
- Facteur de soutien interpersonnel et de qualité relationnelle : Fortes saturations positives des sous-échelles Cohésion, Expressivité et Orientation récréative, et saturation fortement négative de la sous-échelle Conflit.
- Facteur de structure et d’ordre familial : Fortes saturations positives de l’Organisation et du Contrôle, souvent associées à l’Emphase morale et religieuse.
- Facteur de croissance et de stimulation externe : Saturations positives de l’Orientation intellectuelle et culturelle et de l’Orientation vers la réussite.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modélisations par équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires ont mis en évidence les difficultés psychométriques inhérentes aux formats d’items dichotomiques et à la formulation inversée de nombreux énoncés. Bien que le modèle orthogonal à 10 facteurs présente parfois des indices d’ajustement modestes (ex. RMSEA > 0,06 et CFI < 0,90 lorsque testé au niveau strict de chaque item), le modèle structurel hiérarchique à trois dimensions de second ordre démontre une adéquation satisfaisante et une invariance de mesure acceptable à travers différents sous-groupes démographiques.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous un format structuré et standardisé :
- Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (papier-crayon ou informatisé).
- Formes disponibles :
- Forme R (Real) : Mesure l’environnement familial perçu actuel (90 items).
- Forme I (Ideal) : Évalue l’environnement familial idéal désiré par l’individu (90 items).
- Forme E (Expected) : Utilisée pour évaluer les attentes préalables à l’entrée dans une nouvelle dynamique familiale (ex. famille recomposée, adoption).
- Population cible : Membres de la famille âgés de 11 ans et plus (adultes, adolescents, couples).
- Durée de passation : Environ 15 à 25 minutes.
- Nombre d’items : 90 énoncés formulés à la première personne du pluriel ou sous forme de constats généraux sur la maisonnée.
- Format de réponse : Choix forcé dichotomique : Vrai (True) ou Faux (False).
- Procédure de cotation :
- Chaque sous-échelle comprend 9 items spécifiques.
- Les items sont cotés 1 ou 0 selon la clé de correction (items directs où « Vrai » vaut 1 point ; items inversés où « Faux » vaut 1 point).
- Le score brut de chaque sous-échelle varie de 0 à 9 points.
- Les scores bruts sont convertis en scores standardisés (scores T, moyenne = 50, écart-type = 10) à partir des tables normatives publiées par Moos pour tracer un profil graphique comparatif intrafamilial.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1974 (1re édition du manuel par Rudolf H. Moos). Révisions majeures publiées en 1981, 1994, et 2002/2009 (4e édition).
- Éditeur officiel et détention des droits : L’instrument est la propriété protégée par le droit d’auteur de Mind Garden, Inc. (auparavant distribué par Consulting Psychologists Press – CPP).
- Droits d’utilisation et licences : Le questionnaire, les manuels d’interprétation et les formulaires de passation ne relèvent pas du domaine public. Les praticiens, chercheurs et institutions doivent acquérir une licence officielle d’utilisation auprès de Mind Garden, Inc..
- Tarification : Des licences de reproduction pour la recherche scientifique sont disponibles à l’achat sur le site de l’éditeur, avec des tarifs dégressifs par participant et des options de passation numérique en ligne (Transform™ platform).
12. Références / References
Les publications fondatrices et études psychométriques de référence relatives à la FES comprennent :
- Bloom, B. L. (1985). A factor analysis of self-report measures of family functioning. Family Process, 24(2), 225–239. https://doi.org/10.1111/j.1545-5300.1985.00225.x
- Boyd, C. P., Gullone, E., Needleman, G., & Burt, T. (2004). The Family Environment Scale: Reliability and normative data for an adolescent sample. Family Process, 36(4), 369–373. https://doi.org/10.1111/j.1545-5300.1997.00369.x
- Fowler, P. C. (1980). Factor structure of the Family Environment Scale: Effects of comparative data. Journal of Clinical Psychology, 36(2), 425–430. https://doi.org/10.1207/s15374424jccp1904_9
- Moos, R. H. (1974). Family Environment Scale. Consulting Psychologists Press.
- Moos, R. H., & Moos, B. S. (1981). Family Environment Scale manual (1st ed.). Consulting Psychologists Press.
- Moos, R. H., & Moos, B. S. (1994). Family Environment Scale manual: Development, applications, research (3rd ed.). Consulting Psychologists Press.
- Moos, R. H., & Moos, B. S. (2009). Family Environment Scale manual and sampler set: Development, applications, research (4th ed.). Mind Garden.
- Pursell, G. R. (2002). The effects of childhood social competence on young adults interpersonal competence in dyadic and family relations: An exploratory analysis (Master’s thesis). University of Richmond. https://scholarship.richmond.edu/masters-theses/1839/
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: TRUE / FALSE
- Family members really help and support one another.
- Family members often keep their feelings to themselves.
- We fight a lot in our family.
- We don’t do things on our own very often in our family.
- We feel it is important to be the best at whatever you do.
- We often talk about political and social problems.
- We spend most weekends and evenings at home.
- Family members attend church‚ synagogue‚ or Sunday School fairly often.
- Activities in our family are pretty carefully planned.
- Family members are rarely ordered around.
- We often seem to be killing time at home.
- We say anything we want to around home.
- Family members rarely become openly angry.
- In our family‚ we are strongly encouraged to be independent.
- Getting ahead in life is very important to our family.
- We rarely go to lectures‚ plays or concerts.
- Friends often come over for dinner or to visit.
- We don’t say prayers in our family.
- We are generally very neat and orderly.
- There are very few rules to follow in our family.
- We put a lot of energy into what we do at home.
- It’s hard to « blow off steam » at home without upsetting somebody.
- Family members sometimes get so angry they throw things.
- We think things out for ourselves in our family.
- How much money a person makes is not very important to us.
- Learning about new and different things is very important in our family.
- Nobody in our family is active in sports‚ Little League‚ bowling‚ etc.
- We often talk about the religious meaning of Christmas‚ Passover‚ or other holidays.
- It’s often hard to find things when you need them in our household.
- There is one family member who makes most of the decisions.
- There is a feeling of togetherness in our family.
- We tell each other about our personal problems.
- Family members hardly ever lose their tempers.
- We come and go as we want to in our family.
- We believe in competition and « may the best man win. »
- We are not that interested in cultural activities.
- We often go to movies‚ sports events‚ camping‚ etc.
- We don’t believe in heaven or hell.
- Being on time is very important in our family.
- There are set ways of doing things at home.
- We rarely volunteer when something has to be done at home.
- If we feel like doing something on the spur of the moment we often just pick up and go.
- Family members often criticize each other.
- There is very little privacy in our family.
- We always strive to do things just a little better the next time.
- We rarely have intellectual discussions.
- Everyone in our family has a hobby or two.
- Family members have strict ideas about what is right and wrong.
- People change their minds often in our family.
- There is a strong emphasis on following rules in our family.
- Family members really back each other up.
- Someone usually gets upset if you complain in our family.
- Family members sometimes hit each other.
- Family members almost always rely on themselves when a problem comes up.
- Family members rarely worry about job promotions‚ school grades‚ etc.
- Someone in our family plays a musical instrument.
- Family members are not very involved in recreational activities outside work or school.
- We believe there are some things you have to take on faith.
- Family members make sure their rooms are neat.
- Everyone has an equal say in family decisions.
- There is very little group spirit in our family.
- Money and paying bills is openly talked about in our family.
- If there’s a disagreement in our family‚ we try hard to smooth things over and keep the peace.
- Family members strongly encourage each other to stand up for their rights.
- In our family‚ we don’t try that hard to succeed.
- Family members often go to the library.
- Family members sometimes attend courses or take lessons for some hobby or interest (outside of school).
- In our family each person has different ideas about what is right and wrong.
- Each person’s duties are clearly defined in our family.
- We can do whatever we want to in our family.
- We really get along well with each other.
- We are usually careful about what we say to each other.
- Family members often try to one-up or out-do each other.
- It’s hard to be by yourself without hurting someone’s feelings in our household.
- « Work before play » is the rule in our family.
- Watching T.V. is more important than reading in our family.
- Family members go out a lot.
- The Bible is a very important book in our home.
- Money is not handled very carefully in our family.
- Rules are pretty inflexible in our household.
- There is plenty of time and attention for everyone in our family.
- There are a lot of spontaneous discussions in our family.
- In our family‚ we believe you don’t ever get anywhere by raising your voice.
- We are not really encouraged to speak up for ourselves in our family.
- Family members are often compared with others as to how well they are doing at work or school.
- Family members really like music‚ art‚ and literature.
- Our main form of entertainment is watching T.V. or listening to the radio.
- Family members believe that if you sin you will be punished.
- Dishes are usually done immediately after eating.
- You can’t get away with much in our family.