Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (BESC)

Analyse psychométrique détaillée de l’Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (BESC) développée par Sprott, Czellar et Spangenberg (2009) : structure factorielle, validité, fidélité et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (couramment désignée sous l’acronyme BESC pour Brand Engagement in Self-Concept Scale), développée par David Sprott, Sandor Czellar et Eric Spangenberg (2009), constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour évaluer la propension générale, stable et individuelle des consommateurs à intégrer des marques dans la définition de leur propre identité. Contrairement aux mesures traditionnelles d’attachement qui évaluent le lien affectif ou cognitif envers une marque spécifique (par exemple, Apple ou Nike), l’échelle BESC appréhende cette tendance sous la forme d’un trait de personnalité sous-jacent et généralisé, mesurant le degré auquel un individu utilise les marques en tant que vecteurs d’auto-expression et composantes structurales du concept de soi.

L’instrument se compose de 8 items formulés de façon univoque et positive, administrés à l’aide d’une échelle de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Sur le plan psychométrique, le modèle unidimensionnel de l’échelle BESC a démontré des qualités statistiques exceptionnelles au travers de multiples échantillons hétérogènes de consommateurs. La cohérence interne est remarquablement élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach se situant systématiquement entre 0,91 et 0,96, et une fidélité composite excédant largement les seuils critiques standards. Les analyses factorielles confirmatoires appuient vigoureusement l’unidimensionnalité du construit, attestée par d’excellents indices d’ajustement (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,98). De surcroît, la validité convergente, la validité discriminante vis-à-vis du matérialisme et de l’estime de soi, ainsi que la validité prédictive à l’égard de la mémoire des marques, de la fidélité comportementale et de la résistance aux informations négatives confèrent à cette échelle une robustesse méthodologique éprouvée tant pour la recherche fondamentale en psychologie du consommateur que pour le marketing stratégique.

2. Mots-clés / Keywords

Engagement envers la marque, concept de soi, identité du consommateur, psychométrie, échelle BESC, psychologie du consommateur, soi étendu, attachement à la marque, comportement d’achat, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’échelle BESC a été conceptualisée, opérationnalisée et validée par une équipe de chercheurs de renommée internationale spécialisés en marketing comportemental et en psychologie sociale appliquée au consommateur :

  • David E. Sprott : Doyen et professeur émérite de marketing, Peter T. Paul College of Business and Economics, University of New Hampshire, Durham, NH, États-Unis (anciennement à la Carson College of Business, Washington State University, Pullman, WA). Ses recherches portent sur le comportement du consommateur, la prise de décision, l’influence sociale et le rôle des marques dans la structuration identitaire.
  • Sandor Czellar : Professeur ordinaire de marketing à HEC Lausanne, Université de Lausanne, Suisse. Spécialiste de la cognition implicite, de la mesure des attitudes automatiques et de la psychologie de l’identité du consommateur, particulièrement dans le secteur du luxe et du développement durable.
  • Eric R. Spangenberg : Professeur de marketing et de psychologie, ancien doyen de la Paul Merage School of Business, University of California, Irvine, CA, États-Unis (anciennement Washington State University). Ses travaux académiques pionniers couvrent le marketing sensoriel, les prophéties autoréalisatrices et l’impact de l’identité personnelle sur l’économie comportementale.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’élaboration de la Brand Engagement in Self-Concept Scale (BESC) réside dans la nécessité de combler un vide théorique et méthodologique majeur au sein de la littérature en psychologie du consommateur. Historiquement, les chercheurs ont abondamment étudié les liens entre les consommateurs et des marques précises par le prisme de construits idiosyncrasiques tels que l’attachement à la marque (brand attachment), la connexion marque-soi (self-brand connection d’Escalas et Bettman) ou la fidélité à la marque (brand loyalty). Cependant, ces approches souffraient d’une limitation épistémologique cruciale : elles présupposaient que la propension à incorporer des marques dans l’identité émergeait exclusivement de l’interaction spécifique avec une marque donnée, ignorant la possibilité d’une disposition individuelle préalable et stable.

Sprott et ses collègues (2009) ont démontré que les individus diffèrent fondamentalement dans leur tendance intrinsèque et généralisée à utiliser les marques, quelles qu’elles soient, comme briques constitutives de leur identité personnelle. L’échelle BESC a donc pour finalité de mesurer cette propension dispositionnelle en tant que trait de personnalité spécifique au domaine de la consommation. L’outil évalue la manière dont un consommateur, indépendamment de toute catégorie de produit ou d’une enseigne commerciale particulière, perçoit les marques comme des entités vitales pour exprimer son identité, maintenir son auto-continuité et projeter son soi idéal dans le champ social.

Sur le plan des applications scientifiques et pratiques, la BESC offre un pouvoir prédictif et diagnostique considérable :

  • Recherche expérimentale et fondamentale : Elle permet de modéliser les variations interindividuelles dans la réceptivité aux stimuli marketing, l’activation des schémas de soi et la saillance de l’identité dans les processus cognitifs de traitement de l’information commerciale.
  • Marketing de luxe et positionnement statutaire : Les consommateurs affichant un score élevé à la BESC (qualifiés de consommateurs « high-BESC ») sont particulièrement sensibles au prestige et aux signaux symboliques véhiculés par les marques, faisant de l’instrument un outil d’une grande pertinence pour segmenter les marchés haut de gamme et les produits à forte intensité statutaire.
  • Communication personnalisée et relation client : L’échelle aide les praticiens à identifier les segments de consommateurs les plus susceptibles de forger des relations durables, de participer activement à des communautés de marque (brand communities) et de pardonner plus difficilement les transgressions éthiques de l’entreprise si celles-ci menacent indirectement leur propre image.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par la BESC, l’engagement envers les marques dans le concept de soi, est théorisé comme une différence individuelle stable décrivant le degré général selon lequel un consommateur incorpore les marques dans la définition et l’expression de son identité. Il s’agit d’un construit psychologique unidimensionnel, distinct des mesures focalisées sur des marques précises, qui opère au niveau méta-cognitif de la structure du soi.

Dans la perspective de la psychologie de la personnalité, l’engagement envers les marques s’articule autour de plusieurs manifestations phénoménologiques concrètes :

  • L’assimilation symbolique des marques au soi : Les individus à score BESC élevé ne considèrent pas les marques comme de simples signaux fonctionnels ou des indicateurs de performance technique. Au contraire, ils intègrent l’univers symbolique, les valeurs et la personnalité perçue de leurs marques favorites directement au sein de leur propre structure conceptuelle de soi. Par exemple, un consommateur présentant un BESC élevé ne dira pas seulement « J’apprécie cet ordinateur pour sa rapidité », mais ressentira profondément que la possession de cet appareil définit sa créativité et son appartenance à un groupe de pairs partageant les mêmes valeurs.
  • L’expression identitaire par la consommation : Le construit postule que les marques agissent comme des miroirs de l’intériorité et des projecteurs publics du soi. Les items de la BESC saisissent ce lien explicite entre le regard que l’individu porte sur lui-même (« how I view myself ») et le portefeuille de marques qu’il affectionne et affiche. Le choix de consommation devient un acte de communication identitaire tant intrapersonnel qu’interpersonnel.
  • La vulnérabilité aux menaces identitaires : Un aspect psychologique central révélé par les travaux empiriques sur le construit est que les individus caractérisés par un niveau élevé d’engagement envers les marques éprouvent une détresse psychologique accrue lorsque leurs marques d’élection font l’objet de critiques publiques ou de contre-performances. La frontière cognitive entre le soi et la marque étant poreuse, toute attaque formulée à l’égard de la marque est traitée par le système d’auto-défense psychologique comme une attaque dirigée vers l’individu lui-même.

En somme, le construit n’est pas réductible au simple matérialisme (le désir d’accumuler des biens matériels pour asseoir son bonheur ou son statut). Un consommateur matérialiste peut valoriser la possession pour sa valeur marchande ou ostentatoire sans pour autant intégrer l’histoire ou l’essence de la marque dans son schéma du soi profond. La BESC isole spécifiquement ce couplage cognitif et affectif entre l’identité narrative de la personne et l’univers sémantique des marques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle BESC puise ses fondements conceptuels à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la psychologie humaniste et de la sociologie de la consommation :

La théorie du soi étendu (Extended Self Theory)

L’assise paradigmatique première de l’échelle repose sur la célèbre théorie du soi étendu formulée par Russell Belk (1988). Belk a démontré que notre identité ne s’arrête pas aux frontières anatomiques de notre corps biologique ou à notre conscience intime ; elle englobe de manière dynamique nos possessions, nos lieux de vie et les objets matériels ou immatériels qui nous entourent (« we are what we have »). Sprott, Czellar et Spangenberg ont étendu cette perspective en transposant le concept de possession physique aux entités symboliques complexes que constituent les marques contemporaines. Dans cette optique, les marques opèrent comme des extensions psychologiques du soi, permettant aux individus de matérialiser leurs aspirations, d’ancrer leurs souvenirs et de stabiliser leur identité dans un environnement social fluctuant.

La psychologie du concept de soi et les schémas cognitifs

L’ancrage théorique mobilise également les travaux de Hazel Rose Markus (1977) relatifs aux « schémas de soi » (self-schemas). Les schémas de soi sont des généralisations cognitives sur le soi, dérivées de l’expérience passée, qui organisent et guident le traitement de l’information relative à sa propre personne. Pour un individu chez qui la BESC est hautement saillante, les marques sont intégrées dans ces structures mémorielles et cognitives. Lorsqu’une information relative à une marque préférée se présente, elle active instantanément le schéma de soi, facilitant l’encodage, le rappel et la mémorisation supérieure des éléments liés à la marque, comme l’ont démontré les protocoles de temps de réaction et de mémoire implicite menés par les auteurs de l’échelle.

L’auto-congruence et l’identité sociale

Le cadre théorique s’enrichit également de la théorie de l’auto-congruence développée par M. Joseph Sirgy (1982), qui stipule que le comportement du consommateur est déterminé par la congruence psychologique entre l’image de marque (ou personnalité de la marque) et l’image que le consommateur a de lui-même (soi réel, soi idéal, soi social). La BESC modélise la variance individuelle dans la force de cette recherche d’auto-congruence : les individus « high-BESC » recherchent activement cette adéquation et adaptent leurs comportements d’achat pour que leurs marques reflètent de façon harmonieuse leur narratif personnel. Enfin, la théorie de l’identité sociale de Tajfel et Turner (1986) éclaire comment l’appartenance à des collectifs symboliques d’usagers de marques participe au sentiment d’appartenance et à l’estime de soi collective.

7. Validité / Validity

La validation empirique de l’échelle BESC s’est appuyée sur un ensemble de huit études quantitatives et expérimentales rigoureuses publiées par Sprott et al. (2009), totalisant plus de 2 500 participants, garantissant une solidité méthodologique remarquable.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec plusieurs instruments établis :

  • Connexions marque-soi spécifiques (Escalas & Bettman, 2003) : Des corrélations positives modérées à fortes (généralement r compris entre 0,40 et 0,65) ont été observées entre le score global de BESC et le niveau de connexion ressenti envers des marques précises que les répondants possédaient ou affectionnaient.
  • Sensibilité à la personnalité de la marque (Aaker, 1997) : Les participants présentant un score BESC élevé manifestent une plus grande propension à attribuer des traits de personnalité anthropomorphiques aux marques et à s’y identifier personnellement.
  • Matérialisme (Richins & Dawson, 1992) : Une corrélation positive modérée (autour de r = 0,35 à 0,45) a été mesurée, confirmant que si le BESC partage une variance commune avec l’importance accordée aux biens matériels, il ne se confond absolument pas avec lui.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée par l’application rigoureuse du critère de Fornell et Larcker (1981) ainsi que par des analyses factorielles confirmatoires multi-groupes :

  • La variance moyenne extraite (AVE) de la BESC (supérieure à 0,65 dans toutes les études) surpasse largement le carré des corrélations entre la BESC et des construits connexes tels que l’estime de soi globale (Rosenberg), le besoin d’unicité du consommateur (Need for Uniqueness de Tian et al.), la conscience de soi publique (Fenigstein et al.), et l’influence normative interpersonnelle.
  • Ces résultats confirment que la BESC capte un territoire psychologique exclusif, non redondant avec les traits généraux de la personnalité ou les dispositions sociales préexistantes.

Validité prédictive et comportementale

L’échelle a démontré une validité prédictive exceptionnelle au travers de paradigmes comportementaux et expérimentaux en laboratoire :

  • Rappel mnésique : Dans des tâches de mémoire libre, les individus high-BESC se remémorent un nombre significativement plus élevé de marques familières que les individus low-BESC, démontrant une organisation cognitive supérieure centrée sur les marques.
  • Temps de réaction : L’exposition subliminale ou supraliminale à des marques préférées accélère le temps de traitement lexical et l’identification de concepts liés au soi chez les participants high-BESC.
  • Fidélité comportementale et attachement réel : Les scores de BESC prédisent la fidélité déclarée, la durée de possession des produits, ainsi que la volonté de payer un prix supérieur (willingness to pay a premium) pour préserver la relation avec leurs marques fétiches.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de la BESC a été documentée avec une grande précision à travers une pluralité d’échantillons démographiques et d’environnements d’expérimentation :

Cohérence interne

Sur l’ensemble des études rapportées par Sprott et al. (2009), la consistance interne de l’échelle de 8 items a révélé des indices particulièrement élevés :

  • Le coefficient alpha de Cronbach (α) varie entre 0,91 et 0,96 selon les cohortes analysées (incluant des étudiants universitaires et des panels représentatifs d’adultes consommateurs).
  • La fidélité composite (Composite Reliability, CR) dépasse régulièrement le seuil de 0,93, attestant d’une homogénéité exemplaire des indicateurs sans redondance excessive.
  • La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) s’établit systématiquement entre 0,65 et 0,75, ce qui démontre que la majorité écrasante de la variance observée émane du construit latent lui-même et non de l’erreur de mesure aléatoire.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a fait l’objet d’évaluations longitudinales afin de vérifier que la BESC capture bien un trait dispositionnel stable et non un état émotionnel transitoire :

  • Sur un intervalle temporel de deux semaines, la corrélation test-retest a atteint r = 0,87 (p < 0,001).
  • Sur un intervalle plus long de six à huit semaines, le coefficient de corrélation temporelle s’est maintenu à r = 0,81, confirmant la remarquable stabilité du construit dans le temps, même en présence d’expositions publicitaires intermédiaires variées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le processus de développement métrologique de la BESC a mobilisé des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) approfondies, conformément aux standards les plus exigeants de la psychométrie contemporaine.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

À l’origine, un pool initial de plus de 40 items reflétant diverses nuances de l’expression identitaire par les marques a été généré à partir d’entretiens qualitatifs et de revues de littérature. Les analyses factorielles en composantes principales, associées à des rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax), ont révélé de manière univoque :

  • La présence d’un facteur dominant unique présentant une valeur propre (eigenvalue) très supérieure à 1 (souvent supérieure à 5,2), alors que le second facteur présentait une valeur propre nettement inférieure à 0,7.
  • Le diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) montrait un coude indiscutable après le premier facteur, justifiant la réduction de l’échelle à un format court et épuré de 8 items présentant les saturations les plus fortes et les communautés les plus élevées.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’adéquation du modèle factoriel unidimensionnel a été testée et confirmée par des modélisations en équations structurelles (SEM) sur des échantillons indépendants :

  • Indices d’ajustement global : Le modèle unidimensionnel à 8 items a affiché des indices exceptionnels : Chi-deux normalisé (χ²/ddl) < 2,5 ; Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) compris entre 0,035 et 0,049 (avec intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,06) ; Comparative Fit Index (CFI) > 0,98 ; Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,97 ; et Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,03.
  • Saturations factorielles standardisées (λ) : Toutes les saturations des 8 items sur le facteur latent sous-jacent sont hautement significatives (p < 0,001) et s’échelonnent entre 0,78 et 0,89.
  • Ces métriques confirment formellement que l’échelle est strictement unidimensionnelle, excluant toute partition sous-dimensionnelle artificielle et autorisant le calcul d’un score composite global non ambigu.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente des spécifications claires et simples à administrer :

  • Nom du test : Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (Brand Engagement in Self-Concept Scale — BESC).
  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapport standardisé).
  • Nombre total d’items : 8 items.
  • Structure factorielle : Unidimensionnelle (un seul score global).
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert authentique en 7 points :
    1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
    2 = Disagree (Pas d’accord)
    3 = Somewhat Disagree (Plutôt pas d’accord)
    4 = Neither Agree nor Disagree (Ni en désaccord ni d’accord)
    5 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord)
    6 = Agree (D’accord)
    7 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
  • Procédure de cotation et de calcul des scores :
    • Tous les items sont rédigés de manière directe et positive (absence totale d’items inversés).
    • Le score global individuel s’obtient soit en calculant la moyenne arithmétique des 8 items (score compris entre 1,00 et 7,00), soit en effectuant la somme brute des scores d’items (score total variant de 8 à 56 points).
    • Un score plus élevé traduit un engagement plus marqué des marques dans la structuration du concept de soi. Dans les protocoles de recherche, les participants sont couramment répartis selon la médiane ou les tertiles afin d’opposer les profils « low-BESC » et « high-BESC ».
  • Temps d’administration : Environ 2 à 3 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

La Brand Engagement in Self-Concept Scale (BESC) a été publiée pour la première fois en 2009 dans le prestigieux Journal of Marketing Research par l’American Marketing Association (AMA) :

  • Année d’introduction officielle : 2009.
  • Statut d’utilisation et droits d’auteur : L’article fondateur de Sprott, Czellar et Spangenberg (2009) a mis l’échelle à la disposition de la communauté académique. L’instrument peut être utilisé librement sans frais de licence dans le cadre de la recherche scientifique non commerciale, de thèses doctorales ou de projets d’enseignement supérieur, sous réserve expresse de citer formellement la publication originale conformément aux normes académiques (APA).
  • Tarification : Accès libre et gratuit pour la recherche académique et l’enseignement. Pour les applications commerciales lucratives (audits d’entreprises, études de marché propriétaires monétisées), les utilisateurs doivent se conformer aux politiques relatives aux droits de reproduction régies par l’éditeur du journal (American Marketing Association / SAGE Publications).

12. Références / References

Voici les références bibliographiques académiques fondamentales relatives à la BESC et aux théories sous-jacentes du concept de soi :

  • Aaker, J. L. (1997). Dimensions of brand personality. Journal of Marketing Research, 34(3), 347–356. https://doi.org/10.1177/002224379703400304
  • Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
  • Escalas, J. E., & Bettman, J. R. (2003). You are what they eat: The influence of reference groups on consumers’ connections to brands. Journal of Consumer Psychology, 13(3), 339–348. https://doi.org/10.1207/S15327663JCP1303_11
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Markus, H. (1977). Self-schemata and processing information about the self. Journal of Personality and Social Psychology, 35(2), 63–78. https://doi.org/10.1037/0022-3514.35.2.63
  • Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304
  • Sirgy, M. J. (1982). Self-concept in consumer behavior: A critical review. Journal of Consumer Research, 9(3), 287–300. https://doi.org/10.1086/208924
  • Sprott, D., Czellar, S., & Spangenberg, E. (2009). The importance of a general measure of brand engagement on market behavior: Development and validation of a scale. Journal of Marketing Research, 46(1), 92–104. https://doi.org/10.1509/jmkr.46.1.92
  • Tajfel, H., & Turner, J. C. (1986). The social identity theory of intergroup behavior. In S. Worchel & W. G. Austin (Eds.), Psychology of intergroup relations (pp. 7–24). Nelson-Hall.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)

  1. I have a special bond with the brands that I like.
  2. I consider my favorite brands to be a part of myself.
  3. I often feel a personal connection between my brands and me.
  4. Part of me is defined by important brands in my life.
  5. I feel as if I have a close personal connection with the brands I use.
  6. I can identify with important brands in my life.
  7. There are links between the brands that I prefer and how I view myself.
  8. My favorite brands are an important indication of who I am.
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Looti, M. (2026, septembre 23). Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (BESC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-engagement-marques-concept-de-soi-besc/
Looti, Mohammed. “Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (BESC).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-engagement-marques-concept-de-soi-besc/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’engagement envers les marques dans le concept de soi (BESC).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-engagement-marques-concept-de-soi-besc/.