1. Résumé
L’Échelle du lieu de contrôle parental (en anglais, Parental Locus of Control Scale — PLOC), conçue et validée par Leslie B. Campis, Robert D. Lyman et Steven Prentis-Dunn en 1986, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et rigoureusement étayés dans le domaine de la psychologie du développement, de la parentalité et de la psychopathologie infanto-juvénile. Cet auto-questionnaire multidimensionnel de 47 items a été développé afin d’opérationnaliser et de quantifier les croyances d’attribution et le sentiment d’efficacité des figures parentales concernant l’éducation et la gestion du comportement de leur enfant.
S’appuyant sur les théories de l’apprentissage social de Julian B. Rotter et le modèle de l’auto-efficacité de Albert Bandura, la PLOC structure l’évaluation du lieu de contrôle parental autour de cinq facteurs distincts mais interdépendants : (1) l’Efficacité parentale (Parental Efficacy), (2) la Responsabilité parentale (Parental Responsibility), (3) le Contrôle de la vie des parents par l’enfant (Child Control of Parents’ Life), (4) la Croyance parentale en la fatalité ou la chance (Parental Belief in Fate/Chance), et (5) le Contrôle parental sur le comportement de l’enfant (Parental Control of Child’s Behavior). Les répondants expriment leur degré d’accord à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »).
Les propriétés psychométriques initiales et ultérieures confirment une consistance interne satisfaisante avec un coefficient alpha de Cronbach global de .92, tandis que les sous-échelles présentent des coefficients variant de .65 à .77. La fidélité test-retest s’avère robuste (.83 sur l’ensemble de l’échelle). Sur le plan de la validité de construit, discriminante et prédictive, la PLOC démontre une sensibilité clinique remarquable pour distinguer les parents d’enfants manifestant des troubles du comportement extériorisés des parents d’enfants au développement typique. Une orientation vers un lieu de contrôle externe est systématiquement associée à un stress parental accru, à des pratiques éducatives incohérentes ou punitives et à une moindre réceptivité aux programmes de formation aux habiletés parentales.
2. Mots-clés
Lieu de contrôle parental, sentiment d’efficacité parentale, psychométrie, évaluation clinique, pratiques parentales, théorie de l’apprentissage social, comportement de l’enfant, stress parental, attribution causale, validation psychométrique.
3. Auteurs
L’échelle a été développée au département de psychologie de l’Université d’Alabama (Tuscaloosa, États-Unis) par :
- Leslie B. Campis, Ph.D. — Docteure en psychologie clinique, spécialisée en psychologie de l’enfant et de la famille, University of Alabama.
- Robert D. Lyman, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie, spécialiste des troubles du comportement chez l’enfant et des interventions familiales, University of Alabama.
- Steven Prentis-Dunn, Ph.D. — Professeur de psychologie, chercheur reconnu en psychologie sociale appliquée et processus d’influence sociale, University of Alabama.
4. Objectif
L’objectif fondamental de la Parental Locus of Control Scale est de fournir une mesure standardisée, fiable et valide des perceptions de contrôle des parents face aux défis inhérents à l’éducation de leurs enfants. Avant la conception de cet outil dans les années 1980, la majorité des recherches évaluant le lieu de contrôle s’appuyaient sur l’échelle générale d’I-E de Rotter (1966). Or, de nombreux auteurs ont souligné que les mesures généralistes manquaient de spécificité contextuelle et échouaient à prédire avec précision les conduites parentales quotidiennes, les attitudes éducatives et les réponses affectives face aux crises comportementales infantiles.
La PLOC a été spécifiquement conçue pour répondre à cette lacune en transposant le construit d’attribution causale au domaine écologique et fonctionnel des relations parent-enfant. L’échelle vise à déterminer si un parent perçoit les réussites, les échecs et les perturbations comportementales de sa progéniture comme étant le résultat de ses propres actions, compétences et décisions (orientation interne), ou s’il les attribue à des facteurs extérieurs incontrôlables tels que le tempérament inné de l’enfant, la chance, le destin ou la fatalité (orientation externe).
Dans les contextes cliniques, la PLOC remplit une mission diagnostique et pronostique essentielle. Elle permet d’identifier les parents présentant une résignation acquise, caractérisée par un sentiment d’impuissance face aux crises de colère ou aux conduites d’opposition de leur enfant. Les cliniciens l’utilisent largement lors des bilans préliminaires aux programmes d’entraînement aux habiletés parentales (tels que le programme de Barkley ou le Triple P). Les parents affichant un lieu de contrôle fortement externe ont tendance à abandonner prématurément les interventions ou à manifester une faible observance thérapeutique, estimant par avance que leurs efforts n’auront aucun impact sur l’enfant. La mesure sert ainsi d’indicateur pour ajuster l’alliance thérapeutique et intégrer des modules de restructuration cognitive centrés sur l’efficacité personnelle.
Sur le plan de la recherche, l’instrument facilite l’analyse des médiateurs psychologiques reliant les stresseurs socio-économiques, la dépression parentale et les trajectoires développementales des enfants. La PLOC permet de tester des modèles structuraux complexes examinant comment les croyances parentales modulent l’utilisation de stratégies disciplinaires positives ou coercitives.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par la PLOC repose sur une vision multidimensionnelle du lieu de contrôle parental. L’outil dépasse la simple dichotomie interne-externe pour cartographier les différentes sphères d’influence perçues au sein du système familial. Les cinq facteurs constitutifs traduisent des dimensions cognitives et émotionnelles spécifiques :
Facteur 1 : Efficacité parentale (Parental Efficacy — 10 items)
Cette dimension évalue la croyance du parent en sa capacité d’influencer le comportement de son enfant et de résoudre efficacement les conflits relationnels. Un score élevé sur ce facteur dénote un sentiment prononcé d’inefficacité, de futilité ou d’impuissance. Par exemple, l’item 1 (« What I do has little effect on my child’s behavior ») et l’item 4 (« If your child tantrums no matter what you try, you might as well give up ») illustrent ce sentiment d’inutilité de l’effort parental face aux manifestations d’opposition, reflétant une extériorité marquée.
Facteur 2 : Responsabilité parentale (Parental Responsibility — 10 items)
La deuxième dimension mesure le degré auquel le parent s’attribue la causalité directe et exclusive des conduites, qu’elles soient adaptées ou déviantes, de son enfant. Contrairement aux autres dimensions où des scores élevés traduisent une externalité, ce facteur sonde la tendance à assumer l’entière responsabilité des erreurs de développement. L’item 14 (« My child’s behavior problems are no one’s fault but my own ») et l’item 19 (« I am responsible for my child’s behavior ») capturent cette hyper-responsabilisation, qui peut parfois engendrer une culpabilité parentale dysfonctionnelle si elle n’est pas modérée par une compréhension réaliste de l’autonomie de l’enfant.
Facteur 3 : Contrôle de la vie des parents par l’enfant (Child Control of Parents’ Life — 7 items)
Ce facteur évalue l’expérience subjective selon laquelle l’enfant domine l’existence, les décisions, l’organisation quotidienne et la vie sociale du parent. Un score élevé traduit un effondrement des frontières intergénérationnelles et une inversion hiérarchique où le parent se sent dominé par les exigences ou les réactions de l’enfant. Des énoncés comme l’item 21 (« My life is chiefly controlled by my child ») et l’item 23 (« My child influences the number of friends I have ») mettent en évidence cette perte d’autonomie parentale.
Facteur 4 : Croyance parentale en la fatalité ou la chance (Parental Belief in Fate/Chance — 10 items)
Cette composante explore les attributions causales relatives aux forces non contrôlables, telles que le hasard, la chance, le destin ou l’hérédité biologique stricte, pour expliquer les succès ou les échecs éducatifs. Les parents obtenant un score élevé estiment que réussir l’éducation d’un enfant relève avant tout d’une « loterie génétique » ou d’une bénédiction aléatoire, comme l’illustrent l’item 28 (« Being a good parent often depends on being lucky enough to have a good child ») et l’item 36 (« Heredity plays a major role in determining a child’s personality »).
Facteur 5 : Contrôle parental sur le comportement de l’enfant (Parental Control of Child’s Behavior — 10 items)
La dernière dimension cible l’incapacité perçue à maîtriser les agissements concrets de l’enfant et la propension à céder pour éviter la confrontation. Elle reflète un schéma de renforcement négatif involontaire où le parent tolère des comportements inacceptables par épuisement ou résignation. L’item 39 (« My child’s behavior is sometimes more than I can handle ») et l’item 41 (« It is often easier to let my child have his/her way than to put up with a tantrum ») traduisent cette capitulation éducative.
6. Cadre théorique
Le fondement épistémologique de l’Échelle du lieu de contrôle parental s’ancre principalement dans la théorie de l’apprentissage social élaborée par Julian Rotter (1954, 1966). Selon Rotter, la probabilité d’occurrence d’un comportement dépend conjointement de l’attente que ce comportement mènera à un renforçateur spécifique et de la valeur accordée à ce renforçateur. Dans ce paradigme, le lieu de contrôle représente une croyance généralisée concernant la nature du lien causal entre les actions individuelles et les renforcements environnementaux.
Campis et ses collaborateurs ont postulé que le rôle parental induit des attentes d’efficacité spécifiques qui ne peuvent être capturées par le concept de lieu de contrôle global. En éducation, un individu peut présenter un lieu de contrôle interne dans sa sphère professionnelle (croyant fermement que son travail acharné conditionne ses promotions) tout en manifestant un lieu de contrôle externe au sein de son foyer (se sentant totalement impuissant face aux accès de colère de son enfant de six ans).
Le cadre théorique s’enrichit également des travaux d’Albert Bandura (1977, 1997) sur le sentiment d’auto-efficacité (self-efficacy). Bandura distingue les attentes d’efficacité (la conviction que l’on peut exécuter avec succès le comportement requis pour produire les résultats) des attentes de résultat (l’estimation qu’un comportement donné conduira à certains résultats). La PLOC intègre ces deux notions : le Facteur 1 (« Efficacité parentale ») renvoie directement aux attentes d’efficacité de Bandura, tandis que le Facteur 4 (« Fatalité/Chance ») interroge les attentes de résultat déterministes indépendantes de l’effort individuel.
Enfin, le modèle transactionnel du développement proposé par Sameroff et Chandler (1975) ainsi que la théorie de la contrainte bidirectionnelle de Patterson (1982) fournissent l’arrière-plan systémique de l’outil. Les attributions des parents ne se développent pas en vase clos : elles émergent au sein d’une boucle d’interaction continue. Les comportements difficiles de l’enfant usent progressivement le sentiment de maîtrise du parent, favorisant une dérive vers un lieu de contrôle externe, qui engendre en retour des pratiques disciplinaires incohérentes, exacerbant à leur tour les problèmes comportementaux de l’enfant.
7. Validité
La validité psychométrique de la PLOC a été documentée à travers de multiples études empiriques depuis sa publication princeps en 1986 :
- Validité de construit et validité convergente : Lors des études de développement initiales menées auprès d’échantillons de mères et de pères, Campis et al. (1986) ont comparé les scores de la PLOC avec l’échelle d’I-E de Rotter, le Parenting Stress Index (PSI) d’Abidin, et des mesures d’anxiété générale. Des corrélations positives modérées à fortes (allant de .35 à .58, p < .001) ont été observées entre les scores d’externalité de la PLOC et les indices de stress parental global, confirmant que les parents doutant de leur emprise éducative subissent une détresse psychologique plus marquée.
- Validité discriminante et clinique : L’instrument a démontré une capacité prononcée à différencier les populations cliniques des populations non cliniques. Dans l’étude originale, les parents consultant pour des enfants présentant des troubles du comportement extériorisés (troubles des conduites, trouble de l’opposition avec provocation) ont obtenu des scores significativement plus élevés (indiquant une plus grande externalité) sur les Facteurs 1, 3 et 5 comparativement aux parents d’un groupe contrôle apparié (p < .001).
- Validité prédictive : Des recherches longitudinales ultérieures (notamment celles de Roberts et al., 1992, et de Mouton & Tuma, 1988) ont mis en lumière la valeur prédictive de la PLOC concernant l’adhésion au traitement. Les mères présentant un lieu de contrôle externe élevé avant le début d’une formation parentale présentaient un taux d’abandon deux fois supérieur et mettaient moins rigoureusement en pratique les techniques de renforcement positif recommandées par les thérapeutes.
8. Fidélité
La fidélité de l’Échelle du lieu de contrôle parental a été minutieusement évaluée à travers la consistance interne et la stabilité temporelle de ses scores :
- Consistance interne : Dans l’échantillon de dérivation originel (N = 221 parents), le coefficient alpha de Cronbach pour le score total de la PLOC a atteint .92, attestant d’une excellente cohérence globale de l’instrument. Les coefficients de consistance interne calculés pour les cinq sous-échelles individuelles se sont avérés adéquats à satisfaisants : Facteur 1 (Efficacité parentale) : α = .77 ; Facteur 2 (Responsabilité parentale) : α = .70 ; Facteur 3 (Contrôle de l’enfant sur la vie des parents) : α = .65 ; Facteur 4 (Croyance en la fatalité/chance) : α = .75 ; Facteur 5 (Contrôle parental sur le comportement) : α = .72.
- Fidélité test-retest : La stabilité temporelle de l’échelle a été testée auprès d’un sous-échantillon réévalué après un intervalle de trois à quatre semaines. Le coefficient de corrélation test-retest pour l’échelle globale s’élève à r = .83 (p < .001). Les coefficients pour les sous-échelles oscillent entre .73 et .84, indiquant que les croyances relatives au lieu de contrôle parental possèdent une stabilité de trait suffisante tout en demeurant sensibles aux modifications cognitives induites par les interventions psychothérapeutiques ciblées.
9. Analyse factorielle
L’architecture dimensionnelle de la PLOC a été déterminée par une analyse factorielle exploratoire (AFE) menée sur un ensemble initial de 70 items conçus par les auteurs :
- Procédure d’extraction et de rotation : Une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation orthogonale Varimax et d’une rotation oblique Promax a été conduite par Campis, Lyman et Prentis-Dunn (1986). Le recours au critère de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1.0) combiné à l’examen du diagramme d’éboulis (scree plot) de Cattell a justifié l’extraction d’une solution à cinq facteurs stables, rendant compte d’une part substantielle de la variance totale expliquée.
- Critères de rétention des items : Pour qu’un item soit conservé dans la version finale de 47 items, il devait présenter une saturation factorielle (factor loading) primaire d’au moins .35 sur son facteur d’appartenance théorique et ne manifester aucune saturation croisée complexe supérieure à .30 sur un autre facteur.
- Confirmation de la structure : Des études ultérieures ayant employé des analyses factorielles confirmatoires (AFC) sur des populations diversifiées (notamment des versions adaptées dans d’autres pays et contextes culturels) ont soutenu la robustesse de ce modèle à cinq facteurs. Les indices d’ajustement globaux (RMSEA < .06 ; CFI > .90 ; SRMR < .07) valident la pertinence conceptuelle de distinguer la responsabilité que le parent s’attribue du sentiment d’impuissance face aux crises comportementales directes.
10. Instrument de mesure
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport).
- Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée/en ligne.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Population cible : Parents, tuteurs légaux ou éducateurs référents d’enfants et d’adolescents (de 2 à 18 ans).
- Nombre d’items : 47 items au total, répartis sur cinq facteurs.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points : 1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Neither agree nor disagree / Not sure, 4 = Agree, 5 = Strongly agree (cotation numérique de 1 à 5).
- Cotation et inversion : La majorité des items sont orientés de telle sorte qu’un score élevé reflète un lieu de contrôle externe (impuissance, croyance en la fatalité, contrôle exercé par l’enfant). Toutefois, certains items rédigés dans le sens de l’internalité ou du contrôle parental nécessitent une inversion de score avant le calcul des totaux dimensionnels (notamment les items 3, 7, 9, 10, 22, 25, 26, 27, 38, 47). Après inversion, les scores des items sont sommés pour chaque facteur, et un score global d’externalité peut être calculé par l’addition des cinq dimensions. Un score total élevé correspond à un lieu de contrôle parental fortement externe.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication : 1986.
- Statut des droits d’auteur : L’article fondateur et l’échelle ont été publiés par l’American Psychological Association (APA) dans le Journal of Clinical Child Psychology (aujourd’hui Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology, publié par Taylor & Francis).
- Tarifs et accessibilité : La PLOC est considérée dans la communauté scientifique comme un instrument accessible pour la recherche académique et l’exercice clinique sans but lucratif. L’utilisation clinique commerciale ou l’intégration dans des plateformes logicielles payantes nécessite de solliciter les autorisations d’usage auprès de l’éditeur détenant les droits de diffusion originaux (Taylor & Francis / APA) ou des auteurs.
12. Références
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191-215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Campis, L. K., Lyman, R. D., & Prentis-Dunn, S. (1986). The Parental Locus of Control Scale: Development and validation. Journal of Clinical Child Psychology, 15(3), 260-268. https://doi.org/10.1207/s15374424jccp1503_10
- Mouton, P. Y., & Tuma, J. M. (1988). Stress, locus of control, and role perceptions in parents of learning disabled, emotionally disturbed, and normal children. Journal of Clinical Child Psychology, 17(3), 217-224. https://doi.org/10.1207/s15374424jccp1703_4
- Patterson, G. R. (1982). Coercive family process. Castalia Publishing Company.
- Roberts, M. W., Joe, V. C., & Rowe, D. J. (1992). Locus of control and maternal perceptions of child behavior problems. Journal of Clinical Child Psychology, 21(2), 171-177. https://doi.org/10.1207/s15374424jccp2102_8
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1-28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Sameroff, A. J., & Chandler, M. J. (1975). Reproductive risk and the continuum of caretaking casualty. In F. D. Horowitz (Ed.), Review of child development research (Vol. 4, pp. 187-244). University of Chicago Press.
13. Questions et items du questionnaire
Response format: Strongly disagree (1) to strongly agree (5)
Factor 1: Parental Efficacy
- What I do has little effect on my child’s behavior
- When something goes wrong between me and my child, there is little I can do to correct it
- Parents should address problems with their children because ignoring them won’t make them go away
- If your child tantrums no matter what you try, you might as well give up
- My child usually ends up getting his/her way, so why try
- No matter how hard a parent tries, some children will never learn to mind
- I am often able to predict my child’s behavior in situations
- It is not always wise to expect too much from my child because many things turn out to be a matter of good and bad luck anyway
- When my child gets angry, I can usually deal with him/her if I stay calm
- When I set expectations for my child, I am almost certain that I can help him/her meet them
Factor 2: Parental Responsibility
- There is no such thing as good or bad children- just bad parents
- When my child is well behaved, it is because he/she is responding to my efforts
- Parents who can’t get their children to listen to them don’t understand how to get along with their children
- My child’s behavior problems are no one’s fault but my own
- Capable people who fail to become good parents have not followed through on their opportunities
- Children’s behavior problems are often due to the mistakes their parent made
- Parents whose children make them feel helpless just aren’t using the best parenting techniques
- Most children’s behavior problems would not have developed if their parents had better parenting skills
- I am responsible for my child’s behavior
- The misfortunes and successes I have had as a parent are the direct result of my own behavior
Factor 3: Child Control of Parents’ Life
- My life is chiefly controlled by my child
- My child does not control my life
- My child influences the number of friends I have
- I feel like what happens in my life is mostly determined by my child
- It is easy for me to avoid and function independently of my child’s attempt to have control over me
- When I make a mistake with my child I am usually able to correct it
- Even if your child frequently tantrums, a parent should not give up
Factor 4: Parental Belief in Fate/Chance
- Being a good parent often depends on being lucky enough to have a good child
- I’m just one of those lucky parents who happened to have a good child
- I have often found that when it comes to my children, what is going to happen will happen
- Fate was kind to me- if I had had a bad child I don’t know what I would have done
- Success in dealing with children seems to be more a matter of the child’s mood and feelings at the time rather than one’s own actions
- Neither my child nor myself is responsible for his/her behavior
- In order to have my plans work, I make sure they fit in with the desires of my child
- Most parents don’t realize the extent to which how their children turn out is influenced by accidental happenings
- Heredity plays a major role in determining a child’s personality
- Without the right breaks one cannot be an effective parent
Factor 5: Parental Control of Child’s Behavior
- I always feel in control when it comes to my child
- My child’s behavior is sometimes more than I can handle
- Sometimes I feel that my child’s behavior is hopeless
- It is often easier to let my child have his/her way than to put up with a tantrum
- I find that sometimes my child can get me to do things I really did not want to do
- My child often behaves in a manner very different from how I want him/her to behave
- Sometimes when I tired I let my children do things I normally wouldn’t
- Sometimes I feel that I do not have enough control over the direction my child’s life is taking
- I allow my child to get away with things
- It is not too difficult to change my child’s mind about something