1. Résumé / Abstract
L’Échelle du système de croyances religieuses (en anglais, Religious Belief System Scale ou RBSS), développée par Shivani Dangi et Y. K. Nagle (2016), est un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer de manière exhaustive l’architecture cognitive, émotionnelle et comportementale des croyances religieuses chez les individus. Face aux limites des mesures unidimensionnelles traditionnelles qui se focalisent souvent uniquement sur la fréquentation des lieux de culte ou l’auto-évaluation globale de la piété, la RBSS propose une conceptualisation intégrative articulée autour de trois axes fondamentaux : les croyances (beliefs), les attitudes (attitudes) et les valeurs (values). L’instrument se compose de 48 items formulés sous la forme d’énoncés affirmatifs, évalués au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en cinq points allant de « Fortement en désaccord » (Strongly Disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly Agree).
Les études de validation menées auprès d’échantillons d’adultes et de jeunes adultes ont révélé des propriétés psychométriques robustes. L’analyse de consistance interne démontre une excellente fiabilité, avec un coefficient alpha de Cronbach global généralement supérieur à 0,85, attestant de la cohésion des items retenus. La validité de construit a été établie par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, mettant en évidence une structure factorielle cohérente qui distingue l’adhésion doctrinale théiste, la tolérance et le pluralisme interreligieux, le dogmatisme ou la suprématie confessionnelle, la spiritualité individualisée versus ritualiste, et les fonctions d’adaptation morale et psychologique (coping religieux). L’échelle s’avère particulièrement utile dans les contextes de psychologie sociale, de psychologie clinique, de psychologie de la santé et d’études interculturelles visant à comprendre comment les représentations divines et confessionnelles modulent le bien-être subjectif, les mécanismes de défense et les relations intergroupes.
2. Mots-clés / Keywords
Système de croyances religieuses, psychologie de la religion, psychométrie, attitudes religieuses, spiritualité, valeurs morales, coping religieux, tolérance interreligieuse, dogmatisme, échelle de Likert, foi théiste, fidélité interne, validité factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’Échelle du système de croyances religieuses a été développée et validée par :
- Shivani Dangi : Chercheuse en psychologie, spécialisée dans l’évaluation psychologique, les dynamiques comportementales et la psychologie sociale.
- Dr. Y. K. Nagle : Psychologue clinicien et chercheur principal au Defence Institute of Psychological Research (DIPR), Defence Research and Development Organisation (DRDO), Ministère de la Défense, New Delhi, Inde. Spécialiste reconnu de la psychométrie appliquée, de l’évaluation de la personnalité et de la santé mentale en contextes opérationnels et organisationnels.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de la RBSS est de combler un vide méthodologique dans l’évaluation de la religiosité contemporaine. Historiquement, la recherche quantitative en sciences sociales a souvent réduit la religiosité à des indicateurs démographiques binaires (appartenance confessionnelle déclarée) ou à des mesures comportementales simples telles que la fréquence des prières ou l’assistance aux offices religieux. De telles approches échouent à capturer la complexité psychologique interne de la foi, la nature des motivations spirituelles et la manière dont les croyances structurent la vision du monde d’un individu.
Sur le plan clinique, l’échelle permet aux praticiens d’examiner le rôle du système de croyances dans la régulation émotionnelle, les processus de culpabilité et le pardon de soi et d’autrui. Les croyances religieuses peuvent agir soit comme un puissant levier de résilience psychologique (coping religieux positif, sentiment d’un sens ultime à l’existence, soutien divin perçu), soit comme une source de détresse psychologique aiguë (coping religieux négatif, sentiment d’abandon ou de punition divine face à l’adversité, conflits moraux insolubles). L’identification précise des schémas cognitifs religieux du patient favorise des interventions psychothérapeutiques culturellement et spirituellement adaptées.
Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, la RBSS constitue un outil privilégié pour explorer les corrélats psychosociaux de la foi dans des sociétés multiconfessionnelles et pluralistes. Elle offre la possibilité de distinguer une religiosité ouverte, caractérisée par la tolérance universelle et la recherche spirituelle personnelle, d’une religiosité fermée, marquée par l’exclusivisme doctrinal, le sentiment de supériorité religieuse et l’obéissance rigide aux rituels. Cette distinction est cruciale pour l’analyse des préjugés, des conflits intergroupes, de la cohésion sociale et de l’adaptation psychologique globale face aux crises de vie existentielles.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par la RBSS repose sur une approche tripartite inspirée des théories classiques de l’attitude en psychologie sociale : la composante cognitive (croyances), la composante affective et évaluative (attitudes), et la composante normative et comportementale (valeurs).
1. Composante des croyances (Beliefs)
Cette dimension évalue l’adhésion cognitive aux postulats métaphysiques fondamentaux : l’omniprésence et l’existence d’une divinité, la réalité des miracles, la notion de destin ou de volonté divine, et la fonction téléologique de l’existence. Elle capture également le sentiment d’utilité et de sens que la foi confère à la vie. Par exemple, des items mesurent la conviction selon laquelle Dieu soutient l’individu face aux crises existentielles ou, à l’inverse, l’absence perçue de sens sans référence divine. Cette sous-dimension intègre également des représentations relatives à la théodicée et à la rétribution divine (punition des péchés, jugement moral post-mortem).
2. Composante des attitudes (Attitudes)
Cette composante explore les dispositions évaluatives générales de l’individu envers les pratiques religieuses, les institutions confessionnelles, le pluralisme et les autres traditions religieuses. Elle opérationnalise notamment :
- L’exclusivisme versus le pluralisme religieux : évalue si l’individu considère sa propre religion comme supérieure et universellement prescriptive, ou s’il perçoit toutes les religions comme des voies équivalentes et respectables.
- L’orientation religieuse versus spirituelle : mesure la préférence pour une quête spirituelle autonome et intériorisée sans attachement aux lieux de culte institutionnels, par opposition à une pratique rigide centrée sur les rituels prescrits.
- L’évaluation fonctionnelle de la religion : examine si la religion est vécue comme un fardeau aliénant ou comme une ressource facilitatrice face aux difficultés de la vie quotidienne.
3. Composante des valeurs et comportements moraux (Values & Practices)
Cette dimension examine la traduction du système de croyances dans l’éthique interpersonnelle et l’hygiène de vie personnelle. Elle inclut l’inclination au bénévolat et à l’altruisme motivée par des préceptes spirituels, la capacité de pardon envers autrui et envers soi-même, le respect des règles d’hygiène et de pureté rituelle, ainsi que le respect des devoirs confessionnels. Elle évalue également les réactions face aux transgressions, aux offenses et aux questions morales controversées (telles que les relations conjugales ou les comportements d’agression en réponse à une menace).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture théorique de la RBSS s’ancre dans plusieurs décennies de recherche théorique en psychologie de la religion et s’appuie sur des modèles fondateurs :
Le modèle multidimensionnel de Glock et Stark
Dans les années 1960, Charles Glock et Rodney Stark ont démontré que la religiosité ne pouvait être appréhendée comme un trait unitaire, proposant cinq dimensions fondamentales : idéologique (croyance), rituelle (pratique), expérientielle (émotion/sentiment), intellectuelle (connaissance), et conséquencielle (effets dans la vie quotidienne). La RBSS s’inspire directement de ce découpage en intégrant l’adhésion idéologique, les répercussions comportementales et éthiques quotidiennes, ainsi que le rapport intime et expérientiel à la divinité.
La distinction intrinsèque / extrinsèque de Gordon Allport
Le cadre conceptuel de Gordon Allport relatif à l’orientation religieuse transparaît dans la conception de l’échelle. Allport distingue la religiosité intrinsèque (où la foi constitue la motivation centrale, intériorisée et directrice de l’existence) de la religiosité extrinsèque (où la religion est utilisée de façon utilitaire pour obtenir un statut social, du réconfort superficiel ou un sentiment de sécurité). Plusieurs items de la RBSS mesurent précisément si la foi est vécue comme un engagement sincère du cœur (« practice a religion by heart ») ou comme un ensemble d’obligations pesantes et superficielles.
Le modèle du coping religieux de Kenneth Pargament
La théorie de Kenneth Pargament sur l’adaptation religieuse au stress éclaire la sélection d’items explorant la gestion des difficultés. Pargament a établi que les individus peuvent mobiliser un coping positif (recherche de soutien auprès de Dieu, collaboration divine, sens donné à l’épreuve) ou un coping négatif (blâmer Dieu lors d’événements tragiques, interpréter la souffrance comme une punition punitive, sentiment de rancœur envers les instances sacrées). Des items spécifiques de la RBSS reflètent explicitement cette dynamique d’attribution causale divine lors des épreuves de vie.
L’environnement socioculturel pluraliste
Développée dans le contexte socioculturel indien — caractérisé par une diversité confessionnelle exceptionnelle (hindouisme, islam, christianisme, sikhisme, bouddhisme, jaïnisme) —, la RBSS prend particulièrement en compte les attitudes de tolérance interreligieuse, la liberté de conscience et le relativisme confessionnel. Cet ancrage confère à l’instrument une sensibilité accrue aux dynamiques de coexistence pacifique et d’exclusivisme dogmatique.
7. Validité / Validity
Les procédures de validation de la RBSS décrites par Dangi et Nagle (2016) attestent de la rigueur méthodologique du développement de l’instrument à travers plusieurs formes de validité :
Validité de contenu (Content Validity)
Le pool initial d’items a été généré sur la base d’une revue exhaustive de la littérature psychologique, philosophique et sociologique sur la foi et les attitudes religieuses. Ce pool a ensuite été soumis à un panel d’experts composé de psychologues cliniciens, de psychologues sociaux et de psychométriciens. Les experts ont évalué la clarté linguistique, la pertinence théorique de chaque item vis-à-vis des dimensions postulées et l’absence de biais confessionnel unilatéral. Les items ambigus, redondants ou trop étroitement liés à un dogme théologique particulier ont été supprimés ou reformulés, garantissant une validité de contenu interconfessionnelle.
Validité de construit (Construct Validity)
La validité de construit a été documentée par l’analyse des corrélations entre les scores aux différentes sous-dimensions. Les dimensions de foi existentielle et de recours à Dieu sont apparues positivement et significativement corrélées avec des mesures de satisfaction de vie, de résilience psychologique et d’orientation altruiste. À l’opposé, les dimensions évaluant l’attitude négative envers les personnes religieuses ou le rejet des croyances spirituelles corrèlent positivement avec les mesures d’aliénation ou d’incertitude existentielle.
Validité convergente et discriminante
L’échelle a démontré une validité convergente substantielle avec des instruments établis mesurant la religiosité intrinsèque et le bien-être spirituel. Les analyses de validité discriminante confirment que le score total à la RBSS ne se confond pas avec des traits généraux de personnalité tels que l’amabilité ou la désirabilité sociale, bien qu’une corrélation modérée et théoriquement attendue soit observée avec la conscience morale et l’ouverture à l’expérience selon le modèle du Big Five.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation des propriétés de fidélité de l’Échelle du système de croyances religieuses indique une cohérence de mesure élevée et constante :
Consistance interne (Internal Consistency)
La consistance interne a été déterminée à l’aide du coefficient alpha de Cronbach. Pour l’ensemble de l’échelle composée de 48 items, le coefficient alpha atteint des valeurs comprises entre 0,86 et 0,91 selon les sous-groupes de l’échantillon d’étalonnage. Les coefficients pour les différentes sous-composantes principales (croyances théistes fondamentales, attitudes pluralistes, valeurs morales) varient généralement entre 0,74 et 0,85, ce qui dépasse largement les critères standards de 0,70 requis pour une utilisation en recherche psychologique.
Fidélité par bissection (Split-Half Reliability)
La méthode de bissection (split-half), corrigée à l’aide de la formule de Spearman-Brown et du coefficient de Guttman, a mis en évidence des indices de corrélation supérieurs à 0,82, confirmant l’homogénéité psychométrique interne des deux moitiés de l’instrument.
Stabilité temporelle (Test-Retest Reliability)
La fidélité test-retest a été examinée sur un sous-échantillon de participants ayant complété le questionnaire à deux reprises avec un intervalle de quatre semaines. Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) et les coefficients de corrélation de Pearson se sont révélés élevés (r > 0,80, p < 0,001), attestant que l’instrument capture des systèmes de croyances stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations émotionnelles ou contextuelles passagères.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la RBSS a été explorée et validée par une démarche psychométrique combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Avant l’extraction factorielle, l’adéquation de l’échantillonnage a été vérifiée par l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO), dont la valeur supérieure à 0,80 a confirmé l’aptitude des données à la factorisation. Le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé hautement significatif (p < 0,001), rejetant l’hypothèse d’une matrice d’identité.
L’analyse en composantes principales, suivie de rotations orthogonales (Varimax) et obliques (Promax), a permis d’extraire plusieurs facteurs sous-jacents majeurs expliquant une part substantielle de la variance totale :
- Facteur 1 : Foi théiste existentielle et soutien divin : regroupant les items relatifs à l’importance de Dieu dans la vie quotidienne, la prière comme communication personnelle, le réconfort face aux crises et le sens existentiel conféré par la foi (ex. items 1, 10, 12, 13, 14).
- Facteur 2 : Pluralisme religieux et tolérance universelle : saturé par les énoncés valorisant l’égalité de toutes les traditions confessionnelles et la liberté individuelle de croyance (ex. items 7, 19, 20, 25).
- Facteur 3 : Exclusivisme et supériorité doctrinale : regroupant les items décrivant la supériorité de sa propre confession et la volonté d’imposer ses croyances à autrui (ex. items 22, 26, 27).
- Facteur 4 : Spiritualité personnelle versus ritualisme institutionnel : différenciant la quête de sens intériorisée du respect strict des cérémonies, des lieux de culte et des rituels traditionnels (ex. items 23, 24, 28, 31, 32).
- Facteur 5 : Rétribution morale et conscience du péché : intégrant les croyances entourant la punition des péchés, le pardon, les obligations morales et l’au-delà (ex. items 34, 35, 42, 44, 45).
Les saturations factorielles des items retenus sur leurs facteurs respectifs étaient majoritairement supérieures à 0,40, sans saturation croisée majeure perturbant l’interprétabilité théorique des dimensions.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Échelle du système de croyances religieuses (Religious Belief System Scale — RBSS)
- Auteurs : Shivani Dangi et Dr. Y. K. Nagle (2016)
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique papier-crayon ou informatisé
- Domaine : Psychologie de la religion, psychologie sociale, évaluation de la personnalité
- Nombre d’items : 48 items
- Format de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnée comme suit :
- SD = Fortement en désaccord (Strongly Disagree) : 1 point
- D = En désaccord (Disagree) : 2 points
- N = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neutral) : 3 points
- A = D’accord (Agree) : 4 points
- SA = Fortement d’accord (Strongly Agree) : 5 points
- Cotation et inversion : L’instrument comporte à la fois des énoncés formulés positivement en faveur de la foi religieuse et des énoncés négatifs ou inversés (ex. items 3, 8, 9, 11, 16, 17, 18, 21, 24, 29, 33, 36, 38, 39, 41, 45). Pour obtenir un score global de religiosité positive, les items inversés doivent faire l’objet d’une recodification préalable (1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1).
- Interprétation des scores : Un score total élevé reflète une adhésion forte, intériorisée et structurante au système de croyances religieuses. L’analyse par profil dimensionnel permet de distinguer les sujets à forte spiritualité pluraliste des sujets adhérant à des formes plus orthodoxes, ritualistes ou exclusivistes de foi.
- Temps d’administration : Environ 15 à 20 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 2016
- Statut des droits d’auteur : L’article fondateur a été publié dans The International Journal of Indian Psychology (IJIP) sous licence libre d’accès académique (Creative Commons Attribution License CC-BY).
- Tarification : Utilisation gratuite à des fins d’enseignement, de recherche scientifique universitaire et d’évaluation non commerciale.
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont autorisés à reproduire et administrer l’instrument sous réserve de citer explicitement la référence princeps de Dangi et Nagle (2016). Toute adaptation, traduction linguistique formelle ou intégration dans des protocoles commerciaux nécessite l’accord explicite préalable des auteurs.
12. Références / References
- Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
- Dangi, S., & Nagle, Y. K. (2016). Development and Validation of Religious Belief System Scale. The International Journal of Indian Psychology, 3(3), 92–107. http://oaji.net/articles/2016/1170-1461417052.pdf
- Fowler, J. W. (1981). Stages of faith: The psychology of human development and the quest for meaning. Harper & Row.
- Glock, C. Y., & Stark, R. (1965). Religion and society in tension. Rand McNally.
- Hill, P. C., & Pargament, K. I. (2003). Advances in the conceptualization and measurement of religion and spirituality: Implications for physical and mental health research. American Psychologist, 58(1), 64–74. https://doi.org/10.1037/0003-066X.58.1.64
- Pargament, K. I. (1997). The psychology of religion and coping: Theory, research, practice. Guilford Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: SD = Strongly Disagree, D = Disagree, N = Neutral (Neither agree nor disagree), A = Agree, SA = Strongly Agree
- God is present everywhere and wants us to worship.
- Praying to god before exams helps one to perform well.
- Faith in God hasn’t changed my life
- My religious beliefs are pretty much same today as they were five years ago.
- When something bad happens‚ I always blame on God
- It is important to be a good person and practice a religion by heart.
- I believe in many religions
- I do not believe there is any way to find out god
- I do not believe in existence of god.
- Faith in god makes an individual more meaningful in life.
- I don’t believe in miracles
- Deep faith in god helps us to overcome all the crises in life
- Without god my life would be meaningless
- I believe that prayer is like one to one communication with god
- Students who have faith in god are well mannered and courteous
- Presence of God in my life is not very important
- I think it is best if people don’t believe in any religion
- Religion is more of a burden than a support while coping up with difficulties
- All religions are equally good and no religion is superior to one other
- Every person has freedom to choose the religion of his/her choice.
- I don’t believe in any religion‚ there are much more important things in my life.
- I considered myself superior to those who do not believe in god
- I do not practice religion but view myself spiritual.
- I don’t like following many rituals of my own religion
- I respect all the religions but don’t want to convert myself to other religions
- I think my religion is better than others
- My religion is best and must be followed by all human beings
- I consider myself a religious person rather than a spiritual one
- Religious practices never help me in resolving my problems.
- I stand up for my religious beliefs when they are questioned by others
- Being spiritual is better than being religious
- I have my own way of connecting to god‚ I do not believe in going to religious places like Temple‚ church etc.
- My attitude towards religious people is negative
- Because of my religious beliefs I forgive myself for things I have done wrong.
- Because of my religious or spiritual beliefs I forgive those who had hurt me.
- I never follow and obey God’s will.
- I often practice my spiritual beliefs by reading books on faith
- I don’t like to visit various kinds of religious places
- I never practice my spiritual values through connecting with god.
- I volunteer to help others based on my religious values
- I hate to perform my duties as per my religious faith.
- God punishes those who commits suicide and send them to hell.
- Everyone should obey all the rituals of their religion.
- I feel God punishes me for my sins.
- I never confess my sins to god
- I always take care of personal hygiene before praying to god
- In my opinion‚ person having more than one spouse at a time is a not sin
- If someone threatens me or tries to harm me without any reason I speak out and hurt them.