1. Résumé
L’Échelle du lieu de contrôle au travail (en anglais, Work Locus of Control Scale ou WLCS) constitue l’un des instruments psychométriques les plus établis en psychologie du travail et des organisations pour évaluer les croyances de contrôle généralisées d’un individu dans le contexte organisationnel. Initialement théorisée par Paul E. Spector en 1988, puis adaptée et validée sous des déclinaisons méthodologiques affinées (notamment par Gupchup & Wolfgang en 1997), cette échelle mesure si un travailleur attribue les déterminants de sa vie professionnelle (promotions, rémunérations, succès, relations professionnelles) à ses propres actions, compétences et efforts (lieu de contrôle interne) ou à des forces échappant à sa maîtrise telles que la chance, le destin ou l’influence d’autrui puissant (lieu de contrôle externe).
La présente version de l’instrument comprend 20 items auto-administrés, cotés sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« fortement en désaccord ») à 5 (« fortement d’accord »). Les propriétés psychométriques de l’instrument démontrent une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,75 et 0,85 selon les cohortes professionnelles évaluées, ainsi qu’une stabilité temporelle confirmée par des corrélations test-retest substantielles. Les analyses factorielles révèlent soit une structure unidimensionnelle bipolaire opposant internalité et externalité, soit une modélisation bidimensionnelle distinguant clairement l’agentivité personnelle des attributions externes (chance et acteurs d’autorité). L’instrument bénéficie d’une validité de critère remarquable, prédisant fidèlement l’engagement au travail, la satisfaction professionnelle, le stress perçu, l’épuisement professionnel (burnout) et les comportements contre-productifs.
2. Mots-clés
Lieu de contrôle au travail, Work Locus of Control Scale, WLCS, psychométrie, psychologie organisationnelle, contrôle interne, contrôle externe, satisfaction professionnelle, santé au travail, comportement organisationnel, évaluation psychologique, théorie de l’apprentissage social.
3. Auteurs
L’architecture conceptuelle initiale de la Work Locus of Control Scale a été développée par :
- Paul E. Spector, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie industrielle et organisationnelle au Département de psychologie de l’Université de South Florida (Tampa, Floride, États-Unis). Chercheur influent dans le champ du bien-être au travail, du stress professionnel et de la méthodologie d’évaluation comportementale.
L’adaptation psychométrique à 20 items et son investigation empirique auprès de populations professionnelles spécifiques ont été conduites par :
- Gireesh V. Gupchup, Ph.D. — Professeur en systèmes de soins et pharmacie pratique, School of Pharmacy, Southern Illinois University Edwardsville (Edwardsville, Illinois, États-Unis).
- Alan P. Wolfgang, Ph.D. — Chercheur en administration pharmaceutique et comportement organisationnel, Department of Clinical and Administrative Sciences, University of Georgia (Athènes, Géorgie, États-Unis).
- Phillip Lipka, Ph.D. — Chercheur en psychologie organisationnelle, Clemson University (Clemson, Caroline du Sud, États-Unis).
4. Objectif
L’Échelle du lieu de contrôle au travail a été conçue pour surmonter les limites inhérentes aux échelles de lieu de contrôle généralistes, à l’instar de l’échelle originale I-E développée par Julian Rotter en 1966. Les recherches fondamentales en psychométrie ont démontré de manière unanime que les mesures spécifiques à un domaine (domain-specific measures) démontrent une validité prédictive nettement supérieure aux mesures globales lorsque l’on cherche à modéliser des comportements et des attitudes dans un milieu contextualisé comme l’environnement professionnel.
Applications en recherche organisationnelle
Dans les contextes de recherche académique, l’échelle permet d’examiner le rôle modérateur ou médiateur de l’agentivité individuelle sur une multitude de variables critiques, telles que :
- La relation entre les exigences de travail et les réactions de tension psychologique (modèles de stress de type Demandes-Contrôle de Karasek).
- Les antécédents psychologiques du sentiment d’implication organisationnelle affective, normative et de continuité.
- La propension aux comportements de citoyenneté organisationnelle (OCB) par rapport aux comportements contre-productifs (CWB).
- L’impact des styles de leadership (ex. leadership transformationnel versus autocratique) sur le bien-être subjectif des collaborateurs.
Applications professionnelles et diagnostiques
Sur le plan pratique, l’instrument s’avère précieux dans le cadre du conseil en gestion des talents, des bilans de compétences, du coaching de cadres et de la prévention des risques psychosociaux (RPS) :
- Prévention de l’épuisement professionnel : Les salariés présentant un lieu de contrôle externe marqué courent un risque statistiquement accru de développer des symptômes de détresse psychologique, d’impuissance acquise et de désengagement lorsqu’ils font face à des restructurations ou des conflits d’objectifs.
- Développement du leadership : L’évaluation permet de concevoir des programmes d’accompagnement ciblés visant à renforcer le sentiment d’autonomie, l’auto-efficacité et l’appropriation des résultats chez les gestionnaires en transition.
- Ergonomie organisationnelle : Elle aide les consultants à comprendre pourquoi certains programmes d’autonomisation (empowerment) réussissent auprès de certains employés mais provoquent de l’anxiété chez d’autres qui préfèrent des structures de décision fortement hiérarchisées.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par la WLCS est le lieu de contrôle spécifique au domaine professionnel. Il s’agit d’une variable de personnalité cognitive décrivant la tendance stable d’une personne à attribuer les événements, renforcements et résultats professionnels à des causes internes ou externes.
Le pôle d’internalité professionnelle
Un travailleur à orientation interne prédominante conçoit une causalité directe et prévisible entre ses comportements (qualité de son investissement, rigueur technique, persévérance) et les rétributions obtenues au sein de l’organisation (avancement hiérarchique, reconnaissance, gratifications matérielles). Les individus internes manifestent généralement :
- Une posture proactive face aux dysfonctionnements opérationnels (ex. Item 4 : intervention active si un désaccord survient avec la hiérarchie).
- Une haute perception d’auto-détermination et d’efficacité personnelle au travail (ex. Item 2 : certitude de parvenir à accomplir ses objectifs).
- Une conviction que la trajectoire professionnelle découle directement du mérite et de la performance (ex. Item 11 et Item 14 : promotions et récompenses dépendantes du niveau d’effort).
Le pôle d’externalité professionnelle
À l’opposé, une orientation externe implique la croyance que les renforcements professionnels dépendent de facteurs indépendants de la volonté de l’employé. Dans la structure conceptuelle des 20 items, l’externalité s’articule autour de deux composantes distinctes :
- L’attribution à la chance et au hasard (Chance / Luck) : Le salarié perçoit les promotions, augmentations de salaire ou opportunités de carrière comme relevant purement d’une conjoncture fortuite (ex. Item 5 : obtenir un emploi est une affaire de chance ; Item 9 : promotions liées à la bonne fortune ; Item 20 : progression conditionnée au fait d’être au bon endroit au bon moment).
- L’attribution à des autruis puissants et aux réseaux d’influence (Powerful Others) : Le sujet estime que les gratifications professionnelles résultent du bon vouloir arbitraire de supérieurs ou de relations interpersonnelles privilégiées plutôt que de compétences réelles (ex. Item 8 : nécessité de relations haut placées ; Item 10 : prévalence du relationnel sur le savoir-faire ; Item 17 : dépendance envers les détenteurs de pouvoir pour accéder à des responsabilités).
6. Cadre théorique
La WLCS s’inscrit au carrefour de la théorie de l’apprentissage social de Julian B. Rotter (1954, 1966) et des théories modernes de la motivation cognitive au travail, notamment la théorie des attentes de Victor Vroom (1964) et la théorie de l’auto-efficacité d’Albert Bandura (1977, 1997).
La formule comportementale de Rotter
Selon Rotter, le potentiel de comportement (Behavior Potential – BP) dans une situation donnée est fonction de l’attente (Expectancy – E) que ce comportement mènera à un renfort particulier, et de la valeur subjective attribuée à ce renfort (Reinforcement Value – RV) :
BP = f(E & RV)
Dans cette formalisation, le lieu de contrôle représente une « attente généralisée » (generalized expectancy) quant à la nature de la causalité régissant les renforcements. Si un individu ne formule pas l’attente préalable que son effort conduira à une récompense valorisée (attente d’internalité), son potentiel comportemental d’effort diminuera drastiquement, favorisant des manifestations de passivité ou de résignation cognitive.
La spécification contextuelle de Paul Spector
En développant la WLCS, Spector a postulé que le lieu de contrôle général de Rotter était trop abstrait et diffus pour capturer la dynamique des contingences de renforcement propres aux structures d’entreprise. Dans les organisations, les règles administratives formelles, les conventions syndicales, les dynamiques politiques internes et les hiérarchies de pouvoir créent un microcosme social particulier. Par conséquent, une personne peut faire preuve d’un lieu de contrôle interne dans sa vie personnelle ou sportive, tout en ayant intériorisé un lieu de contrôle externe sur son lieu de travail en raison de bureaucraties rigides ou de processus décisionnels opaques.
7. Validité
La validité psychométrique de l’Échelle du lieu de contrôle au travail et de ses adaptations à 20 items a fait l’objet de vérifications approfondies dans de multiples cohortes professionnelles (Spector, 1988 ; Gupchup & Wolfgang, 1997 ; Lipka, 2010).
Validité de construit et convergente
La validité convergente de la WLCS est attestée par des corrélations statistiquement significatives et congruentes avec d’autres échelles d’évaluation psychologique établies :
- Corrélations positives modérées à fortes (r = 0,45 à 0,60) avec l’échelle générale de contrôle interne-externe de Rotter, confirmant que l’instrument mesure bien la même famille conceptuelle tout en isolant une variance spécifique au milieu professionnel.
- Corrélations substantielles avec les sous-échelles de contrôle d’autrui puissant et de chance de l’échelle IPC de Levenson (r = 0,40 à 0,55).
- Corrélations négatives robustes avec le sentiment d’efficacité personnelle généralisée (General Self-Efficacy) de Schwarzer et Jerusalem lorsque la WLCS est cotée dans le sens de l’externalité (r = -0,38 à -0,48).
Validité discriminante
Les investigations psychométriques indiquent que la WLCS se distingue nettement de construits affectifs non spécifiques tels que l’affectivité négative (Negative Affectivity) et le névrosisme (stabilité émotionnelle du modèle du Big Five), avec des coefficients de corrélation partagée ne dépassant généralement pas r = 0,25 à 0,30, écartant ainsi le risque d’une simple redondance avec la détresse émotionnelle générale.
Validité prédictive et de critère
La WLCS prédit de manière consistante une pluralité d’indicateurs organisationnels clés :
- Satisfaction au travail : Les scores internes sont associés positivement et de façon reproductible à la satisfaction globale au travail (r = 0,35 à 0,50 selon la méta-analyse de Spector).
- Tension et épuisement professionnel : L’externalité est corrélée positivement à la charge de stress perçue (r = 0,30 à 0,42) et à l’épuisement émotionnel dans le Maslach Burnout Inventory (MBI).
- Intention de départ : Les employés externes présentent une propension plus élevée à vouloir quitter leur organisation lorsque des difficultés de climat de travail surviennent.
8. Fidélité
La métrologie de la WLCS atteste d’une remarquable homogénéité et stabilité psychométrique à travers divers secteurs d’activité (industriel, médico-pharmaceutique, services).
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans les études princeps et les recherches réplicatives :
- Dans l’échantillon initial de Spector (1988), la consistance interne oscillait entre 0,75 et 0,85 à travers six échantillons totalisant plus de 1 100 participants.
- Dans l’étude de standardisation de la version modifiée menée par Gupchup et Wolfgang (1997) auprès de professionnels de santé (pharmaciens), le coefficient alpha de Cronbach obtenu était de 0,81, dénotant une excellente précision de mesure pour l’ensemble des 20 items.
- Dans les travaux conduits par Lipka (2010), l’indice de cohérence interne s’est maintenu à un niveau optimal (alpha supérieur à 0,82).
Fidélité temporelle (Test-Retest)
Les estimations de la stabilité test-retest calculées sur des intervalles de plusieurs mois (généralement 6 à 12 mois) révèlent des coefficients de corrélation intraclasse compris entre 0,60 et 0,72. Ces valeurs confirment que le lieu de contrôle au travail agit bien comme un trait cognitif relativement stable dans le temps, tout en conservant une sensibilité graduelle face à des restructurations environnementales majeures.
9. Analyse factorielle
L’exploration de la dimensionalité de l’instrument a fait l’objet de multiples investigations par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).
Modèle unidimensionnel bipolaire
Dans sa conceptualisation d’origine, Spector (1988) a conçu l’échelle comme un continuum unidimensionnel où les items internes et externes s’organisent le long d’un axe unique allant de l’internalité absolue à l’externalité absolue. Sous cette approche, les saturations factorielles (factor loadings) pour les items internes s’échelonnent typiquement de 0,40 à 0,68, tandis que les items externes s’alignent en miroir avec des saturations inverses de -0,42 à -0,71 après inversion des scores.
Modélisation bifactorielle et trifactorielle
Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur les versions élargies ou adaptées (telles que la version de Gupchup & Wolfgang, 1997) démontrent fréquemment la supériorité d’une solution multidimensionnelle :
- Facteur 1 : Internalité personnelle — Regroupant les items reflétant l’effort direct, la performance et l’impact individuel (items 1, 2, 3, 4, 7, 11, 14, 15, 16, 19).
- Facteur 2 : Externalité / Facteurs de hasard et de relations — Regroupant les items fondés sur la chance, la bonne fortune et le favoritisme hiérarchique (items 5, 6, 8, 9, 10, 12, 13, 17, 18, 20).
Les indices d’ajustement structurel pour ces modèles bifactoriels atteignent régulièrement des critères de conformité satisfaisants (RMSEA < 0,06, CFI > 0,90, TLI > 0,88), validant l’aptitude de l’échelle à capturer l’hétérogénéité des croyances de causalité professionnelle.
10. Instrument de mesure
- Nature de l’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté en passation individuelle ou collective.
- Nombre d’items : 20 propositions descriptives rédigées sous forme d’énoncés à la première personne.
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 5 points :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Ni en désaccord ni d’accord (Neither disagree nor agree)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Fortement d’accord (Strongly agree)
- Durée de passation : Environ 5 à 8 minutes.
- Cotation et calcul des scores :
- Cotation dans le sens de l’externalité (standard) : Les items formulés dans le sens interne (items 1, 2, 3, 4, 7, 11, 14, 15, 16, 19) font l’objet d’un recodage inversé (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1). Les items formulés dans le sens externe (items 5, 6, 8, 9, 10, 12, 13, 17, 18, 20) conservent leur score brut direct.
- Score global : La somme des 20 items produit un score global compris entre 20 et 100. Un score élevé reflète un lieu de contrôle fortement externe, tandis qu’un score faible indique un lieu de contrôle fortement interne.
- Scores dimensionnels séparés : Il est également possible de calculer deux sous-scores distincts : un score d’internalité (somme des items internes non inversés, de 10 à 50) et un score d’externalité (somme des items externes, de 10 à 50).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement initial : 1988 (échelle princeps de Spector) ; 1997 (adaptation et validation psychométrique à 20 items par Gupchup & Wolfgang).
- Droits d’auteur et permissions : L’échelle WLCS originale développée par Paul Spector ainsi que ses adaptations universitaires sont mises à disposition dans le domaine public académique pour une utilisation non commerciale à des fins de recherche scientifique et d’enseignement. Les chercheurs sont autorisés à reproduire et employer l’échelle sans versement de redevance, à condition de citer scrupuleusement les publications sources originales.
- Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument dans une plateforme logicielle payante, un cabinet de conseil commercial ou un dispositif de sélection du personnel requiert l’autorisation préalable expresse des ayants droit.
- Tarif d’utilisation : Gratuit pour les contextes académiques, universitaires et étudiants.
12. Références
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Gupchup, G. V., & Wolfgang, A. P. (1997). A modified work locus of control scale: Preliminary investigation of reliability and validity in a sample of pharmacists. Psychological Reports, 81(2), 640–642. https://doi.org/10.2466/pr0.1997.81.2.640
- Lipka, P. (2010). Sexual Minorities in the Workplace: An Examination of Individual Differences That Affect Responses to Workplace Heterosexism (All Dissertations, Paper 539). Clemson University. https://tigerprints.clemson.edu/all_dissertations/539/
- Ng, T. W., Sorensen, K. L., & Eby, L. T. (2006). Locus of control at work: A meta-analysis. Journal of Organizational Behavior, 27(8), 1057–1087. https://doi.org/10.1002/job.416
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Spector, P. E. (1988). Development of the Work Locus of Control Scale. Journal of Occupational Psychology, 61(4), 335–340. https://doi.org/10.1111/j.2044-8325.1988.tb00470.x
- Vroom, V. H. (1964). Work and motivation. John Wiley & Sons.
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 1 = strongly disagree, 2 = disagree, 3 = neither disagree nor agree, 4 = agree, 5 = strongly agree
- My job is what I make of it.
- On my job, I can pretty much accomplish whatever I set out to accomplish.
- If I know what I want out of a job, I can find a job that gives it to me.
- If I were unhappy about a decision made by my boss, I would do something about it.
- Getting the job I want is a matter of luck.
- Getting a salary raise is primarily a matter of good fortune.
- I am capable of doing my job well if I make the effort.
- In order to get a really good job I would need to have family members or friends in high places.
- I believe that promotions are usually a matter of good fortune.
- When it comes to landing a really good job, who I know is more important than what I do.
- I would be given a promotion based on how I perform on the job.
- In order to get a salary raise I would have to know the right people.
- For me to be an outstanding employee on most jobs, it would take a lot of luck.
- Getting rewarded on my job would depend on how well I perform.
- When required I can have a good deal of influence on my supervisor.
- When I make plans on my job, I am almost certain to make them work.
- Although I might have the necessary abilities, I will not be given leadership responsibilities without appealing to those in positions of power.
- It’s not always wise for me to plan ahead on the job because things turn out to be a matter of good or bad fortune.
- When I get what I want on a job, it’s usually because I worked hard for it.
- Whether or not I advance on the job depends on whether I’m lucky enough to be in the right place at the right time.