Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens

Découvrez l’Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens (FSS-ROC), un instrument psychométrique mesurant l’inauthenticité et la dissimulation de soi au sein des communautés religieuses.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens (en anglais, False Self Scale – Relationships with Other Christians, abrégée FSS-ROC) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer le degré d’inauthenticité relationnelle, de suppression de soi et d’adoption d’une façade sociale spécifique aux interactions au sein des communautés chrétiennes. Directement issue des travaux princeps de Susan Harter sur le « faux soi » (false self behavior) et adaptée des travaux de Lorrie K. Sippola, Christy M. Buchanan et S. Kehoe (2007) dans le domaine de la psychologie de la religion et de l’attachement (notamment par Richard Beck), cette mesure isole les manifestations comportementales et subjectives de l’incongruence interpersonnelle chez les croyants.

L’échelle est composée de 7 items unidimensionnels évaluant le sentiment d’aliénation, la censure délibérée de ses pensées ou vulnérabilités par peur du jugement moral ou spirituel, et l’impression de devoir se conformer à un archétype chrétien idéalisé pour être accepté par le groupe de pairs confessionnel. Les participants répondent à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »), l’item 6 étant formulé de manière positive (score inversé).

Sur le plan psychométrique, le FSS-ROC présente une excellente consistance interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .82 et .88) et une structure factorielle unifactorielle robuste confirmée par analyse factorielle confirmatoire (AFC). L’instrument fait preuve d’une remarquable validité convergente avec l’anxiété d’attachement spirituel, la honte morale, la détresse psychologique et l’épuisement émotionnel lié à l’appartenance religieuse, tout en démontrant une validité discriminante satisfaisante vis-à-vis de l’estime de soi globale et de la religiosité intrinsèque non défensive.

2. Mots-clés / Keywords

Faux soi, authenticité relationnelle, psychologie de la religion, inauthenticité, attachement à Dieu, pairs chrétiens, communauté religieuse, conformisme spirituel, Donald Winnicott, Susan Harter, Richard Beck, honte religieuse, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation initiale du comportement de faux soi relationnel dont dérive cette mesure a été conceptualisée et validée par :

  • Lorrie K. Sippola — Professeure au Département de psychologie de l’Université de Windsor (Windsor, Ontario, Canada). Spécialiste du développement psychosocial de l’adolescent et de la dynamique des relations interpersonnelles.
  • Christy M. Buchanan — Professeure émérite de psychologie à la Wake Forest University (Winston-Salem, Caroline du Nord, États-Unis). Chercheuse renommée sur la régulation émotionnelle et les transitions familiales à l’adolescence.
  • S. Kehoe — Chercheur associé affilié aux travaux sur l’authenticité et les relations de couple adolescentes au sein du consortium de recherche développementale de la Wake Forest University.

L’adaptation contextuelle spécifique aux relations confessionnelles chrétiennes et à l’écologie ecclésiale a été popularisée dans les paradigmes d’attachement religieux par le Dr Richard Beck, professeur et directeur du département de psychologie de l’Abilene Christian University (Abilene, Texas, États-Unis), dans le cadre de ses recherches sur les mécanismes de défense spirituels, la régulation de la honte et l’authenticité théologique.

4. Objectif / Purpose

Le principal objectif de l’Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens est d’opérationnaliser et de quantifier le niveau de scission psychologique vécue par un individu lorsqu’il navigue dans l’espace social et relationnel de son groupe religieux d’appartenance. Alors que la sociologie et la psychologie sociale des religions mettent souvent en évidence les bénéfices du soutien communautaire, de nombreuses sous-cultures chrétiennes imposent de manière implicite ou explicite de strictes normes de pureté morale, d’orthodoxie doctrinale, de positivité affective permanente et de conformité comportementale.

Dans un tel contexte, les individus peuvent éprouver la nécessité d’ériger ce que la littérature nomme un « faux soi » social ou spirituel : un masque de piété, d’assurance dogmatique et de sanctification feinte, masquant les doutes spirituels, les luttes morales, les crises de foi, les problèmes de santé mentale ou les désaccords idéologiques. Le FSS-ROC permet de mesurer précisément cette tension entre l’expérience subjective interne (« mon vrai moi ») et la performance extérieure exhibée pour maintenir le lien communautaire (« le personnage que je joue devant les autres chrétiens »).

Applications dans la recherche

Dans le domaine empirique, l’échelle est mobilisée pour analyser les liens entre le perfectionnisme religieux, les styles d’attachement (anxieux/évitant) envers Dieu et la communauté, et les syndromes de détresse psychologique comme l’anxiété sociale confessionnelle, la dépression masquée et le « burnout spirituel ». Elle sert de variable médiatrice ou modératrice cruciale dans l’étude du désengagement religieux (« deconstruction » ou désaffiliation) : les croyants qui rapportent des niveaux élevés de faux soi au sein de leur communauté sont statistiquement beaucoup plus susceptibles de rompre leurs liens confessionnels en raison de l’insoutenabilité cognitive et affective de leur mascarade identitaire.

Applications cliniques et pastorales

Dans les contextes de psychothérapie, de conseil conjugal et familial chrétien, et d’accompagnement pastoral, le FSS-ROC constitue un outil diagnostique et réflexif exceptionnel. Il permet au praticien d’identifier les entraves majeures à l’alliance thérapeutique chez les patients issus de milieux fondamentalistes ou évangéliques stricts, où la vulnérabilité est souvent assimilée à un péché, à un manque de foi ou à une défaillance spirituelle. L’identification d’un score élevé sur cette échelle offre un point d’ancrage pour explorer l’internalisation des « conditions de valeur » (conditions of worth) et déconstruire la croyance selon laquelle l’amour et l’acceptation sociale sont conditionnés à une performance de perfection irréaliste.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par le FSS-ROC est l’inauthenticité relationnelle contextuelle, spécifiquement ancrée dans les dynamiques interindividuelles au sein d’une collectivité de croyants. Ce construit ne postule pas une psychopathologie structurelle globale, mais plutôt une réponse adaptative ou défensive à un écosystème relationnel perçu comme insécure, normatif ou punitif.

Bien que l’instrument soit psychométriquement traité comme un facteur global unique, l’analyse théorique de son contenu révèle six facettes phénoménologiques interconnectées :

  • L’incongruence expérientielle (Items 1 et 5) : La difficulté perçue à être soi-même en présence de pairs chrétiens par rapport à d’autres contextes sociaux séculiers. L’individu observe un décalage net entre sa subjectivité intime et la persona qu’il projette, décrivant une sensation d’effort constant pour maintenir ce personnage artificiel.
  • La régulation par complaisance (Item 2) : Le sentiment contraignant de devoir agir selon un script prédéfini afin de plaire aux autres croyants, d’éviter la désapprobation communautaire ou de prévenir une marginalisation sociale. L’individu agit par motivation hétéronome ou introjectée.
  • La scission identitaire perçue (Item 3) : L’impression saisissante d’être une personne fondamentalement différente lorsqu’on interagit avec d’autres chrétiens. Ce phénomène s’apparente à une forme de clivage fonctionnel temporaire où les affects réels sont anesthésiés ou refoulés au profit d’attitudes stéréotypées approuvées par le dogme local.
  • La dissimulation protectrice et l’autocensure (Item 4) : La conviction qu’il est impossible de révéler certains aspects de sa personnalité, de ses doutes ou de son histoire sans risquer la perte de l’amour, de l’estime ou de l’inclusion dans le groupe. Cela génère un secretisme protecteur délétère pour l’intimité véritable.
  • L’aliénation épistémique et relationnelle (Item 7) : Le sentiment profond et douloureux que les membres de la communauté chrétienne ne connaissent pas réellement le « vrai soi » de l’individu. Même lorsqu’il est entouré de centaines de coreligionnaires, le sujet fait l’expérience d’une solitude existentielle aiguë.
  • La perception de l’acceptation conditionnelle (Item 6 – inversé) : L’incapacité à ressentir une reconnaissance authentique pour ce que l’on est intrinsèquement. L’inversion de cet item évalue dans quelle mesure le sujet perçoit l’amour communautaire comme subordonné à sa conformité aux idéaux religieux.

Ce construit s’articule ainsi autour du paradoxe suivant : la recherche d’appartenance au sein du corps ecclésial pousse paradoxalement l’individu à détruire la condition même de l’intimité, à savoir la révélation authentique de sa vulnérabilité.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle du FSS-ROC repose sur la convergence de trois grands courants de la pensée psychologique contemporaine :

1. La tradition psychanalytique relationnelle : Donald W. Winnicott

L’origine première du concept de « faux soi » remonte aux travaux pionniers du psychanalyste britannique Donald Winnicott (1960). Winnicott postulait que lorsque l’environnement primaire (la « mère suffisamment bonne ») échoue à accueillir les gestes spontanés du nourrisson, ce dernier développe une organisation défensive, le False Self. Ce faux soi a pour mission de protéger le Vrai Soi (siège de la spontanéité, de la créativité et du sentiment d’être vivant) en se soumettant passivement aux exigences environnementales.

Transposé aux communautés religieuses, le groupe ecclésial agit comme un « environnement de portage » (holding environment) symbolique. Si l’Église ne tolère pas les imperfections, les doutes ou les blessures de ses membres, elle force ces derniers à construire un faux soi spirituel qui mime la sainteté pour protéger le vrai soi contre la honte d’excommunication ou de réprobation divine médiatisée par les pairs.

2. L’approche développementale de Susan Harter

Susan Harter a opérationnalisé le faux soi dans une perspective cognitive et développementale, en étudiant les adolescents et les jeunes adultes. Harter a démontré que le comportement de faux soi n’est pas nécessairement une pathologie globale, mais une réponse relationnelle spécifique à certains contextes (parents, pairs, partenaires amoureux). Les individus adoptent un faux soi lorsqu’ils perçoivent un faible soutien conditionnel pour leur soi authentique. L’échelle de Sippola, Buchanan et Kehoe (2007) découle directement de ces travaux en mesurant l’authenticité dans les relations amoureuses, que Beck et d’autres chercheurs ont ensuite transposée au contexte des relations entre croyants.

3. La théorie de l’autodétermination et la psychologie humaniste

La théorie de Carl Rogers sur l’incongruence entre le soi perçu et le soi idéal, ainsi que la Théorie de l’autodétermination (Edward Deci et Richard Ryan), éclairent puissamment ce phénomène. Selon Deci et Ryan, l’authenticité émerge lorsque le besoin psychologique fondamental d’autonomie et de compétence est satisfait dans un climat de considération positive inconditionnelle. Dans les écosystèmes religieux à régulation fortement introjectée ou externe, le croyant agit pour éviter la culpabilité ou obtenir l’approbation sociale, réprimant son fonctionnement intégré au profit d’un masque moral normatif.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du FSS-ROC et de ses formes dérivées a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans des échantillons d’étudiants d’universités confessionnelles, de membres de paroisses et de groupes de jeunes adultes chrétiens.

Validité de contenu et d’apparence

La validité de contenu a été établie par des panels d’experts en psychométrie, psychologie pastorale et sociologie des religions. Les formulations capturent directement les dilemmes phénoménologiques rapportés par les croyants dans les entretiens cliniques et qualitatifs : le tiraillement entre l’injonction théologique à la vérité (« la vérité vous affranchira ») et la terreur pragmatique d’être rejeté par le groupe de référence.

Validité convergente

Le FSS-ROC présente de solides corrélations théoriquement attendues avec de multiples échelles psychologiques établies :

  • Attachement à Dieu : Des corrélations positives modérées à fortes (généralement r compris entre .40 et .58, p < .001) sont observées avec les dimensions d’anxiété et d’évitement de l’Attachment to God Inventory (AGI, Beck & McDonald, 2004). Les individus insécures dans leur relation avec Dieu sont précisément ceux qui éprouvent le plus grand besoin de maintenir un faux soi devant leurs pairs.
  • Honte et culpabilité religieuses : Des corrélations positives significatives avec les mesures de honte théologique et de perfectionnisme spirituel prescrit socialement (r = .45 à .55).
  • Détresse psychologique : Le score au FSS-ROC corrèle positivement avec l’échelle de dépression du CES-D, le score d’anxiété sociale générale et l’épuisement émotionnel lié à l’engagement ecclésial.

Validité discriminante

La validité discriminante a été confirmée en montrant que le FSS-ROC n’est pas un simple artefact de la désirabilité sociale (faibles corrélations non significatives avec l’échelle de Marlowe-Crowne, r < .15). De plus, l’échelle se distingue nettement de la religiosité intrinsèque globale : un individu peut avoir une foi personnelle très profonde et engagée tout en rapportant un score élevé de faux soi dans ses interactions avec d’autres croyants, attestant que l’échelle mesure bien l’écologie interpersonnelle et non le rejet de la foi.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité du FSS-ROC ont été documentées de façon constante à travers diverses recherches empiriques :

Consistance interne

La consistance interne de l’échelle à 7 items est uniformément élevée. Dans les études d’étalonnage et d’application :

  • Le coefficient alpha de Cronbach (α) varie systématiquement entre .82 et .88 selon les échantillons (adolescents, étudiants de premier cycle en facultés confessionnelles, adultes laïcs).
  • Le coefficient oméga de McDonald (ω), plus robuste face aux variations de saturation factorielle, confirme cette excellente cohérence avec des valeurs généralement supérieures à .85.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre .51 et .74 pour l’ensemble des items formulés dans le sens du faux soi (items 1, 2, 3, 4, 5, 7). L’item 6 (inversé) présente une corrélation item-total légèrement plus basse (autour de .42 à .48), un phénomène fréquent lors de l’utilisation d’items polarisés positivement au sein d’une échelle ciblant la détresse.

Fidélité test-retest

Sur des intervalles de 4 à 8 semaines, les coefficients de corrélation test-retest démontrent une stabilité temporelle satisfaisante (coefficients r variant de .74 à .81), ce qui indique que l’échelle évalue un trait comportemental relationnel relativement stable au cours d’une période donnée, tout en restant suffisamment sensible pour capter les changements thérapeutiques ou les transitions de communauté ecclésiale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques structurales du FSS-ROC corroborent sans équivoque son organisation unidimensionnelle.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors d’une extraction par la méthode des composantes principales ou du maximum de vraisemblance, un seul facteur prédominant émerge clairement avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (souvent supérieure à 3.8), expliquant à elle seule entre 54 % et 62 % de la variance totale. Le diagramme de sédimentation (scree plot) affiche une chute brutale après le premier facteur, ne laissant aucun doute sur le caractère unidimensionnel de la mesure.

Les saturations factorielles standardisées des items sur ce facteur unique sont élevées :

  • Item 1 (« Difficile d’être moi-même ») : λ ≈ .72 – .78
  • Item 2 (« Agir d’une certaine façon pour plaire ») : λ ≈ .68 – .74
  • Item 3 (« Être une personne différente ») : λ ≈ .75 – .81
  • Item 4 (« Ne pas révéler certaines choses ») : λ ≈ .70 – .76
  • Item 5 (« Ne pas agir selon mon vrai moi ») : λ ≈ .78 – .84
  • Item 6 [Inversé] (« Apprécié pour ce que je suis ») : λ ≈ -.48 – -.56
  • Item 7 (« Ne connaissent pas le vrai moi ») : λ ≈ .65 – .72

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’ajustement du modèle à un facteur unique sans covariances d’erreurs non spécifiées présente d’excellents indices psychométriques :

  • Indice de comparabilité de Bentler (CFI) ≥ .96
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) ≥ .95
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) ≤ .058 (intervalle de confiance à 90 % [.035, .078])
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) ≤ .038

Ces indices confirment que l’échelle appréhende un construit unitaire, cohérent et statistiquement robuste.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
  • Format : Papier-crayon ou passation informatisée / en ligne.
  • Nombre d’items : 7 items au total.
  • Durée de passation : Environ 2 à 3 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points ordonnés :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 3 = Ni en accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    • 4 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Étape 1 (Inversion) : L’item 6 est codé de manière inverse : un score de 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1 (formule : 6 - score brut).
    • Étape 2 (Agrégation) : Calculer la moyenne des 7 items (score allant de 1.00 à 5.00) ou la somme brute totale (score allant de 7 à 35).
    • Interprétation : Un score moyen élevé (> 3.5 ou somme > 24) signale une inauthenticité relationnelle marquée, une suppression importante de la subjectivité et une vulnérabilité accrue à l’isolement affectif au sein de l’environnement chrétien. Un score faible (< 2.0 ou somme < 14) indique une authenticité relationnelle élevée et un sentiment de sécurité au sein du groupe de pairs.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conceptualisation princeps : 2007 (dans l’article de Sippola, Buchanan, & Kehoe, Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology).
  • Année d’adaptation religieuse : Vers 2006-2008 dans les programmes de recherche sur l’attachement à Dieu dirigés par le Dr Richard Beck et collaborateurs.
  • Statut du droit d’auteur : L’adaptation spécifique au contexte des relations chrétiennes est accessible à la communauté scientifique et clinique dans un but non commercial. L’article source original est sous copyright de Lawrence Erlbaum Associates (actuellement Taylor & Francis).
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation académique, clinique et de recherche non commerciale. Aucune redevance n’est exigée pour l’administration de l’échelle dans les contextes universitaires ou de soins.
  • Modalités d’obtention : La version d’évaluation et ses adaptations relatives à la relation avec Dieu sont documentées dans les thèses et publications de recherche affiliées à l’Abilene Christian University.

12. Références / References

  • Beck, R. (2006). God of the oppressed or God of the oppressor? False self, authentic self, and the psychology of liberation theology. Journal of Psychology and Christianity, 25(4), 307–318.
  • Beck, R., & McDonald, A. (2004). Attachment to God: The Attachment to God Inventory, tests of working model correspondence, and an exploration of faith group differences. Journal of Psychology and Theology, 32(2), 92–103. https://doi.org/10.1177/009164710403200202
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Harter, S. (2002). Authenticity. In C. R. Snyder & S. J. Lopez (Eds.), Handbook of positive psychology (pp. 382–394). Oxford University Press.
  • Rogers, C. R. (1961). On becoming a person: A therapist’s view of psychotherapy. Houghton Mifflin.
  • Sippola, L. K., Buchanan, C. M., & Kehoe, S. (2007). Correlates of false self in adolescent romantic relationships. Journal of Clinical Child and Adolescent Psychology, 36(4), 515–521. https://doi.org/10.1080/15374410701662867
  • Winnicott, D. W. (1960). Ego distortion in terms of true and false self. In The maturational processes and the facilitating environment: Studies in the theory of emotional development (pp. 140–152). International Universities Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Instructions to participants:

Please indicate how much you agree or disagree with each of the statements listed below. Answer each item based on your experiences in your relationships with other Christians.

Response scale:

  • 1 = Strongly disagree
  • 2 = Somewhat disagree
  • 3 = Neither agree nor disagree
  • 4 = Somewhat agree
  • 5 = Strongly agree

  1. It is harder to be myself when I am interacting with other Christians than when I am not.
  2. I feel I have to act a certain way to please other Christians.
  3. I feel like I am a different person when I am interacting with other Christians.
  4. In order for other Christians to like me, I cannot reveal certain things about myself to them.
  5. I don’t really act like my true self when I am interacting with other Christians.
  6. Other Christians appreciate me for who I am. (Note: Reverse-scored item)
  7. I feel that other Christians don’t know the « true » me.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-relations-avec-les-autres-chretiens/
Looti, Mohammed. “Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-relations-avec-les-autres-chretiens/.
Looti, Mohammed. “Échelle du faux soi – Relations avec les autres chrétiens.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/echelle-du-faux-soi-relations-avec-les-autres-chretiens/.