1. Résumé
L’Échelle d’engagement au travail d’Utrecht dans sa version abrégée à 9 items (Utrecht Work Engagement Scale, UWES-9) est l’un des instruments psychométriques les plus rigoureusement validés et largement mobilisés à l’échelle internationale pour quantifier l’engagement au travail. Développée par Wilmar B. Schaufeli, Arnold B. Bakker et Marisa Salanova en 2006 comme une alternative parcimonieuse à la version originale comportant 17 items (UWES-17), cette échelle opérationnalise l’engagement non pas comme le simple opposé direct ou symétrique de l’épuisement professionnel (burnout), mais comme un état d’esprit motivationnel, positif, épanouissant et persistant, lié à l’activité professionnelle.
Le construit théorique sous-jacent repose sur une structure tridimensionnelle comprenant la vigueur (Vigor), le dévouement (Dedication) et l’absorption (Absorption). Chacune de ces dimensions est capturée par trois items spécifiques au sein de la forme abrégée. La vigueur reflète de hauts niveaux d’énergie, de résilience mentale et la volonté d’investir des efforts continus dans le travail, y compris face aux obstacles. Le dévouement traduit un sens profond de signification, d’enthousiasme, d’inspiration, de fierté et de défi intellectuel et professionnel. Enfin, l’absorption correspond à un état de concentration totale et d’immersion optimale dans la tâche, caractérisé par le sentiment que le temps s’écoule rapidement et par des difficultés à se détacher de son activité.
L’administration de l’instrument s’effectue au moyen d’une échelle de fréquence en 7 points allant de 0 (« Jamais ») à 6 (« Toujours / Tous les jours »). Sur le plan des propriétés métrologiques, l’UWES-9 démontre une cohérence interne exemplaire, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,94 pour l’échelle globale à travers de multiples échantillons multinationaux et secteurs d’activité. La validité factorielle a été confirmée par de nombreuses analyses factorielles confirmatoires démontrant à la fois l’adéquation d’un modèle corrélé à trois facteurs et la viabilité empirique d’un facteur général d’engagement au travail de second ordre. L’échelle présente également une excellente validité prédictive à l’égard de la performance au travail, des comportements de citoyenneté organisationnelle et de la rétention des talents.
2. Mots-clés
Engagement au travail, UWES-9, psychométrie, psychologie organisationnelle, vigueur, dévouement, absorption, bien-être au travail, modèle JD-R, épuisement professionnel, santé au travail, fidélité test-retest, analyse factorielle confirmatoire, performance au travail, ergonomie cognitive.
3. Auteurs
L’Échelle d’engagement au travail d’Utrecht a été conçue et standardisée par des chercheurs pionniers en psychologie du travail et des organisations et en psychologie de la santé au travail :
- Wilmar B. Schaufeli, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie du travail et des organisations à l’Université d’Utrecht (Pays-Bas) et professeur émérite à la KU Leuven (Belgique). Ses travaux fondamentaux ont profondément redéfini l’étude du burnout et de l’engagement au travail. Courriel institutionnel : [email protected].
- Arnold B. Bakker, Ph.D. : Professeur ordinaire au Center of Excellence for Positive Organizational Psychology au sein de l’Université Erasmus de Rotterdam (Pays-Bas) et professeur honoraire à l’Université de Bergen (Norvège). Il est l’un des co-développeurs principaux du modèle Job Demands-Resources (JD-R). Courriel institutionnel : [email protected].
- Marisa Salanova, Ph.D. : Professeure de psychologie organisationnelle et directrice de l’équipe de recherche WANT (Work, Organization & New Technologies) à l’Université Jaume I de Castellón (Espagne). Elle est reconnue pour ses recherches sur l’auto-efficacité collective, les flux de travail et les organisations saines. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif
L’objectif premier de l’UWES-9 est d’évaluer de manière standardisée, valide et rapide le niveau d’engagement psychologique et motivationnel d’un travailleur vis-à-vis de son activité professionnelle. Pendant plusieurs décennies, la recherche en santé au travail s’est focalisée presque exclusivement sur les composantes pathologiques et négatives de l’expérience professionnelle, en particulier l’épuisement, le cynisme, la détresse psychologique et l’aliénation professionnelle. L’émergence de la psychologie positive au tournant du XXIe siècle a mis en lumière la nécessité de quantifier les états mentaux d’épanouissement, de résilience et d’accomplissement optimal.
L’UWES-9 a été spécifiquement conçue pour répondre aux contraintes méthodologiques et logistiques des protocoles de recherche longitudinaux, des enquêtes d’évaluation organisationnelle à grande échelle et des approches par journal de bord (daily diary studies ou experience sampling methods). Dans ces contextes, l’administration d’instruments comportant un nombre élevé d’items, comme l’UWES-17 originale, engendre fréquemment une fatigue chez les répondants, une baisse du taux de réponse et une augmentation de la variance d’erreur de mesure non liée au construit. La version abrégée à 9 items offre une robustesse psychométrique équivalente tout en réduisant significativement la charge cognitive imposée aux participants.
Sur le plan des applications pratiques et de la recherche empirique, l’UWES-9 remplit plusieurs missions distinctes :
- Diagnostic et intervention organisationnelle : Elle permet aux psychologues du travail et aux professionnels des ressources humaines d’établir un état des lieux empirique du climat motivationnel au sein d’équipes ou de départements entiers, identifiant ainsi les secteurs présentant un déficit de ressources ou un désengagement précoce.
- Recherche fondamentale et appliquée : L’outil sert de variable pivot (variable médiatrice ou dépendante) dans le cadre de modèles structurels complexes, notamment le modèle Exigences-Ressources professionnelles (Job Demands-Resources). Il permet de documenter les mécanismes liant les leviers organisationnels (autonomie, soutien social, leadership habilitant) aux résultats économiques et humains (performance, créativité, fidélisation, réduction de l’absentéisme).
- Évaluation de programmes d’intervention : L’échelle sert de mesure pré- et post-test lors de l’implémentation de formations au leadership, d’ateliers de « job crafting » ou de restructurations ergonomiques visant à optimiser l’environnement de travail.
5. Construit psychologique
L’engagement au travail mesuré par l’UWES-9 est défini comme un état cognitif-affectif persistant et envahissant, qui n’est pas focalisé sur un objet, un événement ou un comportement particulier, mais reflète l’expérience globale du sujet au travail. Contrairement à des états transitoires d’humeur, l’engagement présente une stabilité relative au cours du temps tout en demeurant sensible aux fluctuations des ressources de l’environnement professionnel. L’instrument opérationnalise ce construit à travers trois composantes interdépendantes mais distinctes :
1. La Vigueur (Vigor)
La vigueur correspond à la dimension bioénergétique et conative de l’engagement. Elle est caractérisée par des niveaux élevés d’énergie physique et mentale pendant le déroulement de la journée de travail, une résilience psychologique remarquable, et une propension à persévérer avec ténacité même lorsque des imprévus, des conflits ou des échecs surviennent. Un travailleur vigoureux ne ressent pas seulement l’absence de fatigue chronique, mais expérimente un dynamisme actif dès le réveil à l’idée d’accomplir ses tâches. Par exemple, confronté à un logiciel professionnel défaillant, un employé doté d’une vigueur élevée abordera la situation avec résolution plutôt qu’avec abattement ou irritation passive.
2. Le Dévouement (Dedication)
Le dévouement constitue la composante émotionnelle et évaluative fondamentale de l’engagement. Il se manifeste par une implication profonde dans son travail, accompagnée de sentiments intenses de sens, d’utilité sociale, d’enthousiasme, de valorisation personnelle et de fierté. Le travail n’est pas simplement perçu comme une nécessité contractuelle ou rémunératrice, mais comme une source d’inspiration et un défi intellectuel gratifiant. À titre d’illustration, un enseignant ou un soignant démontrant un fort dévouement ressentira une fierté intrinsèque quant à l’impact de ses interventions sur autrui, transformant des contraintes procédurales lourdes en missions riches de signification existentielle.
3. L’Absorption (Absorption)
L’absorption représente la composante cognitive et attentionnelle du construit. Elle est définie comme un état de focalisation totale et de concentration optimale dans l’exercice de l’activité, au cours duquel l’individu est pleinement captivé par ce qu’il fait. Dans cet état, le temps semble passer à une vitesse accélérée et la personne éprouve des difficultés à se détacher mentalement ou physiquement de sa tâche en raison du plaisir immersif ressenti. Cette dimension présente des analogies manifestes avec le concept de flux (flow) formalisé par Mihaly Csikszentmihalyi, tout en se distinguant par un caractère plus durable et moins éphémère que le pic de flow situationnel. Un programmeur informatique ou un chirurgien absorbé exécutera ainsi des opérations complexes sans percevoir la fatigue immédiate ni les stimuli distracteurs de son environnement.
6. Cadre théorique
Le développement de l’UWES-9 s’inscrit au carrefour de deux courants majeurs de la psychologie contemporaine : la psychologie positive appliquée aux organisations (Positive Organizational Scholarship) et le modèle Exigences-Ressources professionnelles (Job Demands-Resources model, JD-R).
L’approche de la psychologie positive
Historiquement, les travaux de Christina Maslach et Michael Leiter concevaient l’engagement comme l’exact antipode dimensionnel du burnout, mesurable à travers les pôles positifs des échelles du Maslach Burnout Inventory (MBI) : l’efficacité professionnelle s’opposant à l’épuisement, et l’implication s’opposant à la dépersonnalisation/cynisme. Schaufeli et ses collègues ont contesté ce postulat unidimensionnel bipolaire, arguant qu’un travailleur non épuisé n’est pas nécessairement engagé, motivé ou passionné par sa mission professionnelle. L’engagement a ainsi été théorisé comme un construit indépendant méritant son propre cadre conceptuel et son opérationnalisation métrologique autonome.
Le modèle Exigences-Ressources professionnelles (JD-R)
Le modèle JD-R développé par Bakker et Demerouti (2007) postule que tout environnement professionnel comporte deux catégories universelles de caractéristiques :
- Les exigences professionnelles (Job Demands) : Aspects physiques, psychologiques, sociaux ou organisationnels qui requièrent un effort cognitif ou émotionnel soutenu et sont associés à des coûts physiologiques (par exemple, la surcharge de travail, les conflits de rôles ou la pression temporelle). Ces exigences activent un processus de dégradation de la santé (health impairment process) menant au burnout.
- Les ressources professionnelles et personnelles (Job & Personal Resources) : Caractéristiques qui facilitent l’atteinte des objectifs professionnels, diminuent les coûts associés aux exigences ou stimulent la croissance, l’apprentissage et le développement personnel (par exemple, l’autonomie décisionnelle, les feedbacks constructifs, le soutien des pairs, l’auto-efficacité et l’optimisme). Ces ressources activent un processus motivationnel intrinsèque et extrinsèque (motivational process).
Dans ce paradigme, l’engagement au travail constitue le médiateur psychologique central du processus motivationnel. Les ressources professionnelles nourrissent directement la vigueur, le dévouement et l’absorption, lesquels se traduisent ultérieurement par des performances organisationnelles supérieures, des comportements prosociaux et un bien-être subjectif accru.
7. Validité
La validité psychométrique de l’UWES-9 a fait l’objet d’investigations exhaustives menées sur des cohortes englobant plusieurs dizaines de milliers de travailleurs à travers plus de trente pays et de multiples secteurs industriels et de services.
Validité de construit
La validité de construit de l’UWES-9 a été corroborée par des études d’équivalence de mesure (invariance de mesure) menées à travers différentes cultures, langues et groupes professionnels. L’invariance configural, métrique et scalaire a été démontrée entre les sexes et à travers différents groupes d’âge, confirmant que l’outil mesure les mêmes attributs psychologiques avec une précision constante quelle que soit la population évaluée (Schaufeli et al., 2006).
Validité convergente
L’UWES-9 montre des associations positives substantielles et statistiquement significatives avec des construits théoriquement congruents :
- Une corrélation robuste avec l’auto-efficacité professionnelle (r variant de 0,40 à 0,55), démontrant que la croyance en ses propres compétences opérationnelles stimule l’investissement d’énergie et le dévouement.
- Des corrélations positives élevées avec la satisfaction au travail (r compris entre 0,50 et 0,65) et l’implication organisationnelle affective (r compris entre 0,45 et 0,60).
- Une corrélation positive nette avec les ressources de travail perçues (autonomie, soutien du superviseur, variété des tâches), avec des coefficients oscillant typiquement entre 0,35 et 0,50.
Validité discriminante
L’enjeu majeur de la validation a consisté à prouver la non-redondance de l’engagement vis-à-vis du burnout et du présentéisme pathologique ou de l’addiction au travail (workaholism) :
- Distinction avec le burnout : Les analyses factorielles confirmatoires multi-échantillons démontrent systématiquement que les items de l’UWES-9 et ceux du Maslach Burnout Inventory (MBI-GS) chargent sur des dimensions distinctes mais négativement corrélées (généralement r = -0,40 à -0,65 entre vigueur et épuisement, et r = -0,50 à -0,70 entre dévouement et cynisme).
- Distinction avec l’addiction au travail : Alors que les bourreaux de travail (workaholics) sont poussés par une compulsion interne incontrôlable et un sentiment d’anxiété ou de culpabilité lorsqu’ils ne travaillent pas, les travailleurs engagés selon l’UWES-9 travaillent intensément en raison d’une motivation intrinsèque agréable et positive sans expérimenter la détérioration de leurs relations sociales extra-professionnelles.
Validité prédictive et critériée
De nombreuses recherches longitudinales ont établi que des scores élevés à l’UWES-9 prédisent de façon prospective une augmentation de la performance dans la tâche (in-role performance), une élévation significative des comportements de citoyenneté organisationnelle (extra-role performance), ainsi qu’une baisse marquée des intentions de départ volontaire (turnover intentions) et de l’absentéisme pour cause de maladie attestée médicalement.
8. Fidélité
La fidélité de l’UWES-9 atteint les standards les plus exigeants de la psychométrie appliquée, tant en ce qui concerne la cohérence interne que la stabilité temporelle des scores.
Cohérence interne
Dans l’étude séminale de standardisation internationale de Schaufeli, Bakker et Salanova (2006), réalisée auprès de 14 521 répondants issus de 10 pays différents, les coefficients alpha de Cronbach calculés pour l’échelle globale et les sous-échelles ont démontré une homogénéité remarquable :
- Score total d’engagement (9 items) : α médian de 0,92 (valeurs oscillant entre 0,85 et 0,94 selon les pays).
- Sous-échelle Vigueur (3 items) : α médian de 0,77 (plage de 0,68 à 0,80).
- Sous-échelle Dévouement (3 items) : α médian de 0,85 (plage de 0,81 à 0,89).
- Sous-échelle Absorption (3 items) : α médian de 0,78 (plage de 0,72 à 0,83).
Bien que les sous-échelles ne comportent que 3 items chacune — ce qui pénalise mécaniquement le calcul du coefficient alpha selon la formule de Spearman-Brown —, les valeurs obtenues dépassent systématiquement le seuil critique habituel de 0,70 requis en recherche fondamentale et organisationnelle.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
La stabilité temporelle a été mesurée dans plusieurs études longitudinales comportant des intervalles de mesure s’étalant de deux semaines à un an. Les coefficients de corrélation test-retest se situent entre 0,64 et 0,73 sur des intervalles d’un an, ce qui atteste à la fois d’une stabilité substantielle du trait psychologique général et d’une sensibilité appropriée aux modifications substantielles intervenant dans l’environnement de travail.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle de l’UWES-9 a suscité un débat scientifique fécond et rigoureusement documenté en psychométrie moderne.
Structure tridimensionnelle corrélée
Lors des premières analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites sur des échantillons représentatifs, les auteurs ont comparé un modèle unifactoriel global à un modèle tridimensionnel corrélé comprenant la Vigueur, le Dévouement et l’Absorption. Les indices d’adéquation ajustés (Goodness-of-Fit) ont démontré la supériorité statistique du modèle à trois facteurs :
- CFI (Comparative Fit Index) > 0,95
- TLI (Tucker-Lewis Index) > 0,93
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) ≤ 0,05
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) ≤ 0,04
Les saturations factorielles standardisées (factor loadings, λ) de chaque item sur sa dimension respective sont uniformément élevées, oscillant généralement entre 0,65 et 0,92, avec des résidus de variance faibles.
Intercorrélations et modèle bifactoriel
Toutefois, les intercorrélations observées entre les trois facteurs latents sont très élevées, variant fréquemment de 0,75 à 0,90. Cette forte colinéarité a conduit plusieurs psychométriciens à évaluer des modèles alternatifs, notamment :
- Le modèle hiérarchique de second ordre : Où un facteur général d’engagement au travail de second ordre explique la variance commune des trois dimensions de premier ordre.
- Le modèle bifactoriel (Bifactor Model) : Qui postule l’existence d’un facteur général d’engagement expliquant directement la majeure partie de la variance commune de l’ensemble des 9 items, tout en autorisant des facteurs spécifiques résiduels pour la vigueur, le dévouement et l’absorption.
Les indices de fiabilité du modèle bifactoriel (notamment le coefficient Omega hiérarchique, ωh, excédant souvent 0,80) confirment qu’une proportion substantielle de la variance totale est attribuable au facteur général. En conséquence, les chercheurs et praticiens sont pleinement justifiés d’utiliser indifféremment soit le score total global de l’UWES-9 (comme indicateur global d’engagement), soit les trois scores sous-dimensionnels en fonction des objectifs spécifiques de leur modélisation.
10. Instrument de mesure
L’Échelle d’engagement au travail d’Utrecht (UWES-9) est un auto-questionnaire standardisé présentant les spécifications suivantes :
- Nature de l’outil : Échelle psychométrique d’auto-évaluation quantitative (self-report questionnaire).
- Nombre total d’items : 9 items formulés à l’affirmative, répartis équitablement en 3 items par sous-échelle.
- Durée d’administration : Environ 2 à 4 minutes, ce qui en fait un outil particulièrement adapté aux protocoles industriels et de recherche surchargés.
- Format et ancrage de l’échelle de réponse : Échelle de fréquence en 7 points (0 à 6) :
- 0 = Never
- 1 = Almost never (A few times a year or less)
- 2 = Rarely (Once a month or less)
- 3 = Sometimes (A few times a month)
- 4 = Often (Once a week)
- 5 = Very often (A few times a week)
- 6 = Always (Every day)
- Calcul des scores (Cotation) : Aucun item n’est inversé. On calcule généralement la moyenne arithmétique des items composant l’échelle globale ainsi que chacune des sous-échelles (la division par le nombre d’items permet de conserver l’interprétation directe sur l’échelle de fréquence originale de 0 à 6) :
- Vigueur (Vigor) : Moyenne des items 1, 2 et 5.
- Dévouement (Dedication) : Moyenne des items 3, 4 et 7.
- Absorption (Absorption) : Moyenne des items 6, 8 et 9.
- Score total d’engagement : Moyenne des 9 items combinés.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’Échelle d’engagement au travail d’Utrecht (UWES-9) a été formalisée et validée dans sa version courte définitive en 2006 par Schaufeli, Bakker et Salanova, sur la base des versions préliminaires développées au début des années 2000.
Concernant les droits de propriété intellectuelle et les modalités d’accès :
- Accès et gratuité pour la recherche et l’enseignement : Les auteurs ont placé l’échelle sous un régime d’accès libre pour les travaux académiques, universitaires, thèses de doctorat et recherches scientifiques à but non lucratif. Les chercheurs peuvent utiliser, reproduire et traduire l’instrument sans avoir à acquitter de droits de licence, sous réserve expresse de citer rigoureusement les publications originales des auteurs.
- Usage commercial et conseil d’entreprise : Les cabinets de conseil en ressources humaines, les éditeurs de plateformes d’évaluation commerciale ou les entreprises souhaitant intégrer l’échelle dans un système de diagnostic payant ou commercialisé sont tenus de respecter la propriété intellectuelle de l’Université d’Utrecht et de contacter l’auteur principal (Site officiel de Wilmar Schaufeli) pour vérifier les directives d’utilisation applicables.
- Traductions disponibles : Le test a été traduit dans plus de 30 langues sous la supervision de l’équipe de recherche originale, incluant le français, l’espagnol, l’allemand, le néerlandais, le chinois, le japonais et le portugais.
12. Références
Les publications fondatrices suivantes constituent le socle métrologique et théorique de l’UWES-9 :
- Bakker, A. B., & Demerouti, E. (2007). The Job Demands-Resources model: State of the art. Journal of Managerial Psychology, 22(3), 309–328. https://doi.org/10.1108/02683940710733643
- Bakker, A. B., & Demerouti, E. (2017). Job Demands–Resources theory: Taking stock and looking forward. Journal of Occupational Health Psychology, 22(3), 273–285. https://doi.org/10.1037/ocp0000056
- Christian, M. S., Garza, A. S., & Slaughter, J. E. (2011). Work engagement: A quantitative review and test of its relations with task and contextual performance. Personnel Psychology, 64(1), 89–136. https://doi.org/10.1111/j.1744-6570.2010.01203.x
- Demerouti, E., Bakker, A. B., Nachreiner, F., & Schaufeli, W. B. (2001). The job demands-resources model of burnout. Journal of Applied Psychology, 86(3), 499–512. https://doi.org/10.1037/0021-9010.86.3.499
- Halbesleben, J. R. (2010). A meta-analysis of work engagement: Relationships with burnout, demands, resources, and consequences. In A. B. Bakker & M. P. Leiter (Eds.), Work engagement: A handbook of essential theory and research (pp. 102–117). Psychology Press.
- Maslach, C., Schaufeli, W. B., & Leiter, M. P. (2001). Job burnout. Annual Review of Psychology, 52(1), 397–422. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.52.1.397
- Schaufeli, W. B., Bakker, A. B., & Salanova, M. (2006). The measurement of work engagement with a short questionnaire: A cross-national study. Educational and Psychological Measurement, 66(4), 701–716. https://doi.org/10.1177/0013164405282471
- Schaufeli, W. B., Salanova, M., González-Romá, V., & Bakker, A. B. (2002). The measurement of engagement and burnout: A two sample confirmatory factor analytic approach. Journal of Happiness Studies, 3(1), 71–92. https://doi.org/10.1023/A:1015630930326
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
7-point frequency rating scale: 0 = Never, 1 = Almost never (A few times a year or less), 2 = Rarely (Once a month or less), 3 = Sometimes (A few times a month), 4 = Often (Once a week), 5 = Very often (A few times a week), 6 = Always (Every day)
- At my work, I feel bursting with energy.
- At my job, I feel strong and vigorous.
- I am enthusiastic about my job.
- My job inspires me.
- When I get up in the morning, I feel like going to work.
- I feel happy when I am working intensely.
- I am proud on the work that I do.
- I am immersed in my work.
- I get carried away when I’m working.