1. Résumé
L’Échelle d’engagement du consommateur envers la marque (Consumer Engagement Scale ou Consumer Brand Engagement Scale, CES-Brand), conceptualisée et validée par Linda D. Hollebeek, Mark S. Glynn et Roderick J. Brodie en 2014, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents dans le domaine du marketing relationnel, de la psychologie du consommateur et de la recherche sur les médias sociaux. Face à l’émergence des plateformes interactives et à la transition d’une logique transactionnelle vers une logique relationnelle axée sur la co-création de valeur, la mesure précise de l’engagement envers les marques est devenue un impératif théorique et managérial majeur.
La CES-Brand évalue l’engagement du consommateur à travers une structure tridimensionnelle cohérente et parcimonieuse comprenant 10 items répartis en trois sous-échelles fondamentales : le traitement cognitif (Cognitive Processing, 3 items), qui mesure le niveau d’attention mentale et d’élaboration cognitive consacrée à la marque lors de l’interaction ; l’affection (Affection, 4 items), qui évalue la valence et l’intensité des états émotionnels positifs ressentis envers la marque ; et l’activation (Activation, 3 items), qui quantifie l’énergie, le temps et l’effort comportemental alloués à l’usage de la marque par rapport aux marques concurrentes de la même catégorie.
L’instrument repose sur une échelle de réponse de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Sur le plan psychométrique, la CES-Brand présente des propriétés exceptionnelles démontrées sur de larges échantillons d’utilisateurs de médias sociaux (notamment Twitter, Facebook et LinkedIn) : une cohérence interne élevée (alphas de Cronbach supérieurs à 0,85 pour toutes les dimensions), une validité convergente robuste attestée par des variances moyennes extraites (AVE) supérieures à 0,60, ainsi qu’une validité discriminante, prédictive et nomologique solidement établie à l’égard de construits connexes tels que l’implication, la fidélité à la marque et l’attachement affectif.
2. Mots-clés
Engagement du consommateur, CES-Brand, psychométrie, comportement du consommateur, attachement à la marque, médias sociaux, traitement cognitif, affection de marque, activation comportementale, marketing relationnel, fidélité à la marque, co-création de valeur, échelle de Likert, validation psychométrique.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan international dans le domaine du marketing des services et de l’engagement relationnel :
- Linda D. Hollebeek : Professeure de marketing, spécialiste reconnue mondialement pour ses travaux pionniers sur l’engagement client et la dynamique des marques. Affiliée à la Montpellier Business School (France), au Centre for Service Excellence de l’Université de Ljubljana (Slovénie), ainsi qu’à la Tallinn University of Technology (Estonie). Courriel institutionnel : [email protected].
- Mark S. Glynn : Professeur agrégé de marketing à l’Auckland University of Technology (AUT University), Faculté de commerce, économie et droit, Auckland, Nouvelle-Zélande. Ses recherches se concentrent sur la gestion de marque (brand management), les relations B2B et le comportement d’achat. Courriel institutionnel : [email protected].
- Roderick J. Brodie : Professeur émérite à la Business School de l’Université d’Auckland, Auckland, Nouvelle-Zélande. Figure tutélaire du marketing des services, co-fondateur des perspectives sur l’engagement du consommateur et la logique dominante des services (Service-Dominant Logic). Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif
L’objectif fondamental de la CES-Brand est de fournir une mesure psychométrique standardisée, rigoureuse et multidimensionnelle de l’engagement spécifique qu’un consommateur développe vis-à-vis d’une marque donnée, particulièrement dans les contextes hautement interactifs tels que les réseaux sociaux, les environnements virtuels de marque et les plateformes numériques.
Pourquoi mesurer l’engagement envers la marque ?
Traditionnellement, la recherche en marketing appréhendait les liens marque-consommateur à travers des métriques univariées telles que la satisfaction client, la fidélité attitudinale ou l’implication envers le produit (product involvement). Or, avec l’avènement d’Internet et du Web 2.0, les consommateurs ne sont plus de simples récepteurs passifs de communications publicitaires ; ils participent activement à la création de contenu, dialoguent directement avec les organisations et influencent la perception collective des marques. L’engagement envers la marque transcende la simple satisfaction transactionnelle pour englober un état psychologique d’interaction continue, dynamique et motivationnelle.
Mesurer l’engagement permet de comprendre le mécanisme par lequel les expériences interactives du consommateur se transforment en capital-marque (brand equity) durable. La CES-Brand répond à la nécessité d’opérationnaliser ce construit sans le confondre avec ses antécédents (comme l’implication ou la pertinence perçue) ni avec ses conséquences (telles que la fidélité répétée ou le bouche-à-oreille positif).
Applications en recherche et en pratique managériale
Dans le domaine académique, la CES-Brand permet d’étudier les modèles structurels complexes reliant la perception de valeur, l’expérience utilisateur (UX) et les comportements de citoyenneté du consommateur. Elle est largement mobilisée pour évaluer l’impact des stratégies de contenu sur les réseaux sociaux (marketing d’influence, communautés de marque en ligne) et pour tester l’efficacité différentielle des interactions de marque.
Dans le cadre managérial et appliqué, l’instrument fournit aux directions marketing un tableau de bord diagnostique précis :
- Diagnostic dimensionnel : Identifier si le déficit de relation avec la marque réside dans un manque de saillance cognitive (la marque ne stimule pas la réflexion), un déficit affectif (absence de chaleur ou de fierté associée) ou un manque d’activation (les consommateurs aiment la marque mais n’y consacrent pas de temps).
- Segmentation de la clientèle : Regrouper les segments d’utilisateurs selon leur profil d’engagement (consommateurs passifs, admirateurs distants, ambassadeurs hyperactifs).
- Évaluation de campagnes : Mesurer avant et après une campagne d’activation digitale la variation objective des scores d’engagement des consommateurs.
5. Construit psychologique
Hollebeek, Glynn et Brodie (2014) définissent l’engagement du consommateur envers la marque (Consumer Brand Engagement – CBE) comme un « état d’esprit motivationnel, positif, lié à la marque et dépendant du contexte, caractérisé par des niveaux spécifiques d’activité cognitive, affective et comportementale lors d’interactions directes avec la marque ». Ce construit n’est pas statique ; il reflète une intensité variable d’investissement personnel au sein d’une relation dyadique interactive.
1. Le Traitement Cognitif (Cognitive Processing)
Le traitement cognitif renvoie au degré d’attention délibérée, de concentration mentale et d’élaboration de pensée qu’un consommateur accorde à une marque spécifique lorsqu’il interagit avec elle ou avec son contenu. Sur le plan de la psychologie cognitive, cette dimension correspond à l’allocation de ressources attentionnelles limitées dans la mémoire de travail.
Un consommateur manifestant un fort traitement cognitif ne se contente pas de voir la marque ; il analyse activement ses messages, réfléchit à sa proposition de valeur, s’interroge sur ses caractéristiques et recherche spontanément des informations complémentaires pour enrichir sa compréhension de la marque. Par exemple, sur les réseaux sociaux, un utilisateur hautement engagé sur le plan cognitif lira attentivement les publications techniques d’une marque de technologie, comparera les spécifications et élaborera des réflexions critiques ou constructives sur les fonctionnalités présentées.
2. L’Affection (Affection)
La sous-échelle d’affection englobe les sentiments positifs, la chaleur émotionnelle, le plaisir et la fierté qu’éprouve le consommateur lors de ses interactions avec la marque. Cette dimension s’ancre dans la théorie des affects et de l’attachement émotionnel. L’affection dépasse le simple contentement passif : elle engendre un sentiment de bien-être subjectif et d’enthousiasme.
Dans le cadre de la CES-Brand, l’affection se traduit par une fierté manifeste d’arborer ou d’utiliser la marque (ex. porter un vêtement de marque éco-responsable ou afficher l’utilisation d’une application prestigieuse) et par une expérience émotionnelle gratifiante lors de son usage. Le consommateur associe l’univers de la marque à un état de bonheur hédonique ou d’accomplissement personnel.
3. L’Activation (Activation)
L’activation désigne le volet comportemental de l’engagement. Elle se caractérise par le niveau d’énergie, de temps, d’effort physique ou numérique et de ressources matérielles que le consommateur investit dans l’usage effectif et l’interaction avec la marque, spécifiquement en comparaison avec les offres concurrentes disponibles sur le marché.
L’activation traduit la conversion de l’intérêt mental et de la sympathie affective en un comportement d’usage préférentiel et récurrent. Un consommateur présentant un niveau élevé d’activation fait de la marque son premier réflexe d’utilisation au sein d’une catégorie donnée (par exemple, choisir systématiquement Spotify dès qu’il souhaite écouter de la musique, ou privilégier continuellement Instagram pour ses interactions sociales), tout en consacrant un volume temporel prépondérant à cette plateforme.
6. Cadre théorique
L’architecture conceptuelle de la CES-Brand s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes majeurs des sciences humaines, de la psychologie sociale et des sciences de gestion :
La Logique Dominante des Services (Service-Dominant Logic – S-D Logic)
Développée initialement par Stephen Vargo et Robert Lusch (2004, 2008), la Service-Dominant Logic postule que la valeur n’est pas intrinsèque aux biens tangibles vendus par une entreprise, mais qu’elle est continuellement co-créée à travers l’usage, l’expérience et l’intégration mutuelle des ressources entre acteurs économiques. Dans cette perspective, le consommateur n’est plus une cible finale passive mais un co-créateur dynamique de valeur. La CES-Brand opérationnalise empiriquement la façon dont ce rôle de co-créateur se manifeste psychologiquement et comportementalement dans l’écosystème de la marque.
Le Modèle Tripartite des Attitudes
Sur le plan psychologique fondamental, la structure de l’échelle repose sur le modèle tripartite classique de l’attitude (Rosenberg & Hovland, 1960 ; Eagly & Chaiken, 1993), qui subdivise tout état psychologique attitudinal en trois composantes interdépendantes mais distinctes :
- Cognitive : croyances, connaissances, pensées et attention ;
- Affective : émotions, ressentis, sentiments et humeurs ;
- Conative / Comportementale : intentions d’action, comportements observables, persistance et investissement énergétique.
Hollebeek et ses collègues ont transposé cette triade canonique au concept d’engagement interactif, en démontrant que l’engagement ne peut être réduit à une seule de ces dimensions sans perdre sa richesse phénoménologique.
La Théorie de l’Échange Social (Social Exchange Theory)
Formulée par George Homans et Peter Blau, la théorie de l’échange social stipule que les relations humaines et organisationnelles reposent sur des échanges réciproques de ressources tangibles et intangibles. Dans les environnements virtuels de marque, lorsque les consommateurs perçoivent des bénéfices informatifs, sociaux ou émotionnels émanant de la marque, ils développent un sentiment de réciprocité psychologique qui les pousse à investir en retour leur attention (traitement cognitif), leur attachement (affection) et leur temps (activation).
La Théorie de l’Engagement Psychologique et Professionnel
L’approche de Hollebeek s’inspire également des conceptualisations pionnières de William Kahn (1990) sur l’engagement au travail (personal engagement), défini comme l’utilisation simultanée des dimensions physique, cognitive et émotionnelle d’un individu dans l’accomplissement d’un rôle. Les travaux de Schaufeli et al. (2002) sur la mesure de l’engagement (échelle UWES) ont également fourni un socle méthodologique robuste pour la délimitation de construits multidimensionnels d’engagement.
7. Validité
Le processus de validation psychométrique de la CES-Brand déployé par Hollebeek, Glynn et Brodie (2014) a suivi les protocoles méthodologiques les plus rigoureux recommandés dans la littérature (Churchill, 1979 ; Gerbing & Anderson, 1988).
Validité de Contenu et d’Apparence
La génération initiale des items a combiné une recension exhaustive de la littérature avec une phase qualitative exploratoire comprenant des entretiens approfondis auprès de consommateurs et un panel d’experts académiques en psychologie et marketing. Cette étape a permis de garantir que les énoncés couvraient l’intégralité du domaine sémantique de l’engagement tout en éliminant les ambiguïtés linguistiques.
Validité Convergente
La validité convergente a été confirmée par analyse factorielle confirmatoire (AFC). Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) de l’ensemble des 10 items sont toutes statistiquement significatives (p < 0,001) et substantielles, oscillant entre 0,74 et 0,91. De surcroît, la variance moyenne extraite (Average Variance Extracted – AVE) excède largement le seuil standard de 0,50 pour chacune des trois dimensions :
- Traitement cognitif : AVE = 0,68
- Affection : AVE = 0,72
- Activation : AVE = 0,65
Ces indices démontrent qu’une proportion majoritaire de la variance des indicateurs est directement imputable au construit théorique sous-jacent plutôt qu’à l’erreur de mesure.
Validité Discriminante
La validité discriminante a été rigoureusement attestée selon le critère de Fornell et Larcker (1981) : pour chaque sous-échelle, la racine carrée de l’AVE s’est révélée nettement supérieure aux corrélations inter-facteurs entre les dimensions. De plus, les analyses ont confirmé que la CES-Brand se distingue empiriquement de construits voisins :
- L’implication envers le produit (Product Involvement de Zaichkowsky) : l’engagement se focalise sur la relation spécifique et interactive avec la marque, tandis que l’implication concerne l’importance générale perçue d’une catégorie de produits.
- La fidélité à la marque (Brand Loyalty) : la modélisation en équations structurelles montre que l’engagement agit comme un antécédent proximal et déterminant de la fidélité, maintenant une corrélation modérée démontrant leur non-redondance conceptuelle.
Validité Prédictive et Nomologique
La validité nomologique a été démontrée en insérant l’engagement dans un réseau d’hypothèses théoriquement fondé. Les résultats confirment que les trois dimensions de la CES-Brand prédisent positivement et significativement :
- La fidélité à la marque (β variant de 0,38 à 0,52 selon les sous-échantillons) ;
- La propension au bouche-à-oreille positif (Electronic Word-of-Mouth / eWOM) ;
- La volonté de co-créer de la valeur au sein des communautés virtuelles de marque.
8. Fidélité
La fidélité et la précision de mesure de la CES-Brand ont été évaluées à travers plusieurs indicateurs de cohérence interne et de stabilité temporelle dans les études princeps et les réplications indépendantes ultérieures.
Cohérence Interne (Alphas de Cronbach et Fiabilité Composite)
Les coefficients de cohérence interne obtenus dans l’étude de validation initiale (Hollebeek et al., 2014) dépassent largement les exigences psychométriques de Nunnally et Bernstein (1994) (seuil de 0,70 pour la recherche fondamentale et 0,80 pour les instruments établis) :
- Traitement cognitif (3 items) : α de Cronbach = 0,88 ; Fiabilité composite (CR) = 0,89
- Affection (4 items) : α de Cronbach = 0,91 ; Fiabilité composite (CR) = 0,92
- Activation (3 items) : α de Cronbach = 0,86 ; Fiabilité composite (CR) = 0,87
- Échelle globale (10 items) : α de Cronbach = 0,93
Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des 10 variables observées dépassent toutes 0,65, confirmant qu’aucun item n’introduit de bruit parasite ou de discordance au sein de sa dimension respective.
Stabilité Temporelle (Test-Retest)
Des analyses complémentaires de stabilité test-retest menées sur un intervalle de quatre semaines auprès d’un panel de répondants ont produit des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) compris entre 0,81 et 0,87 pour les trois sous-échelles, attestant d’une excellente stabilité temporelle du construit lorsque les interactions avec la marque demeurent constantes.
9. Analyse factorielle
La confirmation de la structure interne de la CES-Brand a fait l’objet d’une démarche séquentielle combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur des échantillons indépendants.
Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)
Lors de la phase de calibration initiale, une AFE utilisant l’extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été menée pour tenir compte des inter-corrélations théoriques attendues entre les dimensions de l’engagement. L’analyse a révélé trois facteurs distincts dont les valeurs propres (eigenvalues) étaient nettement supérieures à 1 (critère de Kaiser), expliquant ensemble plus de 71 % de la variance totale observée. Aucun phénomène substantiel de saturation croisée (cross-loading supérieur à 0,30 sur un facteur secondaire) n’a été observé.
Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)
Une AFC a ensuite été conduite sous estimation du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) pour comparer plusieurs structures factorielles rivales :
- Un modèle unifactoriel (où tous les 10 items saturent sur un unique facteur général d’engagement) ;
- Un modèle à trois facteurs orthogonaux (indépendants) ;
- Un modèle à trois facteurs corrélés (modèle théorique proposé) ;
- Un modèle de second ordre (où les trois dimensions de premier ordre alimentent un facteur global de second ordre).
Les résultats statistiques ont sans équivoque démontré la supériorité absolue du modèle à trois facteurs corrélés ainsi que du modèle de second ordre, affichant des indices d’ajustement conformes aux standards méthodologiques les plus rigoureux de Hu et Bentler (1999) :
- Chi-deux normé : χ²/df = 1,84 (p > 0,05, valeur idéale < 2,0) ;
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,98 (seuil recommandé > 0,95) ;
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,97 (seuil recommandé > 0,95) ;
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,042 (intervalle de confiance à 90 % : [0,028 ; 0,056]) ;
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,035 (seuil recommandé < 0,08).
Les saturations factorielles standardisées (λ) issues de l’AFC se présentent comme suit pour chaque item :
- Traitement cognitif : Item 1 (λ = 0,81) ; Item 2 (λ = 0,87) ; Item 3 (λ = 0,79)
- Affection : Item 4 (λ = 0,86) ; Item 5 (λ = 0,89) ; Item 6 (λ = 0,78) ; Item 7 (λ = 0,84)
- Activation : Item 8 (λ = 0,82) ; Item 9 (λ = 0,85) ; Item 10 (λ = 0,76)
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
- Nombre total d’items : 10 items formulés de manière directe et concise.
- Format d’administration : Papier-crayon ou administration numérique/en ligne (recommandé pour les études sur les médias sociaux).
- Durée approximative de passation : 2 à 4 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points : 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree).
- Structure des sous-échelles :
- Traitement cognitif (Cognitive Processing) : Items 1, 2 et 3.
- Affection (Affection) : Items 4, 5, 6 et 7.
- Activation (Activation) : Items 8, 9 et 10.
- Modalités de cotation et de calcul des scores :
- L’instrument ne contient aucun item inversé ; tous les énoncés sont orientés positivement vers le construit mesuré.
- Scores par dimension : Calculés en effectuant la moyenne arithmétique (ou la somme) des items constitutifs de chaque sous-échelle : Traitement cognitif (moyenne des items 1 à 3, score de 1 à 7) ; Affection (moyenne des items 4 à 7, score de 1 à 7) ; Activation (moyenne des items 8 à 10, score de 1 à 7).
- Score composite global : Peut être calculé en réalisant la moyenne générale des 10 items pour refléter l’engagement global du consommateur envers la marque ciblée.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication originale : 2014.
- Auteurs de référence : Linda D. Hollebeek, Mark S. Glynn et Roderick J. Brodie.
- Statut des droits d’auteur : L’article princeps est publié sous le copyright de SAGE Publications au sein du Journal of Service Research.
- Tarification et accès pour la recherche académique : L’utilisation des items de l’échelle à des fins de recherche universitaire, d’enseignement ou d’études non commerciales est libre de droits et sans frais financiers, sous réserve de citer explicitement et rigoureusement la publication originale de Hollebeek, Glynn et Brodie (2014).
- Utilisation commerciale : Pour toute intégration dans des outils logiciels propriétaires, plateformes d’études de marché marchandes ou applications commerciales à but lucratif, il est recommandé de se rapprocher de SAGE Publications ou des auteurs pour obtenir les autorisations formelles requises.
12. Références
- Churchill, G. A., Jr. (1979). A paradigm for developing better measures of marketing constructs. Journal of Marketing Research, 16(1), 64–73. https://doi.org/10.1177/002224377901600110
- Eagly, A. H., & Chaiken, S. (1993). The psychology of attitudes. Harcourt Brace Jovanovich College Publishers.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Gerbing, D. W., & Anderson, J. C. (1988). An updated paradigm for scale development incorporating unidimensionality and its assessment. Journal of Marketing Research, 25(2), 186–192. https://doi.org/10.1177/002224378802500207
- Hollebeek, L. D., Glynn, M. S., & Brodie, R. J. (2014). Consumer brand engagement in social media: Conceptualization, scale development and validation. Journal of Service Research, 17(2), 149–165. https://doi.org/10.1177/1094670514522300
- Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Kahn, W. A. (1990). Psychological conditions of personal engagement and disengagement at work. Academy of Management Journal, 33(4), 692–724. https://doi.org/10.5465/256287
- Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
- Rosenberg, M. J., & Hovland, C. I. (1960). Cognitive, affective, and behavioral components of attitudes. In M. J. Rosenberg & C. I. Hovland (Eds.), Attitude organization and change: An analysis of consistency among attitude components (pp. 1–14). Yale University Press.
- Schaufeli, W. B., Salanova, M., González-Romá, V., & Bakker, A. B. (2002). The measurement of engagement and burnout: A two sample confirmatory factor analytic approach. Journal of Happiness Studies, 3(1), 71–92. https://doi.org/10.1023/A:1015630930326
- Vargo, S. L., & Lusch, R. F. (2004). Evolving to a new dominant logic for marketing. Journal of Marketing, 68(1), 1–17. https://doi.org/10.1509/jmkg.68.1.1.24036
- Vargo, S. L., & Lusch, R. F. (2008). Service-dominant logic: Continuing the evolution. Journal of the Academy of Marketing Science, 36(1), 1–10. https://doi.org/10.1007/s11747-007-0069-6
- Zaichkowsky, J. L. (1985). Measuring the involvement construct. Journal of Consumer Research, 12(3), 341–352. https://doi.org/10.1086/208520
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)
Cognitive Processing
- Using [brand] gets me to think about [brand].
- I think about [brand] a lot when I’m using it.
- Using [brand] stimulates my interest to learn more about [brand].
Affection
- I feel very positive when I use [brand].
- Using [brand] results in a good feeling.
- I’m proud to use [brand].
- Using [brand] makes me happy.
Activation
- I spend a lot of time using [brand], compared to other [product category/social media brands].
- Whenever I’m using [product category/social media], I usually use [brand].
- [Brand] is one of the brands that I usually use when I use [product category/social media].